{"id":52492,"date":"2026-03-23T15:14:07","date_gmt":"2026-03-23T15:14:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/52492\/"},"modified":"2026-03-23T15:14:07","modified_gmt":"2026-03-23T15:14:07","slug":"women-in-business-au-dela-du-financement-les-freins-de-la-croissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/52492\/","title":{"rendered":"Women in Business : au-del\u00e0 du financement, les freins de la croissance"},"content":{"rendered":"<p>R\u00e9unies lors de la deuxi\u00e8me \u00e9dition des \u00abSouveraines\u00bb, organis\u00e9e par Women in Business, entrepreneures, partenaires et institutions ont mis en lumi\u00e8re une m\u00eame \u00e9vidence. C\u2019est qu\u2019au Maroc, l\u2019essor de l\u2019entrepreneuriat f\u00e9minin ne se heurte pas uniquement au financement, mais \u00e0 un ensemble de freins structurels, du manque de r\u00e9seau \u00e0 la fracture num\u00e9rique.<\/p>\n<p>Elles parlent de commerce, de gestion, de fid\u00e9lisation, d\u2019ascension ou encore de march\u00e9s \u00e0 conqu\u00e9rir. Mais, tr\u00e8s vite, derri\u00e8re le vocabulaire de l\u2019entreprise, affleure une autre r\u00e9alit\u00e9, plus intime : le temps, l\u2019\u00e9quilibre \u00e0 trouver entre vie personnelle et professionnelle, les doutes \u00e0 contenir, l\u2019isolement \u00e0 briser\u2026<\/p>\n<p>Lors de la deuxi\u00e8me \u00e9dition des \u00abSouveraines\u00bb, organis\u00e9e par Women in Business, les femmes entrepreneures venues raconter leur parcours n\u2019ont pas seulement expos\u00e9 des r\u00e9ussites. Elles ont donn\u00e9 un visage \u00e0 cette \u00e9conomie discr\u00e8te, tenace, souvent entrav\u00e9e, qui avance \u00e0 force d\u2019endurance. Un constat s\u2019est impos\u00e9 lors de cette rencontre : l\u2019entrepreneuriat f\u00e9minin n\u2019est plus une th\u00e9matique p\u00e9riph\u00e9rique, cantonn\u00e9e au registre de l\u2019inclusion ou du volontarisme social. Il s\u2019affirme comme un sujet \u00e9conomique central. Encore faut-il regarder lucidement les conditions dans lesquelles les femmes entreprennent.<\/p>\n<p>Souvent dans des structures fragiles, \u00e0 petite \u00e9chelle, avec un acc\u00e8s limit\u00e9 aux march\u00e9s, au num\u00e9rique, au r\u00e9seau et aux outils de structuration. D\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es par la Banque europ\u00e9enne pour la reconstruction et le d\u00e9veloppement (BERD), au Maroc, l\u2019entrepreneuriat f\u00e9minin repr\u00e9senterait un chiffre d\u2019affaires cumul\u00e9 de 273 milliards de dirhams, soit environ 20% du PIB national.<\/p>\n<p>Une approche int\u00e9gr\u00e9e<br \/>Le pays compterait 5,4 millions de femmes entrepreneures dans l\u2019informel et 191.000 dans le formel. 98% des entrepreneures disent vouloir d\u00e9velopper leur activit\u00e9, 65% emploient en moyenne 3,2 personnes, et une entrepreneure sur deux vend en ligne. Ces chiffres refl\u00e8tent aussi bien une vitalit\u00e9 qu\u2019un paradoxe. Bien que la force entrepreneuriale demeure, des freins sont identifi\u00e9s. Il s\u2019agit, notamment, de la charge mentale, des besoins de formation, de la fracture num\u00e9rique, sans oublier le grand \u00e9cart de revenus entre les activit\u00e9s informelles et formelles, les premi\u00e8res g\u00e9n\u00e9rant un chiffre d\u2019affaires 5 fois inf\u00e9rieur \u00e0 celui des secondes.<\/p>\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019est venu rappeler Omar Naimi, directeur marketing et d\u00e9veloppement \u00e0 la Fondation Arrawaj pour la finance inclusive. \u00abL\u2019obstacle du financement reste un d\u00e9fi, certes, mais ce n\u2019est pas le seul. Entreprendre ne consiste pas seulement \u00e0 obtenir un cr\u00e9dit, c\u2019est parvenir \u00e0 tenir ensemble des exigences souvent contradictoires, dans un environnement qui ne fournit pas toujours les appuis n\u00e9cessaires\u00bb, insiste-t-il.<\/p>\n<p>De ce constat d\u00e9coule une red\u00e9finition de l\u2019accompagnement. La Fondation Arrawaj a d\u2019ailleurs progressivement \u00e9largi son offre pour ne plus se limiter au financement pur. Deux piliers essentiels y ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s : la digitalisation et la formalisation. Ainsi, des offres packag\u00e9es, pens\u00e9es comme une r\u00e9ponse globale aux besoins des femmes entrepreneures, sont propos\u00e9es.