{"id":54414,"date":"2026-03-25T09:07:06","date_gmt":"2026-03-25T09:07:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/54414\/"},"modified":"2026-03-25T09:07:06","modified_gmt":"2026-03-25T09:07:06","slug":"libye-haftar-situation-actuelle-et-ses-enjeux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/54414\/","title":{"rendered":"Libye Haftar situation actuelle et ses enjeux"},"content":{"rendered":"<p>\n    Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f<\/p>\n<p>      \u00c9couter \ud83d\udd0a<br \/>\n      Stop<\/p>\n<p>lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 25\/03\/2026<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/TEXTE-732-Giuseppe-1024x576.jpg\" alt=\"l\u2019ordre de Haftar\" class=\"wp-image-20778\"  \/>R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo<\/p>\n<p>Par Giuseppe Gagliano, Pr\u00e9sident du Centro Studi Strategici Carlo De Cristoforis (C\u00f4me, Italie)\u00a0<\/p>\n<p>Benghazi retrouve la s\u00e9curit\u00e9, mais au prix d\u2019un \u00c9tat personnel<\/p>\n<p>\u00c0 Benghazi, la guerre n\u2019est pas termin\u00e9e : elle s\u2019est simplement transform\u00e9e en ordre. Voil\u00e0 le fait politique essentiel qui se d\u00e9gage de la Libye orientale quinze ans apr\u00e8s la chute de Mouammar Kadhafi. La ville d\u2019o\u00f9 partit en 2011 la r\u00e9volte qui allait renverser le r\u00e9gime est aujourd\u2019hui le laboratoire d\u2019un pouvoir personnel, militaire et familial construit par Khalifa Haftar. Les familles reviennent sur le front de mer, les enfants jouent, les parents parlent de la s\u00e9curit\u00e9 retrouv\u00e9e comme d\u2019un bien enfin restitu\u00e9. Pourtant, cette normalit\u00e9 a un prix tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 : la stabilit\u00e9 de Benghazi ne co\u00efncide pas avec la reconstruction de la Libye, mais avec la consolidation d\u2019un pouvoir s\u00e9par\u00e9, arm\u00e9 et de plus en plus dynastique.<\/p>\n<p>Le point d\u00e9cisif est pr\u00e9cis\u00e9ment celui-ci. Haftar n\u2019a pas reconstruit un \u00c9tat national : il a \u00e9difi\u00e9 un syst\u00e8me de contr\u00f4le territorial qui fonctionne comme un \u00c9tat parall\u00e8le. Il domine l\u2019ensemble de la Cyr\u00e9na\u00efque, une partie importante du Fezzan et, \u00e0 travers des alliances, des appareils militaires et des r\u00e9seaux \u00e9conomiques, contr\u00f4le environ les trois quarts du pays. Il tient une part d\u00e9cisive des ressources p\u00e9troli\u00e8res, dispose de forces arm\u00e9es plus disciplin\u00e9es que le chaos de la Tripolitaine et a impos\u00e9 dans l\u2019est libyen une forme de s\u00e9curit\u00e9 qui, pour beaucoup de citoyens \u00e9puis\u00e9s par des ann\u00e9es de guerre civile, vaut davantage que n\u2019importe quelle promesse d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/analyse-macron-haftar-geopolitique-lybie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013\u00a0Macron re\u00e7oit Haftar \u00e0 Paris : Analyse d\u2019une rencontre entre g\u00e9opolitique et int\u00e9r\u00eats<\/a><\/p>\n<p>La s\u00e9curit\u00e9 comme source de l\u00e9gitimit\u00e9<\/p>\n<p>La force de Haftar na\u00eet du souvenir du chaos. Apr\u00e8s l\u2019effondrement du r\u00e9gime, Benghazi fut d\u00e9vor\u00e9e par la fragmentation arm\u00e9e, la p\u00e9n\u00e9tration djihadiste et les assassinats de magistrats, d\u2019activistes, d\u2019officiers et d\u2019intellectuels. Lorsque Haftar lan\u00e7a l\u2019Op\u00e9ration Dignit\u00e9 en 2014, il se pr\u00e9senta comme le sauveur de la Cyr\u00e9na\u00efque face au terrorisme. En ce sens, sa victoire ne fut pas seulement militaire, mais psychologique et sociale. Il offrit \u00e0 la population orientale ce que Tripoli n\u2019\u00e9tait pas capable de garantir : l\u2019ordre, la hi\u00e9rarchie, la pr\u00e9visibilit\u00e9.