{"id":56216,"date":"2026-03-26T19:47:16","date_gmt":"2026-03-26T19:47:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/56216\/"},"modified":"2026-03-26T19:47:16","modified_gmt":"2026-03-26T19:47:16","slug":"paiement-mobile-les-grands-marches-africains-ou-la-guerre-des-modeles-etouffe-le-credit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/56216\/","title":{"rendered":"Paiement mobile: les grands march\u00e9s africains o\u00f9 la guerre des mod\u00e8les \u00e9touffe le cr\u00e9dit"},"content":{"rendered":"<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">P\u00e9n\u00e9tration record, profondeur financi\u00e8re limit\u00e9e. C\u2019est en ces mots que l\u2019on peut r\u00e9sumer le mirage de la maturit\u00e9 Telco-Led en Afrique. Telco-led d\u00e9signe un mod\u00e8le o\u00f9 les op\u00e9rateurs t\u00e9l\u00e9coms (telcos) prennent l\u2019initiative et dirigent les projets ou services. Ceux-ci con\u00e7oivent, financent et g\u00e8rent l\u2019infrastructure principale, comme dans le cas des services financiers mobiles (mobile money) o\u00f9 ils contr\u00f4lent la plateforme de bout en bout.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/puces-memoire-nigeria-kenya-egypte-maroc-afrique-du-sud-les-marches-les-plus-exposes-a-la-flambee_UWV452RMQ5HD7EELNMUFNJ3K6Y\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Puces m\u00e9moire. Nigeria, Kenya, \u00c9gypte, Maroc, Afrique du Sud: les march\u00e9s les plus expos\u00e9s \u00e0 la flamb\u00e9e imminente des prix<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">C\u2019est dans ce contexte qu\u2019un r\u00e9cent <a href=\"https:\/\/media.licdn.com\/dms\/document\/media\/v2\/D561FAQGJZ2-TSgBh0g\/feedshare-document-pdf-analyzed\/B56Zz22LmMHUAI-\/0\/1773667943820?e=1775088000&amp;v=beta&amp;t=J5JInvi0NIit5SWr_VWHyviIEMo-jWyBhgs-AkCAk1M\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">rapport<\/a> du cabinet Boston Consulting Group (BCG) braque les projecteurs sur les paradoxes des mod\u00e8les africains de paiements mobile face \u00e0 la \u00abdeuxi\u00e8me vague\u00bb. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Entendez par deuxi\u00e8me vague, la phase qui suit la r\u00e9volution FinTech, apr\u00e8s celle domin\u00e9e par les paiements mobiles grand public comme M-Pesa au Kenya. Une vague qui se concentre sur la maturation au-del\u00e0 des transactions peer-to-peer (P2P), en int\u00e9grant des flux B2B (entre entreprises), Consumer to Business (C2B) ou Citizen to Government (C2G) \u00e9largis, et surtout le d\u00e9veloppement du cr\u00e9dit num\u00e9rique \u00e0 grande \u00e9chelle gr\u00e2ce aux donn\u00e9es transactionnelles massives. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Une phase qui implique aussi une interop\u00e9rabilit\u00e9 renforc\u00e9e (infrastructures num\u00e9riques publiques, ID num\u00e9rique universel) et des ambitions transfrontali\u00e8res pour soutenir la Zone de libre-\u00e9change continentale africaine (ZLECAf). De quoi transformer l\u2019\u00e9chelle des paiements en profondeur financi\u00e8re productive.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les grands march\u00e9s africains o\u00f9 le mod\u00e8le tue la FinTech<\/p>\n<p>PaysMod\u00e8le dominantP\u00e9n\u00e9tration Mobile MoneyUsages dominantsD\u00e9fi majeurPerspective imm\u00e9diateKenyaTelco-led~100%C2C, C2B, C2GCr\u00e9dit formel \u00absuperficiel\u00bb (&gt;50% emprunts informels)Risque de foss\u00e9 \u00e9conomique sans cr\u00e9dit data-drivenGhanaTelco-led50-80%C2C, C2B (cr\u00e9dit \u00e9mergent)Faible profondeur financi\u00e8re B2BEnjeu: transformer l\u2019\u00e9chelle en productivit\u00e9OugandaTelco-led50-80%C2C, C2BAdoption limit\u00e9e aux transfertsMenac\u00e9 par la fragmentation r\u00e9glementaireTanzanieTelco-led50-80%C2C, C2BAbsence d\u2019int\u00e9gration C2G robusteD\u00e9pend de l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 transfrontali\u00e8reNigeriaTelco \u00e9mergent5-50%C2C exclusifGuerre des mod\u00e8les (Telcos vs Banques)Paralysie institutionnelle chroniqueAfrique du SudBank-led5-50%C2C limit\u00e9Exclusion des non-bancaris\u00e9s urbainsMod\u00e8le technocratique en \u00e9chec\u00c9gypteBank-led5-50%C2CServices r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9lite bancaris\u00e9eFoss\u00e9 croissant avec l\u2019informelMarocBank-led&lt;5%C2C (e-wallets)R\u00e9gulations asphyxiantesCoquille vide sans impact \u00e9conomique majeurAngolaBank-led&lt;5%C2CInfrastructure financi\u00e8re d\u00e9faillanteEnlisement dans l\u2019\u00e9conomie informelleRwandaHybrideDonn\u00e9es non pr\u00e9cis\u00e9esMulti-segments int\u00e9gr\u00e9sCapital patient insuffisantLaboratoire d\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 continentale<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Source: BCG.