{"id":27604,"date":"2026-02-27T13:11:12","date_gmt":"2026-02-27T13:11:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/27604\/"},"modified":"2026-02-27T13:11:12","modified_gmt":"2026-02-27T13:11:12","slug":"en-afrique-les-investissements-dans-la-transition-energetique-progressent-a-petits-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/27604\/","title":{"rendered":"En Afrique, les investissements dans la transition \u00e9nerg\u00e9tique progressent \u00e0 petits pas"},"content":{"rendered":"<p>Sur le continent africain environ 11,7 milliards d\u2019euros ont \u00e9t\u00e9 investis dans la transition \u00e9nerg\u00e9tique en 2025. C\u2019est ce que r\u00e9v\u00e8le le rapport \u00ab Africa\u2019s Power and Energy Transition Investment Report 2025 \u00bb publi\u00e9 le mardi 17 f\u00e9vrier par Electron Intelligence. Selon le cabinet, la quasi-totalit\u00e9 de cette enveloppe, soit 98,3%, a \u00e9t\u00e9 absorb\u00e9e par des projets d\u2019\u00e9nergies propres, principalement dans le segment production (centrales solaires, \u00e9oliennes, hydro\u00e9lectriques, projets gaziers \u00e0 moindre intensit\u00e9 carbone, etc.).<\/p>\n<p>Ce segment a capt\u00e9 environ 6,9 milliards d\u2019euros, soit trois fois plus que les programmes de r\u00e9forme des secteurs \u00e9lectriques et de renforcement des services publics (2 milliards d\u2019euros). Les investissements dans les r\u00e9seaux de transport et de distribution se sont chiffr\u00e9s \u00e0 1,3 milliard d\u2019euros, tandis que ceux dans le stockage et la flexibilit\u00e9 restent encore modestes, avec 564 millions d\u2019euros.<\/p>\n<p>Des investissements qui reposent sur la dette\u00a0&#13;\n<\/p>\n<p>Globalement, Electron Intelligence souligne que le financement des projets s\u2019est d\u2019abord appuy\u00e9 sur la dette. Ce sch\u00e9ma de financement a repr\u00e9sent\u00e9 7,6 milliards d\u2019euros, loin devant les capitaux propres (2,1 milliards d\u2019euros), les subventions (991 millions d\u2019euros), les garanties (556,5 millions d\u2019euros) et les financements mixtes (387 millions d\u2019euros).<\/p>\n<p>Derri\u00e8re ces chiffres d\u2019ensemble qui correspondent \u00e0 306 transactions r\u00e9alis\u00e9es en 2025, les auteurs soulignent que les investisseurs ont privil\u00e9gi\u00e9 la bancabilit\u00e9 \u00e0 la taille du portefeuille du projet. En d\u2019autres termes, les capitaux se sont dirig\u00e9s vers les transactions pr\u00e9sentant des contrats d\u2019achat clairs, un sch\u00e9ma bien d\u00e9fini de r\u00e9partition des risques et un haut niveau de pr\u00e9paration op\u00e9rationnelle, notamment lorsque des structures de plateformes ou de programmes r\u00e9currents contribuaient \u00e0 r\u00e9duire les difficult\u00e9s de mise en \u0153uvre.<\/p>\n<p>\u00ab En Afrique, l\u2019histoire des investissements en 2025 ne s\u2019est pas jou\u00e9e sur celui qui annon\u00e7ait le plus de capacit\u00e9, mais sur celui qui savait structurer des op\u00e9rations r\u00e9ellement bancables \u00bb explique Joseph Ibeh, directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Electron Intelligence (EI).<\/p>\n<p>Dans l\u2019ensemble, les grands partenaires au d\u00e9veloppement figurent en t\u00eate des pourvoyeurs de fonds. La Banque africaine de d\u00e9veloppement (BAD) arrive en premi\u00e8re position avec 1,5 milliard d\u2019euros, devant le Groupe de la Banque mondiale (881 millions d\u2019euros), le sud-africain Standard Bank (661 millions d\u2019euros) et l\u2019Union europ\u00e9enne (673 millions d&rsquo;euros). Dix march\u00e9s ont capt\u00e9 8,3 milliards d\u2019euros, soit 73% des montants. L\u2019Afrique du Sud (1,8 milliard d\u2019euros), l\u2019\u00c9gypte (1,6 milliard d\u2019euros), le Nigeria (1,5 milliard d\u2019euros) et le Maroc (1,1 milliard d\u2019euros) viennent en t\u00eate, suivis de quelques pays offrant des projets de taille significative et des cadres r\u00e9glementaires jug\u00e9s relativement fiables.<\/p>\n<p>Une dynamique encore loin du potentiel \u00a0&#13;\n<\/p>\n<p>Ces chiffres restent n\u00e9anmoins encore tr\u00e8s en de\u00e7\u00e0 des besoins du continent africain, o\u00f9 plus de 600 millions de personnes restent priv\u00e9es d\u2019un acc\u00e8s fiable \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Rapport\u00e9s aux 1 949 milliards d\u2019euros investis la m\u00eame ann\u00e9e dans la transition \u00e9nerg\u00e9tique au niveau mondial, selon BloombergNEF, les 11,7 milliards d\u2019euros en Afrique ne repr\u00e9sentent que 0,6% des flux globaux. Cela illustre une transition \u00e0 plusieurs vitesses, avec les grandes \u00e9conomies industrialis\u00e9es qui absorbent l\u2019essentiel des capitaux pour d\u00e9carboner des syst\u00e8mes d\u00e9j\u00e0 bien \u00e9tablis, et des pays africains qui peinent encore \u00e0 financer les infrastructures de base, en d\u00e9pit de l\u2019importance de leurs potentiels solaires et \u00e9oliens.<\/p>\n<p>Selon les analystes, si le crit\u00e8re de bancabilit\u00e9 mis en avant par le rapport avantage les investisseurs, il pourrait laisser sur le c\u00f4t\u00e9 des pays o\u00f9 les besoins en minir\u00e9seaux, en solutions solaires d\u00e9centralis\u00e9es et en \u00e9lectrification rurale sont consid\u00e9rables. Faute de garanties publiques, de cadres r\u00e9glementaires stables et de capacit\u00e9s institutionnelles, ces solutions attirent encore relativement peu d\u2019investissements, alors m\u00eame qu\u2019elles offrent en plus un potentiel important de cr\u00e9ation d\u2019emplois locaux dans la construction, l\u2019exploitation et la maintenance des installations.\u00a0 \u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Sur le continent africain environ 11,7 milliards d\u2019euros ont \u00e9t\u00e9 investis dans la transition \u00e9nerg\u00e9tique en 2025. 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