{"id":175780,"date":"2026-08-06T18:55:27","date_gmt":"2026-08-06T18:55:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/175780\/"},"modified":"2026-08-06T18:55:27","modified_gmt":"2026-08-06T18:55:27","slug":"senegal-toubacouta-quand-lostreiculture-redonne-vie-et-sourire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/175780\/","title":{"rendered":"S\u00e9n\u00e9gal: Toubacouta &#8211; Quand l&rsquo;ostr\u00e9iculture redonne vie et sourire"},"content":{"rendered":"<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"85\">Imaginons un plat de \u00ab ceebu gu\u00e9dj \u00bb &#8211; symbole d&rsquo;une alchimie entre la terre et l&rsquo;oc\u00e9an &#8211; d\u00e9pourvu de \u00ab toufeu \u00bb et de \u00ab pagne \u00bb, fruits de mer incontournables, pour l&rsquo;agr\u00e9menter. Heureusement, au S\u00e9n\u00e9gal, les ostr\u00e9icultrices nous sauvent d&rsquo;un tel manquement. Mais, au-del\u00e0 d&rsquo;un simple acte de pr\u00e9servation gastronomique, c&rsquo;est pour des raisons \u00e9conomiques que ces femmes s&rsquo;enfoncent, chaque jour, dans les mangroves vaseuses du Sine-Saloum. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;ostr\u00e9iculture, elles maintiennent leurs foyers \u00e0 flot et assurent la scolarit\u00e9 de leurs enfants.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"47\">Pour la c\u00e9l\u00e9bration de l&rsquo;Ann\u00e9e internationale des femmes agricultrices, l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO) a mis en lumi\u00e8re la contribution des femmes \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 tous les niveaux. Une attention particuli\u00e8re a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e au secteur de l&rsquo;ostr\u00e9iculture dans la commune de Toubacouta.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"59\">Sous un soleil pas du tout cl\u00e9ment de cette matin\u00e9e du 14 juillet 2026, les femmes du village de Nema Bah (Toubacouta) exposent le fruit de leur labeur. Sur la berge de la mangrove, t\u00e9moin de leur peine et de leur abn\u00e9gation, elles nous expliquent les secrets de l&rsquo;ostr\u00e9iculture, mais aussi son impact \u00e0 la fois \u00e9conomique et social.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" style=\"text-align: center;\">\n<p>Restez inform\u00e9 des derniers gros titres sur <a href=\"https:\/\/whatsapp.com\/channel\/0029Vae09IP4inotqC0BUQ2V\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">WhatsApp<\/a> | <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/company\/allafrica\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">LinkedIn<\/a><\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"103\">Gagne Siri Sarr, membre du GIE \u00ab Yonn Dioffor \u00bb, est exposante de fruits de mer : crevettes, hu\u00eetres, moules, coques, palourdes&#8230; tout y passe&#8230; Impr\u00e9gn\u00e9e de sueur, elle se montre tr\u00e8s fi\u00e8re de son travail. Sa table force une pens\u00e9e respectueuse envers les mets locaux comme le \u00ab soupou kandja \u00bb, le \u00ab ceebu gu\u00e9dj \u00bb ou encore le \u00ab c&rsquo;est bon \u00bb. D&rsquo;excellents mets qui n&rsquo;existeraient probablement pas sans les mains calleuses de dignes femmes \u00e0 l&rsquo;instar de Gagne Siri Sarr. Oui, l&rsquo;ostr\u00e9iculture est un travail fastidieux, en t\u00e9moignent les stigmates sur les mains de celles et ceux qui la pratiquent.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"48\">\u00ab C&rsquo;est un m\u00e9tier difficile certes, mais c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;ostr\u00e9iculture que nous tenons debout. Nous en tirons des b\u00e9n\u00e9fices qui nous permettent d&rsquo;assurer les frais de scolarit\u00e9 de nos enfants et de seconder nos \u00e9poux pour subvenir aux besoins de toute la famille \u00bb, explique Mme Sarr.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"55\">Elle n&rsquo;a pas manqu\u00e9 de saluer les efforts d\u00e9ploy\u00e9s par la FAO pour justement am\u00e9liorer les conditions de travail de ces camarades ostr\u00e9icultrices. \u00c0 travers du mat\u00e9riel et des formations sur les m\u00e9thodes de production et de commercialisation, la FAO, renseigne Gagne Siri Sarr, les initie \u00e0 travailler plus efficacement et avec moins de peine.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"6\">La mangrove, gage de stabilit\u00e9 socio\u00e9conomique<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"69\">Dans le village de Nema Bah, la mangrove est une manne nourrici\u00e8re d&rsquo;une importance capitale. Conscientes de son importance, des femmes de la localit\u00e9 se sont regroup\u00e9es autour du Gie \u00ab Yonn Dioffor \u00bb pour une pratique plus moderne et plus responsable. Selon Seynabou Diatta, pr\u00e9sidente dudit groupement qui r\u00e9unit les femmes ostr\u00e9icultrices, leur activit\u00e9 joue un r\u00f4le essentiel dans l&rsquo;\u00e9conomie, mais \u00e9galement dans la sant\u00e9 des populations locales.