<\/p>\n<p>La BERD inscrit d\u2019ailleurs son propre programme Women in Business dans cette m\u00eame approche int\u00e9gr\u00e9e. Celui-ci s\u2019adresse \u00e0 des entreprises enregistr\u00e9es au Maroc, ayant au moins deux ans d\u2019existence, une majorit\u00e9 de propri\u00e9t\u00e9 locale, un chiffre d\u2019affaires minimum de 1 MDH, et dirig\u00e9es par une femme. Le soutien propos\u00e9 ne se borne pas au seul financement, il couvre aussi la structuration financi\u00e8re, le marketing, les technologies de l\u2019information, les op\u00e9rations, la strat\u00e9gie, la gestion de la qualit\u00e9 ou encore la durabilit\u00e9 environnementale.<\/p>\n<p>Une lecture r\u00e9ductrice<br \/>Ce qui s\u2019est jou\u00e9 lors de cette deuxi\u00e8me \u00e9dition des \u00abSouveraines\u00bb d\u00e9passe le cadre d\u2019une rencontre professionnelle de plus. Entre les t\u00e9moignages de femmes entrepreneures et les \u00e9changes avec les partenaires de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me, c\u2019est une r\u00e9alit\u00e9 plus large qui s\u2019est laiss\u00e9e entrevoir, celle d\u2019un entrepreneuriat f\u00e9minin \u00e9nergique et qui prend de l\u2019ampleur, mais qui est encore insuffisamment soutenu dans toutes ses dimensions. Longtemps, la r\u00e9ponse institutionnelle a eu tendance \u00e0 r\u00e9duire la question \u00e0 l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit. Or les discussions ont montr\u00e9 combien cette lecture \u00e9tait limit\u00e9e.<\/p>\n<p>En effet, ce qui freine une entrepreneure n\u2019est pas seulement l\u2019absence de financement. C\u2019est aussi l\u2019absence de temps, de relais, de visibilit\u00e9, de ma\u00eetrise num\u00e9rique, de contacts commerciaux, parfois m\u00eame de reconnaissance. C\u2019est l\u2019impossibilit\u00e9 de passer de l\u2019activit\u00e9 \u00e0 l\u2019entreprise, puis de l\u2019entreprise \u00e0 la croissance.<\/p>\n<p>Les \u00abSouveraines\u00bb auront ainsi eu le m\u00e9rite de d\u00e9placer le regard. Non plus consid\u00e9rer les femmes entrepreneures comme un public \u00e0 aider \u00e0 la marge, mais comme un acteur \u00e9conomique \u00e0 part enti\u00e8re, dont le d\u00e9veloppement engage une part du devenir productif du pays. Pour entreprendre durablement, il faut certes des financements, mais il faut aussi des outils, du r\u00e9seau, du conseil, du march\u00e9, et cette chose plus difficile \u00e0 b\u00e2tir qu\u2019un dispositif, un environnement r\u00e9ellement favorable.<\/p>\n<p>Maryem Ouazzani \/ Les Inspirations \u00c9CO<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" id=\"videoThumbnail\" src=\"\" alt=\"Miniature vid\u00e9o\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p>\u25b6<\/p>\n<p>  &#13;<br \/>\n    \ud83d\udd0a Activer le son&#13;<\/p>\n<p><\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p><\/p>\n<p><a dir=\"LTR\" class=\"alert-main\" href=\"https:\/\/leseco.ma\/business\/apres-petrole-maritime-ce-que-le-maroc-peut-faire-des-maintenant.html\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">&#13;<br \/>\n    &#13;<br \/>\n        &#13;<br \/>\n        &#13;<br \/>\n        &#13;<br \/>\n<\/a><\/p>\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"R\u00e9unies lors de la deuxi\u00e8me \u00e9dition des \u00abSouveraines\u00bb, organis\u00e9e par Women in Business, entrepreneures, partenaires et institutions ont&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":52493,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[83],"tags":[404,445,20572,86,20573],"class_list":{"0":"post-52492","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-berd","9":"tag-croissance","10":"tag-fondation-arrawaj","11":"tag-maroc","12":"tag-women-in-business"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116279146315511999","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52492","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=52492"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52492\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/52493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=52492"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=52492"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=52492"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}