{"id":187562,"date":"2026-08-21T07:50:11","date_gmt":"2026-08-21T07:50:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/187562\/"},"modified":"2026-08-21T07:50:11","modified_gmt":"2026-08-21T07:50:11","slug":"les-langues-de-lecrit-en-algerie-une-incontournable-bipolarisation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/187562\/","title":{"rendered":"Les langues de l&rsquo;\u00e9crit en Alg\u00e9rie : une incontournable bipolarisation"},"content":{"rendered":"<p>                                                                          Agrandir l\u2019image : Illustration 1        <\/p>\n<p>L\u2019introduction depuis 2022 de l\u2019anglais dans les enseignements du primaire et sa promotion annonc\u00e9e le mois dernier pour la rentr\u00e9e prochaine comme seule langue \u00e9trang\u00e8re dispens\u00e9e en 3e ann\u00e9e<a href=\"#_edn1\">[1]<\/a> sont des d\u00e9cisions qui d\u00e9passent le cadre de la d\u00e9marche p\u00e9dagogique. Mais si elles traduisent une option politique, c\u2019est au sens le plus d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9 du qualificatif puisqu\u2019elles ne sont qu\u2019une p\u00e9rip\u00e9tie parmi d\u2019autres de la sempiternelle lutte id\u00e9ologique qui instrumentalise les langues en g\u00e9n\u00e9ral et leur enseignement en particulier.<\/p>\n<p>Car une approche authentiquement politique de la probl\u00e9matique des langues, j\u2019entends par l\u00e0 une vision strat\u00e9gique de long terme qui d\u00e9finisse des choix rationnels et scientifiques, aurait exig\u00e9 que ces derniers soient soumis \u00e0 un d\u00e9bat \u00e9largi, \u00e0 la fois acad\u00e9mique et d\u00e9mocratique, ce qui n\u2019est envisageable ni en ce domaine ni en tout autre domaine important.<\/p>\n<p>Langues officielles et langues vernaculaires<\/p>\n<p>C\u2019est la raison pour laquelle je n\u2019entends pas participer \u00e0 la cacophonie qui r\u00e9sonne sans cesse dans l\u2019expression des options linguistiques, mais poser simplement quelques-unes des donn\u00e9es du d\u00e9bat.<\/p>\n<p>Je n\u2019aborderai que le probl\u00e8me des langues officielles, c\u2019est-\u00e0-dire celles qui se pr\u00eatent le plus \u00e0 l\u2019usage dans l\u2019administration publique, l\u2019enseignement et la recherche. Les langues vernaculaires qui ont cours dans la sph\u00e8re priv\u00e9e, sociale et artistique, entre autres, doivent \u00eatre laiss\u00e9es \u00e0 leur usage naturel sans aucune n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une autre r\u00e8glementation que celle qui garantit leur libre exercice.<\/p>\n<p>Pour me limiter \u00e0 ce que j\u2019appellerai par commodit\u00e9 les langues de l\u2019\u00e9crit, je dirai qu\u2019en Alg\u00e9rie le choix se limite \u00e0 deux idiomes, \u00e0 l\u2019exclusion de tout autre : l\u2019arabe et le fran\u00e7ais. C\u2019est d\u2019ailleurs exclusivement entre eux que la rivalit\u00e9 est continue depuis l\u2019ind\u00e9pendance. Il y a au duel impitoyable auquel ils se livrent des raisons historiques, politiques et techniques.<\/p>\n<p>L\u2019arabe langue ancestrale de l&rsquo;\u00e9crit<\/p>\n<p>Les raisons historiques sont peut-\u00eatre les plus importantes. N\u00e9 de la lutte de lib\u00e9ration anticoloniale, l\u2019\u00c9tat alg\u00e9rien a pendant longtemps \u00e9nonc\u00e9 l\u2019\u0153uvre de reconstruction nationale en termes de restauration de l\u2019identit\u00e9 pr\u00e9coloniale. Or, il est difficile de nier, en d\u00e9pit de certaines vell\u00e9it\u00e9s r\u00e9visionnistes qui se font jour depuis quelques d\u00e9cennies, que la langue \u00e9crite savante du pays fut pendant des si\u00e8cles et jusqu\u2019\u00e0 l\u2019occupation fran\u00e7aise l\u2019arabe. Elle le devint certes progressivement du fait de la conqu\u00eate arabe qui date du d\u00e9but du 8e si\u00e8cle mais les gouverneurs arabes nomm\u00e9s par les califes orientaux ont eu t\u00f4t fait de retirer leur main du gouvernement du pays au bout d\u2019\u00e0 peine 75 ans.