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Ainsi, le rapport de BCG, intitul\u00e9: \u00abBeyond Payments: Unlocking Africa\u2019s Second FinTech Wave\u00bb, brosse un tableau dynamique de la r\u00e9volution financi\u00e8re num\u00e9rique encours sur le continent africain. Un continent en t\u00eate de la croissance mondiale des FinTech, des revenus projet\u00e9s qui devraient \u00eatre multipli\u00e9s par 13 d\u2019ici 2030, et une domination \u00e9crasante (74%) du volume mondial des transactions d\u2019argent mobile. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Dans cette effervescence, le Kenya campe en figure de proue du mobile money africain, affichant une p\u00e9n\u00e9tration fr\u00f4lant les 100%. Sous les applaudissements m\u00e9rit\u00e9s pour son mod\u00e8le Telco-led, une r\u00e9alit\u00e9 plus sombre se dessine. Le rapport BCG le confirme sans d\u00e9tour. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Malgr\u00e9 l\u2019usage multi-segment\u00e9 (C2C, C2B, C2G) \u00e9rig\u00e9 en vitrine, le cr\u00e9dit formel y reste \u00absuperficiel\u00bb. Voil\u00e0 en quelques mots une description du paradoxe kenyan: des millions d\u2019utilisateurs effectuent des paiements gouvernementaux ou marchands via leur mobile, mais se tournent vers les tontines ou pr\u00eateurs informels d\u00e8s qu\u2019ils ont besoin de 50.000 shillings pour une urgence m\u00e9dicale. <\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/societe\/mauritanie-ce-serait-mieux-si-on-supprimait-toutes-les-taxes-douanes-et-revendeurs-de-telephones_HMWELDVJ7VDKHJAIT72GR2IYPI\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Mauritanie. \u00abCe serait mieux si on supprimait toutes les taxes\u00bb: douanes et revendeurs de t\u00e9l\u00e9phones trouvent un accord<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les donn\u00e9es de la Banque Mondiale cit\u00e9es par le cabinet BCG sont implacables: plus de 50% des emprunts \u00e9chappent encore aux radars formels. L\u2019inclusion transactionnelle, si c\u00e9l\u00e9br\u00e9e, n\u2019a pas tenu sa promesse de passerelle vers les services financiers structurants. Les rails de paiement, robustes et innovants, ressemblent \u00e0 des autoroutes menant \u00e0 des impasses \u00e9conomiques. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019agent bancaire mobile k\u00e9nyan, si omnipr\u00e9sent dans les villages, reste cantonn\u00e9 au r\u00f4le de simple collecteur d\u2019argent liquide incapable d\u2019offrir un cr\u00e9dit \u00e9ducatif ou une \u00e9pargne r\u00e9mun\u00e9ratrice. Une \u00abschizophr\u00e9nie\u00bb financi\u00e8re qui r\u00e9v\u00e8le un \u00e9chec syst\u00e9mique. La profondeur ne suit pas l\u2019\u00e9tendue.<\/p>\n<p lang=\"fr\">Jeune utilisant un e-wallet au Maroc: portefeuille \u00e9lectronique vide d&rsquo;impact r\u00e9el. Des virements C2C qui ne financent ni \u00e9tudes ni entreprise.. Getty Images<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/back.svg?d=291\" width=\"10\" height=\"20\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/next.svg?d=291\" width=\"10\" height=\"20\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/fullscreen.svg?d=291\" width=\"28\" height=\"28\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/pause.svg?d=291\" width=\"30\" height=\"30\"\/><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Maroc, Nig\u00e9ria, Angola, Afrique du Sud, Egypte\u2026<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le Nigeria incarne la trag\u00e9die d\u2019une transition inaboutie. Malgr\u00e9 l\u2019explosion de ses g\u00e9ants locaux (OPay, PalmPay), le pays stagne dans la cat\u00e9gorie des \u00abp\u00e9n\u00e9trations mod\u00e9r\u00e9es\u00bb. Pourquoi? La guerre des mod\u00e8les fait rage. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, les Telcos \u00e9mergents tentent de reproduire la r\u00e9volution M-Pesa ; de l\u2019autre, les banques traditionnelles d\u00e9fendent leur pr\u00e9 carr\u00e9 r\u00e9glementaire. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">R\u00e9sultat: une fragmentation qui confine les usages aux simples transferts entre particuliers (C2C). Plus r\u00e9v\u00e9lateur encore, l\u2019Afrique du Sud et l\u2019\u00c9gypte, pourtant dot\u00e9es de syst\u00e8mes bancaires sophistiqu\u00e9s, sombrent dans le m\u00eame pi\u00e8ge. Le diagnostic du cabinet BCG est sans appel. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les banques n\u2019ont pas r\u00e9pliqu\u00e9 la capillarit\u00e9 des Telcos. Leur approche technocratique, centr\u00e9e sur les clients urbains bancaris\u00e9s, a exclu les petites marchandes de Johannesburg ou les p\u00eacheurs d\u2019Alexandrie.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Au Maroc et en Angola, le constat est plus brutal encore. Une p\u00e9n\u00e9tration inf\u00e9rieure \u00e0 5% malgr\u00e9 des mod\u00e8les th\u00e9oriquement oppos\u00e9s. Leur point commun ? Des r\u00e9gulations asphyxiantes transformant les portefeuilles \u00e9lectroniques en coquilles vides, limit\u00e9es \u00e0 des virements entre particuliers sans impact \u00e9conomique r\u00e9el. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Deux pays qui illustrent un \u00e9chec plus profond: quand l\u2019infrastructure financi\u00e8re devient un champ de bataille institutionnel, ce sont les populations non bancaris\u00e9es qui paient le prix fort.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/gabon-les-retombees-economiques-de-la-censure-numerique_EHGYKPTIOZEVFHCFR7YZVJZAHY\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Gabon: les retomb\u00e9es \u00e9conomiques de la censure num\u00e9rique<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Ainsi, le mythe de la \u00ab matrice technologique \u00bb africaine se brise sur l\u2019autel de l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9. Le Nigeria avec son syst\u00e8me de paiements instantan\u00e9s interbancaires (<a href=\"https:\/\/nibss-plc.com.ng\/nibss-instant-payment\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/nibss-plc.com.ng\/nibss-instant-payment\/\">NIP<\/a>) et le Kenya avec <a href=\"https:\/\/pesalink.co.ke\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/pesalink.co.ke\/\">PESALink<\/a> ont certes b\u00e2ti des cath\u00e9drales de paiement instantan\u00e9. Mais ces syst\u00e8mes vivent en silos, reproduisant la fracture qu\u2019ils pr\u00e9tendaient r\u00e9soudre. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La v\u00e9rit\u00e9 \u00e9clate dans les donn\u00e9es expos\u00e9es par BCG. La fragmentation r\u00e9glementaire transforme les innovations en \u00eelots incompatibles. Un commer\u00e7ant de Lagos peut recevoir en 3 secondes un paiement d\u2019Abuja, mais reste paralys\u00e9 devant une facture fournisseur au Ghana \u00e0 cause des \u00e9carts de change \u00e9lev\u00e9s et des r\u00e9gimes de conformit\u00e9 fragment\u00e9s. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Pire encore, les milliards de transactions P2P g\u00e9n\u00e9r\u00e9s chaque jour dorment dans des bases de donn\u00e9es parall\u00e8les, inutiles pour octroyer un cr\u00e9dit \u00e0 la PME familiale de Douala. L\u2019avertissement du rapport est cinglant: \u00absans rails de donn\u00e9es solides, le cr\u00e9dit bas\u00e9 sur le risque restera contraint\u00bb. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le Rwanda d\u00e9montre pourtant qu\u2019une alternative existe. En traitant l\u2019identit\u00e9 num\u00e9rique et les API standardis\u00e9es comme des biens publics, le pays a fait de chaque transaction un jeton de solvabilit\u00e9 potentiel. \u00c0 l\u2019inverse, le Nigeria s\u2019enlise dans des guerres r\u00e9glementaires tandis que ses FinTechs \u00e9touffent faute de cadre clair pour exploiter les donn\u00e9es financi\u00e8res.