{"id":187152,"date":"2026-08-20T17:50:10","date_gmt":"2026-08-20T17:50:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/187152\/"},"modified":"2026-08-20T17:50:10","modified_gmt":"2026-08-20T17:50:10","slug":"fic2026-majda-el-roumi-entre-nostalgie-grands-succes-et-hommage-a-la-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/187152\/","title":{"rendered":"FIC2026: Majda El Roumi entre nostalgie, grands succ\u00e8s et hommage \u00e0 la Tunisie"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-571697 size-full\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"400\" data-lazy- data-lazy- data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/majidaroumi-fic2026.jpg\"\/><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-571697 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/majidaroumi-fic2026.jpg\" alt=\"\" width=\"680\" height=\"400\"  \/><\/p>\n<p>La diva libanaise Majda El Roumi a cl\u00f4tur\u00e9 en apoth\u00e9ose, mercredi soir, la 60e \u00e9dition du Festival international de Carthage devant un amphith\u00e9\u00e2tre romain qui affichait complet lors d\u2019une soir\u00e9e suspendue entre m\u00e9moire et nostalgie.<\/p>\n<p>Pour ce concert de cl\u00f4ture, un privil\u00e8ge qu\u2019elle avait qualifi\u00e9 de \u00ab grand honneur \u00bb, les gradins ont \u00e9t\u00e9 pris d\u2019assaut par des milliers de spectateurs. Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s d\u2019organisation li\u00e9es \u00e0 une telle affluence, la ferveur est rest\u00e9e intacte et des milliers de spectateurs ont occup\u00e9 les gradins et les moindres espaces disponibles, r\u00e9unissant un public jeune et plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de fid\u00e8les de la chanteuse.<\/p>\n<p>Sous les ovations d\u2019une foule enthousiaste, l\u2019artiste a partag\u00e9 son \u00e9motion : \u00ab Vous m\u2019avez manqu\u00e9, vous \u00eates toujours dans mon c\u0153ur \u00bb. Saluant son public tunisien dont l\u2019amour coule en elle \u00ab comme le sang dans les veines \u00bb, elle a compar\u00e9 la soir\u00e9e \u00e0 une f\u00eate de mariage : \u00ab Ce soir, j\u2019ai envie de briser les r\u00e8gles, de chanter avec vous, et de c\u00e9l\u00e9brer le bonheur, la bont\u00e9 et la paix. \u00bb<\/p>\n<p>Fid\u00e8le \u00e0 cette promesse de communion, Majda El Roumi a puis\u00e9 essentiellement dans les titres les plus connus de son r\u00e9pertoire, alternant ses grands succ\u00e8s avec plusieurs hommages au patrimoine musical tunisien.<\/p>\n<p>Le voyage musical s\u2019est d\u00e9ploy\u00e9 \u00e0 travers \u00ab Am Yassalouni Alayk El Nas \u00bb (Les gens m\u2019interrogent sur toi), \u00e9crit par le po\u00e8te libanais Maroun Karam et compos\u00e9 par Nour Al Mallah. Ce titre, associ\u00e9 aux premiers grands succ\u00e8s de la chanteuse, a install\u00e9 d\u2019embl\u00e9e une atmosph\u00e8re de nostalgie et de romantisme.<\/p>\n<p>Sa prestation a \u00e9galement mis \u00e0 l\u2019honneur un autre succ\u00e8s de son registre romantique avec \u00ab Khidni Habibi \u00bb (Prends-moi, mon amour), titre de 1980 \u00e9crit par le po\u00e8te Henri Zoghaib et compos\u00e9 par Nour Al Mallah. Dans cette chanson, la voix de Majda El Roumi a raviv\u00e9 le souvenir des premi\u00e8res promesses amoureuses et d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 son style s\u2019ancrait d\u00e9j\u00e0 dans la grande tradition de la chanson romantique arabe.<\/p>\n<p>Le fil de la passion s\u2019est poursuivi avec \u00ab Ismaa Albi \u00bb (\u00c9coute mon c\u0153ur), titre de 1991 dont Majda El Roumi a sign\u00e9 les paroles sur une composition du regrett\u00e9 Ihsan Al Mounzer. Cette \u0153uvre instaure un climat plus intimiste, nourri par une interpr\u00e9tation qui laisse vibrer toute l\u2019ardeur et l\u2019\u00e9lan de la passion amoureuse.