{"id":201092,"date":"2026-09-05T13:48:12","date_gmt":"2026-09-05T13:48:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/201092\/"},"modified":"2026-09-05T13:48:12","modified_gmt":"2026-09-05T13:48:12","slug":"afrique-revolution-industrielle-lafrique-manque-t-elle-reellement-de-capitaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/201092\/","title":{"rendered":"Afrique: R\u00e9volution industrielle &#8211; L&rsquo;Afrique manque-t-elle r\u00e9ellement de capitaux ?"},"content":{"rendered":"<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"47\">Le tournant industriel de l\u2019Afrique n\u2019attend pas davantage d\u2019argent. Il attend les bons capitaux \u2014 structur\u00e9s correctement, s\u00e9quenc\u00e9s avec intelligence et mobilis\u00e9s au bon moment de la vie d\u2019un projet. Oluranti Doherty, d\u2019Afreximbank, explique pourquoi le probl\u00e8me de financement du continent est d\u2019abord un probl\u00e8me de coordination.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"3\">Pourquoi cette s\u00e9rie<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"51\">Notre nouvelle initiative \u00e9ditoriale cherche \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 une question que la plupart des institutions de d\u00e9veloppement ont d\u00e9battue sans parvenir \u00e0 la trancher : pourquoi un continent qui cultive l\u2019un des meilleurs cotons au monde porte-t-il des v\u00eatements fabriqu\u00e9s ailleurs \u2014 et que faudrait-il r\u00e9ellement pour changer cette situation ?<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"78\">La r\u00e9ponse ne se r\u00e9sume pas, comme on le pr\u00e9tend si souvent, \u00e0 des routes, des ports ou des technologies manquantes. Pendant des si\u00e8cles, la transformation des mati\u00e8res premi\u00e8res africaines en produits finis s\u2019est effectu\u00e9e ailleurs par construction \u2014 et la richesse ainsi cr\u00e9\u00e9e y est rest\u00e9e par cons\u00e9quence. C\u2019est cet h\u00e9ritage que la g\u00e9n\u00e9ration actuelle d\u2019industriels, de financiers et de d\u00e9cideurs africains tente de renverser. Notre programme entend documenter, par le journalisme, leur r\u00e9ussite ou leur \u00e9chec.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" style=\"text-align: center;\">\n<p>Suivez-nous sur <a href=\"https:\/\/whatsapp.com\/channel\/0029Vae09IP4inotqC0BUQ2V\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">WhatsApp<\/a> | <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/company\/allafrica\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">LinkedIn<\/a> pour les derniers titres<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"85\">L\u2019initiative repose sur une id\u00e9e simple. Si le potentiel industriel de l\u2019Afrique demeure mal compris, ce n\u2019est pas faute de donn\u00e9es. C\u2019est parce que les bonnes histoires ne sont pas racont\u00e9es aux bons publics, dans le registre qui convient. Une exportation de mati\u00e8re premi\u00e8re de 40 millions de dollars susceptible de devenir une industrie manufacturi\u00e8re de 800 millions ne rel\u00e8ve pas d\u2019abord d\u2019un probl\u00e8me de financement. Elle rel\u00e8ve d\u2019un probl\u00e8me de r\u00e9cit \u2014 auquel le journalisme, les donn\u00e9es et une diffusion institutionnelle soutenue peuvent r\u00e9pondre.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"93\">Le programme prend pour point de d\u00e9part le coton et le textile, car cette cha\u00eene de valeur est visible, tra\u00e7able et profond\u00e9ment humaine \u2014 du petit exploitant qui r\u00e9colte le coton-graine \u00e0 la main jusqu\u2019\u00e0 l\u2019usine dont les v\u00eatements partent vers les enseignes europ\u00e9ennes. Mais, au fond, cette histoire d\u00e9passe le coton. Elle porte sur la capacit\u00e9 de l\u2019Afrique \u00e0 produire, \u00e0 cr\u00e9er de la valeur et \u00e0 rivaliser sur les march\u00e9s mondiaux \u2014 ainsi que sur les efforts de ses institutions financi\u00e8res, de ses entrepreneurs et de ses d\u00e9cideurs pour y parvenir.