{"id":40411,"date":"2026-03-11T23:34:07","date_gmt":"2026-03-11T23:34:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/40411\/"},"modified":"2026-03-11T23:34:07","modified_gmt":"2026-03-11T23:34:07","slug":"ghana-dans-le-camp-de-refugies-de-tarikom-malgre-laccueil-chaleureux-la-precarite-subsiste-2-2-reportage-afrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/40411\/","title":{"rendered":"Ghana: dans le camp de r\u00e9fugi\u00e9s de Tarikom, malgr\u00e9 l&rsquo;accueil chaleureux, la pr\u00e9carit\u00e9 subsiste [2\/2] &#8211; Reportage Afrique"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                Deuxi\u00e8me et dernier \u00e9pisode de notre s\u00e9rie de reportages consacr\u00e9s aux r\u00e9fugi\u00e9s burkinab\u00e8 dans le nord du Ghana. Ils \u00e9taient plus de 13\u00a0000 enregistr\u00e9s au Ghana en d\u00e9cembre 2025 selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s, la plupart ayant fui les violences jihadistes pour se r\u00e9fugier dans un pays jusque-l\u00e0 \u00e9pargn\u00e9 par les attaques terroristes. Le principal camp de r\u00e9fugi\u00e9s burkinab\u00e8, ouvert \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e\u00a02022, se trouve dans le village de Tarikom, \u00e0 une dizaine de kilom\u00e8tres seulement de la fronti\u00e8re avec le Burkina Faso. Un espace o\u00f9 vivaient encore en octobre plus de 5\u00a0500 r\u00e9fugi\u00e9s. Si, sur place, la cohabitation avec les communaut\u00e9s locales semble bien se passer, les p\u00e9nuries de nourriture et de produits essentiels se ressentent dans une des r\u00e9gions les plus pauvres du Ghana.\u00a0                    <\/p>\n<p>De notre envoy\u00e9 sp\u00e9cial \u00e0 Tarikom,<\/p>\n<p>Aux c\u00f4t\u00e9s de quelques b\u00e2tisses en briques, se dressent des rang\u00e9es de plusieurs centaines de tentes blanches floqu\u00e9es du logo du <a href=\"https:\/\/www.unhcr.org\/fr-fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Haut-Commissariat des Nations unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s<\/a>.<\/p>\n<p>C&rsquo;est dans ce camp, administr\u00e9 par le Bureau ghan\u00e9en des r\u00e9fugi\u00e9s, que vit depuis maintenant plus d&rsquo;un an Eloro Madi. \u00c2g\u00e9 de 70 ans, il a d\u00fb fuir le <a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/tag\/burkina-faso\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\">Burkina Faso<\/a> apr\u00e8s que des assaillants ont attaqu\u00e9 son village en 2024\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne souhaite pas retourner au Burkina Faso tant qu&rsquo;il y a des combats. Ici, ma vie est paisible. Je me sens bien accueilli, certains membres des communaut\u00e9s locales nous donnent de la nourriture, \u00e0 nous et \u00e0 nos enfants. C&rsquo;est vraiment une bonne chose d&rsquo;\u00eatre ici.\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\n<p>Assise \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ombre d&rsquo;un arbre, Fatima Seone acquiesce. Arriv\u00e9e au camp de Tarikom il y a deux ans avec ses six enfants, elle se dit reconnaissante d&rsquo;\u00eatre ici aujourd&rsquo;hui\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Les gens ici nous ont tr\u00e8s bien accueillis. J&rsquo;ai m\u00eame pu apprendre \u00e0 fabriquer du savon, et \u00e0 m&rsquo;occuper du b\u00e9tail.\u00a0\u00bb\u00a0Depuis l&rsquo;ouverture du camp \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 2022, o\u00f9 vivent une majorit\u00e9 de familles, des efforts ont notamment \u00e9t\u00e9 mis en place pour scolariser les enfants.<\/p>\n<p>\u00c0 la demande du gouvernement ghan\u00e9en, les communaut\u00e9s voisines ont \u00e9galement c\u00e9d\u00e9 certaines de leurs terres, pour que les r\u00e9fugi\u00e9s puissent y d\u00e9velopper des cultures. Aucun incident majeur entre habitants et r\u00e9sidents du camp n&rsquo;a depuis \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9, selon les autorit\u00e9s locales.<\/p>\n<p>Mais, depuis ces trois derniers mois, Fatima Seone d\u00e9plore des conditions de vie de plus en plus pr\u00e9caires\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Nous recevons les allocations du gouvernement ghan\u00e9en avec de plus en plus de retard, ce qui rend notre vie de plus en plus difficile, surtout pour se nourrir. Cela nous oblige \u00e0 sortir chaque jour pour trouver des petits boulots. Certains jeunes ont m\u00eame d\u00e9cid\u00e9 de quitter le camp.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Contact\u00e9 par RFI, le Bureau ghan\u00e9en des r\u00e9fugi\u00e9s admet des \u00ab\u00a0d\u00e9fis\u00a0\u00bb pour l&rsquo;approvisionnement en nourriture des camps, mais assure que le gouvernement ainsi que ses partenaires internationaux \u00ab\u00a0font tout pour satisfaire au maximum les besoins des r\u00e9fugi\u00e9s\u00a0\u00bb.\u00a0\u00c0 voir comment la situation \u00e9voluera dans l&rsquo;avenir\u00a0: en plus de trois ans, la population de r\u00e9fugi\u00e9s \u00e0 Tarikom a presque tripl\u00e9. Le camp continue d&rsquo;enregistrer de nouvelles arriv\u00e9es toutes les semaines.<\/p>\n<p class=\"a-read-more\">\u00c0 lire aussi<a href=\"https:\/\/www.rfi.fr\/fr\/podcasts\/reportage-afrique\/20260310-ghana-dans-le-camp-de-tarikom-des-r\u00e9fugi\u00e9s-burkinab\u00e8-t\u00e9moignent-1-2\" target=\"_self\" class=\"a-read-more__link\" rel=\"nofollow noopener\">Ghana: dans le camp de Tarikom, des r\u00e9fugi\u00e9s burkinab\u00e8 t\u00e9moignent [1\/2]<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Deuxi\u00e8me et dernier \u00e9pisode de notre s\u00e9rie de reportages consacr\u00e9s aux r\u00e9fugi\u00e9s burkinab\u00e8 dans le nord du Ghana.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":40412,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[6,862,3176,278,5176,234],"class_list":{"0":"post-40411","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-afrique","8":"tag-afrique","9":"tag-burkina-faso","10":"tag-droits-humains","11":"tag-ghana","12":"tag-refugies","13":"tag-reportage-afrique"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116213164454718554","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40411","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=40411"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40411\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/40412"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=40411"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=40411"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=40411"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}