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que se situe sa v\u00e9ritable l\u00e9gitimation. Non pas dans les urnes, qui continuent \u00e0 manquer, mais dans la peur du retour au d\u00e9sordre. La population accepte les restrictions, la militarisation et la personnalisation du pouvoir parce qu\u2019elle associe le pluralisme libyen de l\u2019apr\u00e8s-Kadhafi \u00e0 la guerre de tous contre tous. Haftar a compris avant les autres que, dans une soci\u00e9t\u00e9 traumatis\u00e9e, la s\u00e9curit\u00e9 vaut plus que la repr\u00e9sentation.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9chec militaire \u00e0 l\u2019ouest et le succ\u00e8s strat\u00e9gique \u00e0 l\u2019est<\/p>\n<p>Sur le plan militaire, Haftar a perdu la bataille d\u00e9cisive, celle de Tripoli en 2019-2020. L\u2019intervention turque en soutien au gouvernement occidental, avec l\u2019usage d\u00e9terminant des drones, a stopp\u00e9 son avanc\u00e9e et d\u00e9montr\u00e9 que la Libye ne pouvait pas \u00eatre unifi\u00e9e par une simple marche sur la capitale. Mais cette d\u00e9faite tactique ne s\u2019est pas transform\u00e9e en d\u00e9faite strat\u00e9gique. Au contraire, le mar\u00e9chal a compris que le temps travaillait pour lui.<\/p>\n<p>Depuis, il a renforc\u00e9 son contr\u00f4le sur l\u2019est et le sud, \u00e9largi son arsenal gr\u00e2ce \u00e0 des fournitures qui continuent d\u2019arriver malgr\u00e9 l\u2019embargo des Nations unies, int\u00e9gr\u00e9 des milices dans son dispositif et transform\u00e9 l\u2019Arm\u00e9e nationale libyenne en une structure de pouvoir qui est \u00e0 la fois force arm\u00e9e, instrument politique et levier \u00e9conomique. Dans ce cadre, la Cyr\u00e9na\u00efque et le Fezzan ne sont pas seulement des territoires : ils constituent une profondeur strat\u00e9gique, un acc\u00e8s aux fronti\u00e8res avec l\u2019\u00c9gypte, le Soudan, le Tchad, le Niger et l\u2019Alg\u00e9rie, un contr\u00f4le des trafics et des routes, un verrou sur les zones \u00e9nerg\u00e9tiques et les voies sahariennes.<\/p>\n<p>Du point de vue militaire, le mod\u00e8le Haftar poss\u00e8de donc sa propre rationalit\u00e9 : il renonce, pour l\u2019instant, \u00e0 la conqu\u00eate totale du pays, mais consolide une souverainet\u00e9 de fait qui lui permet de n\u00e9gocier en position de force avec toutes les puissances r\u00e9gionales et internationales.<\/p>\n<p>Le p\u00e9trole finance le consensus, mais ne suffit pas \u00e0 cr\u00e9er la prosp\u00e9rit\u00e9<\/p>\n<p>Sur le plan \u00e9conomique, le syst\u00e8me oriental vit une contradiction profonde. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, les chantiers, les projets de reconstruction, les nouvelles infrastructures, le port de Derna reconstruit, les routes, les ponts, les h\u00f4pitaux et les immeubles r\u00e9sidentiels offrent l\u2019image d\u2019une Libye qui repart. Benghazi est transform\u00e9e en vitrine du pouvoir haft\u00e9rien, en manifeste de b\u00e9ton et de grues cens\u00e9 d\u00e9montrer l\u2019efficacit\u00e9 du commandement militaire. De l\u2019autre, tout cela repose sur des bases fragiles : des finances publiques opaques, des d\u00e9penses peu contr\u00f4l\u00e9es, deux gouvernements concurrents, une monnaie d\u00e9valu\u00e9e et une \u00e9conomie qui reste d\u00e9pendante presque exclusivement du p\u00e9trole.