{"id":37917,"date":"2026-03-09T18:35:06","date_gmt":"2026-03-09T18:35:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/37917\/"},"modified":"2026-03-09T18:35:06","modified_gmt":"2026-03-09T18:35:06","slug":"lafrique-et-la-guerre-en-iran-comment-le-choc-petrolier-menace-les-economies-les-chaines-dapprovisionnement-et-le-bien-etre-des-menages","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/37917\/","title":{"rendered":"L\u2019Afrique et la guerre en Iran : comment le choc p\u00e9trolier menace les \u00e9conomies, les cha\u00eenes d\u2019approvisionnement et le bien-\u00eatre des m\u00e9nages"},"content":{"rendered":"<p>Par Rene Awambeng, Senior Executive Officer, Premier Invest<\/p>\n<p> 9 mars 2026. L\u2019escalade du conflit impliquant l\u2019Iran a, une fois de plus, mis en lumi\u00e8re la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de l\u2019Afrique face aux chocs mondiaux li\u00e9s aux mati\u00e8res premi\u00e8res et \u00e0 la logistique. La progression du Brent vers les 120 dollars le baril, les perturbations du trafic de p\u00e9troliers dans le d\u00e9troit d\u2019Ormuz et l\u2019explosion des primes d\u2019assurance contre les risques de guerre constituent un choc externe majeur pour le continent.<\/p>\n<p>Si certains pays exportateurs de p\u00e9trole pourraient bri\u00e8vement b\u00e9n\u00e9ficier de recettes plus \u00e9lev\u00e9es, la r\u00e9alit\u00e9 demeure accablante pour la plupart des \u00e9conomies africaines, encore largement d\u00e9pendantes des importations de carburants raffin\u00e9s, d\u2019engrais et de denr\u00e9es alimentaires. L\u2019effet combin\u00e9 se traduit par une inflation en hausse, des pressions sur les monnaies et une d\u00e9gradation du pouvoir d\u2019achat des m\u00e9nages. Nulle part cette situation n\u2019est plus pr\u00e9occupante que dans les \u00e9conomies fragiles du Sahel.<\/p>\n<p>Une nouvelle onde de choc mondiale<\/p>\n<p>Depuis la fin f\u00e9vrier, l\u2019intensification des attaques et des menaces autour du d\u00e9troit d\u2019Ormuz a pouss\u00e9 de grandes compagnies maritimes et des assureurs \u00e0 suspendre ou \u00e0 rench\u00e9rir drastiquement les travers\u00e9es dans le Golfe. Les primes d\u2019assurance contre les risques de guerre ont parfois \u00e9t\u00e9 multipli\u00e9es par dix, tandis que de nombreux navires contournent d\u00e9sormais la zone en passant par le cap de Bonne-Esp\u00e9rance, allongeant jusqu\u2019\u00e0 deux semaines les trajets entre l\u2019Europe et l\u2019Asie.<\/p>\n<p>Cette situation r\u00e9duit la disponibilit\u00e9 des cargaisons de carburant et du fret r\u00e9frig\u00e9r\u00e9, mettant davantage sous pression les cha\u00eenes d\u2019approvisionnement africaines. Le d\u00e9troit d\u2019Ormuz constitue en effet un point strat\u00e9gique majeur : environ un cinqui\u00e8me du p\u00e9trole mondial et d\u2019importants flux de gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 y transitent quotidiennement. M\u00eame des interruptions partielles ont des r\u00e9percussions imm\u00e9diates sur les march\u00e9s mondiaux de l\u2019\u00e9nergie, faisant grimper les prix du p\u00e9trole, du gaz, des engrais et du transport.<\/p>\n<p>Pour les \u00e9conomies africaines, d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9es \u00e0 un ralentissement du processus de d\u00e9sinflation, ces tensions se traduisent par une pression accrue sur les prix \u00e0 la consommation, les co\u00fbts de la dette et les taux de change.