{"id":19305,"date":"2026-02-19T12:53:06","date_gmt":"2026-02-19T12:53:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/19305\/"},"modified":"2026-02-19T12:53:06","modified_gmt":"2026-02-19T12:53:06","slug":"paix-et-stabilite-au-sein-des-universites-par-mouhamed-dia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/19305\/","title":{"rendered":"Paix et stabilit\u00e9 au sein des universit\u00e9s. Par Mouhamed DIA"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t\t Faut-il rappeler les nombreux probl\u00e8mes qui gangr\u00e8nent nos universit\u00e9s ? Nous pouvons r\u00e9pondre par l\u2019affirmative. En effet, l\u2019universit\u00e9 s\u00e9n\u00e9galaise souffre aujourd\u2019hui de nombreuses maladies et se trouve dans une situation d\u2019urgence qui, si elle n\u2019est pas solutionn\u00e9e, ne fera qu\u2019empirer l\u2019\u00e9rosion progressive compromettant sa paix et sa stabilit\u00e9. <\/p>\n<p>Parmi ces multiples probl\u00e8mes, nous pouvons identifier l\u2019insuffisance des infrastructures universitaires, tant sur le plan social que p\u00e9dagogique. Le manque d\u2019infrastructures est tr\u00e8s visible, car chaque ann\u00e9e le nombre d\u2019\u00e9tudiants augmente et les infrastructures ne suivent pas. <\/p>\n<p>En guise d\u2019exemple, nous pouvons citer l\u2019Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis qui, depuis 2021, ne cesse de conna\u00eetre une augmentation du nombre de nouveaux bacheliers dans un contexte o\u00f9 il y a une absence totale de construction de villages universitaires (logements sociaux). Sur le plan p\u00e9dagogique, il n\u2019y a pas eu de construction de nouvelles salles de classe, si ce n\u2019est les deux chapiteaux de l\u2019UFR SJP. Cette situation est encore plus apparente lorsqu\u2019on va plus loin. En effet, si l&rsquo;on prend l&rsquo;exemple du D\u00e9partement de la Communication, on constate que de la Licence 1 au Master 2, ce d\u00e9partement ne dispose que d\u2019une grande salle de cent (100) places et d\u2019une petite, avec chaque ann\u00e9e une augmentation du nombre de nouveaux bacheliers qui, cette ann\u00e9e, d\u00e9passe les six cents (600). <\/p>\n<p>Pour solutionner ce probl\u00e8me, il urge de construire de nouveaux logements sociaux ainsi que de nouvelles salles d\u2019\u00e9tudes modernes, tout en veillant \u00e0 la qualit\u00e9 des \u00e9quipements, qui reste un probl\u00e8me majeur que nous n\u2019avons pas encore \u00e9voqu\u00e9 mais qui se manifeste par un manque accru de tables-bancs, de vid\u00e9oprojecteurs, de lampes, pour ne citer que cela. <br \/>L\u2019insuffisance notoire des infrastructures entra\u00eene un autre probl\u00e8me : celui des effectifs. En effet, aujourd\u2019hui, les universit\u00e9s s\u00e9n\u00e9galaises re\u00e7oivent un nombre important d\u2019\u00e9tudiants qui n\u2019ont pas toujours des objectifs de recherche. Face \u00e0 l\u2019augmentation du nombre d\u2019\u00e9tudiants au sein des universit\u00e9s, l\u2019\u00c9tat doit prendre des d\u00e9cisions idoines, notamment le renforcement des ISEP afin de pouvoir accueillir plus d\u2019effectifs, ainsi que la mise en place de nouvelles formations professionnalisantes dans les secteurs prometteurs du pays et en ad\u00e9quation avec la Vision 2050 du S\u00e9n\u00e9gal. <\/p>\n<p>L\u2019universit\u00e9 doit \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e aux \u00e9tudiants qui ont des objectifs de recherche. En r\u00e9alit\u00e9, la