<\/p>\n<p>Au c\u0153ur de ce r\u00e9pertoire figure aussi l\u2019un de ses tubes embl\u00e9matiques, \u00ab Ma Hada Behaddi \u00bb (Personne ne peut prendre ta place), une \u0153uvre \u00e9crite par Anwar Salman et compos\u00e9e par Melhem Barakat. Classique incontournable de son r\u00e9pertoire au succ\u00e8s intemporel, ce chef-d\u2019\u0153uvre a marqu\u00e9 l\u2019histoire de la musique arabe moderne par son intensit\u00e9 dramatique et la puissance de sa composition.<\/p>\n<p>L\u2019apoth\u00e9ose de ce registre a \u00e9t\u00e9 atteinte avec \u00ab Kalimat \u00bb (Des mots), titre l\u00e9gendaire de sa carri\u00e8re sur un texte du po\u00e8te Nizar Qabbani. \u00ab Il me dit lorsqu\u2019il me fait danser\u2026 Des mots diff\u00e9rents des mots\u2026 des mots qui me font survoler dans les nuages \u00bb : des paroles d\u2019un romantisme absolu \u00e0 travers lesquelles l\u2019ic\u00f4ne de la chanson arabe a suspendu le temps \u00e0 Carthage.<\/p>\n<p>L\u2019artiste libanaise entretient avec la sc\u00e8ne de Carthage une longue histoire qui remonte \u00e0 1980. Si le poids des ans a in\u00e9vitablement transform\u00e9 la gestuelle de la chanteuse, aujourd\u2019hui septuag\u00e9naire, il n\u2019a pas alt\u00e9r\u00e9 sa voix ample, sa pr\u00e9sence sc\u00e9nique et sa capacit\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir une relation directe avec son public.<\/p>\n<p>En hommage \u00e0 la Tunisie, Majda El Roumi a interpr\u00e9t\u00e9 sa chanson \u00ab Asslama ya Tounes Asslama \u00bb (Salut \u00e0 toi Tunisie, salut) avant de s\u2019approprier \u00ab Lamouni Elli Garou Menni \u00bb (Ils m\u2019ont bl\u00e2m\u00e9, ceux qui m\u2019ont envi\u00e9) de H\u00e9di Jouini. En apportant son interpr\u00e9tation lyrique \u00e0 ce classique, la chanteuse a fait r\u00e9sonner dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre une m\u00e9lodie profond\u00e9ment ancr\u00e9e dans la m\u00e9moire musicale locale.<\/p>\n<p>Poursuivant son exploration du patrimoine tunisien, elle a ensuite interpr\u00e9t\u00e9 le classique \u00ab Ya Nassia El Miaad \u00bb (\u00d4 toi qui as oubli\u00e9 le rendez-vous), revisitant le r\u00e9pertoire de Saliha et faisant entendre toute la m\u00e9lancolie d\u2019un rendez-vous manqu\u00e9.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la performance, cette soir\u00e9e a rappel\u00e9 la place singuli\u00e8re occup\u00e9e par Carthage dans l\u2019histoire de la chanson arabe. Au fil des d\u00e9cennies, l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre romain est devenu une sc\u00e8ne de r\u00e9f\u00e9rence pour les grandes voix de la r\u00e9gion, notamment libanaises, accueillant des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019artistes venus inscrire leur voix dans un lieu charg\u00e9 d\u2019histoire.<\/p>\n<p>Entre les m\u00e9lodies tunisiennes et les grands titres de son r\u00e9pertoire, la diva libanaise a offert au public une soir\u00e9e plac\u00e9e sous le signe de la m\u00e9moire, de la fid\u00e9lit\u00e9 et de la transmission, refermant la saison estivale sur une note empreinte de m\u00e9moire et d\u2019\u00e9motion.<\/p>\n<p>Par Fatma Chroudi<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La diva libanaise Majda El Roumi a cl\u00f4tur\u00e9 en apoth\u00e9ose, mercredi soir, la 60e \u00e9dition du Festival international&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":187153,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[120],"tags":[56630,56631,56382,56383,124],"class_list":["post-187152","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-tunisie","tag-diva-libanaise","tag-festival-international-carthage","tag-fic-2026","tag-mejda-roumi","tag-tunisie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117129107616139963","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187152","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=187152"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187152\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/187153"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=187152"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=187152"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=187152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}