{"id":30705,"date":"2026-03-02T19:27:16","date_gmt":"2026-03-02T19:27:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/30705\/"},"modified":"2026-03-02T19:27:16","modified_gmt":"2026-03-02T19:27:16","slug":"le-plan-sanitaire-des-usa-pour-lafrique-poursuit-sa-vague-dadhesion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/30705\/","title":{"rendered":"le plan sanitaire des USA pour l&rsquo;Afrique poursuit sa vague d&rsquo;adh\u00e9sion"},"content":{"rendered":"<p>Les \u00c9tats-Unis sont convenus de mobiliser la somme de 1,3 milliard USD (environ 1,1 milliard d\u2019euros) dans le cadre de protocoles d\u2019accord de cinq ans sign\u00e9s dans le domaine sanitaire, avec le Burkina Faso, le Niger et la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (RDC). 147 millions USD (environ 125,5 millions d\u2019euros) seront allou\u00e9s au Burkina Faso, 179 millions USD (153 millions d&rsquo;euros) pour le Niger tandis que 900 millions USD (environ 768,6 millions d\u2019euros) iront \u00e0 la RDC.<\/p>\n<p>Cibler les maladies infectieuses&#13;\n<\/p>\n<p>Selon les informations communiqu\u00e9es par le d\u00e9partement d\u2019\u00c9tat am\u00e9ricain fin f\u00e9vrier 2026, ces conventions visent plusieurs objectifs, dont le renforcement des capacit\u00e9s du Burkina Faso et de la RDC \u00e0 d\u00e9tecter et r\u00e9pondre aux menaces de maladies infectieuses avant qu\u2019elles ne se propagent dans sur leurs territoires, leur r\u00e9gion, et atteignent les USA. Concr\u00e8tement, les fonds contribueront \u00e0 intensifier la lutte contre le VIH\/SIDA et d\u2019autres maladies infectieuses. Washington financera la continuit\u00e9 des traitements, le d\u00e9pistage, la pr\u00e9vention et le d\u00e9veloppement de diagnostics plus rapides, avec un accent mis sur la lutte contre la stigmatisation.\u00a0<\/p>\n<p>Le Burkina Faso a accompli des progr\u00e8s dans la lutte contre le VIH. En 1997, le taux de pr\u00e9valence de la maladie \u00e9tait de 7,17%, avant de chuter \u00e0 0,6% en 2023, selon le rapport ONUSIDA 2024. Pour la RD Congo, les Nations Unies s\u2019inqui\u00e9taient en 2023 de chiffres en hausse, le pays enregistrant alors environ 520 000 personnes vivant avec le VIH, dont 300 000 femmes et 50 000 enfants. Le nombre de nouvelles infections \u00e9tait presque deux fois plus \u00e9lev\u00e9 que celui des d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s \u00e0 la maladie, avec environ 21 000 nouvelles infections \u2014 dont 7 000 parmi les enfants \u2014 pour 11 000 d\u00e9c\u00e8s.<\/p>\n<p>Am\u00e9liorer les soins ailleurs, limiter les risques pour tous&#13;\n<\/p>\n<p>Les protocoles d\u2019accord couvrent \u00e9galement le paludisme, dont la prise en charge conna\u00eet \u00e9galement des am\u00e9liorations au Burkina Faso, ainsi que d\u2019autres maladies infectieuses. Lors du Conseil des ministres du 19 f\u00e9vrier 2026, le ministre burkinab\u00e8 de la Sant\u00e9, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que le nombre total de cas de paludisme est pass\u00e9 de 10 805 020 en 2024 \u00e0 7 329 278 en 2025, soit une diminution de 32,17%. Le nombre de d\u00e9c\u00e8s est quant \u00e0 lui pass\u00e9 de 3 523 en 2024 \u00e0 1 979 en 2025, soit une baisse de 43,83%.<\/p>\n<p>En RDC, le rapport 2024 du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) d\u00e9voile un nombre total de cas qui est pass\u00e9 de 27 676 634 en 2023 \u00e0 29 123 262 en 2024, soit une hausse de 5,23%. Le nombre de d\u00e9c\u00e8s a quant \u00e0 lui baiss\u00e9, passant de 22 330 \u00e0 21 695 cas entre 2023 et 2024, soit -2,93%.<\/p>\n<p>Au Niger, le programme vise \u00e9galement \u00e0 am\u00e9liorer les soins maternels et infantiles. Dans le pays, la mortalit\u00e9 maternelle a recul\u00e9 de plus de 200 points entre 1992 et 2020, pour s\u2019\u00e9tablir \u00e0 441 d\u00e9c\u00e8s pour 100\u00a0000 naissances vivantes en 2020, selon les derni\u00e8res estimations des Nations unies.<\/p>\n<p>L\u2019appui financier am\u00e9ricain s\u2019inscrit dans le cadre de l&rsquo;America First Global Health Strategy d\u00e9voil\u00e9e en septembre 2025. Cette approche met l\u2019accent sur des r\u00e9sultats mesurables (indicateurs de performance, calendriers stricts, etc.) desquels d\u00e9pendra le d\u00e9blocage de nouveaux financements. D\u00e9sormais, 19 Etats africains ont officiellement rejoint ce cadre de coop\u00e9ration bilat\u00e9rale avec les USA, \u00e0 savoir le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, l\u2019Eswatini, l\u2019\u00c9thiopie, le Kenya, le Lesotho, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l\u2019Ouganda, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, le Rwanda et la Sierra Leone.