fa\u00e7on dont on oriente aujourd\u2019hui les nouveaux bacheliers ne fera qu\u2019aggraver le probl\u00e8me du ch\u00f4mage, car les universit\u00e9s formeront en grande partie des dipl\u00f4m\u00e9s sans emploi. En effet, pour travailler dans certains domaines, il faut faire des \u00e9tudes pouss\u00e9es, ce qui n\u2019est pas possible pour tout le monde, d\u2019autant plus que l\u2019effectif des \u00e9tudiants en Master est tr\u00e8s restreint. <\/p>\n<p>En guise d\u2019exemple, nous pouvons prendre le cas de l\u2019UFR SJP de l\u2019UGB, qui re\u00e7oit plus de mille \u00e9tudiants en Licence 1 et en admet moins de cent en Master. Un nombre qui n\u2019atteint m\u00eame pas 10 % de l\u2019effectif initial, alors que pour exercer dans les m\u00e9tiers juridiques et politiques, un Master 2 est requis dans la plupart des cas. Orienter un nombre pl\u00e9thorique d\u2019\u00e9tudiants dans ces fili\u00e8res revient donc \u00e0 former des dipl\u00f4m\u00e9s sans emploi ni comp\u00e9tences pratiques. <\/p>\n<p>Parmi les probl\u00e8mes identifi\u00e9s, nous avons \u00e9galement not\u00e9 le d\u00e9ficit d\u2019enseignants-chercheurs. Selon le Dr Abdou Rahman Diouf, le gap en 2025 est estim\u00e9 \u00e0 1 500 professeurs. Cette ann\u00e9e, le ministre a annonc\u00e9 le recrutement de 500 enseignants-chercheurs, une initiative que nous saluons. Toutefois, nous exhortons l\u2019\u00c9tat, en collaboration avec les rectorats, \u00e0 faire preuve de plus de pragmatisme et d\u2019efficacit\u00e9 dans le recrutement, car les besoins en enseignants chercheurs doivent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s en fonction des flux massifs de milliers de nouveaux bacheliers que l\u2019universit\u00e9 re\u00e7oit. <\/p>\n<p>Le d\u00e9ficit d\u2019enseignants-chercheurs a de graves cons\u00e9quences sur la recherche, car le nombre d\u2019encadrants disponibles est insuffisant face au nombre d\u2019\u00e9tudiants. Ce d\u00e9ficit compromet profond\u00e9ment la qualit\u00e9 de l\u2019enseignement et de la recherche, d\u2019autant plus que parmi les enseignants disponibles, beaucoup ne font pas correctement leur travail. Combien d\u2019enseignants-chercheurs d\u00e9sertent aujourd\u2019hui les salles de classe au profit d\u2019int\u00e9r\u00eats personnels ? Combien d\u2019\u00e9tudiants ont \u00e9t\u00e9 ajourn\u00e9s \u00e0 cause d\u2019un traitement injuste de leurs dossiers ou d\u2019une mauvaise correction ? Combien d\u2019\u00e9tudiants ont abandonn\u00e9 la recherche \u00e0 cause du manque de s\u00e9rieux de certains encadrants ? <\/p>\n<p>Nous ne pouvons pas tout citer, mais il nous semble important d\u2019illustrer nos propos par un exemple parmi tant d\u2019autres que nous gardons en m\u00e9moire. En 2024, une amie devait soutenir son m\u00e9moire en sociologie. Ce qui est \u00e9c\u0153urant, c\u2019est qu\u2019\u00e0 quinze (15) minutes de sa soutenance, le pr\u00e9sident du jury l\u2019a inform\u00e9e de l\u2019annulation de celle-ci, sous pr\u00e9texte que son encadrant n\u2019avait pas lu le travail. Cet exemple n\u2019est qu\u2019un parmi tant d\u2019autres. <\/p>\n<p>De plus, nos universit\u00e9s sont confront\u00e9es \u00e0 un chevauchement sans pr\u00e9c\u00e9dent des ann\u00e9es acad\u00e9miques. En effet, le calendrier universitaire n\u2019est pas norm\u00e9 : il n\u2019existe pas de dates claires de d\u00e9but et de fin d\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique, et pire encore, les