<\/p>\n<p>Panorama par pays : comment le choc se diffuse en Afrique<\/p>\n<p>Le Sahel : la fragilit\u00e9 face \u00e0 la flamb\u00e9e des prix<br \/>Au Burkina Faso, au Mali et au Niger, la combinaison de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9, de l\u2019instabilit\u00e9 politique et d\u2019une marge budg\u00e9taire limit\u00e9e accentue les risques. L\u2019inflation sur les carburants et les produits alimentaires, aliment\u00e9e par la hausse des co\u00fbts d\u2019importation, pourrait d\u00e9clencher des crises humanitaires et aggraver l\u2019instabilit\u00e9 \u00e9conomique. La r\u00e9gion dispose de peu de marges d\u2019amortissement et ce choc intervient alors que les relations avec les bailleurs de fonds sont d\u00e9j\u00e0 sous tension.<\/p>\n<p>Le Nigeria : un producteur de p\u00e9trole toujours vuln\u00e9rable<br \/>Le Nigeria illustre le paradoxe d\u2019un pays producteur de p\u00e9trole qui d\u00e9pend encore fortement des importations de produits p\u00e9troliers raffin\u00e9s.<\/p>\n<p>Prix du carburant : les interruptions de chargement \u00e0 la raffinerie Dangote et les ajustements successifs des prix d\u00e9part d\u00e9p\u00f4t \u2014 de 774 nairas \u00e0 environ 995 nairas par litre \u2014 ont entra\u00een\u00e9 des prix \u00e0 la pompe d\u00e9passant 1 000 nairas dans plusieurs \u00c9tats.<\/p>\n<p>Pression sur la cha\u00eene d\u2019approvisionnement : la compagnie nationale NNPC cherche des cargaisons suppl\u00e9mentaires de brut pour stabiliser l\u2019approvisionnement des raffineries, mais les prix restent index\u00e9s sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p>Implications budg\u00e9taires : le budget 2026 est fond\u00e9 sur un prix du baril de 60 \u00e0 65 dollars. Si la hausse des prix du brut peut g\u00e9n\u00e9rer des recettes suppl\u00e9mentaires, celles-ci pourraient \u00eatre annul\u00e9es par l\u2019augmentation des importations et les pressions sur le taux de change.<\/p>\n<p>L\u2019Angola : des recettes en hausse mais des co\u00fbts \u00e9galement<br \/>Luanda se r\u00e9jouit de la hausse des prix du brut, mais les autorit\u00e9s mettent en garde contre l\u2019augmentation des prix des importations, notamment pour les produits alimentaires et les biens essentiels. Avec un Brent largement sup\u00e9rieur au prix budg\u00e9taire de 61 dollars le baril, les risques inflationnistes augmentent.<\/p>\n<p>L\u2019Afrique du Sud : le retour du spectre inflationniste<br \/>En tant qu\u2019importateur majeur de p\u00e9trole et de produits raffin\u00e9s, l\u2019Afrique du Sud subit une pression accrue sur les prix r\u00e9glement\u00e9s du carburant. La flamb\u00e9e du p\u00e9trole pourrait retarder les baisses de taux d\u2019int\u00e9r\u00eat attendues et accentuer la hausse du co\u00fbt de la vie via les transports et l\u2019alimentation.<\/p>\n<p>Les points de tension dans la cha\u00eene p\u00e9troli\u00e8re<\/p>\n<p>La cha\u00eene d\u2019approvisionnement africaine en produits raffin\u00e9s, d\u00e9j\u00e0 fragile, fait face \u00e0 plusieurs pressions :<\/p>\n<p>des trajets maritimes plus longs et une assurance plus co\u00fbteuse, rench\u00e9rissant les prix de l\u2019essence, du diesel et du k\u00e9ros\u00e8ne ;<\/p>\n<p>un amortisseur partiel au Nigeria gr\u00e2ce \u00e0 la raffinerie Dangote, mais un d\u00e9ficit de brut local oblige encore \u00e0 importer \u00e0 des co\u00fbts \u00e9lev\u00e9s ;<\/p>\n<p>des risques de p\u00e9nuries accrues, certains assureurs retirant la couverture automatique des risques de guerre tandis que des traders mobilisent les stocks flottants en Afrique de l\u2019Ouest pour r\u00e9pondre aux besoins imm\u00e9diats en diesel.