{"id":177054,"date":"2026-08-08T08:59:09","date_gmt":"2026-08-08T08:59:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/177054\/"},"modified":"2026-08-08T08:59:09","modified_gmt":"2026-08-08T08:59:09","slug":"nigeria-la-recomposition-de-lopposition-menacee-par-le-durcissement-electoral","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/177054\/","title":{"rendered":"Nigeria : La recomposition de l\u2019opposition menac\u00e9e par le durcissement \u00e9lectoral"},"content":{"rendered":"<p>                    Lors d\u2019une audience avec le pr\u00e9sident Ahmed Bola Tinubu, l\u2019archev\u00eaque \u00e9m\u00e9rite d\u2019Abuja, le cardinal John Onaiyekan, a relay\u00e9 les inqui\u00e9tudes de la conf\u00e9rence des \u00e9v\u00eaques face au verrouillage croissant du paysage politique et au risque de voir le Nigeria devenir \u00ab un pays \u00e0 parti unique \u00bb. Il a \u00e9galement plaid\u00e9 pour \u00ab une refonte du syst\u00e8me \u00e9lectoral afin de garantir des \u00e9lections libres et cr\u00e9dibles \u00bb.<br \/>\n        Cette mise en garde s\u2019inscrit dans un contexte o\u00f9 l\u2019opposition appara\u00eet fragilis\u00e9e \u00e0 la fois par ses divisions internes et par un environnement institutionnel plus contraignant. Au-del\u00e0 des ralliements qui profitent au parti pr\u00e9sidentiel, les proc\u00e9dures visant la radiation de formations politiques jug\u00e9es insuffisamment performantes aux pr\u00e9c\u00e9dents scrutins resserrent m\u00e9caniquement l\u2019espace de comp\u00e9tition. En vertu des seuils pr\u00e9vus par le droit \u00e9lectoral nig\u00e9rian, les partis qui ne remportent pas de si\u00e8ge ou n\u2019atteignent pas certains niveaux de suffrages peuvent \u00eatre exclus du registre \u00e9lectoral. Pr\u00e9sent\u00e9e par ses promoteurs comme un moyen d\u2019assainir le jeu politique et de r\u00e9duire la fragmentation partisane, cette logique peut aussi avoir pour effet de d\u00e9courager l\u2019\u00e9mergence de coalitions alternatives et de placer les petites formations sous une pression permanente. Pour les critiques du pouvoir, ces m\u00e9canismes, lorsqu\u2019ils interviennent \u00e0 l\u2019approche d\u2019\u00e9ch\u00e9ances \u00e9lectorales majeures, nourrissent l\u2019id\u00e9e d\u2019un affaiblissement organis\u00e9 de l\u2019opposition et renforcent la crainte d\u2019une concentration progressive du pouvoir autour du Congr\u00e8s des progressistes au pouvoir.<\/p>\n<p>Una alliance anti-Tinubu impossible?<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;ancien vive-Pr\u00e9sident, Atiku Abubakar, l&rsquo;un des principaux chefs de l&rsquo;opposition, cette \u00e9volution juridique ajoute une contrainte directe \u00e0 sa strat\u00e9gie de recomposition de l\u2019opposition en vue de 2027. L\u2019ancien vice-Pr\u00e9sident, qui cherche \u00e0 capitaliser sur une alliance plus large avec d\u2019autres figures anti-Tinubu, voit dans la nouvelle loi \u00e9lectorale un double risque : d\u2019une part, l\u2019encadrement plus strict des modes de d\u00e9signation des candidats peut peser sur l\u2019autonomie interne des partis et compliquer les compromis n\u00e9cessaires \u00e0 une coalition ; d\u2019autre part, les dispositions contest\u00e9es sur la transmission des r\u00e9sultats et l\u2019appr\u00e9ciation de certains bulletins accroissent, selon lui, les marges de man\u0153uvre de l\u2019administration \u00e9lectorale et des autorit\u00e9s en place. En d\u00e9non\u00e7ant une loi \u00ab anti-d\u00e9mocratique \u00bb, Atiku Abubakar tente donc de d\u00e9placer le d\u00e9bat au-del\u00e0 de sa seule ambition pr\u00e9sidentielle : il cherche \u00e0 pr\u00e9senter la bataille contre cette r\u00e9forme comme un enjeu de survie d\u00e9mocratique, tout en mobilisant les autres forces d\u2019opposition autour d\u2019un front commun contre ce qu\u2019elles d\u00e9crivent comme une architecture \u00e9lectorale favorable au pouvoir sortant.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Lors d\u2019une audience avec le pr\u00e9sident Ahmed Bola Tinubu, l\u2019archev\u00eaque \u00e9m\u00e9rite d\u2019Abuja, le cardinal John Onaiyekan, a relay\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":177055,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[176],"tags":[6,97,54202,32377,4590,88,95,463,192,545,17089],"class_list":["post-177054","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-nigeria","tag-afrique","tag-de","tag-durcissement","tag-electoral","tag-lopposition","tag-la","tag-le","tag-menacee","tag-nigeria","tag-par","tag-recomposition"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117059070375686954","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/177054","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=177054"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/177054\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/177055"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=177054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=177054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=177054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}