{"id":51021,"date":"2026-03-22T01:21:17","date_gmt":"2026-03-22T01:21:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/51021\/"},"modified":"2026-03-22T01:21:17","modified_gmt":"2026-03-22T01:21:17","slug":"cameroun-maladies-zoonotiques-et-emergentes-en-pleine-expansion-des-chercheurs-sonnent-lalarme-a-yaounde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/51021\/","title":{"rendered":"Cameroun : Maladies zoonotiques et \u00e9mergentes en pleine expansion, des chercheurs sonnent l&rsquo;alarme \u00e0 Yaound\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>        <a href=\"https:\/\/www.koaci.com\/index.php\/publicite\/redirect\/encart-1_131_173?redirect_url=https%3A%2F%2Fcoop-finance.com%2F\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\"><br \/>\n            <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/1772117351_730_1_jpg_1766915908.jpg\" width=\"100%\"\/><br \/>\n        <\/a><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a9 Koaci.com &#8211; samedi 21 mars 2026 &#8211; 11:30<\/p>\n<p>Une rencontre r\u00e9unissant minist\u00e8res, chercheurs et acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile s&rsquo;est tenue \u00e0 Yaound\u00e9 dans le cadre du projet AFRICAM, pour renforcer la pr\u00e9vention des maladies qui circulent entre animaux et humains.<\/p>\n<p>Saviez-vous que 60 % des maladies infectieuses qui touchent l&rsquo;\u00eatre humain proviennent des animaux ? Et que les zoonoses &#8211; ces maladies transmissibles de l&rsquo;animal \u00e0 l&rsquo;homme -repr\u00e9sentent 75 % de l&rsquo;ensemble des maladies infectieuses connues ? Ces chiffres, aussi impressionnants que pr\u00e9occupants, sont au c\u0153ur des discussions que des scientifiques, des fonctionnaires et des repr\u00e9sentants de la soci\u00e9t\u00e9 civile ont tenues cette semaine \u00e0 Yaound\u00e9.<\/p>\n<p>Maladies zoonotiques<\/p>\n<p>Selon les experts, une maladie zoonotique, ou zoonose, est une maladie ou infection qui se transmet naturellement entre les animaux vert\u00e9br\u00e9s et l&rsquo;\u00eatre humain. La grippe aviaire, Ebola, le VIH, la rage ou encore le Covid-19 en sont des exemples bien connus. Ces maladies peuvent se transmettre par contact direct avec un animal infect\u00e9, par la consommation d&rsquo;aliments contamin\u00e9s, ou encore par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;insectes vecteurs comme les moustiques.<\/p>\n<p>On parle de maladie \u00e9mergente lorsqu&rsquo;une maladie infectieuse appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois dans une population, ou r\u00e9appara\u00eet dans une r\u00e9gion o\u00f9 elle avait disparu, souvent \u00e0 cause de changements environnementaux, de d\u00e9forestation, de pratiques agricoles intensives, ou encore de l&rsquo;urbanisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e. Ces maladies sont particuli\u00e8rement redout\u00e9es car les syst\u00e8mes de sant\u00e9 n&rsquo;y sont pas toujours pr\u00e9par\u00e9s.<\/p>\n<p>AFRICAM, une r\u00e9ponse r\u00e9gionale<\/p>\n<p>C&rsquo;est pour anticiper ces risques que le projet AFRICAM a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9. Pr\u00e9sent en Guin\u00e9e, \u00e0 Madagascar, au S\u00e9n\u00e9gal, au Cameroun et au Cambodge, ce projet ambitieux vise \u00e0 renforcer les capacit\u00e9s des pays \u00e0 pr\u00e9venir l&rsquo;\u00e9mergence de nouvelles maladies et \u00e0 mieux g\u00e9rer les crises sanitaires lorsqu&rsquo;elles surviennent.<\/p>\n<p>Au Cameroun, l&rsquo;atelier organis\u00e9 par le minist\u00e8re de l&rsquo;Environnement, de la Protection de la Nature et du D\u00e9veloppement Durable (MINEPDED) s&rsquo;inscrit dans ce cadre. Son objectif : faire travailler ensemble des institutions qui ne se parlent pas toujours, autour du concept \u00ab One Health \u00bb \u2014 ou \u00ab Une seule sant\u00e9 \u00bb \u2014 une approche qui consid\u00e8re que la sant\u00e9 humaine, animale et environnementale est indissociable.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Rencontre entre institutions<\/p>\n<p>Pour Ludovic Temple, chercheur au CIRAD \u00e0 Montpellier, cette rencontre de Yaound\u00e9 marque un tournant. \u00abDes minist\u00e8res sectoriels ont interagi en dehors des cadres institutionnalis\u00e9s dans lesquels ils interagissent habituellement, avec une interaction tr\u00e8s forte avec, notamment, la CNPS. C&rsquo;est tr\u00e8s important que l&rsquo;institution qui est en charge de la s\u00e9curit\u00e9 sociale au Cameroun, et qui va investir dans les ann\u00e9es \u00e0 venir pour la protection sociale, se connecte mieux \u00e0 ce que fait la recherche et \u00e0 ce que font les diff\u00e9rentes structures institutionnelles. Il s&rsquo;est pass\u00e9 quelque chose de tr\u00e8s fort pour le futur.\u00bb<\/p>\n<p>Le chercheur, \u00e9galement membre du comit\u00e9 d&rsquo;\u00e9thique CIRAD-INRAE-IFREMER, a aussi soulign\u00e9 la valeur d&rsquo;une science ancr\u00e9e dans les r\u00e9alit\u00e9s locales : \u00abLe fait que les doctorants aient produit leur connaissance en faisant participer les acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile a permis de se rendre compte du r\u00f4le de la recherche comme \u00e9l\u00e9ment r\u00e9v\u00e9lateur des besoins des populations.