{"id":18674,"date":"2026-02-18T20:32:04","date_gmt":"2026-02-18T20:32:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/18674\/"},"modified":"2026-02-18T20:32:04","modified_gmt":"2026-02-18T20:32:04","slug":"yema-et-son-fil-dor-un-hommage-vibrant-aux-meres-algeriennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/18674\/","title":{"rendered":"Yema et son fil d\u2019or, un hommage vibrant aux m\u00e8res alg\u00e9riennes !"},"content":{"rendered":"\n<p>Une d\u00e9claration d\u2019amour \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie et aux mamans. Il y a des spectacles qui divertissent. D\u2019autres qui touchent au c\u0153ur. Yema et son fil d\u2019or appartient \u00e0 la seconde cat\u00e9gorie.\u00a0 Il sera pr\u00e9sent\u00e9 le dimanche 8 mars \u00e0 21h30 au Th\u00e9\u00e2tre National d\u2019Alger Mahieddine Bachtarzi, dans le cadre du programme officiel Ramadan.<\/p>\n<p>\u00c9crit et produit par Sabrina et Farouk Rahal, ce concert musical original met en sc\u00e8ne une histoire intime, celle d\u2019un homme fa\u00e7onn\u00e9 par les paroles, les silences et la force de sa m\u00e8re. Le rendez-vous plante le d\u00e9cor : nous sommes dans l\u2019Alg\u00e9rie des ann\u00e9es 1980, une \u00e9poque d\u00e9crite comme lumineuse, faite de simplicit\u00e9 et de musique.<\/p>\n<p>Le spectacle s\u2019ouvre sur une confidence : \u00ab Le lieu et l\u2019\u00e9poque ou nous sommes dans l\u2019histoire se situe dans les ann\u00e9es 80\/82 Une tr\u00e8s belle \u00e9poque, pleine de joies, d\u2019amour, de musiques et de simplicit\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p>Au fil des tableaux, le public d\u00e9couvrira le regard d\u2019un fils sur celle qui l\u2019a construit. La m\u00e8re n\u2019est pas seulement une figure affective. Elle est pilier, m\u00e9moire, racine. Le texte le dit sans d\u00e9tour : \u00ab Une m\u00e8re ne transmet pas seulement avec des mots. Elle transmet avec le regard, avec la patience, avec les silences habit\u00e9s, avec les saveurs, avec des tissus, avec des parfums, des photos\u2026 et parfois avec des Chekias\u2026 \u00bb Dans cette relation, tout est transmission. La dignit\u00e9. L\u2019amour. Le respect. Le sens de l\u2019effort.<\/p>\n<p>Mais derri\u00e8re ce r\u00e9cit, il y a aussi un homme. Farouk Rahal, alias Le Jazza\u00efri de Paris, se raconte sans d\u00e9tour. Le communiqu\u00e9 de presse le pr\u00e9sente clairement : \u00ab C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un type de 50 ans\u2026 \u00bb. Le spectacle est autobiographique. Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019un hommage abstrait aux m\u00e8res alg\u00e9riennes, mais du parcours personnel d\u2019un fils qui revisite son enfance, son h\u00e9ritage et la voix de sa m\u00e8re qui l\u2019accompagne encore.<\/p>\n<p>Le fil invisible d\u2019une transmission<\/p>\n<p>Au centre de la pi\u00e8ce, il y a ce \u201cfil d\u2019or\u201d. Une m\u00e9taphore forte. Celle d\u2019un lien invisible entre une m\u00e8re et son fils, m\u00eame en l\u2019absence du p\u00e8re. Le spectacle l\u2019exprime ainsi : \u00ab La transmission d\u2019une maman \u00e0 son fils quand il n\u2019y a pas de PAPA, est un fil invisible, le fameux fil d\u2019or\u2026 L\u2019homme que je suis aujourd\u2019hui, c\u2019est, \u00e0 elle que je le dois. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 travers les r\u00e9cits, l\u2019Alg\u00e9rie prend les traits d\u2019une femme. Belle, fi\u00e8re, bless\u00e9e parfois, mais toujours debout. La m\u00e8re parle de son pays comme d\u2019un amour profond. Un amour fait de respect et de pudeur.<\/p>\n<p>Dans ses souvenirs, la cuisine devient aussi un territoire de m\u00e9moire. Les plats mijotent longuement, comme l\u2019histoire du pays. Les \u00e9pices se m\u00ealent sans jamais s\u2019effacer, \u00e0 l\u2019image des cultures et des peuples. Chaque recette porte une m\u00e9moire, chaque geste r\u00e9p\u00e9t\u00e9 depuis des g\u00e9n\u00e9rations raconte une filiation. La transmission passe aussi par les saveurs, par ces tables o\u00f9 l\u2019on apprend sans discours ce que signifie appartenir \u00e0 une terre.<\/p>\n<p>Elle \u00e9voque aussi la guerre, sans haine, mais avec gravit\u00e9. Elle rappelle que la libert\u00e9 n\u2019est pas tomb\u00e9e du ciel : \u00ab La libert\u00e9, mon fils, n\u2019est pas tomb\u00e9e du ciel. Elle a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e par des m\u00e8res, des p\u00e8res, des s\u0153urs, des fils. ALLAH YLHAMOUM EL JOUHADA. \u00bb Ce passage donne au spectacle une dimension historique et m\u00e9morielle. L\u2019hommage d\u00e9passe le cercle familial. Il s\u2019adresse \u00e0 toutes les femmes alg\u00e9riennes, \u00e0 celles qui ont port\u00e9 le pays dans l\u2019ombre.