{"id":186570,"date":"2026-08-20T01:45:29","date_gmt":"2026-08-20T01:45:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/186570\/"},"modified":"2026-08-20T01:45:29","modified_gmt":"2026-08-20T01:45:29","slug":"notre-semaine-culturelle-a-douarnenez-le-maroc-se-raconte-au-pluriel-jusquau-22-aout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/186570\/","title":{"rendered":"Notre semaine culturelle: \u00c0 Douarnenez, le Maroc se raconte au pluriel (jusqu&rsquo;au 22 ao\u00fbt)"},"content":{"rendered":"<p>            <a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Festival-de-cinema-de-Douarnenez.jpg\" data-caption=\"\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"401\" height=\"498\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Festival-de-cinema-de-Douarnenez.jpg\"   alt=\"\" title=\"Festival de cin\u00e9ma de Douarnenez\"\/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du Cap \u00e0 Saint-Cloud, en passant par Godomey, Douarnenez et Angoul\u00eame, notre semaine culturelle s\u2019annonce dense, mobile et r\u00e9solument panafricaine. Art et m\u00e9moire dialoguent au Zeitz MOCAA, la litt\u00e9rature b\u00e9ninoise gagne la sc\u00e8ne, les cin\u00e9mas africains s\u2019imposent en festival, tandis que Djib et Mumbi interrogent les regards port\u00e9s sur l\u2019Afrique. \u00c0 Benic\u00e0ssim comme \u00e0 Rock en Seine, reggae, hip-hop et soul redessinent aussi les fronti\u00e8res des grands rendez-vous europ\u00e9ens avec une \u00e9nergie nouvelle et contagieuse, \u00e0 suivre de tr\u00e8s pr\u00e8s.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du 15 au 22 ao\u00fbt, le Festival de cin\u00e9ma de Douarnenez consacre sa 48e \u00e9dition aux \u00ab Marocs \u00bb. Films, archives, d\u00e9bats et voix diasporiques composent un portrait pluriel du royaume, loin des images touristiques et des r\u00e9cits coloniaux persistants aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Douarnenez, le pluriel est un parti pris. Pour sa 48e \u00e9dition, du 15 au 22 ao\u00fbt 2026, le Festival de cin\u00e9ma a choisi de consacrer sa programmation principale aux \u00ab Marocs \u2013 MAROKO[\u00d9] \u00bb. Non pas un Maroc r\u00e9sum\u00e9 \u00e0 ses paysages, \u00e0 ses m\u00e9dinas ou \u00e0 une identit\u00e9 nationale uniforme, mais des territoires, des langues, des m\u00e9moires et des exp\u00e9riences parfois contradictoires.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur les 176 films programm\u00e9s cette ann\u00e9e dans les six sections du festival, 77 appartiennent au cycle \u00ab Les Marocs \u00bb. \u00c0 ces projections s\u2019ajoutent rencontres, d\u00e9bats, expositions, concerts et rendez-vous litt\u00e9raires. Un tiers des s\u00e9ances sont accompagn\u00e9es par des \u00e9quipes de films ou des collectifs.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis sa cr\u00e9ation en 1978, le festival breton s\u2019attache aux peuples minoris\u00e9s, aux langues, aux luttes sociales et aux cin\u00e9matographies rarement mises en avant dans les grands circuits. L\u2019\u00e9dition 2026 poursuit cette ligne en interrogeant aussi la mani\u00e8re dont la France regarde un ancien territoire plac\u00e9 sous protectorat colonial entre 1912 et 1956.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e9faire le regard colonial<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le texte de pr\u00e9sentation du festival annonce clairement son intention : ne pas r\u00e9duire des cultures anciennes, mouvantes et h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes aux repr\u00e9sentations orientalistes h\u00e9rit\u00e9es de la colonisation. La programmation donne ainsi une place importante \u00e0 la darija, l\u2019arabe marocain, et aux langues amazighes, reconnues comme langues officielles au Maroc depuis 2011.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette volont\u00e9 de d\u00e9placer le regard traverse notamment la r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0 Ahmed Bouanani, figure essentielle du cin\u00e9ma marocain moderne. Cin\u00e9aste, po\u00e8te, romancier, dessinateur et monteur, Bouanani appartient \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration qui, apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, cherche \u00e0 inventer une image du pays affranchie des codes coloniaux. Son unique long m\u00e9trage, Le Mirage, r\u00e9alis\u00e9 en 1979, c\u00f4toie \u00e0 Douarnenez plusieurs de ses courts m\u00e9trages et des \u0153uvres consacr\u00e9es \u00e0 son parcours.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le festival revient \u00e9galement sur l\u2019exp\u00e9rience de jeunes Marocains partis \u00e9tudier \u00e0 l\u2019\u00c9cole de cin\u00e9ma de \u0141\u00f3d\u017a, en Pologne, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960. Parmi eux figure Mostafa Derkaoui, dont le cin\u00e9ma politique et exp\u00e9rimental allait profond\u00e9ment marquer la cr\u00e9ation marocaine.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une autre s\u00e9quence se penche sur la revue Souffles, fond\u00e9e \u00e0 Rabat en 1966 par Abdellatif La\u00e2bi. Devenue un foyer majeur de cr\u00e9ation litt\u00e9raire et de critique politique, elle fut interdite en 1972. Un documentaire sonore en cinq \u00e9pisodes restitue cette effervescence \u00e0 partir de textes, de t\u00e9moignages et d\u2019archives.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Festival-Douarmenez.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"399\" height=\"501\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Festival-Douarmenez.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158594\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des cin\u00e9mas marocains entre g\u00e9n\u00e9rations et diasporas<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Maroc de Douarnenez ne se limite pas aux grandes figures historiques. Le programme fait dialoguer plusieurs g\u00e9n\u00e9rations et accorde une place importante aux r\u00e9alisatrices, aux artistes diasporiques et aux collectifs contemporains.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un hommage est ainsi rendu \u00e0 Dalila Ennadre, documentariste n\u00e9e \u00e0 Casablanca et ayant grandi \u00e0 La Courneuve, dont les films ont souvent donn\u00e9 la parole \u00e0 des femmes et \u00e0 des habitants laiss\u00e9s en marge des repr\u00e9sentations dominantes. Les \u0153uvres de Le\u00efla Kilani, Yasmine Kassari, Izza Genini ou encore Randa Maroufi prolongent cette exploration de soci\u00e9t\u00e9s travers\u00e9es par les questions de classe, de genre, de migration et de m\u00e9moire.