<\/p>\n<p>Et ce sont des dynasties \u00e0 composante locale qui ont pris le relais : celles des Rustumides et des Fatimides d\u2019abord fond\u00e9es par des \u00e9trangers puis toute la cha\u00eene des \u00c9tats berb\u00e8res souverains parmi lesquels les Almoravides et surtout les Almohades ont \u00e9tendu leur pouvoir sur de vastes territoires maghr\u00e9bins.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des Ottomans au d\u00e9but du 16e si\u00e8cle, c\u2019est-\u00e0-dire pendant 800 ans, les souverains berb\u00e8res ont tous sans exception choisi de faire de l\u2019arabe la langue de l\u2019administration, de la science et de l\u2019enseignement. A leur suite, la r\u00e9gence ottomane a certes fait du turc sa langue officielle mais sans entraver le moins du monde la continuit\u00e9 linguistique arabe dans l\u2019enseignement, la litt\u00e9rature et bien s\u00fbr la pratique religieuse.<\/p>\n<p>                                          Agrandir l\u2019image : Illustration 2        <\/p>\n<p class=\"center\">Extrait du manuscrit Zahr Al Bustan datant du 15e si\u00e8cle sous la dynastie zianide de Tlemcen<\/p>\n<p>C\u2019est cette tradition linguistique quasi mill\u00e9naire que le colonialisme fran\u00e7ais s\u2019est attach\u00e9 \u00e0 briser pendant les 132 ans qu\u2019a dur\u00e9 sa pr\u00e9sence en Alg\u00e9rie. Apr\u00e8s une premi\u00e8re p\u00e9riode de relatif statu quo dans l\u2019organisation de l\u2019enseignement, le d\u00e9cret de f\u00e9vrier 1883 relatif \u00e0 l\u2019instruction primaire en Alg\u00e9rie \u00e9tendait au pays les textes adopt\u00e9s en France entre 1879 et 1882, avec pour principale r\u00e9forme sp\u00e9cifique \u00e0 la colonie alg\u00e9rienne la promotion de la langue fran\u00e7aise en lieu et place de l\u2019arabe<a href=\"#_edn2\">[2]<\/a>. L\u2019usage de la langue du colonisateur s\u2019\u00e9tendait parall\u00e8lement au sein de la soci\u00e9t\u00e9 du fait de l\u2019omnipr\u00e9sence de l\u2019administration fran\u00e7aise et des nombreux appareils qu\u2019elle engageait (policiers, militaires, civils, r\u00e9pressifs, fiscaux) afin de soumettre, d\u2019exproprier, de sanctionner et de ran\u00e7onner la population indig\u00e8ne.<\/p>\n<p>Il n\u2019entre pas dans mon propos de d\u00e9tailler plus avant les \u00e9tapes de cette entreprise d\u2019acculturation, qui se doublait d\u2019une volont\u00e9 de d\u00e9culturation qui s\u2019exprimait par une diffusion strictement s\u00e9lective du savoir, que dictait l\u2019appartenance de race et de classe. Il me suffit de rappeler que la d\u00e9possession culturelle de la nation par le colonialisme s\u2019est constamment d\u00e9roul\u00e9e dans le cadre d\u2019un plan d\u2019\u00e9viction de la langue arabe.<\/p>\n<p>De ce fait, et quels que soient les carences et les abus qui l\u2019ont accompagn\u00e9e depuis 1962, la politique d\u2019arabisation s\u2019imposait dans son principe comme un imp\u00e9ratif de r\u00e9habilitation de la seule langue associ\u00e9e \u00e0 la souverainet\u00e9 des \u00c9tats alg\u00e9riens successifs depuis 800 ans.