{"id":2763,"date":"2026-02-05T07:18:10","date_gmt":"2026-02-05T07:18:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/2763\/"},"modified":"2026-02-05T07:18:10","modified_gmt":"2026-02-05T07:18:10","slug":"avec-133-milliards-deuros-par-an-dans-les-infrastructures-le-pib-africain-pourrait-doubler-dici-2040","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/2763\/","title":{"rendered":"Avec 133 milliards d&rsquo;euros par an dans les infrastructures, le PIB africain pourrait doubler d\u2019ici 2040"},"content":{"rendered":"<p>En Afrique, un afflux massif de capitaux vers les infrastructures pourrait acc\u00e9l\u00e9rer la transformation \u00e9conomique au cours des 15 prochaines ann\u00e9es. C\u2019est ce que conclut l\u2019\u00e9dition 2025 du rapport \u00ab Dynamiques du d\u00e9veloppement en Afrique \u00bb, publi\u00e9 fin novembre par l\u2019Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (OCDE) et la Commission de l\u2019Union africaine (CUA).<\/p>\n<p>Selon le document, la r\u00e9gion pourrait effectivement doubler son PIB d\u2019ici 2040 si les investissements atteignent 133 milliards d&rsquo;euros par an, soit presque le double du niveau actuel (83 milliards de dollars). Bien que ce montant reste cons\u00e9quent \u2014 environ 5,6% du PIB africain \u2014 l\u2019OCDE et la CUA estiment que les enjeux justifient cet effort. Les auteurs rappellent notamment que deux Africains sur cinq n\u2019ont toujours pas acc\u00e8s aux infrastructures de base, en particulier l\u2019\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p>Par ailleurs, un tel volume d\u2019investissement dans des infrastructures de qualit\u00e9 dans le transport, les t\u00e9l\u00e9communications, l\u2019eau et l\u2019\u00e9nergie permettrait au continent de d\u00e9passer l\u2019objectif de croissance annuelle de 7 % fix\u00e9 dans le cadre de l\u2019Agenda 2063 de l\u2019Union africaine.<\/p>\n<p>Mieux g\u00e9rer les risques pour attirer le secteur priv\u00e9&#13;\n<\/p>\n<p>En partant d\u2019un niveau annuel de 155 milliards de dollars, le rapport estime que 2 480 milliards de dollars seraient n\u00e9cessaires d\u2019ici 2040 pour \u00ab amener les infrastructures des \u00e9conomies africaines \u00e0 un niveau comparable \u00e0 celles de leurs pairs dans les autres r\u00e9gions du monde \u00bb. Pour r\u00e9unir une telle somme, les \u00c9tats devront pouvoir compter sur un apport massif du secteur priv\u00e9.<\/p>\n<p>Alors que les gouvernements ont financ\u00e9 41% des infrastructures entre 2016 et 2020 (contre 48 % provenant des bailleurs de fonds du d\u00e9veloppement et 11% des investisseurs priv\u00e9s), leur capacit\u00e9 \u00e0 mobiliser davantage est frein\u00e9e par des contraintes comme le poids croissant de la dette souveraine.<\/p>\n<p>Le rapport note ainsi que, entre 2019 et 2023, les \u00c9tats africains ont d\u00e9pens\u00e9 sept fois plus pour le service de la dette que pour les infrastructures, et que 15 pays ont consacr\u00e9 davantage aux int\u00e9r\u00eats de la dette qu\u2019aux investissements dans les infrastructures.<\/p>\n<p>Dans ce contexte, un environnement plus favorable \u00e0 l\u2019investissement priv\u00e9 pourrait renforcer, dans les prochaines ann\u00e9es, les flux de capitaux vers les secteurs cl\u00e9s de la transformation productive : routes, chemins de fer, c\u00e2bles \u00e0 fibre optique, \u00e9nergie solaire, ou encore renforcement des infrastructures intra- et interurbaines.<\/p>\n<p>Rassurer les investisseurs&#13;\n<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 entre 2013 et 2022, les pays africains sont rest\u00e9s en marge du triplement des investissements priv\u00e9s mondiaux dans les infrastructures, ne captant que 6% \u00e0 8% du total. \u00ab Plus r\u00e9cemment, la hausse des co\u00fbts et la d\u00e9t\u00e9rioration des conditions macro\u00e9conomiques ont m\u00eame fait reculer les transactions de capitaux priv\u00e9s dans les infrastructures africaines, passant de 1,8 milliard USD en 2023 \u00e0 1,2 milliard USD en 2024 \u00bb, pr\u00e9cise le rapport.<\/p>\n<p>Si le continent dispose d\u2019atouts pour attirer les investisseurs \u2014 notamment des rendements pouvant atteindre 20% \u2014 les auteurs estiment qu\u2019un meilleur acc\u00e8s \u00e0 des informations claires et transparentes sur les risques demeure crucial pour dynamiser l\u2019investissement priv\u00e9 et r\u00e9duire le co\u00fbt moyen du capital pour les projets d\u2019infrastructures, estim\u00e9 \u00e0 13 % en Afrique, contre 10% dans les pays en d\u00e9veloppement d\u2019Asie et 8% dans les pays de l\u2019OCDE. \u00ab Les informations sur les risques aux niveaux national et sectoriel sont souvent trop limit\u00e9es pour permettre aux investisseurs priv\u00e9s d\u2019identifier les opportunit\u00e9s et d\u2019\u00e9valuer les risques en toute objectivit\u00e9 \u00bb, souligne le rapport, qui cite les progr\u00e8s enregistr\u00e9s dans certains pays gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration du cadre r\u00e9glementaire.<\/p>\n<p>\u00ab De solides cadres r\u00e9glementaires et une promotion active des investissements ont notamment permis le succ\u00e8s d\u2019initiatives telles que le Renewable Energy Independent Power Producer Procurement Programme (REIPPP) en Afrique du Sud et l\u2019\u00e9mission par l\u2019\u00c9gypte de la premi\u00e8re obligation verte souveraine du continent \u00bb, expliquent les auteurs.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En Afrique, un afflux massif de capitaux vers les infrastructures pourrait acc\u00e9l\u00e9rer la transformation \u00e9conomique au cours des&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2764,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[2038,390,2042,1145,2039,408,573,2041,18,51,1979,59,572,581,2040,67,68,69,70],"class_list":{"0":"post-2763","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-2038","9":"tag-390","10":"tag-2042","11":"tag-africain","12":"tag-an","13":"tag-deuros","14":"tag-dici","15":"tag-doubler","16":"tag-europe","17":"tag-europe-afrique","18":"tag-infrastructures","19":"tag-la-tribune-afrique","20":"tag-milliards","21":"tag-pib","22":"tag-pourrait","23":"tag-ue","24":"tag-ue-afrique","25":"tag-union-europeenne","26":"tag-union-europeenne-afrique"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116016808239840383","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2763","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2763"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2763\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2764"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2763"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2763"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2763"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}