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le collectif Tizintizwa, quant \u00e0 lui, apporte une \u00e9criture plus contemporaine, attentive aux territoires, aux langues et aux formes de r\u00e9sistance. Une carte blanche intitul\u00e9e Filmer comme on parle r\u00e9sume presque \u00e0 elle seule l\u2019ambition de cette \u00e9dition : faire du cin\u00e9ma un lieu o\u00f9 les r\u00e9cits se construisent depuis ceux qui vivent les r\u00e9alit\u00e9s film\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La manifestation est par ailleurs inscrite dans la Saison M\u00e9diterran\u00e9e 2026, port\u00e9e par les minist\u00e8res fran\u00e7ais de l\u2019Europe et des Affaires \u00e9trang\u00e8res et de la Culture et mise en \u0153uvre par l\u2019Institut fran\u00e7ais. Cette saison, d\u00e9ploy\u00e9e du 15 mai au 31 octobre, entend pr\u00e9cis\u00e9ment valoriser les identit\u00e9s plurielles, les diasporas, les migrations et la circulation des r\u00e9cits entre les deux rives.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Douarnenez, cette M\u00e9diterran\u00e9e prend donc le visage d\u2019un Maroc impossible \u00e0 r\u00e9duire \u00e0 une seule d\u00e9finition. Le cin\u00e9ma en r\u00e9v\u00e8le les tensions, les h\u00e9ritages et les langues. Surtout, il permet \u00e0 celles et ceux qui vivent ces \u00ab Marocs \u00bb d\u2019en reprendre le r\u00e9cit.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Dates : 15 au 22 ao\u00fbt 2026<br \/>Lieu : Festival de cin\u00e9ma de Douarnenez, 29100 Douarnenez, Finist\u00e8re<br \/>Projections : Le Club, La Balise, Auditorium du Port-Mus\u00e9e et amphith\u00e9\u00e2tre Saint-Blaise, notamment<br \/>Place du Festival : Parking du Centre, Douarnenez<br \/>Tarifs cin\u00e9ma : 8 \u20ac plein tarif ; 6 \u20ac tarif r\u00e9duit ; 4 \u20ac pour les moins de 14 ans<br \/>Programme complet et r\u00e9servations : site officiel du Festival de cin\u00e9ma de Douarnenez et billetterie en ligne<br \/>Contact : <a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/limage-du-jour\/notre-semaine-culturelle-a-douarnenez-le-maroc-se-raconte-au-pluriel-jusquau-22-aout\/mailto:info@festival-douarnenez.com\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">info@festival-douarnenez.com<\/a> \u2013 02 98 92 09 21<br \/>Th\u00e8me 2026 : Les Marocs \u2013 MAROKO[\u00d9]<br \/>Label : Saison M\u00e9diterran\u00e9e 2026 \u2013 Institut fran\u00e7ais<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Paris attendra \u00bb : \u00e0 Godomey, le livre prend la sc\u00e8ne (20-21 ao\u00fbt)<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Godomey, la Foire litt\u00e9raire \u00ab Paris attendra \u00bb transforme la pr\u00e9sentation d\u2019un roman en rendez-vous culturel ouvert. Autour d\u2019Ezin Pierre Dognon, \u00e9crivain et slameur b\u00e9ninois, deux journ\u00e9es m\u00ealent litt\u00e9rature, oralit\u00e9, musique, th\u00e9\u00e2tre et rencontres avec le public \u00e0 B\u00e9nin Excellence Godomey.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Paris-attendra-Festival-livre.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"480\" height=\"640\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Paris-attendra-Festival-livre.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158610\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les 20 et 21 ao\u00fbt 2026, la Biblioth\u00e8que B\u00e9nin Excellence de Godomey accueille la Foire litt\u00e9raire Paris attendra, deux journ\u00e9es construites autour du nouveau roman d\u2019Ezin Pierre Dognon. Organis\u00e9 par la maison d\u2019\u00e9dition III Lumi\u00e8re avec le soutien des Livres Vidol\u00e9, le rendez-vous se d\u00e9roulera de 9 h \u00e0 17 h et entend d\u00e9passer le cadre classique d\u2019une pr\u00e9sentation d\u2019ouvrage.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au programme sont annonc\u00e9s des rencontres litt\u00e9raires, des dict\u00e9es, des stands d\u2019auteurs et d\u2019exposants, mais \u00e9galement de la musique, du th\u00e9\u00e2tre, de la danse, de la mode et de la gastronomie. L\u2019entr\u00e9e est libre et gratuite. Cette diversit\u00e9 donne \u00e0 la manifestation l\u2019allure d\u2019une petite foire culturelle o\u00f9 le livre sert de point de d\u00e9part \u00e0 une circulation entre plusieurs disciplines artistiques.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un roman sur l\u2019exil, l\u2019arbitraire et le pouvoir des mots<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Publi\u00e9 au printemps 2026 par III Lumi\u00e8re, Paris attendra suit De Medeiros, un homme dont le voyage vers la France s\u2019interrompt brutalement \u00e0 l\u2019a\u00e9roport d\u2019Abidjan. Arr\u00eat\u00e9 et emprisonn\u00e9, il se retrouve pris dans un engrenage o\u00f9 se m\u00ealent injustice, corruption et incertitude. Depuis sa cellule, l\u2019\u00e9criture devient son principal recours : il adresse une lettre \u00e0 Samira, la femme qu\u2019il aime, tandis que se dessinent les souvenirs, les d\u00e9sillusions et les choix qui ont marqu\u00e9 son parcours.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le roman aborde ainsi l\u2019exil sans en faire uniquement une affaire de d\u00e9placement g\u00e9ographique. Paris, annonc\u00e9 par le titre, fonctionne aussi comme un horizon contrari\u00e9, celui d\u2019une vie que le personnage pensait retrouver avant que l\u2019arbitraire ne bouleverse sa trajectoire. L\u2019\u0153uvre interroge la justice, les rapports de pouvoir et la fragilit\u00e9 des individus lorsqu\u2019ils se trouvent confront\u00e9s \u00e0 des institutions qui leur \u00e9chappent.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Paris-attendra.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"704\" height=\"575\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Paris-attendra.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158611\" style=\"width:601px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le livre b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une pr\u00e9face d\u2019Olympe Bh\u00ealy-Quenum, grande figure des lettres b\u00e9ninoises. Ce compagnonnage litt\u00e9raire inscrit le texte de Dognon dans une continuit\u00e9 entre g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9crivains, tout en soulignant les th\u00e8mes de l\u2019exil et de l\u2019ancrage qui traversent le r\u00e9cit. Paris attendra compte 102 pages dans son \u00e9dition broch\u00e9e et constitue le quatri\u00e8me roman de l\u2019auteur.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand le slam \u00e9largit le territoire du livre<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La forme prise par la foire n\u2019est pas \u00e9trang\u00e8re au parcours d\u2019Ezin Pierre Dognon. Connu \u00e9galement sous le nom de Myster Ezin, il partage son activit\u00e9 entre \u00e9criture, slam, recherche et musique. Docteur en musique et musicologie, il d\u00e9veloppe depuis plusieurs ann\u00e9es un travail o\u00f9 la litt\u00e9rature rencontre l\u2019oralit\u00e9 et le rythme.