<\/p>\n<p>Nous tenons l\u00e0 la seconde raison, d\u2019ordre politique et intimement imbriqu\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire, pour laquelle le conflit linguistique alg\u00e9rien a toujours consist\u00e9 en une bipolarisation entre l\u2019arabe et le fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Une langue virtuelle \u2026 d\u00e9pourvue de virtualit\u00e9s<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la troisi\u00e8me et derni\u00e8re raison, de caract\u00e8re technique, elle est relative aux potentialit\u00e9s prouv\u00e9es, certes \u00e0 des degr\u00e9s divers, de ces deux langues dans tous les domaines de la connaissance, aussi bien th\u00e9orique que pratique, et de la recherche. Le fran\u00e7ais et l\u2019arabe sont deux langues de civilisation \u00e9crite s\u00e9culaire qui ont prouv\u00e9 leur capacit\u00e9 \u00e0 transmettre la connaissance dans les domaines des sciences exactes, de l\u2019histoire, des sciences de la nature et de la soci\u00e9t\u00e9. Sur un plan pratique, elles ont permis l\u2019une et l\u2019autre la constitution des archives qui mat\u00e9rialisent par l\u2019\u00e9crit la m\u00e9moire du pays depuis plus d\u2019un mill\u00e9naire. Aucune langue tierce n\u2019a jamais assum\u00e9 cette fonction.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019une des raisons pour lesquelles les demandes de promotion d\u2019une langue dite \u00ab tamazight \u00bb rel\u00e8vent d&rsquo;une totale absurdit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans l\u2019hypoth\u00e8se o\u00f9 l\u2019on d\u00e9signe par ce vocable les langues berb\u00e8res r\u00e9gionales, on ne voit pas de quels ant\u00e9c\u00e9dents historiques une telle d\u00e9marche tirerait sa l\u00e9gitimit\u00e9. Les anc\u00eatres berb\u00e8res n\u2019ont jamais souhait\u00e9 une telle cons\u00e9cration de ces langues, m\u00eame ceux parmi eux qui n&rsquo;ont pas cess\u00e9 de les pratiquer.<\/p>\n<p>Aussi loin que l\u2019on remonte dans l\u2019histoire des \u00c9tats autochtones, le berb\u00e8re a toujours \u00e9t\u00e9 \u00e9cart\u00e9 de l\u2019expression acad\u00e9mique, diplomatique et administrative. On le constate dans les exp\u00e9riences antiques, notamment celle du royaume numide dont la langue officielle \u00e9tait le punique. Depuis la conqu\u00eate arabe, cet effacement d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment et unanimement approuv\u00e9 du berb\u00e8re s\u2019est syst\u00e9matis\u00e9 \u00e0 un point tel que les activistes qui pr\u00e9tendent aujourd\u2019hui rendre aux Alg\u00e9riens la langue dont les Arabes ont priv\u00e9 leurs anc\u00eatres sont de fieff\u00e9s mystificateurs. L\u2019arabe est devenu depuis plusieurs si\u00e8cles la langue acad\u00e9mique et administrative par la libre volont\u00e9 des multiples g\u00e9n\u00e9rations d\u2019anc\u00eatres qui l\u2019ont choisi souverainement.<\/p>\n<p>Pire encore, si \u00ab tamazight \u00bb devait d\u00e9signer une esp\u00e8ce de langue de synth\u00e8se qu\u2019il faudrait produire en laboratoire \u00e0 partir des idiomes locaux &#8211; ce qui semble \u00eatre le cas &#8211; on serait dans une repr\u00e9sentation d\u00e9lirante du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent avec le risque d\u2019ali\u00e9ner l\u2019avenir \u00e9ducatif de la nation enti\u00e8re. Serait compromise de cette fa\u00e7on la r\u00e9alisation de la demande sociale initiale formalis\u00e9e pour la premi\u00e8re fois lors du printemps de 1980, relative \u00e0 la reconnaissance de la culture berb\u00e8re \u00e0 travers la cons\u00e9cration des langues maternelles qui en sont les v\u00e9hicules.<\/p>\n<p>En l\u2019espace d\u2019une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, on est totalement sorti de ce cadre avec toutes les novations introduites dans ce combat \u00e0 coups de n\u00e9ologismes (amazigh, tamazight, Tamazgha) que l\u2019on pr\u00e9tend avoir puis\u00e9s dans l\u2019histoire alors qu\u2019ils en sont la n\u00e9gation la plus explicite.