{"id":202869,"date":"2026-09-07T17:19:10","date_gmt":"2026-09-07T17:19:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/202869\/"},"modified":"2026-09-07T17:19:10","modified_gmt":"2026-09-07T17:19:10","slug":"le-quotidien-prix-de-la-litterature-arabe-2026-la-tunisie-dans-la-course-grace-a-ramses-kefi-et-elyzad-editions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/202869\/","title":{"rendered":"Le Quotidien &#8211; Prix de la litt\u00e9rature arabe 2026 : La Tunisie dans la course gr\u00e2ce \u00e0 Rams\u00e8s Kefi et Elyzad Editions"},"content":{"rendered":"<p>Par Imen ABDERRAMANI<\/p>\n<p>Avec Rams\u00e8s Kefi et deux romans publi\u00e9s par Elyzad, la Tunisie s\u2019invite dans la s\u00e9lection 2026 du Prix de la litt\u00e9rature arabe, qui c\u00e9l\u00e8bre la diversit\u00e9 des \u00e9critures et des imaginaires du monde arabe.<\/p>\n<p>Neuf romans, six pays et une m\u00eame volont\u00e9 de faire entendre la pluralit\u00e9 des voix du monde arabe : la 14\u00e8me \u00e9dition du Prix de la litt\u00e9rature arabe vient de d\u00e9voiler sa s\u00e9lection. Alg\u00e9rie, Kowe\u00eft, Liban, Maroc, Palestine et Tunisie sont repr\u00e9sent\u00e9s dans une programmation litt\u00e9raire qui fait dialoguer diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations, sensibilit\u00e9s et approches de l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>La Tunisie y occupe une place particuli\u00e8re, \u00e0 travers deux pr\u00e9sences compl\u00e9mentaires. D\u2019abord, celle de la maison d\u2019\u00e9dition francophone Elyzad, dont deux ouvrages figurent dans la s\u00e9lection : \u00ab Ici commence la terre \u00bb de Jadd Hilal et \u00ab Septentrionale \u00bb de Karim Kattan. Une pr\u00e9sence qui s\u2019inscrit dans la dur\u00e9e, puisque la maison avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 distingu\u00e9e par ce Prix en 2022, avec \u00ab Bel ab\u00eeme \u00bb de l\u2019\u00e9crivain tunisien Yamen Manai.<\/p>\n<p>\u00c0 cette pr\u00e9sence \u00e9ditoriale s\u2019ajoute celle du romancier Rams\u00e8s Kefi, retenu pour son premier roman, \u00ab Quatre jours sans ma m\u00e8re \u00bb, publi\u00e9 aux \u00e9ditions Philippe Rey. Une double pr\u00e9sence qui souligne \u00e0 la fois le dynamisme de l\u2019\u00e9dition francophone et la visibilit\u00e9 croissante des \u00e9critures li\u00e9es \u00e0 la Tunisie dans les espaces litt\u00e9raires arabes et francophones.<\/p>\n<p>Rams\u00e8s Kefi, une histoire de famille \u2026<br \/>Dans \u00ab\u00a0Quatre jours sans ma m\u00e8re\u00a0\u00bb, Rams\u00e8s Kefi part d\u2019une disparition pour sonder les liens familiaux, les silences et la m\u00e9moire. Un soir, Amani, 67 ans, quitte son domicile sans explication, laissant derri\u00e8re elle son mari H\u00e9di et leur fils Salmane. Pour ce dernier, \u00e2g\u00e9 de 36 ans et encore en qu\u00eate de sa propre voie, cette absence devient le point de d\u00e9part d\u2019une recherche qui le conduit progressivement vers l\u2019histoire de ses parents, marqu\u00e9e notamment par leur exil depuis la Tunisie.<\/p>\n<p>Sans se limiter \u00e0 une intrigue familiale, le premier roman de Kefi dessine ainsi une chronique intime et sociale, travers\u00e9e par les questions de transmission, d\u2019origine et de passage \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte. L\u2019auteur s\u2019int\u00e9resse aux fragilit\u00e9s ordinaires, aux m\u00e8res qui portent silencieusement le poids de la famille et aux hommes qui peinent \u00e0 dire leurs blessures. Le quartier populaire o\u00f9 \u00e9voluent les personnages devient lui-m\u00eame un espace de m\u00e9moire et de solidarit\u00e9.