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette identit\u00e9 multiple explique en partie le choix d\u2019une manifestation o\u00f9 l\u2019\u00e9crivain ne reste pas assis derri\u00e8re une table de d\u00e9dicaces. Th\u00e9\u00e2tre, danse ou musique prolongent ici le texte et peuvent attirer des publics qui ne fr\u00e9quentent pas n\u00e9cessairement les salons litt\u00e9raires. La foire fait du livre un objet de rencontre plut\u00f4t qu\u2019un domaine r\u00e9serv\u00e9 aux seuls lecteurs habituels.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enjeu d\u00e9passe le lancement de Paris attendra. Dans un contexte o\u00f9 les professionnels africains du livre cherchent \u00e0 \u00e9largir leurs espaces de diffusion et \u00e0 rapprocher auteurs et lecteurs, la manifestation de Godomey exp\u00e9rimente une forme accessible de m\u00e9diation culturelle. Les \u00e9tudiants, enseignants, professionnels du livre et simples curieux sont invit\u00e9s \u00e0 rencontrer directement les auteurs et exposants.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choix de la Biblioth\u00e8que B\u00e9nin Excellence renforce cette dimension. Pendant deux journ\u00e9es, un roman consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019injustice et \u00e0 l\u2019exil devient ainsi le centre d\u2019un \u00e9v\u00e9nement plus vaste o\u00f9 litt\u00e9rature, sc\u00e8ne et pratiques populaires se c\u00f4toient. Une mani\u00e8re, aussi, de rappeler que le livre peut trouver de nouveaux lecteurs lorsqu\u2019il accepte de sortir de ses fronti\u00e8res habituelles.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Dates : 20 et 21 ao\u00fbt 2026<br \/>Horaires : 9 h \u00e0 17 h<br \/>Lieu : Biblioth\u00e8que B\u00e9nin Excellence, Godomey, B\u00e9nin<br \/>Entr\u00e9e : libre et gratuite<br \/>Organisation : III Lumi\u00e8re, avec le soutien des Livres Vidol\u00e9<br \/>Programme annonc\u00e9 : rencontres litt\u00e9raires, dict\u00e9es, musique, th\u00e9\u00e2tre, danse, mode, gastronomie, stands d\u2019auteurs et d\u2019exposants<br \/>Informations : Africultures et communications officielles de Myster Ezin<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Cap, l\u2019art et le cin\u00e9ma face aux m\u00e9moires africaines (22-28 ao\u00fbt)<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au Cchs par un symposium sur l\u2019art, la m\u00e9moire et la lib\u00e9ration, avant de poursuivre sa programmation panafricaine avec Difret, drame \u00e9thiopien sur la justice, les violences faites aux femmes et l\u2019\u00e9mancipation.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 quelques jours d\u2019intervalle, deux rendez-vous r\u00e9sument une part essentielle du projet culturel port\u00e9 par Zeitz MOCAA au Cap : relire l\u2019histoire politique du continent par ses artistes, ses archives et ses images. Le 22 ao\u00fbt 2026, le mus\u00e9e consacre une journ\u00e9e enti\u00e8re \u00e0 Spring Is Rebellious: The Art &amp; Life of Albie Sachs, exposition ouverte en juillet 2025 et qui s\u2019ach\u00e8ve le lendemain, 23 ao\u00fbt. Puis, le 28 ao\u00fbt, sa programmation se d\u00e9place au Labia Theatre pour une projection de Difret, du r\u00e9alisateur \u00e9thiopien Zeresenay Berhane Mehari. Deux propositions distinctes, mais travers\u00e9es par une m\u00eame question : comment l\u2019art intervient-il dans les combats pour la justice ?<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Spring-is-Rebellious.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"805\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Spring-is-Rebellious-805x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158607\" style=\"aspect-ratio:0.7861073774441429;width:627px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Albie Sachs, une vie politique racont\u00e9e par les \u0153uvres<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Figure majeure de la lutte contre l\u2019apartheid, Albie Sachs fut avocat, militant, \u00e9crivain puis juge \u00e0 la Cour constitutionnelle d\u2019Afrique du Sud entre 1994 et 2009. Contraint \u00e0 l\u2019exil en 1966, il s\u2019installa ensuite au Mozambique, o\u00f9 il enseigna le droit \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Eduardo Mondlane. En 1988, il surv\u00e9cut \u00e0 Maputo \u00e0 un attentat \u00e0 la voiture pi\u00e9g\u00e9e organis\u00e9 par des agents des services de s\u00e9curit\u00e9 sud-africains. Apr\u00e8s son retour en Afrique du Sud, il participa \u00e0 l\u2019\u00e9laboration du nouvel ordre constitutionnel avant d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 \u00e0 la Cour constitutionnelle par Nelson Mandela en 1994.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais Spring Is Rebellious ne se pr\u00e9sente pas comme une simple exposition biographique. Sous le commissariat de Phokeng Setai, le parcours utilise la trajectoire de Sachs comme fil conducteur pour relier les histoires politiques et artistiques de l\u2019Afrique du Sud et du Mozambique. Archives, \u0153uvres et documents proviennent notamment des UWC-Robben Island Mayibuye Archives, de la collection d\u2019art de la Cour constitutionnelle et de la collection personnelle de Sachs. Le propos d\u00e9passe ainsi la m\u00e9moire d\u2019un homme : il montre comment artistes, \u00e9crivains et militants ont accompagn\u00e9, parfois pr\u00e9c\u00e9d\u00e9, les transformations politiques de l\u2019Afrique australe.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Difret.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"600\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Difret.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158608\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le symposium du 22 ao\u00fbt, organis\u00e9 de 10 h \u00e0 19 h 30, prolonge cette r\u00e9flexion. Artistes, universitaires, commissaires et acteurs culturels y interrogent archives, design d\u2019exposition, p\u00e9dagogie et m\u00e9moire collective. Parmi les participants figurent notamment Albie Sachs, l\u2019\u00e9crivaine Antjie Krog, la po\u00e8te et ancienne diplomate Barbara Masekela et l\u2019historienne culturelle Atiyyah Khan. La journ\u00e9e se conclut par une discussion autour du texte de Sachs Preparing Ourselves for Freedom, \u00e9crit en 1989, qui interrogeait d\u00e9j\u00e0 la place de la culture dans une soci\u00e9t\u00e9 appel\u00e9e \u00e0 se lib\u00e9rer de l\u2019apartheid.