{"id":42263,"date":"2026-03-13T16:25:10","date_gmt":"2026-03-13T16:25:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/42263\/"},"modified":"2026-03-13T16:25:10","modified_gmt":"2026-03-13T16:25:10","slug":"nouvelles-donnees-sur-la-vie-dans-legypte-ancienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/42263\/","title":{"rendered":"nouvelles donn\u00e9es sur la vie dans l&rsquo;\u00c9gypte ancienne"},"content":{"rendered":"<p>        by <a href=\"https:\/\/www.finestresullarte.info\/fr\/2851p_noemi-capoccia.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Noemi Capoccia<\/a>, publi\u00e9 le 13\/03\/2026        <br \/>Cat\u00e9gories:<\/p>\n<p>        <a href=\"https:\/\/www.finestresullarte.info\/fr\/flash-news\/14c-archeologie.php\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><br \/>\n            Arch\u00e9ologie        <\/a><\/p>\n<p>         \/ <a href=\"#disclaimer\">Avis de non-responsabilit\u00e9<\/a>    <\/p>\n<p>Sur le site arch\u00e9ologique d&rsquo;Athribis, dans la r\u00e9gion de Sohag en \u00c9gypte, une mission \u00e9gypto-allemande a identifi\u00e9 environ 13 000 ostrakas portant des inscriptions en plusieurs langues et \u00e9critures. Ce mat\u00e9riel, qui peut \u00eatre dat\u00e9 du IIIe si\u00e8cle avant J.-C. au XIe si\u00e8cle apr\u00e8s J.-C., \u00e9largit notre connaissance de l&rsquo;histoire sociale et \u00e9conomique de l&rsquo;\u00c9gypte.<\/p>\n<p>Une nouvelle d\u00e9couverte arch\u00e9ologique sur le site d\u2019Athribis, en \u00c9gypte, met en \u00e9vidence quelque treize mille ostraka, fragments de c\u00e9ramique utilis\u00e9s dans l\u2019Antiquit\u00e9 comme supports d\u2019\u00e9criture. La d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 faite au cours de la saison de fouilles actuelle men\u00e9e par une mission \u00e9gypto-allemande compos\u00e9e du Conseil supr\u00eame des antiquit\u00e9s \u00e9gyptiennes et de l\u2019universit\u00e9 de T\u00fcbingen.<\/p>\n<p>Selon un communiqu\u00e9 du minist\u00e8re \u00e9gyptien du tourisme et des antiquit\u00e9s, cette d\u00e9couverte contribue \u00e0 \u00e9largir les connaissances sur l\u2019histoire sociale et \u00e9conomique de l\u2019\u00c9gypte ancienne. Le ministre du tourisme et des antiquit\u00e9s, Sherif Fathy, a soulign\u00e9 que les d\u00e9couvertes faites ces derni\u00e8res ann\u00e9es sur les sites arch\u00e9ologiques \u00e9gyptiens mettent en \u00e9vidence la richesse du patrimoine historique du pays et renforcent le r\u00f4le de l\u2019\u00c9gypte en tant que centre international de recherche arch\u00e9ologique.<\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du Conseil supr\u00eame des antiquit\u00e9s, Hisham El-Leithy, a qualifi\u00e9 cette d\u00e9couverte de particuli\u00e8rement importante, notamment en raison du nombre total d\u2019ostraka trouv\u00e9es \u00e0 Athribis depuis le d\u00e9but de la mission en 2005. Le total atteint environ quarante-trois mille fragments, un chiffre qui, selon les arch\u00e9ologues, constitue un record pour un seul site arch\u00e9ologique. En fait, la quantit\u00e9 de mat\u00e9riel r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 d\u00e9passe le nombre d\u2019ostrakas trouv\u00e9es dans le village d\u2019artisans de Deir el-Medina, sur la rive ouest de Louxor, et d\u00e9passe \u00e9galement ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert sur n\u2019importe quel autre site \u00e9gyptien au cours de plus de deux si\u00e8cles de recherches arch\u00e9ologiques.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Hi\u00e9roglyphes. Photo : Minist\u00e8re du tourisme et des antiquit\u00e9s\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/rivista\/immagini\/2026\/fn\/egitto-geroglifici.jpg\" width=\"750\" height=\"167\" class=\"lazy\"\/>&#13;<br \/>\nHi\u00e9roglyphes. Photo : Minist\u00e8re du tourisme et des antiquit\u00e9s&#13;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Ostraka. Photo : Minist\u00e8re du tourisme et des antiquit\u00e9s\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/rivista\/immagini\/2026\/fn\/egitto-ostraka-2.jpg\" width=\"750\" height=\"1069\" class=\"lazy\"\/>&#13;<br \/>\nOstraka. Photo : Minist\u00e8re du Tourisme et des Antiquit\u00e9s&#13;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Ostraka. Photo : Minist\u00e8re du tourisme et des antiquit\u00e9s\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/rivista\/immagini\/2026\/fn\/egitto-ostraka-3.jpg\" width=\"750\" height=\"502\" class=\"lazy\"\/>&#13;<br \/>\nOstraka. Photo : Minist\u00e8re du Tourisme et des Antiquit\u00e9s&#13;<\/p>\n<p>Mohamed Abdel-Badie, chef du secteur des antiquit\u00e9s \u00e9gyptiennes du Conseil supr\u00eame des antiquit\u00e9s et directeur de la mission pour la partie \u00e9gyptienne, a expliqu\u00e9 qu\u2019au cours des huit derni\u00e8res ann\u00e9es, en 2018, les arch\u00e9ologues ont mis au jour plus de quarante-deux mille ostrakas sur le site. Athribis se distingue \u00e9galement par la pr\u00e9sence d\u2019un nombre particuli\u00e8rement important d\u2019ostrakas li\u00e9es \u00e0 des th\u00e8mes astrologiques : plus de cent trente fragments contiennent des textes d\u00e9di\u00e9s aux constellations et aux horoscopes. La plupart de ces inscriptions sont r\u00e9dig\u00e9es en d\u00e9motique et en hi\u00e9ratique.<\/p>\n<p>Le directeur de la mission pour la partie allemande, Christian Leitz, a pr\u00e9cis\u00e9 que les textes de l\u2019ostraka couvrent une p\u00e9riode chronologique de plus de mille ans et sont r\u00e9dig\u00e9s dans des langues et des syst\u00e8mes d\u2019\u00e9criture diff\u00e9rents. Les plus anciens documents identifi\u00e9s \u00e0 ce jour sont des re\u00e7us fiscaux r\u00e9dig\u00e9s en d\u00e9motique et datant du IIIe si\u00e8cle avant J.-C. Les plus r\u00e9cents sont des \u00e9tiquettes de conteneurs r\u00e9dig\u00e9es en anglais. Les plus r\u00e9cents sont des \u00e9tiquettes de conteneurs r\u00e9dig\u00e9es en arabe et datant du 9\u00e8me au 11\u00e8me si\u00e8cle apr\u00e8s J.C. L\u2019analyse pr\u00e9liminaire du mat\u00e9riel indique qu\u2019entre 60 et 75 % des ostraka portent des inscriptions en d\u00e9motique, tandis qu\u2019entre 15 et 30 % contiennent des textes en grec. Entre 4 et 5 % contiennent des dessins figuratifs ou g\u00e9om\u00e9triques. Des pourcentages plus faibles concernent d\u2019autres \u00e9critures : environ 1,5 % des fragments ont des textes en hi\u00e9ratique, 0,25 % en hi\u00e9roglyphique, 0,2 % en copte et 0,1 % en arabe.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Fragment de vase. Photo : Minist\u00e8re du Tourisme et des Antiquit\u00e9s\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/rivista\/immagini\/2026\/fn\/egitto-frammento-vaso.jpg\" width=\"750\" height=\"648\" class=\"lazy\"\/>&#13;<br \/>\nFragment de vase. Photo : Minist\u00e8re du tourisme et des antiquit\u00e9s&#13;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Ostraka. Photo : Minist\u00e8re du tourisme et des antiquit\u00e9s\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/rivista\/immagini\/2026\/fn\/egitto-ostraka-4.jpg\" width=\"750\" height=\"1064\" class=\"lazy\"\/>&#13;<br \/>\nOstraka. Photo : Minist\u00e8re du Tourisme et des Antiquit\u00e9s&#13;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"Ostraka. Photo : Minist\u00e8re du tourisme et des antiquit\u00e9s\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/rivista\/immagini\/2026\/fn\/egitto-ostraka.jpg\" width=\"750\" height=\"902\" class=\"lazy\"\/>&#13;<br \/>\nOstraka. Photo : Minist\u00e8re du Tourisme et des Antiquit\u00e9s&#13;<\/p>\n<p>Le directeur du site arch\u00e9ologique, Markus M\u00fcller, a not\u00e9 qu\u2019une grande partie des textes est de nature documentaire. En effet, les fragments contiennent des registres comptables, des listes, des re\u00e7us fiscaux et des bons de livraison. Dans certains cas, il s\u2019agit \u00e9galement d\u2019exercices d\u2019\u00e9criture r\u00e9alis\u00e9s par les \u00e9tudiants. D\u2019autres ostraka, en revanche, pr\u00e9sentent des textes li\u00e9s \u00e0 des activit\u00e9s religieuses, comme des hymnes, des pri\u00e8res, des formules de cons\u00e9cration ou des notes sur le contr\u00f4le des animaux destin\u00e9s aux sacrifices. Depuis 2018-2019, l\u2019\u00e9tude syst\u00e9matique de ces mat\u00e9riaux est confi\u00e9e au groupe de recherche interdisciplinaire Ostraca d\u2019Athribis, coordonn\u00e9 par la professeure Sandra Libert et bas\u00e9 \u00e0 Paris. L\u2019\u00e9quipe r\u00e9unit plus d\u2019une douzaine de sp\u00e9cialistes experts des diff\u00e9rentes langues, syst\u00e8mes d\u2019\u00e9criture et types de textes pr\u00e9sents sur les ostraka, ainsi qu\u2019un chercheur sp\u00e9cialis\u00e9 dans l\u2019\u00e9tude de la c\u00e9ramique. L\u2019objectif du projet est d\u2019analyser syst\u00e9matiquement la vaste documentation issue des fouilles et de reconstituer plus pr\u00e9cis\u00e9ment les aspects sociaux, \u00e9conomiques et religieux de l\u2019histoire du site.