ann\u00e9es se chevauchent. Dans une m\u00eame universit\u00e9, on peut trouver deux formations relevant de deux ann\u00e9es acad\u00e9miques diff\u00e9rentes \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode. Parfois, la situation s\u2019aggrave au point que, dans une m\u00eame formation et une m\u00eame classe, coexistent deux ann\u00e9es acad\u00e9miques diff\u00e9rentes. Cette situation est r\u00e9cemment survenue \u00e0 l\u2019UFR SAT, o\u00f9 l\u2019on avait une Licence 1 entrante et une autre sortante. Le chevauchement des ann\u00e9es est encore plus grave que ce que nous d\u00e9crivons, mais la situation est suffisamment visible. <\/p>\n<p>\u00c0 ces probl\u00e8mes non exhaustifs s\u2019ajoute le r\u00e9cent d\u00e9bat autour de la r\u00e9forme du d\u00e9cret n\u00b02014-963 du 12 ao\u00fbt 2014, qui fixe les conditions d\u2019attribution des allocations d\u2019\u00e9tudes. Nous n\u2019allons pas nous attarder sur la description de cette situation, mais nous souhaitons nous adresser, d\u2019une part, \u00e0 l\u2019\u00c9tat et, d\u2019autre part, \u00e0 nos camarades \u00e9tudiants, pour la pr\u00e9servation de la paix et de la stabilit\u00e9 au sein de nos universit\u00e9s. <\/p>\n<p>Au gouvernement, nous admettons et affirmons que des r\u00e9formes doivent s\u2019op\u00e9rer dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Cependant, nous vous rappelons que c\u2019est dans la concertation et la consultation que l\u2019on gouverne un pays, et non par le \u00ab gatsa-gatsa \u00bb ni le jusqu\u2019au-boutisme. Il faut privil\u00e9gier le dialogue plut\u00f4t que le forcing. Les r\u00e9formes dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur ne se limitent pas \u00e0 la question de la bourse, et la rationalisation des d\u00e9penses de l\u2019\u00c9tat ne peut se faire uniquement par la diminution des bourses ou du nombre des ayants droit, m\u00eame si cela peut constituer un moyen. <\/p>\n<p>Comme le dit l\u2019adage, \u00ab charit\u00e9 bien ordonn\u00e9e commence par soi-m\u00eame \u00bb. Le S\u00e9n\u00e9gal doit rationaliser ses d\u00e9penses pour faire face \u00e0 la situation actuelle, mais il faut commencer par le commencement. Y a-t-il des r\u00e9formes concernant la caisse noire ? Les salaires des ministres ou des agents de l\u2019administration ont-ils \u00e9t\u00e9 diminu\u00e9s ? Qui a renonc\u00e9 \u00e0 certains privil\u00e8ges, comme les billets pour la Mecque ? Nous posons simplement ces questions. Par ailleurs, avant de r\u00e9former les bourses, il serait judicieux de trouver des solutions aux nombreux probl\u00e8mes qui gangr\u00e8nent les universit\u00e9s et de trouver des solutions, telles que les jobs \u00e9tudiants et une meilleure orientation des nouveaux bacheliers vers des formations professionnalisantes, afin de d\u00e9sengorger les universit\u00e9s, sans oublier la n\u00e9cessit\u00e9 de stabiliser l\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique. <\/p>\n<p>Il faut serrer sa ceinture avant de demander aux autres de serrer les leurs. Nous appelons \u00e9galement l\u2019\u00c9tat \u00e0 valoriser les travaux scientifiques des \u00e9tudiants. De nombreux travaux ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s sur les maux qui gangr\u00e8nent notre pays et ont formul\u00e9 des recommandations. Qu\u2019a fait l\u2019\u00c9tat de ces travaux ? Combien de m\u00e9moires et de th\u00e8ses ont port\u00e9 sur la question des inondations ? Lesquels