<\/p>\n<p>Le spectacle insiste aussi sur la r\u00e9silience. Celle de ces m\u00e8res capables d\u2019encaisser les \u00e9preuves, d\u2019\u00e9lever leurs enfants malgr\u00e9 les difficult\u00e9s, de transmettre la dignit\u00e9 sans jamais se plaindre. La m\u00e8re devient symbole d\u2019endurance et de force silencieuse.\u00a0 La m\u00e8re le dit clairement \u00e0 son fils : \u00ab Ce que je te donne, \u00e0 ton tour tu devras le porter. \u00bb. Cette capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9passer les obstacles est au c\u0153ur du projet artistique.<\/p>\n<p>Un spectacle musical participatif<\/p>\n<p>Yema et son fil d\u2019or n\u2019est pas un simple concert. C\u2019est une exp\u00e9rience immersive. Le public est invit\u00e9 \u00e0 chanter, \u00e0 frapper dans les mains, \u00e0 vibrer avec les artistes. Les organisateurs pr\u00e9cisent : \u00ab Dans ce spectacle musical, dramatique et participatif il est question de chanter avec le public des grands classiques ALGERIENS. \u00bb Sur sc\u00e8ne, Le Jazza\u00efri de Paris, Wiam Benamar et la chorale Ranim donnent corps \u00e0 cette fresque. Le spectacle est structur\u00e9 en plusieurs tableaux, alternant r\u00e9cits, chants et projections.<\/p>\n<p>Pens\u00e9 comme un conte musical original de Batna \u00e0 Paris, le projet assume pleinement son ancrage entre deux rives. Il racontera un parcours diasporique, entre l\u2019Alg\u00e9rie natale et la capitale fran\u00e7aise, entre m\u00e9moire et modernit\u00e9. Parmi les titres revisit\u00e9s figurent des classiques embl\u00e9matiques comme Ya Rayah, Mahla del Hachia, Sidi Boumedi\u00e8ne, Idir \u2013 A Vava Inouva, ou encore Bnet El Djazair. D\u2019autres morceaux in\u00e9dits viennent enrichir le r\u00e9pertoire, \u00e0 l\u2019image de \u00ab One, Two, Tri Algeria \u00bb, \u00ab Toute ma joie \u00bb ou \u00ab Algerose \u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019album, compos\u00e9 de 15 titres, a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9 entre Oran, Batna, Alger, Paris et Tizi Ouzou. Un nouveau titre, \u00ab EL FARHA \u00bb, est annonc\u00e9 avec une sortie pr\u00e9vue le 23 f\u00e9vrier 2026.<\/p>\n<p>L\u2019Alg\u00e9rie comme h\u00e9ritage vivant<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la musique, le spectacle interroge le rapport \u00e0 l\u2019identit\u00e9. \u00catre alg\u00e9rien ne se r\u00e9sume pas \u00e0 une origine. C\u2019est une fid\u00e9lit\u00e9. C\u2019est e formule ainsi : \u00ab \u00catre alg\u00e9rien, pour lui, ce n\u2019est pas seulement une origine. C\u2019est une fid\u00e9lit\u00e9. \u00bb Une fid\u00e9lit\u00e9 aux saveurs, \u00e0 la langue, aux souvenirs. Une fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 celles qui ont transmis sans bruit.<\/p>\n<p>Farouk Rahal, alias Le Jazza\u00efri de Paris, l\u2019affirme avec force : \u00ab Quand t\u2019as l\u2019Alg\u00e9rie dans le sang\u2026 Tu peux vivre o\u00f9 tu veux, faire semblant d\u2019oublier, mais elle, elle reste dans tes veines\u2026 \u00bb Le spectacle revendique une Alg\u00e9rie plurielle. Une Alg\u00e9rie de beaut\u00e9, d\u2019histoire, d\u2019\u00e9ducation et de fiert\u00e9.<\/p>\n<p>Certains tableaux rendent \u00e9galement hommage aux femmes engag\u00e9es et \u00e0 la p\u00e9riode de l\u2019ind\u00e9pendance. Le spectacle traverse les \u00e9poques, rappelle les luttes et met en lumi\u00e8re celles qui ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9cisif dans l\u2019histoire du pays.<\/p>\n<p>Et cette phrase r\u00e9sonne comme une invitation : \u00ab Si t\u2019as l\u2019Alg\u00e9rie dans le c\u0153ur, alors t\u2019es au bon endroit. \u00bb<\/p>\n<p>Une production ambitieuse<\/p>\n<p>Port\u00e9 par Goodmoon Entertainment, le spectacle mobilisera une \u00e9quipe artistique et technique cons\u00e9quente. Huit micros statiques, un micro casque, piano \u00e0 queue, batterie, projections vid\u00e9o : la mise en sc\u00e8ne sign\u00e9e Sidali Akloul accompagne une sc\u00e9nographie soign\u00e9e.<\/p>\n<p>Le projet est pr\u00e9sent\u00e9 comme \u00ab une exp\u00e9rience artistique et p\u00e9dagogique \u00bb visant \u00e0 sensibiliser \u00e0 la r\u00e9silience des mamans alg\u00e9riennes et \u00e0 l\u2019importance de la transmission.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9motion, le spectacle revendique une v\u00e9ritable dimension p\u00e9dagogique. Il invite le public \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la m\u00e9moire, \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage et \u00e0 la responsabilit\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations suivantes. Il ne s\u2019agit pas seulement de chanter, mais de comprendre d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient et ce que l\u2019on transmet \u00e0 son tour.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une d\u00e9claration d\u2019amour \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie et aux mamans. 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