<\/p>\n<p>R\u00e9duire la d\u00e9pendance \u00e0 l\u2019aide&#13;\n<\/p>\n<p>Afin de contribuer \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de leur riposte contre le VIH\/sida, le paludisme et les maladies infectieuses, Ouagadougou et Kinshasa et Niamey se sont \u00e9galement engag\u00e9es \u00e0 accro\u00eetre leurs d\u00e9penses sanitaires nationales durant la p\u00e9riode couverte par le protocole d\u2019accord, \u00e0 hauteur de 107 millions USD (environ 90,4 millions d\u2019euros), 300 millions USD (environ 256 millions d\u2019euros) et 71,9 millions USD respectivement (61,2 millions d&rsquo;euros).<\/p>\n<p>Au Burkina Faso, une enveloppe d\u2019environ 12 millions USD (environ 10,2 millions d\u2019euros) sera d\u00e9di\u00e9e au programme de s\u00e9curit\u00e9 sanitaire internationale, avec un accent sur le renforcement des syst\u00e8mes de proximit\u00e9, la num\u00e9risation et l\u2019am\u00e9lioration de la transmission des donn\u00e9es, ainsi que le renforcement des capacit\u00e9s des laboratoires \u00e0 d\u00e9tecter les agents pathog\u00e8nes potentiels. Le protocole entend \u00e9galement capitaliser sur des programmes d\u00e9j\u00e0 en place, notamment en mati\u00e8re sant\u00e9 maternelle et infantile, tout en soutenant l\u2019int\u00e9gration des soignants de premi\u00e8re ligne au syst\u00e8me sanitaire du pays.<\/p>\n<p>Le m\u00eame mod\u00e8le sera financ\u00e9 en RDC et au Niger, dans le but de cr\u00e9er un syst\u00e8me de sant\u00e9 national r\u00e9silient, g\u00e9r\u00e9 de mani\u00e8re autonome par les \u00c9tats, et moins d\u00e9pendant \u00e0 long terme de l\u2019aide am\u00e9ricaine.<\/p>\n<p>L&rsquo;Afrique en ordre dispers\u00e9e<\/p>\n<p>Ces nouvelles adh\u00e9sion \u00e0 la strat\u00e9gie am\u00e9ricaine interviennent alors que le directeur du Centre africain de contr\u00f4le et de pr\u00e9vention des maladies (Africa CDC) affili\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Union africaine, a exprim\u00e9 r\u00e9cemment de vives pr\u00e9occupations concernant les accords de partage de donn\u00e9es et de pathog\u00e8nes avec certaines entit\u00e9s am\u00e9ricaines. L\u2019institution craint en effet que les \u00c9tats fournissent des \u00e9chantillons biologiques et des donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques pr\u00e9cieuses \u00e0 Washington sans obtenir en retour un acc\u00e8s garanti et abordable aux technologies et traitements qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, certains pays comme la Zambie ou le Zimbabwe ont d\u00e9j\u00e0 rejet\u00e9 ces accords, invoquant les m\u00eames raisons de souverainet\u00e9 sur les donn\u00e9es collect\u00e9es par les USA. Ceci, \u00e0 contre-courant des 18 autres qui y ont d\u00e9j\u00e0 adh\u00e9r\u00e9. Une situation qui relance le d\u00e9bat de l&rsquo;uniformisation des positions africaines en mati\u00e8re de n\u00e9gociation avec les grandes puissances \u00e9trang\u00e8res, dans un contexte o\u00f9 les diff\u00e9rences de r\u00e9alit\u00e9s d&rsquo;un pays \u00e0 l&rsquo;autre, les obligent parfois \u00e0 signer des accords en rangs dispers\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les \u00c9tats-Unis sont convenus de mobiliser la somme de 1,3 milliard USD (environ 1,1 milliard d\u2019euros) dans le&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":30706,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[1192,58,6,243,13008,408,73,59,1194,683,394,6745,217,6044,1279,13007],"class_list":{"0":"post-30705","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-afrique","8":"tag-1192","9":"tag-58","10":"tag-afrique","11":"tag-burkina","12":"tag-dadhesion","13":"tag-deuros","14":"tag-lafrique","15":"tag-la-tribune-afrique","16":"tag-milliard","17":"tag-niger","18":"tag-plan","19":"tag-poursuit","20":"tag-rdc","21":"tag-sanitaire","22":"tag-usa","23":"tag-vague"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116161232382021901","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30705","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30705"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30705\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/30706"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30705"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30705"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30705"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}