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"48\">En effet, explique-t-elle, les produits issus de la mangrove leur permettent de nourrir leur famille avec des aliments riches en prot\u00e9ines et 100 % naturels. Mme Diatta insiste, en outre, sur la diversit\u00e9 des produits qui sont obtenus gr\u00e2ce \u00e0 la mangrove, leur permettant d&rsquo;avoir une alimentation diversifi\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"38\">\u00c0 cela s&rsquo;ajoute le r\u00f4le de la mangrove dans l&rsquo;approvisionnement de la r\u00e9gion naturelle du Sine-Saloum, voire du S\u00e9n\u00e9gal, en produits halieutiques. Ainsi, la mangrove constitue pour elles la ressource financi\u00e8re la plus importante qu&rsquo;il faut imp\u00e9rativement pr\u00e9server.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"62\">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs dans ce cadre qu&rsquo;intervient le programme de valorisation du potentiel de la p\u00eache et de l&rsquo;aquaculture en Afrique, dans les Cara\u00efbes et le Pacifique (FishH4Acp). Seynabou Diatta explique que sur le plan des ventes, ce projet a permis de raccourcir le temps de production, de r\u00e9duire les pertes, d&rsquo;am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des hu\u00eetres et, naturellement, d&rsquo;enregistrer de meilleures performances financi\u00e8res.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"132\">\u00ab Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;appui de la FAO, \u00e0 travers le programme Fish4ACP, nos produits sont de meilleure qualit\u00e9. Nous avons appris des techniques qui nous permettent d&rsquo;avoir des hu\u00eetres plus savoureuses et plus propres en six mois. Avant, les hu\u00eetres s&rsquo;accrochaient beaucoup plus bas, au ras du sol vaseux de la mangrove. Par cons\u00e9quent, il arrivait fr\u00e9quemment que nous nous retrouvions avec des coquillages remplis de sable. Maintenant, elles sont plac\u00e9es beaucoup plus en hauteur. Et c&rsquo;est cela qui nous permet d&rsquo;obtenir des produits faciles \u00e0 traiter et \u00e0 transformer. Nos ventes ont connu un bond de plus de 80 % \u00bb, dit Mme Diatta. D&rsquo;ailleurs, elle explique que cette technique a donn\u00e9 un coup de pouce aux ventes et une meilleure r\u00e9putation aux hu\u00eetres issues de la mangrove de Nema Bah.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"46\">Toutefois, l&rsquo;exposante estime qu&rsquo;il reste encore \u00e0 faire. Elle pense que la croissance de la production ostr\u00e9icole doit \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une plus vaste strat\u00e9gie commerciale. Seynabou Diatta plaide donc pour la labellisation des hu\u00eetres de Toubacouta, car elle veut aller \u00e0 la conqu\u00eate du monde.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"41\">Et il y a de quoi partir \u00e0 la conqu\u00eate du march\u00e9 international au regard des progr\u00e8s techniques enregistr\u00e9s. En effet, selon Amy Coll\u00e9 Gaye, administratrice nationale du programme Fish4ACP, le S\u00e9n\u00e9gal peut valablement compter parmi les g\u00e9ants mondiaux de l&rsquo;ostr\u00e9iculture.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"36\">Par sa position g\u00e9ographique et son ensoleillement, le S\u00e9n\u00e9gal a un d\u00e9lai de production tr\u00e8s court comparativement \u00e0 des pays comme la France, dont le cycle de production est compris entre un an et deux ans.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"36\">\u00ab Nous avons la chance d&rsquo;avoir des mangroves qui sont riches en nutriment ; nous avons le soleil et les temp\u00e9ratures id\u00e9ales pour produire des hu\u00eetres en un an tout au plus \u00bb, explique l&rsquo;experte halieutique.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"41\">Et c&rsquo;est justement pour cette raison que Seynabou Diatta, pr\u00e9sidente du Gie Yonn Dioffor, milite pour la labellisation des hu\u00eetres du pays, avec notamment un bon branding, pour que le S\u00e9n\u00e9gal puisse occuper sa place sur le march\u00e9 mondial de l&rsquo;ostr\u00e9iculture.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Imaginons un plat de \u00ab ceebu gu\u00e9dj \u00bb &#8211; symbole d&rsquo;une alchimie entre la terre et l&rsquo;oc\u00e9an &#8211;&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":68736,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[84],"tags":[263,267,898,269,265,2299,80,264,11,268,266,270,756,810],"class_list":["post-175780","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-senegal","tag-africa","tag-business","tag-business-and-finance","tag-current-events","tag-economy","tag-labour","tag-news","tag-politics","tag-senegal","tag-sports","tag-trade","tag-travel","tag-west-africa","tag-women-and-gender"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117050089504781116","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175780","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=175780"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/175780\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/68736"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=175780"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=175780"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=175780"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}