\u00bb<\/p>\n<p>Pesticides, cacao et biodiversit\u00e9 : un lien sous-estim\u00e9<\/p>\n<p>L&rsquo;une des pr\u00e9sentations les plus marquantes de l&rsquo;atelier est venue de Nathalie, chercheuse \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de Yaound\u00e9 I, d\u00e9partement de Biologie et Physiologie V\u00e9g\u00e9tales. Elle a mis en exergue un probl\u00e8me souvent ignor\u00e9 dans les zones agricoles : la m\u00e9connaissance des risques li\u00e9s aux pesticides par les producteurs de cacao.<\/p>\n<p>\u00abLa majorit\u00e9 des acteurs impliqu\u00e9s ont une tr\u00e8s grande m\u00e9connaissance de tout ce qui est concept One Earth et maladies g\u00e9n\u00e9tiques\u00bb, a-t-elle alert\u00e9, pointant \u00abl&rsquo;impact des pesticides sur la sant\u00e9 des sols, des humains et de la biodiversit\u00e9\u00bb. Des donn\u00e9es terrain confirment ce constat : \u00abDans le d\u00e9partement de l&rsquo;Oc\u00e9an, beaucoup de producteurs utilisent des pesticides. Les r\u00e9sultats ont d\u00e9montr\u00e9 que ces pesticides ont un impact sur la sant\u00e9 des sols et la sant\u00e9 des humains.\u00bb<\/p>\n<p>Sa recommandation principale est claire : renforcer les capacit\u00e9s des acteurs locaux autour du concept One Health, en mati\u00e8re de gestion de la sant\u00e9 animale, environnementale et humaine, \u00abafin qu&rsquo;ils puissent mieux prendre en compte cet aspect global qui impacte nos vies de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale\u00bb.<\/p>\n<p><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Vers une gouvernance repens\u00e9e<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 du gouvernement camerounais, Bello Sinata Cyril, directeur du D\u00e9veloppement des politiques environnementales au MINEPDED, a insist\u00e9 sur la nature progressive de cette d\u00e9marche. \u00abL&rsquo;approche One Health est un processus, et progressivement, les gens capitalisent les informations re\u00e7ues et les contextualisent dans leur milieu\u00bb, a-t-il expliqu\u00e9.<\/p>\n<p>Il a \u00e9galement \u00e9largi la port\u00e9e du concept : \u00abL&rsquo;approche One Health ne doit pas se limiter \u00e0 la sant\u00e9 humaine, animale et des \u00e9cosyst\u00e8mes \u2014 elle s&rsquo;\u00e9tend aussi \u00e0 des domaines comme la communication et la sensibilisation.\u00bb<\/p>\n<p>Sur la question \u00e9pineuse de la gouvernance, il a pr\u00f4n\u00e9 une voie pragmatique : \u00abIl faut trouver le pont entre la gouvernance multisectorielle et la gouvernance polycentrique, pour identifier les concepts \u00e0 maintenir dans notre syst\u00e8me.\u00bb Avant de conclure avec pragmatisme : \u00abDans tous les cas, c&rsquo;est l&rsquo;efficacit\u00e9 qui compte, ce n&rsquo;est pas le terme.\u00bb<\/p>\n<p>\u00a0La fen\u00eatre est ouverte. Chercheurs, d\u00e9cideurs et acteurs de terrain semblent d\u00e9sormais partager une conviction commune : face aux maladies zoonotiques et \u00e9mergentes, aucune institution ne peut agir seule. L&rsquo;avenir de la sant\u00e9 publique au Cameroun se jouera, en grande partie, dans cette capacit\u00e9 collective \u00e0 parler d&rsquo;une seule voix \u2014 humaine, animale et environnementale.<\/p>\n<p>-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.<\/p>\n<p>-Joindre la r\u00e9daction camerounaise de Koaci au 237 691154277-ou cameroun@koaci.com<\/p>\n<p><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>                    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/1772117351_843_user0.jpg\" width=\"50\" alt=\"\" class=\"KoaciRounded\"\/><\/p>\n<p>\u00a0 Par Koaci<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a9 Koaci.com &#8211; samedi 21 mars 2026 &#8211; 11:30 Une rencontre r\u00e9unissant minist\u00e8res,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":51022,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84],"tags":[281,280,12,6540,20051,864,251,279,20049,285,9766,863,11,115,20052,20050],"class_list":{"0":"post-51021","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-senegal","8":"tag-actualite","9":"tag-article","10":"tag-cameroun","11":"tag-chercheurs","12":"tag-emergentes","13":"tag-expansion","14":"tag-info","15":"tag-koaci","16":"tag-koaci-cameroun","17":"tag-l","18":"tag-maladies","19":"tag-pleine","20":"tag-senegal","21":"tag-societe","22":"tag-sonnent","23":"tag-zoonotiques"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116270208319660065","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51021","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=51021"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51021\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/51022"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=51021"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=51021"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=51021"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}