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Qu\u2019en est-il de l\u2019int\u00e9gration transfrontali\u00e8re ? L\u2019initiative PAPSS (Syst\u00e8me de Paiement et de R\u00e8glement Panafricain) symbolise l\u2019ambition de la ZLECAf. Mais les \u00e9carts de change \u00e9lev\u00e9s et les r\u00e9gimes de conformit\u00e9 fragment\u00e9s sapent son potentiel. Le constat est s\u00e9v\u00e8re: le commerce intra-africain reste plus co\u00fbteux et moins fluide que ne le sugg\u00e8rent les ambitions. Des pays comme le Ghana ou le Kenya, leaders domestiques, butent sur cette \u00e9chelle.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/commerce-international-de-services-les-pays-et-les-secteurs-moteurs-de-la-croissance-solide-de_IETCV6CWEJDLPHR75RXMECDZ7M\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Commerce international de services: les pays et les secteurs moteurs de la croissance solide de l\u2019Afrique en 2025, selon l\u2019OMC<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019avertissement de BCG r\u00e9sonne comme l\u2019alerte d\u2019un danger imminent. \u00abL\u2019architecture de long terme pour l\u2019acc\u00e8s, la concurrence et l\u2019\u00e9chelle reste non r\u00e9solue\u00bb. Derri\u00e8re cette formule se cachent au moins quatre probl\u00e9matiques d\u00e9cisionnelles. Premi\u00e8rement, le mirage de la r\u00e9gulation unique. Faut-il imposer l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9 \u00e0 la br\u00e9silienne (PIX), o\u00f9 la banque centrale contr\u00f4le l\u2019infrastructure ou opter pour le mod\u00e8le indien (<a href=\"https:\/\/stripe.com\/fr\/resources\/more\/unified-payments-interface-upi\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/stripe.com\/fr\/resources\/more\/unified-payments-interface-upi\">UPI<\/a>), laissant les FinTechs innover sur des rails publics? <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Une querelle th\u00e9orique qui a des cons\u00e9quences. Elle d\u00e9terminera si la vendeuse de mangues \u00e0 Bamako pourra acc\u00e9der \u00e0 un cr\u00e9dit revolving bas\u00e9 sur ses flux marchands. Deuxi\u00e8me probl\u00e9matique: l\u2019ouverture contr\u00f4l\u00e9e des infrastructures. Comment doser l\u2019innovation disruptive sans \u00e9branler la stabilit\u00e9 financi\u00e8re ? La r\u00e9ponse d\u00e9finira qui survivra entre les n\u00e9o-banques <a href=\"https:\/\/www.findevgateway.org\/fr\/actualites\/une-neo-banque-au-service-de-la-diaspora-le-senegal-franchit-une-nouvelle-etape-digitale\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">s\u00e9n\u00e9galaises<\/a> et les g\u00e9ants t\u00e9l\u00e9coms. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Troisi\u00e8me probl\u00e9matique, la plus sournoise: la migration sourde de la valeur. Alors que les infrastructures se banalisent, la richesse financi\u00e8re glisse vers les plateformes int\u00e9gr\u00e9es, notamment celles qui contr\u00f4lent \u00e0 la fois les paiements, l\u2019identit\u00e9 et les donn\u00e9es. La derni\u00e8re probl\u00e9matique est celle relative \u00e0 l\u2019alignement impossible. Des pays comme le Rwanda montrent que synchroniser politiques publiques, infrastructures digitales, talents techniques et capitaux locaux n\u2019est pas utopique. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Mais cette \u00e9quation exige une volont\u00e9 politique absente chez la plupart des r\u00e9gulateurs, trop occup\u00e9s \u00e0 d\u00e9fendre leurs pr\u00e9 carr\u00e9s institutionnels. Quatre dilemmes ou choix existentiels desquels l\u2019Afrique financi\u00e8re de 2030 na\u00eetra ou avortera.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">En d\u00e9finitive, sans un saut qualitatif vers l\u2019interop\u00e9rabilit\u00e9, le cr\u00e9dit data-driven et la r\u00e9gulation unifi\u00e9e, la fracture entre pays Telco-led et Bank-led pourrait se muer en foss\u00e9 \u00e9conomique. Disons que le d\u00e9fi n\u2019est plus d\u2019\u00e9tendre la p\u00e9n\u00e9tration FinTech, mais de concevoir un syst\u00e8me financier capable de soutenir une croissance inclusive \u00e0 grande \u00e9chelle. La promesse d\u2019une Afrique financi\u00e8rement autonome repose d\u00e9sormais sur les choix de ses r\u00e9gulateurs, non sur l\u2019agilit\u00e9 de ses start-ups.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"P\u00e9n\u00e9tration record, profondeur financi\u00e8re limit\u00e9e. 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