{"id":184439,"date":"2026-08-17T16:09:09","date_gmt":"2026-08-17T16:09:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/184439\/"},"modified":"2026-08-17T16:09:09","modified_gmt":"2026-08-17T16:09:09","slug":"fecondite-historiquement-basse-le-maghreb-hypotheque-t-il-sa-croissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/184439\/","title":{"rendered":"F\u00e9condit\u00e9 historiquement basse : le Maghreb hypoth\u00e8que-t-il sa croissance ?"},"content":{"rendered":"<p>F\u00e9condit\u00e9 en chute libre, vieillissement en acc\u00e9l\u00e9ration : ce que la nouvelle \u00e9tude de l&rsquo;Ined r\u00e9v\u00e8le pour les d\u00e9cideurs et les investisseurs de la r\u00e9gion<\/p>\n<p>Le Maghreb a mis moins d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 basculer d&rsquo;une f\u00e9condit\u00e9 parmi les plus \u00e9lev\u00e9es de la plan\u00e8te \u00e0 des niveaux que l&rsquo;Europe a mis un si\u00e8cle \u00e0 atteindre. Cette mutation, longtemps lue comme une r\u00e9ussite sanitaire et sociale, devient aujourd&rsquo;hui une variable \u00e9conomique de premier plan. Moins de naissances signifie, \u00e0 terme, moins d&rsquo;actifs, plus de retrait\u00e9s et une pression accrue sur les syst\u00e8mes de retraite, de sant\u00e9 et de financement public.<\/p>\n<p>Pour les investisseurs et les d\u00e9cideurs \u00e9conomiques de la r\u00e9gion, comprendre cette trajectoire n&rsquo;est plus un exercice acad\u00e9mique, c&rsquo;est un pr\u00e9alable \u00e0 toute strat\u00e9gie de long terme.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce que documente avec pr\u00e9cision l&rsquo;\u00e9tude \u00ab Une f\u00e9condit\u00e9 historiquement basse au Maghreb \u00bb, publi\u00e9e en mai 2026 par l&rsquo;Institut national fran\u00e7ais d&rsquo;\u00e9tudes d\u00e9mographiques (Ined). On y retrace, donn\u00e9es officielles \u00e0 l&rsquo;appui, l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;indice synth\u00e9tique de f\u00e9condit\u00e9 (ISF) en Alg\u00e9rie, au Maroc et en Tunisie depuis 1990, un indicateur qui mesure le nombre moyen d&rsquo;enfants qu&rsquo;aurait une femme tout au long de sa vie aux taux observ\u00e9s une ann\u00e9e donn\u00e9e.<\/p>\n<p>Ce panorama, construit \u00e0 partir des donn\u00e9es associ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;Ined, condense 35 ans de bascule d\u00e9mographique. Le seuil de remplacement de 2,1 enfants par femme, longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme un plancher naturel dans la r\u00e9gion, est aujourd&rsquo;hui franchi par le bas dans les trois pays.<\/p>\n<p>Trois trajectoires, un m\u00eame point d&rsquo;arriv\u00e9e<\/p>\n<p>L&rsquo;apparente convergence des ann\u00e9es 1990 a c\u00e9d\u00e9 la place \u00e0 des parcours nationaux tr\u00e8s diff\u00e9rents. La Tunisie a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 atteindre le seuil de remplacement, d\u00e8s 1999, avant de conna\u00eetre un rebond mod\u00e9r\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 2,4 enfants par femme en 2014, puis une rechute brutale : 1,58 en 2023, avec une estimation \u00e0 1,53 pour 2024 selon l\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p>L&rsquo;Alg\u00e9rie a connu un rebond bien plus ample, d\u00e9passant 3 enfants par femme au milieu des ann\u00e9es 2010, port\u00e9 par un v\u00e9ritable boom des mariages, avant d&rsquo;amorcer sa propre d\u00e9crue depuis 2017. Le Maroc, \u00e0 l&rsquo;inverse, n&rsquo;a jamais connu de rebond puisque sa baisse est continue et r\u00e9guli\u00e8re depuis les ann\u00e9es 1990, jusqu&rsquo;\u00e0 passer sous le seuil de remplacement en 2024, avec un indice de 1,97. Trois calendriers, donc, pour une m\u00eame destination \u00e0 savoir des niveaux de f\u00e9condit\u00e9 bas en Alg\u00e9rie, tr\u00e8s bas au Maroc et en Tunisie.<\/p>\n<p>Nuptialit\u00e9 et contraception, moteurs de la baisse<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"F\u00e9condit\u00e9 en chute libre, vieillissement en acc\u00e9l\u00e9ration : ce que la nouvelle \u00e9tude de l&rsquo;Ined r\u00e9v\u00e8le pour les&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":184440,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[120],"tags":[445,55954,55955,124],"class_list":["post-184439","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-tunisie","tag-croissance","tag-fecondite-historiquement-basse","tag-le-maghreb","tag-tunisie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117111722181776388","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/184439","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=184439"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/184439\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/184440"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=184439"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=184439"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=184439"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}