<\/p>\n<p>S\u00e9curit\u00e9 alimentaire : un second choc en pr\u00e9paration<\/p>\n<p>Le march\u00e9 des engrais est particuli\u00e8rement expos\u00e9 aux perturbations dans le Golfe. Une grande part de l\u2019ur\u00e9e \u00e9chang\u00e9e dans le monde provient de cette r\u00e9gion, et la hausse des co\u00fbts du gaz et du transport fait bondir les prix. Pour les agriculteurs africains, cela menace directement la prochaine campagne agricole 2026-2027.<\/p>\n<p>Par ailleurs, des transporteurs mondiaux tels que MSC, Maersk, CMA CGM et Hapag-Lloyd ont suspendu ou redirig\u00e9 leurs services vers le Golfe et la mer Rouge. Les surtaxes d\u2019urgence et les perturbations logistiques rench\u00e9rissent les importations alimentaires et augmentent les risques de d\u00e9t\u00e9rioration des produits p\u00e9rissables. Selon plusieurs analystes, une perturbation prolong\u00e9e pourrait d\u00e9stabiliser les cha\u00eenes d\u2019approvisionnement alimentaires des pays africains \u00e0 faible revenu.<\/p>\n<p>Budgets, dette et pression budg\u00e9taire<\/p>\n<p>Les pays exportateurs de p\u00e9trole \u2014 Nigeria, Angola, Congo ou Gabon \u2014 pourraient enregistrer des recettes suppl\u00e9mentaires temporaires. Mais ces gains risquent d\u2019\u00eatre compens\u00e9s par :<\/p>\n<p>des importations plus co\u00fbteuses de nourriture, m\u00e9dicaments et biens manufactur\u00e9s ;<\/p>\n<p>une hausse du service de la dette li\u00e9e \u00e0 la d\u00e9pr\u00e9ciation des monnaies ;<\/p>\n<p>une pression accrue pour augmenter les d\u00e9penses sociales.<\/p>\n<p>Pour les importateurs nets comme le Kenya, la Tanzanie, le Ghana, le S\u00e9n\u00e9gal ou le Rwanda, la situation est encore plus d\u00e9licate. La hausse des co\u00fbts du carburant et du transport aggravera les d\u00e9ficits courants, p\u00e8sera sur les r\u00e9serves de change et compliquera les programmes avec le FMI. Le Sahel, d\u00e9j\u00e0 fragile, pourrait conna\u00eetre une d\u00e9gradation rapide.<\/p>\n<p>Financement du commerce et liquidit\u00e9 : la pression sur le dollar<\/p>\n<p>La flamb\u00e9e du p\u00e9trole resserre la liquidit\u00e9 en dollars dans les syst\u00e8mes bancaires africains.<\/p>\n<p>Les co\u00fbts de confirmation des lettres de cr\u00e9dit augmentent, les banques int\u00e9grant davantage le risque g\u00e9opolitique.<\/p>\n<p>Les sanctions et les clauses li\u00e9es aux risques de guerre ralentissent les op\u00e9rations commerciales documentaires et alourdissent les contraintes de conformit\u00e9.<\/p>\n<p>Le retrait de la couverture automatique des risques de guerre dans le Golfe oblige les importateurs \u00e0 souscrire des assurances plus co\u00fbteuses, souvent hors de port\u00e9e pour les petits acteurs africains.<\/p>\n<p>Paradoxalement, ce contexte redonne aux lettres de cr\u00e9dit un r\u00f4le central pour s\u00e9curiser les importations essentielles de carburants, d\u2019engrais et de produits alimentaires.