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"53\">Nous diffusons nos reportages par un r\u00e9seau institutionnel qui atteint les gestionnaires de fonds, analystes, ministres du commerce et dirigeants d\u2019institutions de financement du d\u00e9veloppement charg\u00e9s, chaque jour, d\u2019\u00e9valuer le risque africain. Notre conviction est simple : le r\u00e9cit que l\u2019Afrique donne d\u2019elle-m\u00eame ne correspond pas aux performances industrielles dont elle est capable.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"86\">Pour ouvrir cette enqu\u00eate, notre r\u00e9daction s\u2019est entretenue avec Mme Oluranti Doherty, directrice g\u00e9n\u00e9rale du d\u00e9veloppement des exportations \u00e0 Afreximbank. Nous voulions comprendre ce que r\u00e9v\u00e8lent plus de vingt ann\u00e9es pass\u00e9es au c\u0153ur des m\u00e9canismes concrets du financement industriel africain. La conversation a chemin\u00e9 de l\u2019arithm\u00e9tique d\u2019une capsule de coton \u00e0 l\u2019architecture d\u2019une coalition africaine de capitaux de 70 milliards de dollars, des cinq ann\u00e9es n\u00e9cessaires \u00e0 la mont\u00e9e en puissance d\u2019une usine au co\u00fbt annuel de 4,2 milliards de dollars impos\u00e9 par un r\u00e9cit d\u00e9favorable.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"3\">L\u2019arithm\u00e9tique de l\u2019optimisme<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"88\">Lorsqu\u2019elle les expose, les chiffres frappent moins par l\u2019ampleur du manque \u00e0 gagner que par celle de l\u2019occasion encore disponible. Du champ au port, une tonne de coton brut b\u00e9ninois se vend entre 1 500 et 2 000 dollars. Transform\u00e9e en v\u00eatements, la m\u00eame fibre vaut entre 16 000 et 20 000 dollars la tonne \u2014 soit dix \u00e0 quinze fois plus. Rapport\u00e9e \u00e0 une production annuelle de 40 000 tonnes, une exportation de mati\u00e8re premi\u00e8re de 40 millions de dollars devient une industrie manufacturi\u00e8re de 800 millions.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"65\">\u00ab L\u2019Afrique produit et exporte de la fibre de coton, explique Doherty, mais l\u2019essentiel de la valeur de la cha\u00eene coton-textile-habillement se cr\u00e9e dans la filature, le tissage, la teinture, la finition, la confection, la cr\u00e9ation de marque et la distribution \u00bb \u2014 autant d\u2019\u00e9tapes longtemps r\u00e9alis\u00e9es ailleurs. La zone industrielle de Glo-Djigb\u00e9, au B\u00e9nin, a pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour les ramener sur le continent.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"24\">\u00ab Ce qu\u2019il faut d\u00e9sormais d\u00e9montrer davantage, c\u2019est que ce mod\u00e8le peut \u00eatre reproduit de mani\u00e8re structur\u00e9e dans chaque pays producteur de coton. \u00bb<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"25\">Il ne s\u2019agit pas, pr\u00e9cise-t-elle, d\u2019appliquer partout une formule \u00e0 l\u2019identique, mais de l\u2019adapter au contexte politique, aux infrastructures et aux ambitions de chaque pays.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"5\">Une autre lecture du probl\u00e8me<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"61\">Depuis des ann\u00e9es, l\u2019explication g\u00e9n\u00e9ralement avanc\u00e9e pour comprendre pourquoi davantage de pays africains n\u2019ont pas reproduit ce succ\u00e8s tient en deux mots : manque de financement. Doherty, dont le m\u00e9tier consiste pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 organiser ces financements, n\u2019est pas de cet avis. Ce d\u00e9saccord est peut-\u00eatre l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus encourageant de tout l\u2019entretien : il d\u00e9signe un probl\u00e8me soluble plut\u00f4t qu\u2019une impasse.