ont \u00e9t\u00e9 mis en pratique ? Nous avons \u00e9voqu\u00e9 les inondations, mais il existe d\u2019autres probl\u00e9matiques majeures, comme le r\u00e9chauffement climatique. Malheureusement, les travaux scientifiques de nos \u00e9tudiants ne sont pas valoris\u00e9s. <\/p>\n<p>\u00c0 titre d\u2019illustration, prenons le cas de l\u2019Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis : devant les restaurants universitaires, on trouve parfois plus de cinq (5) personnes mobilis\u00e9es pour prendre un seul ticket, alors que l\u2019universit\u00e9 forme chaque ann\u00e9e de nombreux d\u00e9veloppeurs full stack capables de digitaliser les services de restauration moyennant une note de semestre. Mais au nom de la rationalisation, on privil\u00e9gie des solutions conjoncturelles plut\u00f4t que structurelles. La digitalisation des services universitaires et administratifs est pourtant un moyen efficace de rationalisation. Si l\u2019on r\u00e9fl\u00e9chit davantage, on constatera que dans plusieurs domaines, nos \u00e9tudiants peuvent \u00eatre une v\u00e9ritable ressource. Nous n\u2019aborderons m\u00eame pas la question de la cybers\u00e9curit\u00e9, alors que le S\u00e9n\u00e9gal a subi deux attaques en une seule ann\u00e9e, dont celle visant la DAF. <\/p>\n<p>Nous rappelons \u00e9galement \u00e0 l\u2019\u00c9tat qu\u2019aucune situation ne peut justifier la\u00a0mort d\u2019homme ni la fermeture des restaurants universitaires, lieux qui accueillent quotidiennement des milliers d\u2019\u00e9tudiants. Si nous n\u2019investissons pas dans l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, o\u00f9 allons-nous investir ? Si nous ne pr\u00e9parons pas les cadres de demain, qui va g\u00e9rer ce pays ? Fermer les restaurants universitaires est une d\u00e9cision inhumaine, au regard des cons\u00e9quences qu\u2019elle peut engendrer. Encore une fois, il faut dialoguer, et non imposer. Dialoguer, c\u2019est le faire avec sinc\u00e9rit\u00e9, et non prendre une d\u00e9cision unilat\u00e9rale avant de venir la justifier par une mise en sc\u00e8ne. La sinc\u00e9rit\u00e9 est indispensable pour garantir une paix et une stabilit\u00e9 durables. <\/p>\n<p>\u00c0 nos camarades \u00e9tudiants, particuli\u00e8rement \u00e0 nos repr\u00e9sentants, nous rappelons qu\u2019il est l\u00e9gitime de revendiquer ses droits, mais que les m\u00e9thodes de lutte doivent \u00eatre rationalis\u00e9es. Les m\u00e9thodes actuelles ont montr\u00e9 leurs limites ; il est temps de changer d\u2019angle d\u2019attaque et d\u2019adopter des moyens plus adapt\u00e9s au contexte actuel. Nous rappelons \u00e9galement que les besoins des \u00e9tudiants ne se limitent pas \u00e0 la bourse. En effet, on n\u2019entend les repr\u00e9sentants \u00e9tudiants que lorsque la bourse est menac\u00e9e. Quelle gr\u00e8ve a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e pour la construction de nouvelles infrastructures ? Quelle gr\u00e8ve pour le recrutement d\u2019enseignants-chercheurs ? Quelle gr\u00e8ve pour la stabilit\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique ? Presque toutes les gr\u00e8ves ont pour principal objectif l\u2019argent, et l\u2019on en profite pour ajouter d\u2019autres revendications pourtant essentielles, mais rel\u00e9gu\u00e9es au second plan. <\/p>\n<p>Les besoins de l\u2019\u00e9tudiant ne se r\u00e9sument donc pas \u00e0 la bourse. Prenons encore l\u2019exemple du logement \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Gaston Berger de Saint-Louis : la coordination a-t-elle d\u00e9j\u00e0 revendiqu\u00e9 l\u2019expulsion des non-\u00e9tudiants du campus, alors qu\u2019ils occupent de nombreuses chambres au d\u00e9triment des ayants droit ? A-t-elle d\u00e9j\u00e0 organis\u00e9 une gr\u00e8ve pour la construction de nouvelles salles d\u2019\u00e9tudes ? \u00c0 l\u2019analyse, on constate que nos dirigeants \u00e9tudiants sont surtout actifs lorsque l\u2019argent est en jeu. Pourtant, les biblioth\u00e8ques de nos universit\u00e9s sont pauvres. Quelles actions ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es pour y rem\u00e9dier ? <\/p>\n<p>Pire encore, la mani\u00e8re dont certains camarades m\u00e8nent les luttes ne fait qu\u2019allonger l\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique. Or, ce sont les m\u00eames qui d\u00e9nonceront demain le chevauchement des ann\u00e9es, alors que leurs m\u00e9thodes y contribuent. Il est temps de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 d\u2019autres formes de lutte. Nous rappelons \u00e0 tous nos fr\u00e8res que la pr\u00e9servation des biens communs est une obligation. Aucune revendication ne peut l\u00e9gitimer leur d\u00e9gradation. Il est de notre devoir de pr\u00e9server l\u2019h\u00e9ritage l\u00e9gu\u00e9 par nos a\u00een\u00e9s. En aucun cas nous n\u2019avons le droit de d\u00e9truire les biens communs, car ce sont nous-m\u00eames qui en subirons les cons\u00e9quences. Demain, nous en aurons besoin, mais ils n\u2019existeront plus. Allons-nous encore faire gr\u00e8ve pour les r\u00e9clamer apr\u00e8s les avoir d\u00e9truits ? <\/p>\n<p>Notre devoir est de construire et de prot\u00e9ger, non de d\u00e9grader. Il est \u00e9c\u0153urant de voir sur les r\u00e9seaux sociaux des \u00e9tudiants saccager un restaurant universitaire alors que, quelques instants auparavant, ils r\u00e9clamaient l\u2019augmentation du nombre de restaurants, estimant que ceux existants ne pouvaient pas r\u00e9pondre efficacement aux besoins de tous les \u00e9tudiants. Un tel acte est inhumain. Nous exhortons nos fr\u00e8res \u00e0 privil\u00e9gier le dialogue, car m\u00eame les plus grandes guerres se sont termin\u00e9es autour d\u2019une table. <\/p>\n<p>La construction d\u2019un cadre d\u2019\u00e9tude digne, \u00e9quitable et propice \u00e0 l\u2019excellence n\u2019est pas impossible. Mais pour y parvenir, chacun doit accepter d\u2019\u00e9couter l\u2019autre, de dialoguer, de se concerter et de prendre les meilleures d\u00e9cisions. Cela exige du courage, de la lucidit\u00e9 et un sens \u00e9lev\u00e9 de l\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. <\/p>\n<p>Vive l\u2019universit\u00e9 s\u00e9n\u00e9galaise ! <br \/>Vive la paix et la stabilit\u00e9 au sein de l\u2019universit\u00e9 s\u00e9n\u00e9galaise ! <\/p>\n<p>Mouhamed DIA, \u00e9tudiant en Master 1 de communication \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. <br \/>Responsable adjoint au D\u00e9partement des Sports de la Culture et des Arts de l&rsquo;Association des \u00c9l\u00e8ves et \u00c9tudiants Musulman du S\u00e9n\u00e9gal (AEEMS) <br \/>Imam \u00e0 la grande mosqu\u00e9e de l&rsquo;UGB <br \/>\u00a0\n\t\t\t\t <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Faut-il rappeler les nombreux probl\u00e8mes qui gangr\u00e8nent nos universit\u00e9s ? Nous pouvons r\u00e9pondre par l\u2019affirmative. 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