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De l\u2019Afrique australe \u00e0 l\u2019\u00c9thiopie, la justice passe aussi par l\u2019\u00e9cran<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Six jours plus tard, le regard se d\u00e9place vers l\u2019Afrique de l\u2019Est. Le Pan-African Film Caravan, programme d\u00e9velopp\u00e9 par Zeitz MOCAA en amont de l\u2019exposition Turning Towards the Sun, pr\u00e9sente Difret, r\u00e9alis\u00e9 en 2014 par Zeresenay Berhane Mehari. La projection a lieu le 28 ao\u00fbt au Labia Theatre et sera suivie d\u2019une conversation conduite par l\u2019\u00e9quipe curatoriale du mus\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Inspir\u00e9 d\u2019une histoire r\u00e9elle, Difret suit Hirut Assefa, une adolescente de 14 ans enlev\u00e9e dans le cadre d\u2019une pratique de mariage par kidnapping. En tentant de s\u2019\u00e9chapper, elle tue son ravisseur et se retrouve poursuivie pour meurtre. Son destin croise celui de l\u2019avocate Meaza Ashenafi, qui entreprend de la d\u00e9fendre et, au-del\u00e0 de son cas individuel, de remettre en cause les structures juridiques et sociales prot\u00e9geant les violences faites aux femmes. Mehari choisit la retenue plut\u00f4t que le spectaculaire : le conflit entre coutume, droit et dignit\u00e9 humaine se construit \u00e0 travers les gestes et les d\u00e9cisions des personnages.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le choix de Difret \u00e9claire le sens du Pan-African Film Caravan. De mai \u00e0 novembre 2026, le programme fait circuler au Cap des \u0153uvres venues de diff\u00e9rentes r\u00e9gions du continent et de la diaspora, du cin\u00e9ma historique \u00e0 la science-fiction, du documentaire aux \u00e9critures exp\u00e9rimentales. Apr\u00e8s des films du Nest Collective, de Lemohang Jeremiah Mosese ou de Mostafa Derkaoui, cette \u00e9tape \u00e9thiopienne rappelle combien le cin\u00e9ma africain peut \u00eatre \u00e0 la fois archive sociale, instrument critique et espace d\u2019\u00e9mancipation.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Zeitz MOCAA, la derni\u00e8re semaine d\u2019ao\u00fbt dessine ainsi un passage de relais : de l\u2019art qui accompagna les luttes de lib\u00e9ration en Afrique australe au cin\u00e9ma qui interroge aujourd\u2019hui les droits des femmes en \u00c9thiopie. Entre les deux, une m\u00eame conviction demeure : les images ne se contentent pas de documenter l\u2019histoire. Elles participent aux d\u00e9bats qui la transforment.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Exposition : Spring Is Rebellious: The Art &amp; Life of Albie Sachs<br \/>Date de cl\u00f4ture : 23 ao\u00fbt 2026<br \/>Symposium : 22 ao\u00fbt 2026, de 10 h \u00e0 19 h 30<br \/>Lieu : Zeitz MOCAA, Ocular Lounge, Level 6, Silo District, V&amp;A Waterfront, Le Cap, Afrique du Sud<br \/>Tarif du symposium : 265 rands, inclus dans le billet d\u2019entr\u00e9e standard du mus\u00e9e ; gratuit pour les membres Zeitz MOCAA<br \/>Projection : Difret de Zeresenay Berhane Mehari<br \/>Date et horaire : 28 ao\u00fbt 2026, de 18 h \u00e0 20 h<br \/>Lieu : The Labia Theatre, Le Cap<br \/>Tarif : 30 rands ; gratuit pour les membres Zeitz MOCAA<br \/>R\u00e9servations et programme : site officiel de Zeitz MOCAA<br \/>Contact : <a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/limage-du-jour\/notre-semaine-culturelle-a-douarnenez-le-maroc-se-raconte-au-pluriel-jusquau-22-aout\/mailto:info@zeitzmocaa.museum\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">info@zeitzmocaa.museum<\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Angoul\u00eame, Ben\u2019Imana et Congo Boy au c\u0153ur de la comp\u00e9tition (24-29 ao\u00fbt)<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Angoul\u00eame, deux films africains remarqu\u00e9s \u00e0 Cannes entrent en comp\u00e9tition. Avec Ben\u2019Imana, Marie-Cl\u00e9mentine Dusabejambo interroge la r\u00e9conciliation au Rwanda ; dans Congo Boy, Rafiki Fariala suit un adolescent r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 Bangui, partag\u00e9 entre responsabilit\u00e9s familiales, guerre, musique et espoir.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Congo-Boy.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"355\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Congo-Boy.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-158618\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux cin\u00e9astes, deux pays marqu\u00e9s par les violences politiques, deux mani\u00e8res de raconter ce qui vient apr\u00e8s. Du 24 au 29 ao\u00fbt 2026, le Festival du film francophone d\u2019Angoul\u00eame accueille en comp\u00e9tition Ben\u2019Imana, de la Rwandaise Marie-Cl\u00e9mentine Dusabejambo, et Congo Boy, du r\u00e9alisateur centrafricain Rafiki Fariala. Tous deux arrivent pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s d\u2019une reconnaissance importante \u00e0 Cannes : Ben\u2019Imana a remport\u00e9 la Cam\u00e9ra d\u2019or 2026, tandis que Congo Boy, pr\u00e9sent\u00e9 comme lui dans la section Un Certain Regard, y a obtenu le prix du meilleur acteur.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Leur pr\u00e9sence \u00e0 Angoul\u00eame souligne surtout la vitalit\u00e9 de cin\u00e9matographies africaines qui refusent d\u2019enfermer leurs personnages dans le seul statut de victimes. La guerre et le g\u00e9nocide constituent l\u2019arri\u00e8re-plan des deux r\u00e9cits, mais les films s\u2019int\u00e9ressent davantage \u00e0 ce que ces h\u00e9ritages produisent dans l\u2019intimit\u00e9 : les contradictions, les responsabilit\u00e9s, les r\u00eaves et la difficult\u00e9 \u00e0 reconstruire une vie.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ben\u2019Imana, la r\u00e9conciliation mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Situ\u00e9 au Rwanda en 2012, Ben\u2019Imana suit V\u00e9n\u00e9randa, survivante du g\u00e9nocide contre les Tutsis de 1994. Engag\u00e9e dans les processus communautaires de justice et de r\u00e9conciliation, elle organise des rencontres entre victimes et familles de bourreaux. Elle croit \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de la parole et des proc\u00e8s pour permettre \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 meurtrie de continuer \u00e0 vivre.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais Marie-Cl\u00e9mentine Dusabejambo d\u00e9place progressivement cette question collective vers la sph\u00e8re familiale. Lorsque V\u00e9n\u00e9randa apprend la grossesse inattendue de sa fille, les certitudes qu\u2019elle d\u00e9fend publiquement se heurtent \u00e0 ses propres blessures et \u00e0 des zones plus obscures de son pass\u00e9. Le film ne demande donc pas seulement si une nation peut pardonner : il confronte la r\u00e9conciliation \u00e0 ce qu\u2019elle exige concr\u00e8tement des individus.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Benimana.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"705\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Benimana-705x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158619\" style=\"aspect-ratio:0.6882257598969782;width:427px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour son premier long m\u00e9trage, la r\u00e9alisatrice rwandaise poursuit une r\u00e9flexion sur la m\u00e9moire qu\u2019elle pr\u00e9sente elle-m\u00eame comme centrale : comment se reconstruire sans effacer le pass\u00e9, mais sans non plus rester prisonnier de lui ? Cannes a r\u00e9compens\u00e9 cette d\u00e9marche par la Cam\u00e9ra d\u2019or, attribu\u00e9e au meilleur premier film toutes sections confondues. Ben\u2019Imana est \u00e9galement une coproduction associant le Rwanda, le Gabon, la France, la Norv\u00e8ge et la C\u00f4te d\u2019Ivoire.