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"97\">\u00ab Le financement est pertinent, dit-elle, mais il faut combiner plusieurs solutions \u00bb adapt\u00e9es \u00e0 chaque \u00e9tape de la vie d\u2019un projet : des fonds propres patients pendant les premi\u00e8res ann\u00e9es, les plus risqu\u00e9es ; une dette de projet \u00e0 long terme une fois l\u2019usine construite ; puis un fonds de roulement cal\u00e9 sur le rythme r\u00e9el de l\u2019activit\u00e9, que le cycle commercial dure 60 ou 360 jours. Les \u00e9checs qu\u2019elle a observ\u00e9s proviennent davantage de d\u00e9calages \u2014 un projet de sept ans financ\u00e9 par des ressources \u00e0 trois ans \u2014 que d\u2019une absence totale de capitaux.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"30\">\u00ab Il est essentiel que les financiers comprennent la r\u00e9alit\u00e9 des projets industriels et manufacturiers \u2014 et je crois qu\u2019ils sont de plus en plus nombreux \u00e0 le faire. \u00bb<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"7\">EXERGUE \u2014 mise en avant du CMS<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"54\">Ce probl\u00e8me peut \u00eatre corrig\u00e9. Depuis plusieurs ann\u00e9es, Afreximbank met en place les instruments n\u00e9cessaires : un m\u00e9canisme consacr\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9paration de projets, qui aide les entrepreneurs \u00e0 rendre leurs premiers plans finan\u00e7ables, et FEDA, un fonds de capital-investissement \u00e9tabli au Rwanda pour fournir les capitaux patients que le cr\u00e9dit traditionnel n\u2019apporte pas.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"5\">Combler le d\u00e9ficit de coordination<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"63\">Lorsqu\u2019elle prend du recul sur les op\u00e9rations individuelles pour d\u00e9crire l\u2019architecture g\u00e9n\u00e9rale du financement industriel africain, le diagnostic de Doherty quitte le registre de la frustration pour gagner en clart\u00e9 strat\u00e9gique. Le continent ne manque ni de capitaux ni de projets viables. Ce qui lui a manqu\u00e9 \u2014 jusqu\u2019\u00e0 une p\u00e9riode r\u00e9cente \u2014, c\u2019est le m\u00e9canisme permettant de relier les uns aux autres.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"24\">\u00ab L\u2019Afrique dispose de capitaux. Elle dispose de projets viables. Ce qui lui a manqu\u00e9, ce ne sont pas les ressources, mais l\u2019alignement. \u00bb<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"7\">EXERGUE \u2014 mise en avant du CMS<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"41\">\u00ab L\u2019Afrique compte des institutions de d\u00e9veloppement, des banques commerciales, des fonds de pension et des fonds souverains \u00bb, rappelle Doherty. Le probl\u00e8me, qu\u2019elle qualifie de \u00ab fragmentation syst\u00e9mique \u00bb, est que des institutions comp\u00e9tentes travaillent en silos plut\u00f4t qu\u2019en partenariat.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"53\">L\u2019Alliance des institutions financi\u00e8res multilat\u00e9rales africaines (AAMFI), une coalition au lancement de laquelle Afreximbank a contribu\u00e9, r\u00e9unit des pr\u00eateurs d\u00e9tenus par des Africains dont le bilan cumul\u00e9 atteint 70 milliards de dollars. Ces capitaux peuvent d\u00e9sormais soutenir de grands projets industriels de mani\u00e8re coordonn\u00e9e, sans qu\u2019une seule institution doive porter l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 d\u2019une op\u00e9ration.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"5\">Recalculer la prime de risque<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"41\">Des chercheurs estiment que les r\u00e9cits m\u00e9diatiques n\u00e9gatifs sur le continent rench\u00e9rissent de 4,2 milliards de dollars par an le co\u00fbt des emprunts souverains. Doherty pense que la facture r\u00e9elle est nettement sup\u00e9rieure lorsque l\u2019on y ajoute le financement des entreprises.