{"id":4744,"date":"2026-02-06T08:40:06","date_gmt":"2026-02-06T08:40:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/4744\/"},"modified":"2026-02-06T08:40:06","modified_gmt":"2026-02-06T08:40:06","slug":"zlecaf-onafriq-et-papss-simplifient-les-paiements-entre-le-nigeria-et-le-ghana","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/4744\/","title":{"rendered":"ZLECAf : Onafriq et PAPSS simplifient les paiements entre le Nigeria et le Ghana"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">En juin 2025, Onafriq avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 un partenariat avec PAPSS pour lancer un service de paiement transfrontalier, d\u2019abord test\u00e9 sur les transactions sortantes vers le Ghana. L\u2019entreprise d\u00e9ploie d\u00e9sormais un nouveau pilote pour les paiements quittant le Nigeria \u00e0 destination du Ghana.<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Le lundi 2 f\u00e9vrier, Onafriq Nigeria Payments, fintech agr\u00e9\u00e9e par la Banque centrale nig\u00e9riane, a annonc\u00e9 un partenariat avec le Syst\u00e8me panafricain de paiement et de r\u00e8glement (PAPSS). Ce partenariat vise \u00e0 piloter un service qui permet d\u2019envoyer de l\u2019argent d\u2019un portefeuille ou d\u2019un compte au Nigeria vers un b\u00e9n\u00e9ficiaire au Ghana. L\u2019enjeu est de faciliter les paiements entre les deux pays en monnaies locales, sans passer par le dollar, afin de soutenir le commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf).<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">PAPSS, adopt\u00e9 comme plateforme de r\u00e9f\u00e9rence pour la mise en \u0153uvre de la ZLECAf, fonctionne comme une infrastructure commune qui fait circuler et \u00e9quilibre les paiements entre banques, fintechs et op\u00e9rateurs de mobile money africains. Il offre une alternative aux circuits traditionnels de correspondants bancaires, souvent plus lents et plus co\u00fbteux pour les paiements entre pays. En s\u2019appuyant sur cette plateforme, Onafriq transforme le portefeuille mobile et les comptes bancaires qu\u2019elle connecte en portes d\u2019entr\u00e9e vers un r\u00e9seau panafricain de paiements en temps r\u00e9el.<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Ce que cela change pour les petits acteurs du commerce\u00a0<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, une PME qui importe du Ghana vers le Nigeria ou inversement utilise le plus souvent des canaux bancaires internationaux, avec plusieurs niveaux de frais, des d\u00e9lais de traitement de plusieurs jours et un passage quasi syst\u00e9matique par le dollar ou l\u2019euro. Ces contraintes p\u00e8sent davantage sur les petites entreprises, qui ont moins de marge pour absorber les co\u00fbts de change et les retards de paiement.<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Le pilote Onafriq\u2013PAPSS propose des paiements quasi instantan\u00e9s en monnaie locale entre le Nigeria et le Ghana, via des interfaces de portefeuille ou d\u2019application bancaire d\u00e9j\u00e0 connues des utilisateurs. Mxolisi Msutwana, directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u2019Onafriq pour l\u2019Afrique occidentale anglophone, explique : \u00ab c\u2019est ainsi que nous ouvrons des couloirs commerciaux bidirectionnels, que nous r\u00e9duisons les co\u00fbts pour les entreprises et que nous donnons aux entreprises africaines les moyens dont elles ont besoin pour commercer en toute confiance dans leur propre devise. La vision est continentale, mais elle commence par des mesures concr\u00e8tes comme celle-ci \u00bb.<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Ositadimma Ugwu, directeur des syst\u00e8mes d\u2019information chez PAPSS, ajoute : \u00ab avec cette mesure, nous remettons en question cette mentalit\u00e9, en donnant aux Nig\u00e9rians la possibilit\u00e9 d\u2019envoyer de l\u2019argent \u00e0 leurs voisins aussi facilement qu\u2019ils envoient un SMS \u00bb.<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Une pi\u00e8ce cl\u00e9 dans la mise en \u0153uvre de la ZLECAf\u00a0<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Selon le rapport \u00ab Africa Trade Report 2025 \u00bb d\u2019Afreximbank, le commerce intra-africain a atteint 220,3 milliards de dollars en 2024, soit une hausse de 12,4 % par rapport \u00e0 2023, mais il reste inf\u00e9rieur au potentiel estim\u00e9 \u00e0 296,3 milliards de dollars. Les auteurs estiment que la ZLECAf peut aider \u00e0 combler cet \u00e9cart, \u00e0 condition d\u2019am\u00e9liorer aussi les infrastructures financi\u00e8res. Dans ce contexte, des solutions comme PAPSS, associ\u00e9es \u00e0 des r\u00e9seaux priv\u00e9s de paiement de masse, sont pr\u00e9sent\u00e9es comme des outils concrets pour transformer les accords commerciaux en \u00e9changes r\u00e9els, soutenant ainsi la mise en \u0153uvre du mandat de la ZLECAf.<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab Le Syst\u00e8me panafricain de paiement et de r\u00e8glement (PAPSS) r\u00e9duit la d\u00e9pendance aux devises \u00e9trang\u00e8res et am\u00e9liore l\u2019efficacit\u00e9 du commerce intra-africain, tandis que les \u00e9cosyst\u00e8mes nationaux de paiement num\u00e9rique connaissent une expansion rapide, g\u00e9n\u00e9rant des milliards de dollars de revenus annuels \u00bb, r\u00e9v\u00e8le Afreximbank dans son rapport.<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Melchior Koba<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\">Lire aussi:<\/p>\n<p class=\"texte\" style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.wearetech.africa\/fr\/fils\/actualites\/telecom\/senegal-le-gouvernement-mise-sur-starlink-pour-connecter-un-million-de-personnes\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">S\u00e9n\u00e9gal\u00a0: le gouvernement mise sur Starlink pour connecter un million de personnes<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"En juin 2025, Onafriq avait d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 un partenariat avec PAPSS pour lancer un service de paiement transfrontalier,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4745,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[161],"tags":[228,90,278,223,547,2127,545,315,225],"class_list":{"0":"post-4744","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-ghana","8":"tag-dans","9":"tag-des","10":"tag-ghana","11":"tag-les","12":"tag-paiement","13":"tag-paiements","14":"tag-par","15":"tag-pour","16":"tag-une"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116022792832512812","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4744","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4744"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4744\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4745"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4744"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4744"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4744"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}