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Congo Boy, grandir \u00e0 Bangui quand tout vacille<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec Congo Boy, Rafiki Fariala choisit un autre \u00e2ge et un autre tempo. Robert, 17 ans, est un r\u00e9fugi\u00e9 congolais install\u00e9 \u00e0 Bangui, en R\u00e9publique centrafricaine. Il r\u00eave d\u2019une carri\u00e8re musicale. Lorsque ses parents sont arr\u00eat\u00e9s, il doit soudain prendre en charge ses quatre jeunes fr\u00e8res et s\u0153urs. Petits boulots, pr\u00e9paration du baccalaur\u00e9at, menace des milices et r\u00e9p\u00e9titions musicales rythment d\u00e9sormais son quotidien. Un concours de musique appara\u00eet bient\u00f4t comme une possible \u00e9chapp\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00e9cit emprunte directement \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de Fariala, lui-m\u00eame arriv\u00e9 enfant en Centrafrique comme r\u00e9fugi\u00e9 congolais. Mais le cin\u00e9aste transforme cette mati\u00e8re autobiographique en fiction et refuse de laisser la violence absorber enti\u00e8rement son personnage. Robert veut travailler, aimer, r\u00e9ussir ses examens et monter sur sc\u00e8ne. La musique devient moins un refuge qu\u2019une mani\u00e8re de se projeter dans un avenir encore possible.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette attention \u00e0 la jeunesse \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans le travail de Rafiki Fariala, remarqu\u00e9 avec son documentaire Nous, \u00e9tudiants !. Dans Congo Boy, elle prend la forme d\u2019un r\u00e9cit initiatique o\u00f9 la survie mat\u00e9rielle cohabite avec un d\u00e9sir farouche d\u2019accomplissement.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Angoul\u00eame, le rapprochement entre les deux films est \u00e9clairant. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, une femme tente de faire vivre la justice apr\u00e8s le g\u00e9nocide ; de l\u2019autre, un adolescent refuse que la guerre d\u00e9cide enti\u00e8rement de son existence. L\u2019un travaille la m\u00e9moire, l\u2019autre l\u2019avenir. Ensemble, ils montrent des cin\u00e9mas africains capables d\u2019aborder les blessures de l\u2019histoire sans r\u00e9duire leurs personnages \u00e0 celles-ci.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Dates : 24 au 29 ao\u00fbt 2026<br \/>\u00c9v\u00e9nement : Festival du film francophone d\u2019Angoul\u00eame<br \/>Lieux : CGR \u00c9peron, Cin\u00e9ma de la Cit\u00e9, Le Nil et Espace Franquin, Angoul\u00eame<br \/>Ben\u2019Imana : projections du 24 au 29 ao\u00fbt 2026<br \/>Congo Boy : projections du 24 au 29 ao\u00fbt 2026<br \/>Pass FFA : 25 \u20ac pour 10 entr\u00e9es, dans la limite des places disponibles<br \/>Programme complet et r\u00e9servations : <a href=\"http:\/\/www.filmfrancophone.fr\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">www.filmfrancophone.fr<\/a><br \/>Contact : <a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/limage-du-jour\/notre-semaine-culturelle-a-douarnenez-le-maroc-se-raconte-au-pluriel-jusquau-22-aout\/mailto:contact@filmfrancophone.fr\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">contact@filmfrancophone.fr<\/a> \u2013 05 45 95 05 66<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De Djib \u00e0 Mumbi, deux visions africaines du cin\u00e9ma (26 ao\u00fbt)<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 26 ao\u00fbt, deux films aux trajectoires oppos\u00e9es arrivent dans les salles fran\u00e7aises. Jean Odoutan ressort Djib, chronique mordante de la banlieue des ann\u00e9es 1990, tandis que Damien Hauser imagine avec Memory of Princess Mumbi une Afrique futuriste et po\u00e9tique.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 vingt-six ans de distance, leurs images se r\u00e9pondent. Le 26 ao\u00fbt 2026, Djib, deuxi\u00e8me long m\u00e9trage de Jean Odoutan, revient dans les salles fran\u00e7aises apr\u00e8s une premi\u00e8re sortie le 29 novembre 2000. Le m\u00eame jour, le cin\u00e9aste helv\u00e9tico-k\u00e9nyan Damien Hauser pr\u00e9sente au public fran\u00e7ais Memory of Princess Mumbi, fiction de science-fiction d\u00e9couverte aux Giornate degli Autori de Venise en 2025.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le rapprochement est presque trop beau pour ne pas \u00eatre observ\u00e9. Dans Djib, Odoutan filme une jeunesse noire et m\u00e9tiss\u00e9e de la banlieue parisienne \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle, avec ses tensions identitaires et ses r\u00eaves de d\u00e9part. Hauser, lui, projette l\u2019Afrique plusieurs d\u00e9cennies dans l\u2019avenir et choisit de questionner les images de guerre, l\u2019intelligence artificielle et notre mani\u00e8re de fabriquer des r\u00e9cits sur le continent.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Djib, une banlieue fran\u00e7aise vue par Jean Odoutan<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Djib.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"571\" height=\"821\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Djib.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158623\" style=\"width:432px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Djibril a treize ans, vit \u00e0 Asni\u00e8res avec sa grand-m\u00e8re et entretient avec l\u2019\u00e9cole une relation pour le moins conflictuelle. Rebelle, d\u00e9brouillard et amoureux de Jos\u00e9phine, il cherche de l\u2019argent pour pouvoir partir en vacances avec elle. Ses combines l\u2019entra\u00eenent notamment dans un improbable trafic de saucisson sec et de mortadelle. Derri\u00e8re la com\u00e9die se dessine pourtant un r\u00e9cit plus mordant sur l\u2019adolescence, la couleur de peau, les appartenances et la France urbaine des ann\u00e9es 1990.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">N\u00e9 au B\u00e9nin et install\u00e9 en France depuis 1980, Jean Odoutan a construit une \u0153uvre profond\u00e9ment personnelle, cumulant les fonctions de sc\u00e9nariste, r\u00e9alisateur, producteur, compositeur et parfois acteur. Djib porte cette libert\u00e9 de ton. Son univers refuse la respectabilit\u00e9 et les personnages exemplaires : il pr\u00e9f\u00e8re les exc\u00e8s, les contradictions, l\u2019argot et l\u2019humour pour raconter des identit\u00e9s fran\u00e7aises travaill\u00e9es par les h\u00e9ritages africains et les rencontres de la banlieue.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa ressortie permet surtout de mesurer ce que le cin\u00e9ma fran\u00e7ais montrait \u2014 ou ne montrait pas \u2014 au tournant des ann\u00e9es 2000. Djib n\u2019est ni un symbole de l\u2019immigration ni le personnage secondaire d\u2019un r\u00e9cit con\u00e7u par d\u2019autres. Il occupe le centre de l\u2019image, avec son insolence, ses mauvais choix et son imaginaire amoureux.