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"20\">\u00ab En tant qu\u2019Africains, nous ne demandons pas une \u00e9valuation complaisante du risque. Nous demandons simplement une \u00e9valuation juste. \u00bb<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"7\">EXERGUE \u2014 mise en avant du CMS<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"47\">Une \u00e9valuation juste, soutient-elle, doit mettre en balance une population jeune, qui s\u2019urbanise rapidement et acc\u00e8de davantage \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, ainsi que des projets \u00e9prouv\u00e9s comme Glo-Djigb\u00e9, avec les risques inh\u00e9rents \u00e0 tout march\u00e9. Elle ne peut tarifer un continent entier \u00e0 partir d\u2019un r\u00e9cit unique et d\u00e9pass\u00e9.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"53\">\u00ab Je voudrais que les gestionnaires de fonds consid\u00e8rent des projets tels que la zone industrielle de Glo-Djigb\u00e9 comme la preuve que le coton africain peut \u00eatre transform\u00e9 durablement en Afrique, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle industrielle, pour produire des v\u00eatements destin\u00e9s \u00e0 l\u2019exportation \u00bb, explique-t-elle. La d\u00e9monstration est d\u00e9j\u00e0 en cours, une usine apr\u00e8s l\u2019autre.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"6\">Un continent qui commence \u00e0 s\u2019aligner<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"58\">Le projet commercial le plus ambitieux du continent, la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine, lui inspire un optimisme prudent. Son architecture, estime Doherty, est \u00ab orient\u00e9e dans la bonne direction \u00bb pour r\u00e9pondre aux besoins d\u2019un fabricant textile ouest-africain : calendriers tarifaires, r\u00e8gles d\u2019origine et syst\u00e8me panafricain de paiement transfrontalier d\u2019Afreximbank, le PAPSS, convergent vers le m\u00eame objectif.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"63\">La destination qu\u2019elle d\u00e9crit est saisissante : du coton cultiv\u00e9 dans un pays africain, fil\u00e9 et tiss\u00e9 dans un deuxi\u00e8me, vendu dans un troisi\u00e8me, avec des r\u00e8gles pr\u00e9visibles et des paiements fluides tout au long du parcours. Ce syst\u00e8me n\u2019existe pas encore \u00e0 grande \u00e9chelle. Mais, au fil de l\u2019entretien, il ne ressemble plus \u00e0 une aspiration. Il prend la forme d\u2019un calendrier.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"56\">Les vingt mille emplois nouveaux du B\u00e9nin, la part croissante de coton transform\u00e9 dans le pays et ses v\u00eatements d\u00e9sormais vendus en Europe ne racontent pas encore toute l\u2019industrialisation africaine. Mais ils prouvent, insiste Doherty, que cette histoire est r\u00e9elle, qu\u2019elle peut \u00eatre reproduite et que la seule question encore ouverte est celle de la vitesse.<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"6\">\u00c0 propos de Mme Oluranti Doherty<\/p>\n<p class=\"story-body-text\" data-para-word-count=\"112\">Mme Oluranti Doherty est directrice g\u00e9n\u00e9rale du d\u00e9veloppement des exportations \u00e0 Afreximbank. Elle y supervise le financement des exportations dans l\u2019industrie manufacturi\u00e8re, l\u2019agro-industrie, les industries extractives, les parcs industriels et les zones \u00e9conomiques sp\u00e9ciales. Elle poss\u00e8de plus de vingt ans d\u2019exp\u00e9rience dans le financement de projets, l\u2019analyse du cr\u00e9dit et le conseil en politique industrielle. Parmi les op\u00e9rations r\u00e9centes figurent un m\u00e9canisme de pr\u00e9paration de projets de 1 milliard de dollars avec Shelter Afrique et une ligne de financement de 15 millions de dollars destin\u00e9e aux PME des cha\u00eenes de valeur exportatrices du Zimbabwe. Membre de l\u2019ICAN, elle a \u00e9tudi\u00e9 \u00e0 l\u2019IMD de Lausanne, \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Leicester et \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Olabisi-Onabanjo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le tournant industriel de l\u2019Afrique n\u2019attend pas davantage d\u2019argent. 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