<\/p>\n<p>                                          Agrandir l\u2019image : Illustration 3        <\/p>\n<p class=\"center\">Panneau de signalisation trilingue (Universit\u00e9 de Tizi Ouzou)<\/p>\n<p>On en vient aujourd\u2019hui, dans les discours les plus radicaux, \u00e0 des exigences extravagantes appelant au rejet pur et simple de la langue \u00e9crite historique, l\u2019arabe. Autrement dit, on pr\u00e9tend exclure purement et simplement une langue du savoir \u00e9labor\u00e9e et \u00e9prouv\u00e9e pour la remplacer par une langue exp\u00e9rimentale, aux infirmit\u00e9s patentes, qui s\u00e8merait la confusion dans l\u2019esprit des \u00e9ducateurs et des apprenants et enfoncerait le pays dans le sous-d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p>Si je devais revenir \u00e0 la proposition par laquelle j\u2019ai ouvert cet \u00e9crit, je noterais que de telles revendications faites au profit d\u2019une langue virtuelle et qui tarde \u00e0 se formaliser ne sont, objectivement sinon intentionnellement, qu\u2019une diversion mise au service du combat au long cours men\u00e9 contre l\u2019arabe.<\/p>\n<p>J\u2019y reviens donc. Il faut d\u00e9jouer les subterfuges, y compris ceux qui se mettent en place pour disqualifier le fran\u00e7ais, notamment la promotion de l\u2019anglais dont le handicap historique est tel en Alg\u00e9rie qu\u2019il est condamn\u00e9 d\u2019avance \u00e0 v\u00e9g\u00e9ter \u00e0 la surface des relations sociales.<\/p>\n<p>Il est plus que temps de poser le probl\u00e8me dans ses termes r\u00e9els, c\u2019est-\u00e0-dire ceux d\u2019une irr\u00e9ductible bipolarisation arabe-fran\u00e7ais qu\u2019aucun faux-semblant ne doit brouiller. On arrivera alors peut-\u00eatre \u00e0 choisir d\u00e9finitivement la langue arabe comme langue officielle et \u00e0 en assurer un apprentissage s\u00e9rieux. Ou bien \u00e0 accorder concomitamment ce statut aux deux langues. A moins bien s\u00fbr qu\u2019on d\u00e9cide de conforter, en m\u00eame temps que l\u2019arabe en tant que langue officielle, le fran\u00e7ais comme principale langue \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n<p>Mais, dans tous les cas, si le fran\u00e7ais a par son implantation historique et le patrimoine documentaire qu\u2019il a l\u00e9gu\u00e9 vocation \u00e0 se p\u00e9renniser, il ne peut supplanter l\u2019arabe sans provoquer une crise identitaire et un reniement historique tragique.<\/p>\n<p>___________________________________________________<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref1\">[1]<\/a> <a href=\"https:\/\/www.mediaterranee.com\/2672026-algerie-langlais-remplace-le-francais-des-la-3e-annee-primaire.html\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/www.mediaterranee.com\/2672026-algerie-langlais-remplace-le-francais-des-la-3e-annee-primaire.html<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref2\">[2]<\/a> <a href=\"https:\/\/education.persee.fr\/doc\/baip_1254-0714_1883_num_29_532_84265\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">https:\/\/education.persee.fr\/doc\/baip_1254-0714_1883_num_29_532_84265<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Agrandir l\u2019image : Illustration 1 L\u2019introduction depuis 2022 de l\u2019anglais dans les enseignements du primaire et sa promotion&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":187563,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[85],"tags":[116,37121,2692,1063,1140,686,56733],"class_list":["post-187562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-algerie","tag-algerie","tag-arabe","tag-colonialisme","tag-ecole","tag-francais","tag-langues","tag-tamazight"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117132409388871373","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=187562"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/187562\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/187563"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=187562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=187562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=187562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}