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec Mumbi, l\u2019Afrique ne veut plus \u00eatre r\u00e9duite au malheur<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Memory of Princess Mumbi d\u00e9place radicalement le d\u00e9cor. Nous sommes dans les ann\u00e9es 2090. Apr\u00e8s une grande guerre qui a profond\u00e9ment boulevers\u00e9 le rapport aux technologies, le jeune cin\u00e9aste Kuve se rend dans le royaume fictif d\u2019Umata pour tourner un documentaire. Il pense y trouver une soci\u00e9t\u00e9 \u00e9cras\u00e9e par les s\u00e9quelles du conflit. Il rencontre au contraire des habitants qui vivent, aiment et trouvent de la beaut\u00e9 dans leur quotidien. Puis il fait la connaissance de Mumbi.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 partir de cette rencontre, Damien Hauser m\u00e9lange science-fiction, romance et faux documentaire. Le film interroge notamment l\u2019usage de l\u2019intelligence artificielle dans la fabrication des images. Mumbi conteste la tentation du cin\u00e9aste de dramatiser ce qu\u2019il filme et remet en cause le regard qui attend de l\u2019Afrique qu\u2019elle fournisse continuellement des r\u00e9cits de guerre, de douleur et de catastrophe.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette r\u00e9flexion donne au film une port\u00e9e particuli\u00e8re. Hauser ne nie ni les conflits ni leurs traces ; il refuse simplement qu\u2019ils constituent l\u2019unique langage disponible pour repr\u00e9senter le continent. L\u2019Afrique futuriste de Memory of Princess Mumbi peut \u00eatre meurtrie et n\u00e9anmoins joyeuse, technologique et traditionnelle, m\u00e9lancolique et amoureuse.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Memory-of-Princess-.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Memory-of-Princess--683x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158625\" style=\"aspect-ratio:0.6666594975911906;width:463px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le film est une coproduction entre la Suisse, le Kenya et l\u2019Arabie saoudite. Pr\u00e9sent\u00e9 en premi\u00e8re mondiale en septembre 2025, il a notamment \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 aux Giornate degli Autori, section ind\u00e9pendante organis\u00e9e parall\u00e8lement \u00e0 la Mostra de Venise.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voir Djib et Memory of Princess Mumbi arriver le m\u00eame jour sur les \u00e9crans fran\u00e7ais offre ainsi un saisissant raccourci de vingt-six ann\u00e9es de cin\u00e9ma. D\u2019un adolescent noir cherchant sa place dans la France des ann\u00e9es 1990 \u00e0 une princesse africaine contestant la mani\u00e8re dont on fabrique son image, une m\u00eame question demeure : qui poss\u00e8de le droit de raconter une histoire, et depuis quel regard ?<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Sortie en salles : 26 ao\u00fbt 2026<br \/>Djib : r\u00e9alis\u00e9 par Jean Odoutan<br \/>Production \/ distribution : 45rdlc<br \/>Premi\u00e8re sortie fran\u00e7aise : 29 novembre 2000<br \/>Nouvelle sortie fran\u00e7aise : 26 ao\u00fbt 2026<br \/>Memory of Princess Mumbi : r\u00e9alis\u00e9 par Damien Hauser<br \/>Pays de production : Suisse, Kenya, Arabie saoudite<br \/>Distribution France : Destiny Films<br \/>Sortie fran\u00e7aise : 26 ao\u00fbt 2026<br \/>Interpr\u00e8tes principaux : Shandra Apondi, Ibrahim Joseph, Samson Waithaka<br \/>S\u00e9ances et salles : programmation disponible sur les fiches cin\u00e9ma \u00e0 partir de la sortie nationale<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rototom Sunsplash, le reggae \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du climat (16-22 ao\u00fbt)<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Benic\u00e0ssim, Rototom Sunsplash c\u00e9l\u00e8bre le reggae comme une culture vivante et politique. Pour sa 31e \u00e9dition, le festival conjugue musiques afrodescendantes, d\u00e9bats sociaux et innovations \u00e9cologiques, jusqu\u2019\u00e0 transformer le rendez-vous musical en laboratoire grandeur nature de la f\u00eate durable.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/ROTOTOM.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"524\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/ROTOTOM-524x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158627\" style=\"aspect-ratio:0.5117233235597274;width:497px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 Benic\u00e0ssim, sur la c\u00f4te m\u00e9diterran\u00e9enne espagnole, le reggae ne se limite plus aux sc\u00e8nes. Pour sa 31e \u00e9dition, Rototom Sunsplash rassemble, du 16 au 22 ao\u00fbt 2026, concerts, d\u00e9bats, ateliers et initiatives environnementales. Apr\u00e8s une Welcome Party le 16 ao\u00fbt, six journ\u00e9es officielles se succ\u00e8dent jusqu\u2019au samedi 22. Le festival attend environ 25 000 visiteurs par jour.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La programmation reste solidement ancr\u00e9e dans l\u2019histoire jama\u00efcaine du reggae tout en ouvrant ses sc\u00e8nes aux musiques urbaines, au dancehall, au dub et aux cr\u00e9ations afrodescendantes contemporaines. Major Lazer Soundsystem, Shenseea, Protoje, Greentea Peng, The Itals, Twinkle Brothers ou Bushman illustrent cette amplitude.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Afrique occupe elle aussi une place identifiable. Le 17 ao\u00fbt, l\u2019Ivoirien Alpha Blondy, accompagn\u00e9 du Solar System, partage l\u2019affiche avec le Soudanais Mo Ali &amp; The Islamic Roots. Le Nig\u00e9rian Dre Tala participe \u00e9galement \u00e0 cette \u00e9dition, dans une programmation que les organisateurs pr\u00e9sentent comme un espace de rencontre des nouvelles sc\u00e8nes afrodescendantes.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du reggae roots aux nouvelles sc\u00e8nes afrodescendantes<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les deux derniers jours r\u00e9sument bien la philosophie musicale du festival. Le 21 ao\u00fbt renoue nettement avec les racines du reggae. Protoje &amp; The Indiggnation, Twinkle Brothers, Bushman et Macka B figurent parmi les artistes annonc\u00e9s ce jour-l\u00e0. Rototom pr\u00e9sente lui-m\u00eame cette soir\u00e9e comme plac\u00e9e sous le signe d\u2019une \u00ab pure cadence roots \u00bb.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Rototom-1.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"667\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Rototom-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158628\" style=\"aspect-ratio:1.4992503022974606;width:445px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 22 ao\u00fbt, pour la cl\u00f4ture, le spectre s\u2019\u00e9largit. La Britannique Greentea Peng, dont la musique m\u00eale soul, reggae et R&amp;B, c\u00f4toie notamment la Barcelonaise Lia Kali et la sc\u00e8ne \u00e9lectronique et sound system. Ce passage permanent entre h\u00e9ritage et hybridation est devenu l\u2019une des signatures de Rototom.