<\/p>\n<p>Inflation et hausse du co\u00fbt de la vie<\/p>\n<p>L\u2019impact sur les m\u00e9nages sera significatif. L\u2019inflation des carburants se r\u00e9percute rapidement sur les transports, la production d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, la transformation des c\u00e9r\u00e9ales et la logistique frigorifique. L\u2019inflation alimentaire suit g\u00e9n\u00e9ralement avec un d\u00e9calage, lorsque les co\u00fbts des engrais, du transport et du stockage se transmettent aux prix des produits de base.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les pr\u00e9visions ant\u00e9rieures du FMI anticipant une d\u00e9sinflation mondiale progressive, les risques macro\u00e9conomiques repartent \u00e0 la hausse. Pour des millions de familles africaines, cela signifie des prix plus \u00e9lev\u00e9s sur les march\u00e9s, une baisse du pouvoir d\u2019achat et des arbitrages budg\u00e9taires plus difficiles.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quation du raffinage au Nigeria<\/p>\n<p>La raffinerie Dangote joue d\u00e9sormais un r\u00f4le central dans la formation des prix du carburant au Nigeria. Toutefois :<\/p>\n<p>elle reste d\u00e9pendante des prix mondiaux du brut et des conditions de change ;<\/p>\n<p>les interruptions de chargement refl\u00e8tent g\u00e9n\u00e9ralement des ajustements de co\u00fbts de remplacement plut\u00f4t que des ruptures d\u2019approvisionnement ;<\/p>\n<p>des allocations stables de brut et des cadres de prix clairs sont n\u00e9cessaires pour r\u00e9duire la volatilit\u00e9.<\/p>\n<p>La suppression des subventions signifie par ailleurs que les consommateurs ressentent d\u00e9sormais les chocs p\u00e9troliers plus rapidement qu\u2019auparavant.<\/p>\n<p>Trois sc\u00e9narios pour les mois \u00e0 venir<\/p>\n<p>1. Perturbation prolong\u00e9e<br \/>Le Brent oscille entre 100 et 120 dollars et les d\u00e9tournements par le cap de Bonne-Esp\u00e9rance se poursuivent. Les importateurs africains subissent une hausse de l\u2019inflation \u00e9nerg\u00e9tique de 2 \u00e0 5 points et une aggravation des d\u00e9ficits ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>2. Stabilisation partielle<br \/>Le Brent se stabilise entre 85 et 100 dollars et certains assureurs et transporteurs reprennent leurs activit\u00e9s avec des conditions ajust\u00e9es. L\u2019inflation reste \u00e9lev\u00e9e mais plus g\u00e9rable avec des soutiens budg\u00e9taires cibl\u00e9s.<\/p>\n<p>3. D\u00e9sescalade rapide<br \/>Le Brent retombe vers 70-80 dollars avec l\u2019apaisement des tensions. Les pressions sur les prix et les devises se rel\u00e2chent, mais la confiance \u00e9conomique reste affect\u00e9e.<\/p>\n<p>Priorit\u00e9s politiques et \u00e9conomiques<\/p>\n<p>Pour les gouvernements et les banques centrales<\/p>\n<p>actualiser les budgets avec des sc\u00e9narios de stress \u00e0 90, 110 et 120 dollars le baril ;<\/p>\n<p>\u00e9largir les lignes de financement du commerce en devises via Afreximbank et les institutions de d\u00e9veloppement ;<\/p>\n<p>privil\u00e9gier les aides sociales cibl\u00e9es plut\u00f4t que les subventions g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es aux carburants.<\/p>\n<p>Pour les agences \u00e9nerg\u00e9tiques et logistiques<\/p>\n<p>formaliser les accords d\u2019approvisionnement en brut pour stabiliser l\u2019activit\u00e9 des raffineries ;<\/p>\n<p>diversifier les routes commerciales et s\u00e9curiser \u00e0 l\u2019avance les assurances contre les risques de guerre ;<\/p>\n<p>utiliser les stocks strat\u00e9giques pour amortir les p\u00e9nuries imm\u00e9diates.