<\/p>\n<p>C\u2019est ici qu\u2019appara\u00eet le n\u0153ud g\u00e9o\u00e9conomique central. Le contr\u00f4le du territoire oriental permet \u00e0 Haftar d\u2019exercer une pression d\u00e9cisive sur la principale richesse nationale, c\u2019est-\u00e0-dire le brut. La Libye demeure un acteur important pour l\u2019approvisionnement \u00e9nerg\u00e9tique de la M\u00e9diterran\u00e9e et, ce n\u2019est pas un hasard, repr\u00e9sente pour l\u2019Italie l\u2019un des fournisseurs les plus significatifs. Cela conf\u00e8re au mar\u00e9chal un poids bien sup\u00e9rieur \u00e0 la reconnaissance formelle dont il dispose. M\u00eame sans \u00eatre le chef l\u00e9gitime d\u2019une Libye unifi\u00e9e, Haftar est d\u00e9j\u00e0 l\u2019un des v\u00e9ritables d\u00e9cideurs du destin \u00e9nerg\u00e9tique libyen.<\/p>\n<p>Mais c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que se voit aussi la limite de son mod\u00e8le. Le p\u00e9trole permet d\u2019acheter du consensus, de financer la reconstruction, d\u2019attirer des entreprises et de soutenir le pouvoir familial. Il ne suffit pas, en revanche, \u00e0 cr\u00e9er un d\u00e9veloppement \u00e9quilibr\u00e9 ni \u00e0 reconstruire des institutions partag\u00e9es. La d\u00e9valuation du dinar, l\u2019absence de transparence dans l\u2019attribution des march\u00e9s et la concentration de la d\u00e9pense entre les mains du clan transforment la croissance en instrument politique, non en processus national.<\/p>\n<p>\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/analyse-inquietude-de-litalie-face-a-lexpansion-russe-en-libye\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013 Inqui\u00e9tude de l\u2019Italie face \u00e0 l\u2019expansion russe en Libye<\/a><\/p>\n<p>Une dynastie arm\u00e9e \u00e0 la place d\u2019une transition<\/p>\n<p>L\u2019autre donn\u00e9e d\u00e9cisive est la transformation du syst\u00e8me Haftar en succession familiale annonc\u00e9e. Les fils du mar\u00e9chal, en particulier Saddam et Khaled, apparaissent de plus en plus souvent dans les lieux du pouvoir, au sein des appareils militaires, dans les grands projets d\u2019infrastructure et dans les relations ext\u00e9rieures. Nous ne sommes plus face au simple primat d\u2019un g\u00e9n\u00e9ral, mais \u00e0 la construction d\u2019une dynastie militaire qui cherche \u00e0 transf\u00e9rer le commandement du p\u00e8re aux fils.<\/p>\n<p>Cette \u00e9volution est politiquement logique mais strat\u00e9giquement dangereuse. Logique, parce qu\u2019en l\u2019absence d\u2019institutions solides, le pouvoir personnel cherche naturellement sa continuit\u00e9 dans la famille. Dangereuse, parce qu\u2019une succession n\u2019est jamais automatique. La l\u00e9gitimit\u00e9 de Haftar d\u00e9coule d\u2019une combinaison irr\u00e9p\u00e9table de guerre, d\u2019\u00e2ge, de r\u00f4le de commandant et de victoire contre le djihadisme. Ses fils disposent d\u2019instruments coercitifs, mais pas n\u00e9cessairement du m\u00eame capital symbolique. Au contraire, le profil de Saddam Haftar, alourdi par de tr\u00e8s graves accusations sur le terrain des droits humains et impliqu\u00e9 dans des circuits \u00e9conomiques opaques, risque de rendre le syst\u00e8me qu\u2019il devrait h\u00e9riter plus fragile, non plus solide.<\/p>\n<p>La Libye fig\u00e9e et le retour de la g\u00e9opolitique m\u00e9diterran\u00e9enne<\/p>\n<p>Sur le plan g\u00e9opolitique, la Libye est aujourd\u2019hui un pays fig\u00e9, non pacifi\u00e9. Le cessez-le-feu a stabilis\u00e9 la ligne de front, mais il a aussi cristallis\u00e9 le partage des influences \u00e9trang\u00e8res. \u00c0 l\u2019ouest p\u00e8se la Turquie, \u00e0 l\u2019est continuent de peser l\u2019\u00c9gypte, les \u00c9mirats, la Russie et d\u2019autres acteurs qui, ouvertement ou indirectement, ont investi sur le mar\u00e9chal. En ce sens, la Libye n\u2019est plus seulement une crise int\u00e9rieure : c\u2019est un point d\u2019intersection entre s\u00e9curit\u00e9 m\u00e9diterran\u00e9enne, routes migratoires, contr\u00f4le \u00e9nerg\u00e9tique, influence africaine et comp\u00e9tition entre puissances r\u00e9gionales.