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le festival conserve ainsi le reggae comme colonne vert\u00e9brale sans le transformer en patrimoine fig\u00e9. Les musiques n\u00e9es dans la Jama\u00efque des ann\u00e9es 1960 et 1970 dialoguent avec des artistes africains, europ\u00e9ens, carib\u00e9ens et diasporiques qui en prolongent aujourd\u2019hui les dimensions politiques et sociales.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette circulation se retrouve hors des sc\u00e8nes. \u00c0 Jamkunda, ateliers et rencontres sont notamment consacr\u00e9s aux cultures et r\u00e9alit\u00e9s africaines. Reggae University revient sur l\u2019histoire des musiques jama\u00efcaines, tandis que le Foro Social aborde des questions qui d\u00e9passent largement le cadre musical : racisme, droits humains, crise du logement, migrations, justice environnementale ou \u00e9cof\u00e9minisme.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un festival face \u00e0 l\u2019urgence climatique<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est sur le terrain environnemental que l\u2019\u00e9dition 2026 prend une dimension particuli\u00e8rement actuelle. Confront\u00e9 aux fortes chaleurs estivales, Rototom a adapt\u00e9 l\u2019organisation de son site. L\u2019ouverture de l\u2019espace des concerts est repouss\u00e9e \u00e0 17 heures, tandis que les activit\u00e9s susceptibles de r\u00e9unir les foules sont davantage programm\u00e9es \u00e0 la tomb\u00e9e du jour.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des zones comme Pachamama, Jamkunda et Magicomundo sont d\u00e9sormais \u00e9galement pens\u00e9es comme des refuges climatiques. Carpes ventil\u00e9es, espaces bois\u00e9s, protections contre les UV et structures cr\u00e9ant de larges surfaces d\u2019ombre permettent d\u2019associer programmation culturelle et protection contre la chaleur.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le festival va plus loin dans la r\u00e9duction de son empreinte. Une nouvelle technologie \u00e9nerg\u00e9tique hybride d\u00e9ploy\u00e9e avec GTECH doit permettre, selon les organisateurs, d\u2019\u00e9conomiser pr\u00e8s de 3 000 litres de carburant et d\u2019\u00e9viter 7,7 tonnes de CO\u2082 pendant l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Cinquante-quatre fontaines d\u2019eau ont par ailleurs \u00e9t\u00e9 install\u00e9es sur le site et au camping.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rototom et son partenaire Tuawa estiment que leur dispositif de distribution d\u2019eau a permis d\u2019\u00e9viter l\u2019\u00e9quivalent de 3,2 millions de bouteilles en plastique en cinq ans. \u00c0 cela s\u2019ajoutent \u00e9clairage LED, \u00e9nergie solaire dans une partie du camping, recyclage, r\u00e9utilisation de l\u2019eau et recours aux produits locaux dans la restauration.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Rototom-2.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"400\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Rototom-2.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158630\" style=\"width:591px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le mod\u00e8le n\u2019efface \u00e9videmment pas l\u2019impact environnemental d\u2019un rassemblement de cette taille. Il montre cependant comment un grand festival peut int\u00e9grer l\u2019adaptation climatique \u00e0 son fonctionnement plut\u00f4t que la cantonner \u00e0 des discours. \u00c0 Rototom, cette ann\u00e9e, le message du reggae se mesure aussi \u00e0 l\u2019ombre disponible, \u00e0 l\u2019eau \u00e9conomis\u00e9e et \u00e0 l\u2019\u00e9nergie consomm\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Dates : 16 au 22 ao\u00fbt 2026<br \/>Journ\u00e9es officielles : 17 au 22 ao\u00fbt 2026<br \/>Welcome Party : 16 ao\u00fbt 2026<br \/>Lieu : Benic\u00e0ssim, province de Castell\u00f3n, Communaut\u00e9 valencienne, Espagne<br \/>Programmation du 21 ao\u00fbt : Protoje &amp; The Indiggnation, Twinkle Brothers, Bushman, Macka B, notamment<br \/>Cl\u00f4ture : 22 ao\u00fbt 2026<br \/>Programme complet, horaires, r\u00e9servations et tarifs : site officiel du Rototom Sunsplash<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rock en Seine : le hip-hop et la soul bousculent le rock (26 ao\u00fbt)<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour son ouverture, Rock en Seine fait \u00e9clater ses fronti\u00e8res historiques. Tyler, The Creator, Ravyn Lenae et le Britannique Sekou, d\u2019origine ivoirienne, installent hip-hop, R&amp;B, soul et gospel au c\u0153ur d\u2019un festival longtemps identifi\u00e9 \u00e0 la culture rock traditionnelle occidentale.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Rock-en-Seine.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"893\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Rock-en-Seine-893x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158633\" style=\"aspect-ratio:0.8723931214995356;width:508px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le nom est rest\u00e9, mais les fronti\u00e8res musicales ont boug\u00e9. Le 26 ao\u00fbt 2026, Rock en Seine ouvre ses portes au Domaine national de Saint-Cloud avec une affiche o\u00f9 guitares et h\u00e9ritage rock ne sont plus les seuls points de rep\u00e8re. La premi\u00e8re journ\u00e9e place au premier plan le hip-hop de Tyler, The Creator, le R&amp;B a\u00e9rien de Ravyn Lenae et la soul du Britannique Sekou, jeune artiste d\u2019origine ivoirienne.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tyler, The Creator occupera la Grande Sc\u00e8ne \u00e0 22 heures pour ce que le festival pr\u00e9sente comme son unique concert en France en 2026. L\u2019artiste californien arrive avec une discographie qui l\u2019a depuis longtemps fait d\u00e9passer le seul cadre du rap : producteur, compositeur et chanteur, il a plac\u00e9 ses albums Chromakopia en 2024 et Don\u2019t Tap the Glass en 2025 au sommet des classements am\u00e9ricains.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelques heures plus t\u00f4t, \u00e0 18 h 35, Ravyn Lenae se produira elle aussi sur la Grande Sc\u00e8ne. Originaire de Chicago, la chanteuse d\u00e9veloppe un R&amp;B souple, nourri de soul et d\u2019exp\u00e9rimentations, dans lequel elle revendique notamment l\u2019influence d\u2019Erykah Badu et d\u2019OutKast. Son deuxi\u00e8me album, Bird\u2019s Eye, sorti en 2024, a prolong\u00e9 une trajectoire commenc\u00e9e alors qu\u2019elle \u00e9tait encore lyc\u00e9enne.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Programme.