<\/p>\n<p>Athribis est situ\u00e9 dans la r\u00e9gion de Nag\u2019 al-Sheikh Hamad, \u00e0 environ sept kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest de la ville de Sohag. Dans l\u2019Antiquit\u00e9, elle faisait partie du neuvi\u00e8me district de Haute-\u00c9gypte, dont la capitale \u00e9tait Akhmim, situ\u00e9e sur la rive orientale du Nil \u00e0 une dizaine de kilom\u00e8tres. La ville \u00e9tait l\u2019un des principaux centres de culte de la d\u00e9esse Repit, repr\u00e9sent\u00e9e sous la forme d\u2019une lionne et consid\u00e9r\u00e9e comme une manifestation de l\u2019\u0153il du dieu Soleil. Dans le contexte religieux local, Repit formait une triade avec le dieu Min, principale divinit\u00e9 d\u2019Akhmim, et le dieu enfant Kolanthes.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/rivista\/immagini\/2026\/fn\/egitto-ostraka-5.jpg\" alt=\"13 000 ostrakas d\u00e9couverts sur le site d'Athribis : nouvelles donn\u00e9es sur la vie dans l'\u00c9gypte ancienne\" title=\"13 000 ostrakas d\u00e9couverts sur le site d'Athribis : nouvelles donn\u00e9es sur la vie dans l'\u00c9gypte ancienne\"\/>13 000 ostrakas d\u00e9couverts sur le site d&rsquo;Athribis : nouvelles donn\u00e9es sur la vie dans l&rsquo;\u00c9gypte ancienne<a href=\"https:\/\/www.danaeproject.com\/\" target=\"_blank\" data-etichetta=\"Banner 3 - Danae Project\" onclick=\"ga(&#039;send&#039;, &#039;event&#039;, &#039;Click&#039;, &#039;Banner 3 - Danae Project&#039;, 1);\" rel=\"nofollow noopener\"><br \/>\n\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/cdn.finestresullarte.info\/banner\/2025-12\/danae728x90.gif\" alt=\"Danae Project - Da 20 anni strategie digitali\" onmouseover=\"ga('send', 'event', 'Dwell', 'Banner 3 - Danae Project', 1);\" title=\"Danae Project - Da 20 anni strategie digitali\" class=\"banner_fsa\" fetchpriority=\"high\" id=\"banner_3\" width=\"728\" height=\"90\" style=\"width:728px\"\/><br \/>\n\t\t\t<\/a>\t<\/p>\n<p>\t\t\t\t<img decoding=\"async\" class=\"immagineautoreimg\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/noemi-capoccia.jpg\" title=\"Noemi Capoccia\" alt=\"Noemi Capoccia\"\/><\/p>\n<p style=\"font-size:16px\">L&rsquo;auteur de cet article: Noemi Capoccia<\/p>\n<p>Originaria di Lecce, classe 1995, ha conseguito la laurea presso l&rsquo;Accademia di Belle Arti di Carrara nel 2021. Le sue passioni sono l&rsquo;arte antica e l&rsquo;archeologia. Dal 2024 lavora in Finestre sull&rsquo;Arte.\t\t<\/p>\n<p style=\"font-size:14px\" id=\"disclaimer\">Avertissement : la traduction en fran\u00e7ais de l&rsquo;article original italien a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;outils<br \/>\n                automatiques.<br \/>\n                Nous nous engageons \u00e0 r\u00e9viser tous les articles, mais nous ne garantissons pas l&rsquo;absence totale d&rsquo;inexactitudes dans la traduction dues au<br \/>\n                programme. Vous pouvez trouver l&rsquo;original en cliquant sur le bouton ITA. Si vous trouvez une erreur,<a href=\"https:\/\/www.finestresullarte.info\/fr\/info.php\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">veuillez nous contacter<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"by Noemi Capoccia, publi\u00e9 le 13\/03\/2026 Cat\u00e9gories: Arch\u00e9ologie \/ Avis de non-responsabilit\u00e9 Sur le site arch\u00e9ologique d&rsquo;Athribis, dans&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":9615,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[122],"tags":[6066,5291,6065,9904,139],"class_list":{"0":"post-42263","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-egypte","8":"tag-antico-egitto","9":"tag-archeologia","10":"tag-egitto","11":"tag-egittologia","12":"tag-egypte"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116222802224046375","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42263","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42263"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42263\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9615"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42263"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42263"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42263"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}