{"id":183263,"date":"2026-08-16T05:44:14","date_gmt":"2026-08-16T05:44:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/183263\/"},"modified":"2026-08-16T05:44:14","modified_gmt":"2026-08-16T05:44:14","slug":"senegal-agriculture-agrobusiness-elevage-le-temps-des-jeunes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/183263\/","title":{"rendered":"S\u00e9n\u00e9gal: Agriculture, agrobusiness, \u00e9levage &#8211; Le temps des jeunes"},"content":{"rendered":"<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"43\">De plus en plus, des jeunes investissent les secteurs de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;agrobusiness et de l&rsquo;\u00e9levage. Des projets et initiatives qui ont le m\u00e9rite de contribuer \u00e0 la lutte contre le ch\u00f4mage, m\u00eame si l&rsquo;acc\u00e8s aux financements demeure encore l&rsquo;un des principaux d\u00e9fis.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"56\">Difficile d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre du Coll\u00e8ge Sacr\u00e9-Coeur de Dakar, en ce d\u00e9but de matin\u00e9e du jeudi 13 ao\u00fbt 2026. \u00c0 l&rsquo;entr\u00e9e, plusieurs dizaines de jeunes hommes et femmes entourent une table faisant office d&rsquo;espace d&rsquo;accueil. Impatients, parfois tendus, ils s&rsquo;inscrivent sur un registre avant de rejoindre la trentaine de personnes d\u00e9j\u00e0 install\u00e9es dans la vaste pi\u00e8ce.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"77\">Sac noir en bandouli\u00e8re, Ousmane Sylla transpire sous l&rsquo;effet de la forte chaleur. \u00c0 l&rsquo;aide d&rsquo;une serviette bleue, il s&rsquo;essuie le visage. Le regard inquisiteur, il cherche \u00e0 rep\u00e9rer un bon coin, puis s&rsquo;installe sur un si\u00e8ge surplomb\u00e9 par un ventilateur. Apr\u00e8s les rigueurs d&rsquo;un soleil mordant, il se console d&rsquo;un petit courant d&rsquo;air frais, en attendant que la salle qui accueille le bootcamp du projet Salouma, consacr\u00e9 aux jeunes dans le secteur agricole, fasse le plein.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" style=\"text-align: center;\">\n<p>Suivez-nous sur <a href=\"https:\/\/whatsapp.com\/channel\/0029Vae09IP4inotqC0BUQ2V\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">WhatsApp<\/a> | <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/company\/allafrica\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">LinkedIn<\/a> pour les derniers titres<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"55\">Arriv\u00e9 \u00e0 Dakar le mercredi 12 ao\u00fbt 2026 en provenance de Tambacounda, Ousmane Sylla compte retourner dans le S\u00e9n\u00e9gal oriental avec un r\u00eave r\u00e9alis\u00e9 : b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un accompagnement pour un projet qui lui est cher. Passionn\u00e9 d&rsquo;agriculture, il a quitt\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole il y a quatre ans pour se consacrer \u00e0 la culture de la banane.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"62\">Sur un p\u00e9rim\u00e8tre de 2,3 hectares, il s&rsquo;\u00e9vertue, avec un groupe de six personnes, \u00e0 relever le d\u00e9fi de l&rsquo;attractivit\u00e9 et de la rentabilit\u00e9. \u00ab Nous sommes dans la production de bananes depuis quatre ans. Les choses bougent. Le mat\u00e9riel agricole s&rsquo;installe de plus en plus. Les productions sont de plus en plus importantes \u00bb, explique le jeune homme au teint noir.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"55\">Aujourd&rsquo;hui, dit-il, deux d\u00e9fis se pr\u00e9sentent \u00e0 lui. Le premier est de voir ses produits inonder le march\u00e9 s\u00e9n\u00e9galais. \u00ab Cela n\u00e9cessite des moyens logistiques et une bonne strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement. Et pour cela, nous comptons beaucoup sur l&rsquo;accompagnement \u00e0 travers le projet Salouma \u00bb, ajoute Ousmane, le visage gai, une fiche \u00e0 la main.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"53\">Par la suite, il compte mettre les bouch\u00e9es doubles afin de passer \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle. \u00ab De la production, nous visons \u00e9galement la transformation. Cela permet d&rsquo;\u00eatre comp\u00e9titif. Passer \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle, c&rsquo;est \u00e9galement int\u00e9grer les march\u00e9s de la sous-r\u00e9gion \u00bb, explique Ousmane, s\u00fbr d&rsquo;une chose : \u00e0 force de pers\u00e9v\u00e9rance, il peut y arriver.