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"831\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Programme-831x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158635\" style=\"aspect-ratio:0.8115324695813366;width:497px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sekou, une voix britannique aux racines ivoiriennes<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour une veille consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019Afrique et \u00e0 ses diasporas, Sekou constitue cependant l\u2019un des rendez-vous les plus int\u00e9ressants de cette journ\u00e9e. Programm\u00e9 de 21 h 10 \u00e0 21 h 55 sur la sc\u00e8ne Roc-On Volkswagen, le chanteur britannique de 22 ans est pr\u00e9sent\u00e9 par Rock en Seine comme un artiste d\u2019origine ivoirienne dont la musique navigue entre soul, R&amp;B, pop et gospel.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa voix grave de baryton tranche avec son jeune \u00e2ge. Apr\u00e8s l\u2019EP Out of Mind, il s\u2019est davantage fait conna\u00eetre avec la mixtape In a World We Don\u2019t Belong (Pt. 1). Le festival souligne \u00e9galement l\u2019attention que lui ont port\u00e9e des artistes comme John Legend, Sam Smith et Arlo Parks. Une seconde partie de cette mixtape est annonc\u00e9e pour 2026.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9sence de Sekou \u00e0 Saint-Cloud ne rel\u00e8ve pas pour autant d\u2019une programmation estampill\u00e9e \u00ab Afrique \u00bb ou \u00ab world music \u00bb. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui la rend r\u00e9v\u00e9latrice. Son ascendance ivoirienne appartient \u00e0 son histoire personnelle, tandis que sa musique s\u2019inscrit pleinement dans la nouvelle sc\u00e8ne soul et R&amp;B britannique. Il appara\u00eet ainsi dans la programmation g\u00e9n\u00e9rale, entre artistes fran\u00e7ais, am\u00e9ricains, britanniques et canadiens.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette banalisation est peut-\u00eatre plus significative qu\u2019une affiche sp\u00e9cifiquement consacr\u00e9e aux diasporas : les artistes issus de ces histoires circulent d\u00e9sormais dans les grands festivals europ\u00e9ens sans devoir n\u00e9cessairement \u00eatre regroup\u00e9s sous une m\u00eame \u00e9tiquette culturelle.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Programme-2.jpeg\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"833\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/Programme-2-1024x833.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-158636\" style=\"aspect-ratio:1.2287231934038927;width:456px;height:auto\"  \/><\/a><\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand les grands festivals redessinent leur identit\u00e9<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La journ\u00e9e du 26 ao\u00fbt illustre une \u00e9volution plus large de Rock en Seine. \u00c0 22 heures, la t\u00eate d\u2019affiche n\u2019est pas un groupe de rock mais l\u2019une des figures majeures du hip-hop am\u00e9ricain. \u00c0 18 h 35, la Grande Sc\u00e8ne accueille Ravyn Lenae. Entre les deux, Sekou d\u00e9fend une soul britannique nourrie de gospel et de R&amp;B. La programmation comprend \u00e9galement Sombr, Miki, Magi Merlin et AMG.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le reste du festival conserve pourtant une forte pr\u00e9sence rock, avec Nick Cave &amp; The Bad Seeds, The Black Keys, Deftones ou The Cure entre le 28 et le 30 ao\u00fbt. C\u2019est donc moins un abandon de son identit\u00e9 qu\u2019un \u00e9largissement de son territoire.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette transformation dit aussi quelque chose de la place acquise par les cultures musicales noires et diasporiques dans les festivals g\u00e9n\u00e9ralistes europ\u00e9ens. Hip-hop, soul et R&amp;B ne sont plus syst\u00e9matiquement cantonn\u00e9s \u00e0 des rendez-vous sp\u00e9cialis\u00e9s ou \u00e0 des sc\u00e8nes secondaires. Ils peuvent ouvrir une \u00e9dition, investir la sc\u00e8ne principale et porter sa t\u00eate d\u2019affiche.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le 26 ao\u00fbt \u00e0 Saint-Cloud, cette \u00e9volution prendra une forme tr\u00e8s concr\u00e8te : Ravyn Lenae \u00e0 18 h 35, Sekou \u00e0 21 h 10, puis Tyler, The Creator \u00e0 22 heures. Trois g\u00e9n\u00e9rations et trois trajectoires diff\u00e9rentes, r\u00e9unies dans un festival qui continue de s\u2019appeler Rock en Seine tout en donnant au mot \u00ab rock \u00bb un sens de plus en plus large.<\/p>\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Informations pratiques<br \/>Dates : 26 au 30 ao\u00fbt 2026<br \/>Journ\u00e9e concern\u00e9e : mercredi 26 ao\u00fbt 2026<br \/>Lieu : Domaine national de Saint-Cloud, entr\u00e9e principale Place Georges-Cl\u00e9menceau, 92210 Saint-Cloud<br \/>Ouverture des portes le 26 ao\u00fbt : 16 h<br \/>Ravyn Lenae : 18 h 35 \u2013 19 h 15, Grande Sc\u00e8ne<br \/>Sekou : 21 h 10 \u2013 21 h 55, sc\u00e8ne Roc-On Volkswagen<br \/>Tyler, The Creator : 22 h \u2013 23 h 15, Grande Sc\u00e8ne<br \/>Acc\u00e8s : M\u00e9tro ligne 10 \u2013 Boulogne\u2013Pont de Saint-Cloud ; Tramway T2 \u2013 Parc de Saint-Cloud<br \/>Programme complet, billetterie et tarifs : <a href=\"http:\/\/www.rockenseine.com\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">www.rockenseine.com<\/a><br \/>Contact billetterie : <a href=\"https:\/\/mondafrique.com\/limage-du-jour\/notre-semaine-culturelle-a-douarnenez-le-maroc-se-raconte-au-pluriel-jusquau-22-aout\/mailto:conciergerie@rockenseine.com\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">conciergerie@rockenseine.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Du Cap \u00e0 Saint-Cloud, en passant par Godomey, Douarnenez et Angoul\u00eame, notre semaine culturelle s\u2019annonce dense, mobile et&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":186571,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[83],"tags":[6,56446,75,4457,56447,56448,14093,18885,86,56449,56450,56451,56452,56453,6759,41629],"class_list":["post-186570","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-maroc","tag-afrique","tag-benimana","tag-benin","tag-cinema","tag-congo-boy","tag-djib","tag-douarnenez","tag-hip-hop","tag-maroc","tag-memory-of-princess-mumbi","tag-paris-attendra","tag-preparing-ourselves-for-freedom","tag-rock-en-seine","tag-rototom-sunsplash","tag-semaine-culturelle","tag-soul"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117125311678281411","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/186570","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=186570"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/186570\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/186571"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=186570"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=186570"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=186570"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}