{"id":185863,"date":"2026-08-19T08:30:14","date_gmt":"2026-08-19T08:30:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/185863\/"},"modified":"2026-08-19T08:30:14","modified_gmt":"2026-08-19T08:30:14","slug":"petrole-dangote-ghana-niger-lafrique-de-louest-muscle-ses-capacites-de-raffinage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/185863\/","title":{"rendered":"P\u00e9trole : Dangote, Ghana, Niger\u2026 l\u2019Afrique de l\u2019Ouest muscle ses capacit\u00e9s de raffinage"},"content":{"rendered":"<p>Producteur de brut depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es mais toujours expos\u00e9 aux p\u00e9nuries de carburants, le Niger veut renforcer ses capacit\u00e9s de raffinage avec un projet \u00e0 1,6 milliard d\u2019euros. Ce dernier s\u2019inscrit dans un mouvement plus large en Afrique de l\u2019Ouest, o\u00f9 plusieurs pays producteurs de brut veulent r\u00e9duire leur longue d\u00e9pendance aux importations.<\/p>\n<p>Le Niger rejoint \u00e0 son tour la course au raffinage engag\u00e9e en Afrique de l\u2019Ouest. Le pays a sign\u00e9 le 15 ao\u00fbt un accord de 1,9 milliard de dollars (environ 1,64 milliard d\u2019euros) avec le canadien Zimar pour une raffinerie de 100 000 barils par jour \u00e0 Dosso. Avec la mont\u00e9e en puissance de la raffinerie Dangote au Nigeria et les nouveaux investissements au Ghana, au S\u00e9n\u00e9gal ou en C\u00f4te d\u2019Ivoire, Niamey partage un m\u00eame objectif : transformer davantage de brut dans la sous-r\u00e9gion pour r\u00e9duire une d\u00e9pendance encore massive aux carburants import\u00e9s.<\/p>\n<p>Si l\u2019Afrique de l\u2019Ouest compte d\u2019importants producteurs de p\u00e9trole sur le continent et m\u00eame \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale avec le Nigeria, les raffineries op\u00e9rationnelles n\u2019y sont pas l\u00e9gion. Si cinq pays disposent d\u2019installations de transformation, en l\u2019occurrence le Nigeria, le Ghana, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le S\u00e9n\u00e9gal et le Niger, leur capacit\u00e9 nominale approchait seulement 620 000 barils par jour avant l\u2019entr\u00e9e en service de la raffinerie Dangote, souligne S&amp;P Global. L\u2019installation du milliardaire nig\u00e9rian, qui peut traiter 650 000 barils de p\u00e9trole brut par jour, a depuis augment\u00e9 consid\u00e9rablement cette capacit\u00e9 r\u00e9gionale mais sans r\u00e9gler le probl\u00e8me majeur\u00a0: la plupart des raffineries ouest-africaines fonctionnent en de\u00e7\u00e0 de leur capacit\u00e9 nominale. Ainsi, 69 % des 2,05 millions de tonnes d\u2019essence \u00e9chang\u00e9es chaque mois en Afrique de l\u2019Ouest en 2025 \u00e9taient encore import\u00e9es, contre 31 % provenant des raffineries r\u00e9gionales.<\/p>\n<p>Dangote n\u2019est plus seul<\/p>\n<p>Il y a certes eu un avant et un apr\u00e8s dans le secteur \u00e9nerg\u00e9tique ouest-africain avec Dangote. La raffinerie nig\u00e9riane alimente d\u00e9j\u00e0 plusieurs march\u00e9s et sa mont\u00e9e en r\u00e9gime a r\u00e9duit les flux de produits raffin\u00e9s arrivant de l\u2019ext\u00e9rieur. En mai 2026, les importations ouest-africaines de produits p\u00e9troliers propres avaient ainsi recul\u00e9 de 23 % par rapport au mois pr\u00e9c\u00e9dent, rapporte toujours S&amp;P Global. Mais le mouvement d\u00e9passe le Nigeria.<\/p>\n<p>Au Ghana, l\u2019effort porte sur deux fronts. L\u2019Etat a engag\u00e9 un programme de r\u00e9habilitation et de mont\u00e9e en puissance visant \u00e0 restaurer et augmenter les capacit\u00e9s de traitement de Tema Oil Refinery, tout en \u0153uvrant \u00e0 porter de 40 000 \u00e0 100 000 barils par jour la capacit\u00e9 de Sentuo, une raffinerie install\u00e9e dans la zone industrielle de Tema, pr\u00e8s d\u2019Accra. L\u2019installation a commenc\u00e9 \u00e0 recevoir du brut extrait du champ ghan\u00e9en Jubilee, donnant au pays la possibilit\u00e9 de transformer davantage de sa propre production plut\u00f4t que d\u2019exporter le brut et d\u2019importer ensuite des carburants.