<\/p>\n<p>Paru en ao\u00fbt 2025, \u00ab\u00a0Quatre jours sans ma m\u00e8re\u00a0\u00bb a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 dans plusieurs s\u00e9lections et distinctions litt\u00e9raires, notamment le \u00ab\u00a0Prix Premi\u00e8re Plume\u00a0\u00bb, qu\u2019il a remport\u00e9 en 2025. Sa pr\u00e9sence dans cette nouvelle s\u00e9lection du Prix de la litt\u00e9rature arabe prolonge ainsi le parcours d\u2019un premier roman qui a rapidement trouv\u00e9 son public.<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature arabe au pluriel<br \/>Aux c\u00f4t\u00e9s de Rams\u00e8s Kefi figurent Taleb Alrefai pour \u00ab\u00a0L\u2019Impossible Roman de l\u2019honorable monsieur K.\u00a0\u00bb (Kowe\u00eft), Hoda Barakat pour \u00ab\u00a0Hind ou la plus belle femme du monde\u00a0\u00bb (Liban), Inam Bioud pour \u00ab\u00a0Houaria\u00a0\u00bb (Alg\u00e9rie), Samira El Ayachi pour \u00ab\u00a0Madame Bovary, ma m\u00e8re et moi\u00a0\u00bb (Maroc), Jadd Hilal pour \u00ab\u00a0Ici commence la terre\u00a0\u00bb (Liban\/Palestine), Imane Humaydane pour \u00ab\u00a0Chansons pour les t\u00e9n\u00e8bres\u00a0\u00bb (Liban), Karim Kattan pour \u00ab\u00a0Septentrionale\u00a0\u00bb (Palestine) et Xavier Leclerc pour \u00ab\u00a0Le gar\u00e7on \u00e9bloui\u00a0\u00bb (Alg\u00e9rie).<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagard\u00e8re et l\u2019Institut du monde arabe, le Prix de la litt\u00e9rature arabe compte parmi les rares distinctions fran\u00e7aises consacr\u00e9es \u00e0 la cr\u00e9ation litt\u00e9raire du monde arabe. Dot\u00e9 de 8 000 euros, il distingue un ouvrage \u00e9crit en arabe et traduit en fran\u00e7ais, ou directement r\u00e9dig\u00e9 en fran\u00e7ais, par un auteur ou une autrice originaire d\u2019un pays de la Ligue arabe. Une mention sp\u00e9ciale de 2 000 euros r\u00e9compense \u00e9galement le travail de traduction.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Pr\u00e9sid\u00e9 cette ann\u00e9e par l\u2019\u00e9crivain et avocat Alexandre Najjar, le jury se r\u00e9unira \u00e0 l\u2019automne. Le laur\u00e9at sera d\u00e9voil\u00e9 en d\u00e9cembre 2026, lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 l\u2019Institut du monde arabe, dans le cadre de la Semaine de la langue arabe\u00a0\u00bb, lit-on sur le site de l\u2019Institut du Monde Arabe (IMA).<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">I.A.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Par Imen ABDERRAMANI Avec Rams\u00e8s Kefi et deux romans publi\u00e9s par Elyzad, la Tunisie s\u2019invite dans la s\u00e9lection&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":202870,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[120],"tags":[124],"class_list":["post-202869","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-tunisie","tag-tunisie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/117230907269028569","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/202869","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=202869"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/202869\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/202870"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=202869"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=202869"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=202869"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}