{"id":175376,"date":"2026-08-06T10:04:41","date_gmt":"2026-08-06T10:04:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/175376\/"},"modified":"2026-08-06T10:04:41","modified_gmt":"2026-08-06T10:04:41","slug":"tanger-de-la-cocaine-au-crack-la-drogue-circule-librement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/175376\/","title":{"rendered":"Tanger: de la coca\u00efne au crack, la drogue circule librement"},"content":{"rendered":"<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Dans certains de ses quartiers, Tanger retrouve son ancienne r\u00e9putation sulfureuse pour \u00eatre devenue une plaque tournante de la consommation de diff\u00e9rentes drogues. Les autorit\u00e9s se trouvent actuellement confront\u00e9es \u00e0 une recrudescence d\u2019arriv\u00e9es de toxicomanes fortement d\u00e9pendants. Selon le quotidien Al Bayane, qui publie une s\u00e9rie d\u2019articles sur cette th\u00e9matique ce mercredi 5 ao\u00fbt, \u00abderri\u00e8re chaque consommation, chaque parcours de d\u00e9pendance, il y a une histoire, une blessure, une rupture, une solitude\u00bb. Dans le quartier commer\u00e7ant de M\u2019Sallah, \u00abil n\u2019y a pas seulement la drogue et des doses qui circulent visiblement et librement, mais aussi des vies ab\u00eem\u00e9es, des destins interrompus, des personnes qui ont souvent \u00e9t\u00e9 progressivement \u00e9loign\u00e9es de leur famille, de leur travail et parfois d\u2019elles-m\u00eames\u00bb.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le quotidien, selon lequel \u00abla toxicomanie ne se r\u00e9sume pas \u00e0 la consommation d\u2019une drogue ou \u00e0 un comportement, mais v\u00e9hicule \u00e9galement des parcours sociaux, familiaux et humains complexes\u00bb, atteste que la disponibilit\u00e9 en drogues est tr\u00e8s \u00abaccessible\u00bb et pr\u00e9cise qu\u2019une dose de coca\u00efne se vend \u00e0 50 dirhams, un peu plus \u00e0 70 dirhams, tandis que le quart d\u2019un gramme est c\u00e9d\u00e9 \u00e0 100 dirhams. \u00abDes vendeurs en gros approvisionnent des interm\u00e9diaires, qui redistribuent ensuite les doses aux consommateurs\u00bb, indique le quotidien.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Ces d\u00e9pendances ne font aucune distinction de classe sociale, d\u2019\u00e2ge, de genre. \u00abAu d\u00e9but, la consommation peut rester limit\u00e9e, mais avec le temps, le ph\u00e9nom\u00e8ne de tol\u00e9rance s\u2019installe: le cerveau s\u2019habitue progressivement au produit, ce qui pousse la personne \u00e0 augmenter les doses afin de retrouver les m\u00eames sensations initiales\u00bb, explique Dr Mohammed Hassoun, m\u00e9decin addictologue, sp\u00e9cialiste de la prise en charge des conduites addictives dans la r\u00e9gion de Tanger, interrog\u00e9 par le quotidien. Ce commerce ill\u00e9gal aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de la prolif\u00e9ration de \u00abmaisons de crack\u00bb qui se transforment en points de rassemblement o\u00f9 la consommation attire d\u2019autres consommateurs, cr\u00e9ant une client\u00e8le permanente.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Al Bayane explique ainsi que \u00able tenancier de chaque maison, qui fume gratuitement, en pr\u00e9levant une bouff\u00e9e sur chaque consommation, \u00abjabda d moul dar\u00bb, dans le parler local, (\u00abla taffe du propri\u00e9taire\u00bb), entretient le circuit de la drogue dans la zone\u00bb, ce qui provoque des dommages irr\u00e9parables. C\u2019est ainsi qu\u2019une toxicomane rencontr\u00e9e dans ce quartier a expliqu\u00e9 au quotidien avoir \u00abfum\u00e9 l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de son h\u00e9ritage\u00bb. La prolif\u00e9ration de diff\u00e9rentes drogues, et surtout leur banalisation, inqui\u00e8te les habitants, dont certains ont demand\u00e9 aux autorit\u00e9s d\u2019agir, alors que des ONG tentent de pr\u00e9venir et de soigner les toxicomanes victimes de ces addictions.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Interrog\u00e9e par le quotidien, Fouzia Bouzitoun, pr\u00e9sidente de l\u2019Association Hasnouna de soutien aux usagers de drogues, initi\u00e9e en 2006, a indiqu\u00e9 qu\u2019\u00abune grande partie des usagers accompagn\u00e9s vivaient dans des situations de grande pr\u00e9carit\u00e9: certains ne disposant pas de carte nationale d\u2019identit\u00e9, de documents administratifs, de logement ou de stabilit\u00e9 sociale\u00bb. A son avis, \u00abtout l\u2019enjeu aujourd\u2019hui est de d\u00e9velopper des r\u00e9ponses m\u00e9dicales et psychosociales adapt\u00e9es \u00e0 l\u2019ensemble des formes de d\u00e9pendance, y compris celle li\u00e9e au crack\u00bb. Cet engagement associatif, selon Al Bayane, reste insuffisant, \u00e0 cause du manque de structures m\u00e9dicales sp\u00e9cialis\u00e9es et de la complexit\u00e9 que requi\u00e8rent les prises en charge psychiatriques des cas de toxicomanie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans certains de ses quartiers, Tanger retrouve son ancienne r\u00e9putation sulfureuse pour \u00eatre devenue une plaque tournante de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":175377,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[83],"tags":[5948,1555,86,2314,34664],"class_list":["post-175376","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-maroc","tag-cocaine","tag-drogue","tag-maroc","tag-tanger","tag-toxicomanie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117048001680022863","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175376","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=175376"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175376\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/175377"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=175376"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=175376"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=175376"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}