{"id":185433,"date":"2026-08-18T18:25:33","date_gmt":"2026-08-18T18:25:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/185433\/"},"modified":"2026-08-18T18:25:33","modified_gmt":"2026-08-18T18:25:33","slug":"afrique-royaume-uni-la-guerre-des-cerveaux-est-ouverte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/185433\/","title":{"rendered":"Afrique: Royaume-Uni &#8211; La guerre des cerveaux est ouverte"},"content":{"rendered":"<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"28\">Avec l&rsquo;\u00e9largissement du visa Global Talent, Londres acc\u00e9l\u00e8re la chasse aux scientifiques. Pour l&rsquo;Afrique, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est plus seulement de former ses talents, mais de r\u00e9ussir \u00e0 les retenir.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"51\">Le Royaume-Uni vient d&rsquo;\u00e9largir son visa Global Talent \u00e0 plus de cent entreprises de recherche et d&rsquo;innovation, parmi lesquelles AstraZeneca, Jaguar Land Rover et Riverlane. Annonc\u00e9e le 6 ao\u00fbt, cette mesure vise \u00e0 attirer des scientifiques, ing\u00e9nieurs et chercheurs \u00e9trangers dans les secteurs consid\u00e9r\u00e9s comme strat\u00e9giques pour l&rsquo;avenir de l&rsquo;\u00e9conomie britannique.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"91\">Pour l&rsquo;Afrique, l&rsquo;annonce devrait \u00eatre prise tr\u00e8s au s\u00e9rieux. Car derri\u00e8re cette politique migratoire se joue d\u00e9sormais une v\u00e9ritable bataille mondiale des cerveaux. Le Nigeria appara\u00eet comme le principal b\u00e9n\u00e9ficiaire africain. Au troisi\u00e8me trimestre 2025, il \u00e9tait le seul pays du continent pr\u00e9sent dans le top 10 mondial du Global Talent, avec 126 visas accord\u00e9s aux demandeurs principaux. Il devan\u00e7ait notamment l&rsquo;Italie, l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Iran, la France et la Turquie. Une performance remarquable, m\u00eame si elle reste modeste face aux 471 visas accord\u00e9s aux Chinois, 357 aux Am\u00e9ricains et 352 aux Indiens.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"5\">Le Nigeria domine, mais recule<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" style=\"text-align: center;\">\n<p>Restez inform\u00e9 des derniers gros titres sur <a href=\"https:\/\/whatsapp.com\/channel\/0029Vae09IP4inotqC0BUQ2V\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">WhatsApp<\/a> | <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/company\/allafrica\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">LinkedIn<\/a><\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"88\">Le paradoxe est particuli\u00e8rement frappant. Le Nigeria demeure la premi\u00e8re nationalit\u00e9 africaine pour les visas de travail sponsoris\u00e9s : 1 843 visas Skilled Worker et Health &amp; Care Worker en 2025. Mais ce chiffre repr\u00e9sente une baisse de 49,5 % en un an. Derri\u00e8re lui viennent l&rsquo;Afrique du Sud avec 970 visas, l&rsquo;\u00c9gypte avec 890, le Zimbabwe avec 841 et le Ghana avec 603. Le Maroc conna\u00eet, lui, une chute spectaculaire : de 744 visas en 2024 \u00e0 seulement 126 en 2025, soit une contraction de 83,1 %.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"75\">Ces chiffres montrent une Afrique \u00e0 plusieurs vitesses face \u00e0 la mobilit\u00e9 internationale des comp\u00e9tences. Le Global Talent est pourtant particuli\u00e8rement attractif : il ne n\u00e9cessite pas de certificat de parrainage d&#8217;employeur. Mais l&rsquo;acc\u00e8s demeure exigeant. Pour les chercheurs, il faut notamment disposer d&rsquo;une subvention d&rsquo;un prix \u00e9ligible d&rsquo;au moins 30 000 livres sterling, couvrant au moins deux ans, \u00eatre accueilli par une organisation britannique agr\u00e9\u00e9e et disposer d&rsquo;au moins une ann\u00e9e de contrat restante.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"6\">L&rsquo;Afrique doit regarder au-del\u00e0 de l&rsquo;exode<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"81\">Le v\u00e9ritable probl\u00e8me est donc en amont. L&rsquo;Afrique ne manque pas de talents ; mais trop souvent d&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8mes capables de les financer, de les accompagner et de leur offrir des perspectives internationales sans les contraindre \u00e0 l&rsquo;exil. Le dispositif britannique cible notamment les technologies num\u00e9riques, l&rsquo;intelligence artificielle, l&rsquo;informatique quantique, les sciences de la vie, l&rsquo;\u00e9nergie propre, l&rsquo;ing\u00e9nierie avanc\u00e9e et les industries cr\u00e9atives. Londres ne cache pas son ambition : attirer les comp\u00e9tences capables de produire l&rsquo;innovation et la croissance de demain.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"81\">Pour les pays africains, la question ne devrait donc pas \u00eatre simplement de savoir combien de chercheurs partiront pour le Royaume-Uni. Elle devrait \u00eatre : combien seront suffisamment valoris\u00e9s chez eux pour choisir de rester ? Car chaque chercheur africain recrut\u00e9 par un grand laboratoire britannique repr\u00e9sente, certes, une r\u00e9ussite individuelle. Mais lorsque les syst\u00e8mes africains ne peuvent ni financer leurs chercheurs ni transformer leurs d\u00e9couvertes en entreprises, en brevets et en emplois, cette r\u00e9ussite individuelle peut devenir une perte collective.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"68\">Le Global Talent britannique est donc plus qu&rsquo;un visa. C&rsquo;est le signal d&rsquo;une nouvelle comp\u00e9tition g\u00e9opolitique : celle du contr\u00f4le des comp\u00e9tences, des connaissances et de l&rsquo;innovation. L&rsquo;Afrique a int\u00e9r\u00eat \u00e0 l&rsquo;entendre. La prochaine bataille pour sa souverainet\u00e9 ne se jouera pas seulement dans ses mines, ses ports ou ses march\u00e9s. Elle se jouera aussi dans ses universit\u00e9s, ses laboratoires et dans la capacit\u00e9 \u00e0 retenir ses cerveaux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Avec l&rsquo;\u00e9largissement du visa Global Talent, Londres acc\u00e9l\u00e8re la chasse aux scientifiques. 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