<\/p>\n<p>Pour les acteurs de l\u2019agro-industrie<\/p>\n<p>couvrir les achats d\u2019engrais et de c\u00e9r\u00e9ales contre les fluctuations de prix ;<\/p>\n<p>s\u00e9curiser les capacit\u00e9s de transport frigorifique et diversifier les ports d\u2019entr\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour les banques et les entreprises<\/p>\n<p>r\u00e9viser les contrats commerciaux pour int\u00e9grer la hausse des co\u00fbts de transport et des lettres de cr\u00e9dit ;<\/p>\n<p>ajuster les cycles de tr\u00e9sorerie face \u00e0 l\u2019allongement des d\u00e9lais d\u2019exp\u00e9dition.<\/p>\n<p>Pourquoi le Sahel n\u00e9cessite une attention urgente<\/p>\n<p>La combinaison des crises s\u00e9curitaires, de la fatigue des bailleurs et de la hausse des prix des importations cr\u00e9e un cocktail explosif. Sans intervention rapide \u2014 soutien alimentaire et \u00e9nerg\u00e9tique, programmes d\u2019engrais et corridors de transport s\u00e9curis\u00e9s \u2014 la r\u00e9gion risque de basculer vers une instabilit\u00e9 accrue.<\/p>\n<p>\u00c0 moyen terme, le d\u00e9veloppement des \u00e9nergies renouvelables, des mini-r\u00e9seaux et des infrastructures r\u00e9silientes au climat pourrait r\u00e9duire la d\u00e9pendance chronique aux importations.<\/p>\n<p>Ce que cela signifie pour les infrastructures et la transition \u00e9nerg\u00e9tique<\/p>\n<p>Les infrastructures de transport devront absorber des co\u00fbts de carburant plus \u00e9lev\u00e9s, des calendriers logistiques perturb\u00e9s et des cycles d\u2019exp\u00e9dition plus longs, ce qui pourrait fragiliser les projets en partenariat public-priv\u00e9 et l\u2019\u00e9conomie des corridors commerciaux.<\/p>\n<p>Dans le secteur \u00e9nerg\u00e9tique, la crise souligne l\u2019importance du raffinage domestique, d\u2019une production fiable d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 base de gaz et d\u2019investissements acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s dans le solaire, l\u2019\u00e9olien et le stockage \u2014 autant de boucliers contre les chocs externes.<\/p>\n<p>L\u2019Afrique a d\u00e9j\u00e0 travers\u00e9 des chocs p\u00e9troliers, mais son exposition demeure \u00e9lev\u00e9e. La crise actuelle rappelle que la r\u00e9silience \u2014 qu\u2019elle repose sur des syst\u00e8mes \u00e9nerg\u00e9tiques diversifi\u00e9s, des r\u00e9seaux logistiques solides ou des capacit\u00e9s accrues de financement du commerce \u2014 n\u2019est plus une option. Elle constitue d\u00e9sormais le fondement m\u00eame de la s\u00e9curit\u00e9 \u00e9conomique dans un monde de plus en plus turbulent.<\/p>\n<p>A propos de Ren\u00e9 Awambeng<\/p>\n<p>Ren\u00e9 Awambeng est un banquier d\u2019investissement camerounais et fondateur de Premier Invest. Fort de plus de trente ans d\u2019exp\u00e9rience dans la finance internationale, il a occup\u00e9 des postes de direction \u00e0 Afreximbank et au sein du groupe Ecobank avant de lancer sa plateforme d\u2019investissement destin\u00e9e \u00e0 connecter les capitaux internationaux aux projets strat\u00e9giques en Afrique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Par Rene Awambeng, Senior Executive Officer, Premier Invest 9 mars 2026. 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