{"id":32403,"date":"2026-03-04T08:46:07","date_gmt":"2026-03-04T08:46:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/32403\/"},"modified":"2026-03-04T08:46:07","modified_gmt":"2026-03-04T08:46:07","slug":"la-libye-tente-de-reprendre-le-controle-de-sa-chaine-petroliere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/32403\/","title":{"rendered":"la Libye tente de reprendre le contr\u00f4le de sa cha\u00eene p\u00e9troli\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>La National Oil Corporation (NOC), la compagnie publique libyenne, a annonc\u00e9 le 1er mars une augmentation progressive de la production sur le champ terrestre d\u2019al-Mabruk. Selon les informations relay\u00e9es par Reuters, le site devrait produire entre 25 000 et 30 000 barils par jour apr\u00e8s la mise en service d\u2019une nouvelle unit\u00e9 de production.<\/p>\n<p>Situ\u00e9 \u00e0 environ 170 kilom\u00e8tres au sud de Syrte, le champ d\u2019al-Mabruk avait \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9 en 2015 apr\u00e8s une attaque que la NOC avait attribu\u00e9e \u00e0 des militants islamistes, occasionnant d\u2019importants d\u00e9g\u00e2ts mat\u00e9riels. La production n\u2019a repris qu\u2019en mars 2025, \u00e0 un niveau initial d\u2019environ 5 000 barils par jour.<\/p>\n<p>Mabruk Oil Operations exploite le champ pour le compte de la NOC et de TotalEnergies. Selon la compagnie nationale, la production combin\u00e9e d\u2019al-Mabruk et du champ offshore d\u2019Al-Jurf pourrait atteindre environ 40 000 barils par jour d\u2019ici la fin du mois de mars.<\/p>\n<p>\u00ab Cette \u00e9tape refl\u00e8te le succ\u00e8s de la vision de la National Oil Corporation visant \u00e0 d\u00e9velopper les infrastructures du secteur et \u00e0 renforcer l\u2019\u00e9conomie nationale \u00bb, a comment\u00e9 l\u2019entreprise publique.<\/p>\n<p>Pr\u00e9parer l\u2019avenir et transformer sur place&#13;\n<\/p>\n<p>L\u2019augmentation des volumes \u00e0 Mabruk s\u2019inscrit dans l\u2019objectif officiel de porter la production nationale \u00e0 1,6 million de barils par jour d\u2019ici fin 2026, avant un \u00e9ventuel rel\u00e8vement \u00e0 2 millions de barils par jour \u00e0 plus long terme. La production actuelle est estim\u00e9e autour de 1,4 million de barils par jour.<\/p>\n<p>Cette progression de l\u2019amont p\u00e9trolier intervient alors que la NOC a relanc\u00e9 l\u2019exploration qui vise \u00e0 identifier de nouveaux gisements afin de renouveler les r\u00e9serves et de soutenir la production \u00e0 long terme. En f\u00e9vrier dernier, une premi\u00e8re depuis 2007, de nouveaux blocs ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s \u00e0 des compagnies internationales, dont Chevron, Eni, QatarEnergy, Repsol, MOL, TPOC et Aiteo. Cinq blocs ont \u00e9t\u00e9 octroy\u00e9s sur vingt propos\u00e9s, certaines zones n\u2019ayant pas trouv\u00e9 preneur en raison de divergences sur les conditions contractuelles.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, les autorit\u00e9s cherchent \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s de raffinage. La capacit\u00e9 th\u00e9orique des raffineries libyennes est estim\u00e9e \u00e0 environ 380 000 barils par jour, mais la production effective est nettement inf\u00e9rieure, autour de 180 000 barils par jour, en raison de l\u2019obsolescence des installations et de l\u2019arr\u00eat prolong\u00e9 de certaines unit\u00e9s.<\/p>\n<p>En janvier, la NOC a pr\u00e9sent\u00e9 un plan visant \u00e0 porter la capacit\u00e9 de raffinage \u00e0 environ 660 000 barils par jour. Les investissements n\u00e9cessaires pour moderniser et d\u00e9velopper les infrastructures sont estim\u00e9s entre 3 et 4 milliards de dollars. L\u2019objectif affich\u00e9 est de r\u00e9duire la d\u00e9pendance aux importations de carburants.<\/p>\n<p>Un secteur strat\u00e9gique dans un environnement fragile&#13;\n<\/p>\n<p>La Libye d\u00e9tient les plus importantes r\u00e9serves prouv\u00e9es de p\u00e9trole en Afrique et figure parmi les plus grands producteurs du continent. Son brut, l\u00e9ger et relativement facile \u00e0 raffiner, est traditionnellement pris\u00e9 sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ce potentiel, le pays conna\u00eet des p\u00e9nuries r\u00e9currentes d\u2019essence. Les capacit\u00e9s de raffinage limit\u00e9es, la v\u00e9tust\u00e9 de certaines infrastructures et un syst\u00e8me de subventions important obligent la Libye \u00e0 importer une part significative de ses carburants.<\/p>\n<p>Des enqu\u00eates de presse et des rapports d\u2019audit ont mis en \u00e9vidence des irr\u00e9gularit\u00e9s dans la gestion de certaines cargaisons, qui alimentent des circuits parall\u00e8les et p\u00e8sent sur l\u2019approvisionnement int\u00e9rieur. Le secteur navigue par ailleurs dans un environnement politique marqu\u00e9 par la coexistence de centres de pouvoir rivaux et par des tensions r\u00e9currentes autour de la gestion des revenus p\u00e9troliers.<\/p>\n<p>Si les annonces r\u00e9centes ont de quoi susciter de l\u2019espoir du c\u00f4t\u00e9 de Tripoli, le v\u00e9ritable enjeu sera de voir si elles permettront de stabiliser durablement les volumes produits, de r\u00e9duire effectivement la d\u00e9pendance aux importations de carburants et d\u2019am\u00e9liorer la pr\u00e9visibilit\u00e9 des recettes publiques.<\/p>\n<p>Dans un pays qui d\u00e9pend \u00e9troitement de son secteur p\u00e9trolier, selon le FMI, la capacit\u00e9 \u00e0 consolider ces \u00e9volutions dans la dur\u00e9e sera d\u00e9terminante pour la trajectoire \u00e9conomique des prochaines ann\u00e9es. Selon les donn\u00e9es cit\u00e9es par la Direction g\u00e9n\u00e9rale du Tr\u00e9sor fran\u00e7ais, les hydrocarbures repr\u00e9sentent environ les deux tiers du PIB et 97 % des recettes publiques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"La National Oil Corporation (NOC), la compagnie publique libyenne, a annonc\u00e9 le 1er mars une augmentation progressive de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":32404,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[121],"tags":[58,2032,1789,13572,59,125,10344,622,1942,4813,7068],"class_list":{"0":"post-32403","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-libye","8":"tag-58","9":"tag-chaine","10":"tag-controle","11":"tag-exploration","12":"tag-la-tribune-afrique","13":"tag-libye","14":"tag-petroliere","15":"tag-production","16":"tag-raffinage","17":"tag-reprendre","18":"tag-tente"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116170036586608330","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32403","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32403"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32403\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/32404"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}