<\/p>\n<p>Haftar a compris qu\u2019il n\u2019a pas besoin de conqu\u00e9rir tout de suite Tripoli pour compter. Il lui suffit de gouverner l\u2019est comme un quasi-\u00c9tat efficace, d\u2019imposer sa centralit\u00e9 dans les dossiers \u00e9nerg\u00e9tiques et s\u00e9curitaires, de se rendre indispensable aux interlocuteurs \u00e9trangers et d\u2019attendre que l\u2019usure du camp rival fasse le reste. C\u2019est une strat\u00e9gie patiente, fond\u00e9e non sur la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u00e9mocratique mais sur la force accumul\u00e9e.<\/p>\n<p>Le vrai risque : la stabilit\u00e9 sans \u00c9tat<\/p>\n<p>La v\u00e9rit\u00e9, alors, est que Benghazi va mieux, mais pas la Libye. La s\u00e9curit\u00e9 de la Cyr\u00e9na\u00efque est r\u00e9elle, mais c\u2019est une s\u00e9curit\u00e9 arm\u00e9e, personnelle, r\u00e9versible. Ce n\u2019est pas le pr\u00e9lude \u00e0 une r\u00e9unification, mais le signe d\u2019une s\u00e9paration de plus en plus structurelle. Le mod\u00e8le Haftar fonctionne tant que le commandement reste solide, que le p\u00e9trole continue de financer le syst\u00e8me et que les parrains ext\u00e9rieurs en reconnaissent l\u2019utilit\u00e9. Mais si l\u2019un de ces trois piliers vacille, l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9difice peut se fissurer.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi le succ\u00e8s du mar\u00e9chal est \u00e0 la fois \u00e9vident et incomplet. Il a r\u00e9tabli l\u2019ordre l\u00e0 o\u00f9 r\u00e9gnait l\u2019effondrement. Mais il l\u2019a fait en rempla\u00e7ant la perspective d\u2019un \u00c9tat partag\u00e9 par celle d\u2019un pouvoir familial militaris\u00e9. La Libye orientale n\u2019est pas l\u2019avenir du pays : elle est le sympt\u00f4me le plus clair de son long gel politique.<\/p>\n<p>\u00c0 lire aussi : <a href=\"https:\/\/lediplomate.media\/analyse-turquie-flirte-haftar-recomposition-strategique-libye\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">ANALYSE \u2013 Quand la Turquie flirte avec Haftar : Recomposition strat\u00e9gique en Libye<\/a><\/p>\n<p>#Libye,#Haftar,#Benghazi,#Geopolitique,#AfriqueDuNord,#MoyenOrient,#Petrole,#Energie,#Mediterranee,#Securite,#Conflit,#AnalyseStrategique,#RelationsInternationales,#PolitiqueEtrangere,#Cyr\u00e9na\u00efque,#Fezzan,#Tripoli,#GuerreCivile,#Stabilite,#Dictature,#PouvoirMilitaire,#Dynastie,#Russie,#Turquie,#Egypte,#EmiratsArabesUnis,#Italie,#Migration,#RoutesMigratoires,#Hydrocarbures,#CrisePolitique,#EtatFailli,#Realpolitik,#InfluenceRegionale,#Defense,#Armee,#Terrorisme,#Djihadisme,#EquilibreDesPuissances,#Afrique<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/Giuseppe-Gagliano.jpg\" width=\"100\" height=\"100\" alt=\"gagliano\" itemprop=\"image\"\/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Imprimer l\u2019article \ud83d\udda8\ufe0f \u00c9couter \ud83d\udd0a Stop lediplomate.media \u2014 imprim\u00e9 le 25\/03\/2026 R\u00e9alisation\u00a0Le Lab Le Diplo Par Giuseppe Gagliano,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":54415,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[121],"tags":[6,4494,125],"class_list":{"0":"post-54414","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-libye","8":"tag-afrique","9":"tag-decryptage","10":"tag-libye"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116289027691693093","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54414","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=54414"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/54414\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/54415"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=54414"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=54414"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=54414"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}