<\/p>\n<p>Le S\u00e9n\u00e9gal part d\u2019une base plus modeste. La Soci\u00e9t\u00e9 africaine de raffinage (SAR) exploite pr\u00e8s de Dakar la seule raffinerie du pays, une installation ancienne qui traite environ 1,5 million de tonnes de brut par an. Le programme SAR 2.0 pr\u00e9voit une nouvelle capacit\u00e9 de raffinage de 4 millions de tonnes par an. La C\u00f4te d\u2019Ivoire projette pour sa part la construction d\u2019une seconde unit\u00e9 de 170 000 barils par jour \u00e0 San Pedro, en parall\u00e8le de la modernisation de l\u2019installation de la Soci\u00e9t\u00e9 ivoirienne de raffinage (SIR).<\/p>\n<p>NewsletterMa Tribune<\/p>\n<p class=\"text-2xl mb-[16px]\">L\u2019actualit\u00e9 qui compte pour vous, chaque jour dans votre bo\u00eete mail.<\/p>\n<p>S&rsquo;inscrireS&rsquo;inscrireS&rsquo;inscrire<img alt=\"Illustration de la newsletter Ma Tribune\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-nimg=\"fill\" class=\"relative! rounded-xl\" style=\"position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;object-fit:cover;color:transparent\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/1775746687_775_ma-tribune.png\"\/><\/p>\n<p>Plus de raffineries, mais \u00e0 quel prix ?<\/p>\n<p>Dans les discours autour des projets de raffineries en Afrique de l\u2019Ouest, la question de la souverainet\u00e9 revient r\u00e9guli\u00e8rement pour justifier l\u2019int\u00e9r\u00eat de ces investissements. \u00ab\u00a0Cette raffinerie mettra fin \u00e0 la d\u00e9pendance du Niger vis-\u00e0-vis des approvisionnements provenant de l\u2019ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb, se f\u00e9licitait ainsi le PDG du groupe Zimar, Benjamin Day Marc. Pour les consommateurs ouest-africains, le test sera pourtant \u00e0 la pompe. Produire davantage dans la sous-r\u00e9gion ne garantit pas m\u00e9caniquement un carburant moins cher. Le Nigeria en fournit d\u00e9j\u00e0 l\u2019illustration, puisque la mont\u00e9e en puissance de Dangote et le recul des importations n\u2019ont pas emp\u00each\u00e9 les prix domestiques de r\u00e9agir fortement aux tensions autour du d\u00e9troit d\u2019Ormuz. Le co\u00fbt international du brut reste d\u00e9terminant, auquel s\u2019ajoutent le taux de change, les taxes, les co\u00fbts de distribution ou encore les marges.<\/p>\n<p>Le surcro\u00eet de capacit\u00e9s pourrait d\u2019ailleurs n\u2019offrir qu\u2019un r\u00e9pit. S&amp;P Global estime que les importations r\u00e9gionales pourraient atteindre un point bas vers 2027, avec la pleine mont\u00e9e en r\u00e9gime de Dangote, avant de repartir \u00e0 la hausse sous l\u2019effet de la demande. C\u2019est dans ce contexte que les r\u00e9gulateurs ouest-africains travaillent avec S&amp;P Global Commodity Insights \u00e0 un indice r\u00e9gional de r\u00e9f\u00e9rence pour les produits raffin\u00e9s. L\u2019objectif est de disposer de prix refl\u00e9tant davantage les flux, la logistique et les r\u00e9alit\u00e9s du march\u00e9 ouest-africain, plut\u00f4t que de d\u00e9pendre uniquement de r\u00e9f\u00e9rences \u00e9tablies ailleurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Producteur de brut depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es mais toujours expos\u00e9 aux p\u00e9nuries de carburants, le Niger veut renforcer&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":185864,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[161],"tags":[58,278,59,56267,56266],"class_list":["post-185863","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-ghana","tag-58","tag-ghana","tag-la-tribune-afrique","tag-niger-lafrique-de-louest-muscle-ses-capacites-de-raffinage","tag-petrole-dangote"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117121242243133523","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/185863","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=185863"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/185863\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/185864"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=185863"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=185863"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=185863"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}