{"id":31835,"date":"2026-03-03T18:29:21","date_gmt":"2026-03-03T18:29:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/31835\/"},"modified":"2026-03-03T18:29:21","modified_gmt":"2026-03-03T18:29:21","slug":"le-maroc-veut-assurer-60-de-ses-besoins-en-eau-potable-grace-au-dessalement-dici-2030","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/31835\/","title":{"rendered":"Le Maroc veut assurer 60% de ses besoins en eau potable gr\u00e2ce au dessalement d\u2019ici 2030"},"content":{"rendered":"<p>Au Maroc, le gouvernement veut couvrir 60% de ses besoins en eau potable gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019eau de mer trait\u00e9e d\u2019ici 2030, contre 25% actuellement. L\u2019annonce a \u00e9t\u00e9 faite le 4 novembre par Nizar Baraka, ministre de l\u2019Eau, en marge du Congr\u00e8s mondial de l&rsquo;eau \u00e0 Marrakech. Cette d\u00e9claration intervient alors que le Royaume conna\u00eet sa septi\u00e8me ann\u00e9e cons\u00e9cutive de s\u00e9cheresse, entra\u00eenant une baisse drastique du niveau des barrages et affectant l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique. Selon la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la m\u00e9t\u00e9orologie du Maroc, l\u2019ann\u00e9e 2022 a notamment \u00e9t\u00e9 la plus chaude jamais enregistr\u00e9e dans le pays depuis 40 ans.<\/p>\n<p>Des investissements pour s\u00e9curiser l\u2019approvisionnement en eau&#13;\n<\/p>\n<p>Pour atteindre cet objectif, le Maroc entend produire 1,7 milliard de m\u00e8tres cubes d\u2019eau dessal\u00e9e par an d\u2019ici 2030. Ce volume repr\u00e9sente pr\u00e8s de cinq fois la capacit\u00e9 actuelle des 17 usines de dessalement op\u00e9rationnelles dans le pays, qui g\u00e9n\u00e8rent 345 millions m\u00b3 par an.<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s les propos du ministre relay\u00e9s par Reuters, l\u2019un des projets phares de cette strat\u00e9gie est une usine situ\u00e9e pr\u00e8s de Tiznit, n\u00e9cessitant 929 millions d&rsquo;euros (10 milliards de dirhams) d\u2019investissements. Dot\u00e9e d\u2019une capacit\u00e9 annuelle de 350 millions m\u00b3, elle alimentera les principaux centres urbains du \u00ab grenier alimentaire \u00bb du Maroc ainsi que les zones agricoles alentour.<\/p>\n<p>Cette m\u00e9ga-usine, dont l\u2019appel d\u2019offres pour la construction, le financement et l\u2019exploitation devrait \u00eatre lanc\u00e9 d\u2019ici juin 2026, s\u2019inscrit dans un portefeuille de projets en cours, comprenant \u00e9galement de nouvelles usines aliment\u00e9es par des \u00e9nergies renouvelables dans plusieurs villes du nord, notamment Nador et Tanger.<\/p>\n<p>Par ailleurs, les autorit\u00e9s pr\u00e9voient de d\u00e9velopper, en partenariat avec l\u2019entreprise fran\u00e7aise Veolia, des unit\u00e9s de dessalement \u00e0 Rabat et \u00e0 Tantan, dans le sud-ouest du pays.<\/p>\n<p>Au total, selon Nizar Baraka, quatre autres usines totalisant une capacit\u00e9 de 540 millions m\u00b3 sont actuellement en construction, pour une mise en service pr\u00e9vue en 2027. Parmi elles figure l\u2019unit\u00e9 de Casablanca, d\u2019une capacit\u00e9 de 300 millions m\u00b3, d\u00e9velopp\u00e9e par le groupe espagnol Acciona et deux filiales du groupe marocain Akwa (Afriquia Gaz et Green of Africa), pour un investissement estim\u00e9 \u00e0 800 millions d&rsquo;euros.<\/p>\n<p>Une course contre la montre face au stress hydrique&#13;\n<\/p>\n<p>En misant fortement sur le dessalement, les autorit\u00e9s veulent r\u00e9pondre aux besoins imm\u00e9diats, mais surtout anticiper une rar\u00e9faction de la ressource. D\u00e9j\u00e0 en situation de stress hydrique structurel, le pays disposait de 620 m\u00b3 d\u2019eau par habitant en 2020, contre 2 560 m\u00b3 en 1960, selon la Banque mondiale. Ce niveau pourrait tomber sous la barre des 500 m\u00b3 par habitant d\u2019ici 2030, seuil qui correspond \u00e0 une situation de p\u00e9nurie absolue.<\/p>\n<p>Cette \u00e9volution r\u00e9sulte de la pression d\u00e9mographique, des effets du changement climatique et de la hausse de la demande li\u00e9e aux activit\u00e9s \u00e9conomiques, en particulier l\u2019agriculture, qui consomme pr\u00e8s de 85 % des ressources en eau renouvelables du pays (issues essentiellement des pr\u00e9cipitations et du ruissellement).<\/p>\n<p>Le Maroc fait \u00e9galement face \u00e0 des s\u00e9cheresses dont la fr\u00e9quence, la gravit\u00e9 et la dur\u00e9e s\u2019intensifient, accentuant la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des zones rurales et pesant sur la stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique ainsi que sur la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire.<\/p>\n<p>Entre 2019 et 2024, le pays a ainsi perdu un million d\u2019emplois agricoles en raison de la s\u00e9cheresse et du stress hydrique. Ce contexte a conduit les autorit\u00e9s \u00e0 adopter une politique proactive pour diversifier les sources d\u2019eau et renforcer l\u2019autonomie hydrique du pays. Plusieurs feuilles de route sont en cours de mise en \u0153uvre.<\/p>\n<p>Parmi elles figure le Plan national de l\u2019eau (PNE), dot\u00e9 d\u2019un budget global de 35,4 milliards d&rsquo;euros (41,3 milliards de dollars) pour la p\u00e9riode 2020-2050. Il pr\u00e9voit de mobiliser 4,6 milliards m\u00b3 par an et d\u2019\u00e9conomiser pr\u00e8s de 2,2 milliards m\u00b3\/an gr\u00e2ce \u00e0 une meilleure gestion de l\u2019eau potable et de l\u2019eau d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l\u2019irrigation. \u00c0 cela s\u2019ajoute le Programme national d\u2019approvisionnement en eau potable et d\u2019irrigation (PNAEPI), d\u2019un budget total de 13,2 milliards d&rsquo;euros (143 milliards de dirhams) sur la p\u00e9riode 2020-2027. Ce programme vise \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019offre en eau, optimiser la gestion de la demande, valoriser la ressource et renforcer l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable dans les zones rurales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Au Maroc, le gouvernement veut couvrir 60% de ses besoins en eau potable gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019eau de mer&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":31836,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[390,574,13421,13420,8550,573,5454,603,18,51,13423,59,86,13422,67,68,69,70,1159],"class_list":{"0":"post-31835","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-390","9":"tag-574","10":"tag-13421","11":"tag-assurer","12":"tag-besoins","13":"tag-dici","14":"tag-dessalement","15":"tag-eau","16":"tag-europe","17":"tag-europe-afrique","18":"tag-grace","19":"tag-la-tribune-afrique","20":"tag-maroc","21":"tag-potable","22":"tag-ue","23":"tag-ue-afrique","24":"tag-union-europeenne","25":"tag-union-europeenne-afrique","26":"tag-veut"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116166666632884113","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31835","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=31835"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/31835\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/31836"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=31835"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=31835"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=31835"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}