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"58\">Yoro Diao, lui, a le t\u00e9l\u00e9phone coll\u00e9 \u00e0 l&rsquo;oreille. \u00ab J&rsquo;appelle la responsable qui m&rsquo;a enr\u00f4l\u00e9 \u00bb, dit-il d&rsquo;une petite voix. Le jeune homme de 28 ans a quitt\u00e9 Kothiary pour participer au projet Saloum. Il souhaite renforcer ses comp\u00e9tences et b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un appui technique et financier afin de passer \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle et mieux vivre de son activit\u00e9.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"58\">Son domaine est l&rsquo;\u00e9levage de moutons et de ch\u00e8vres. \u00ab C&rsquo;est une occupation et une passion. Je veux d\u00e9velopper davantage mon activit\u00e9 \u00bb, ajoute-t-il. Ensuite, il compte se lancer dans d&rsquo;autres activit\u00e9s, telles que l&#8217;embouche. \u00ab Les opportunit\u00e9s sont nombreuses et, avec un peu d&rsquo;effort, nous pouvons r\u00e9ussir ici et porter le d\u00e9veloppement du pays\u00bb, clame Yoro Diao.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"3\">R\u00eaver plus grand<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"91\">\u00ab Si vos r\u00eaves ne vous font pas peur, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ne sont pas assez grands \u00bb, disait Ellen Johnson Sirleaf. Yoro s&rsquo;approprie cette expression, cette devise de vie. Il estime qu&rsquo;il y a de la place pour un jeune pour faire des merveilles. \u00ab Nous avons la terre, nous avons l&rsquo;eau. Nous avons donc surtout besoin d&rsquo;accompagnement technique et de financements pour aller plus loin, avoir des revenus cons\u00e9quents et cr\u00e9er plus d&#8217;emplois \u00bb, pr\u00e9voit-il. Une projection bas\u00e9e, selon lui, sur la confiance en soi et les certitudes du terrain.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"95\">\u00c2g\u00e9e d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es, Amy Ndao a quitt\u00e9 Nganda, dans le Kaffrine, pour participer au Bootcamp. Install\u00e9e sous un stand au milieu de la cour de l&rsquo;\u00e9cole, elle a sous les yeux des sachets contenant du ni\u00e9b\u00e9, du fonio et du moringa. Les produits sem\u00e9s et r\u00e9colt\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9s en poudre. \u00ab Les jeunes croient de plus en plus \u00e0 l&rsquo;agriculture, car le potentiel est \u00e9norme \u00bb, dit-elle d&rsquo;entr\u00e9e. \u00ab Je pense que cette prise de conscience est une excellente chose. \u00c7a permet de lutter contre le ch\u00f4mage et l&rsquo;\u00e9migration clandestine \u00bb, souligne Amy.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"83\">\u00c0 l&rsquo;en croire, des jeunes parviennent aujourd&rsquo;hui, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;agriculture et \u00e0 l&rsquo;\u00e9levage, \u00e0 cr\u00e9er des emplois et \u00e0 se garantir une certaine s\u00e9curit\u00e9 financi\u00e8re. \u00ab Nous b\u00e9n\u00e9ficions d&rsquo;appuis venant des organisations non gouvernementales en termes de formation. Le d\u00e9fi, c&rsquo;est le financement. Nous avons les institutions de microfinance, mais les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat restent \u00e9lev\u00e9s \u00bb, explique Amy Ndao. Un point \u00e0 am\u00e9liorer, selon elle, afin de garantir davantage de retomb\u00e9es aux acteurs. Ndeye Fatou Cissokho porte \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame dol\u00e9ance.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"93\">Elle est de Kolda. Des centaines de kilom\u00e8tres de voyage pour participer au Bootcamp. Agricultrice et responsable \u00e0 la Maison de la femme de Kolda, elle cultive le ma\u00efs, l&rsquo;arachide et le mil. Une activit\u00e9 qui prend de l&rsquo;ampleur, selon elle. \u00ab Les jeunes et les femmes sont de plus en plus attir\u00e9s par les champs. L&rsquo;agriculture est un secteur phare et les rendements sont de plus en plus au rendez-vous gr\u00e2ce aux sessions de renforcement de capacit\u00e9s \u00bb, estime Ndeye Fatou Cissokho. Cependant, juge-t-elle, des d\u00e9fis persistants demeurent, notamment l&rsquo;acc\u00e8s aux intrants.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"52\">\u00ab Souvent, ce sont les hommes, les chefs de famille, qui sont privil\u00e9gi\u00e9s. Apr\u00e8s, ils peuvent nous en servir une part. Si l&rsquo;homme a quatre femmes, chacune d&rsquo;elles ne recevra qu&rsquo;une petite quantit\u00e9 \u00bb, d\u00e9plore-t-elle, convaincue que le secteur agricole peut transformer des vies, au-del\u00e0 du simple fait de nourrir des familles.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"De plus en plus, des jeunes investissent les secteurs de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;agrobusiness et de l&rsquo;\u00e9levage. 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