{"id":58709,"date":"2026-03-29T00:41:01","date_gmt":"2026-03-29T00:41:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/58709\/"},"modified":"2026-03-29T00:41:01","modified_gmt":"2026-03-29T00:41:01","slug":"resolution-de-lonu-sur-lesclavage-africain-en-afrique-de-louest-un-moment-historique-et-des-doutes-26-03-2026-a-1757","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/58709\/","title":{"rendered":"R\u00e9solution de l&rsquo;ONU sur l&rsquo;esclavage africain : en Afrique de l&rsquo;Ouest, un \u00ab\u00a0moment historique\u00a0\u00bb et des doutes &#8211; 26\/03\/2026 \u00e0 17:57"},"content":{"rendered":"<p>        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/df5e757a28ac39087dfc2b80e295bd34-760x506.jpg\" alt=\"(Photo archives) Vue g\u00e9n\u00e9rale de la &quot;Porte du non-retour&quot;, un m\u00e9morial de la traite transatlantique des esclaves africains, sur la plage de Ouidah (B\u00e9nin) le 4 ao\u00fbt 2020 ( AFP \/ Yanick Folly )\" loading=\"eager\" fetchpriority=\"high\" width=\"760\" height=\"506\" style=\"max-width: 100%!important; height: auto;\"\/><\/p>\n<p class=\"c-image-news__legend\">(Photo archives) Vue g\u00e9n\u00e9rale de la \u00ab\u00a0Porte du non-retour\u00a0\u00bb, un m\u00e9morial de la traite transatlantique des esclaves africains, sur la plage de Ouidah (B\u00e9nin) le 4 ao\u00fbt 2020 ( AFP \/ Yanick Folly )<\/p>\n<p>\n \u00ab\u00a0Fiers\u00a0\u00bb: les Ghan\u00e9ens ne cachaient pas leur joie jeudi dans les rues d&rsquo;Accra, la capitale, apr\u00e8s l&rsquo;adoption la veille d&rsquo;une r\u00e9solution des Nations unies reconnaissant la traite des esclaves africains comme le \u00ab\u00a0plus grave crime contre l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>\n \u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas seulement un moment historique pour notre pays, mais cela reconna\u00eet \u00e9galement les souffrances de nos anc\u00eatres et ouvre la voie \u00e0 la justice\u00a0\u00bb, s&rsquo;est r\u00e9jouit l&rsquo;\u00e9tudiante ghan\u00e9enne Abigail Selikem Teye, tenue d\u00e9contract\u00e9e et sac en bandouli\u00e8re.\n<\/p>\n<p>\n Mercredi, date symbolique &#8211; c&rsquo;\u00e9tait la Journ\u00e9e internationale de comm\u00e9moration des victimes de l&rsquo;esclavage et de la traite transatlantique des esclaves -, l&rsquo;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;ONU a proclam\u00e9 la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l&rsquo;humanit\u00e9, un combat port\u00e9 par le Ghana et son pr\u00e9sident John Mahama, qui esp\u00e8re des excuses et la justice.\n<\/p>\n<p>\n La r\u00e9solution, adopt\u00e9e par 123 voix pour, trois contre (\u00c9tats-Unis, Isra\u00ebl, Argentine) et 52 abstentions (dont le Royaume-Uni et les \u00c9tats membres de l&rsquo;Union europ\u00e9enne), d\u00e9clare \u00ab\u00a0la traite des Africains r\u00e9duits en esclavage et l&rsquo;esclavage racialis\u00e9 des Africains\u00a0\u00bb comme \u00ab\u00a0les plus graves crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb, condamnant cette \u00ab\u00a0injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p> &#8211; Reconnaissance &#8211;<\/p>\n<p>\n \u00ab\u00a0Je suis perturb\u00e9e par l\u2019abstention de certains pays (&#8230;) Ceux qui se sont le plus enrichis avec le crime\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 depuis Cotonou, la capitale \u00e9conomique du B\u00e9nin, l&rsquo;historienne de l&rsquo;art Lylly Houngnihin.\n<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/7b8fd44b749bc773158e504dbf0a8677-760x507.jpg\" alt=\"(Photo archives) Vue g\u00e9n\u00e9rale de la &quot;Porte du non-retour&quot; \u00e0 Cape Coast, au Ghana, le 28 mars 2023 ( AFP \/ Nipah Dennis )\" loading=\"eager\" fetchpriority=\"high\" width=\"760\" height=\"507\" style=\"max-width: 100%!important; height: auto;\"\/><\/p>\n<p class=\"c-image-news__legend\">(Photo archives) Vue g\u00e9n\u00e9rale de la \u00ab\u00a0Porte du non-retour\u00a0\u00bb \u00e0 Cape Coast, au Ghana, le 28 mars 2023 ( AFP \/ Nipah Dennis )<\/p>\n<p>\n La r\u00e9solution de l&rsquo;ONU met en avant l&rsquo;ampleur du ph\u00e9nom\u00e8ne, sa dur\u00e9e, sa brutalit\u00e9, son caract\u00e8re syst\u00e9mique et ses cons\u00e9quences encore visibles aujourd&rsquo;hui, dans un monde o\u00f9 les Africains et les personnes d&rsquo;ascendance africaine subissent \u00ab\u00a0discrimination raciale et n\u00e9ocolonialisme\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>\n Pendant pr\u00e8s de 400 ans, entre le XVIe si\u00e8cle et la fin du XIXe si\u00e8cle, plus de 15 millions d&rsquo;hommes, de femmes et d&rsquo;enfants ont \u00e9t\u00e9 victimes de la traite transatlantique des esclaves, selon les chiffres de l&rsquo;ONU.\n<\/p>\n<p>\n Organis\u00e9 par les Europ\u00e9ens, ce commerce a d\u00e9port\u00e9 des Africains des rivages de l&rsquo;Afrique occidentale vers le continent am\u00e9ricain, o\u00f9 ils \u00e9taient contraints de travailler comme esclaves dans les plantations des colons europ\u00e9ens. Plusieurs millions d&rsquo;Africains sont aussi morts en chemin.\n<\/p>\n<p>\n Pendant cette p\u00e9riode, \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00eatre humain n&rsquo;a aucun droit, il n&rsquo;existe pas\u00a0\u00bb et donc on peut \u00ab\u00a0le d\u00e9truire (&#8230;) comme un animal\u00a0\u00bb, a d\u00e9crit l&rsquo;historien ghan\u00e9en Kwaku Darko Ankrah.\n<\/p>\n<p>\n \u00ab\u00a0Les esclaves travaillaient dans ces plantations du lever au coucher du soleil. Et les conditions dans lesquelles ils travaillaient constituaient un crime odieux contre l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb, a abond\u00e9 l&rsquo;universitaire Obadele Bakari Kambon.\n<\/p>\n<p> &#8211; R\u00e9paration &#8211;<\/p>\n<p>\n A Cotonou, Ousmane Aledji, expert culturel, se f\u00e9licite \u00e9galement: \u00ab\u00a0Ce vote nous autorise \u00e0 nommer les choses sans craindre des repr\u00e9sailles. La prochaine \u00e9tape sera, je l&rsquo;esp\u00e8re, un appel d\u00e9complex\u00e9 \u00e0 la r\u00e9paration\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>\n La r\u00e9solution de l&rsquo;ONU, qui met l&rsquo;accent sur la traite transatlantique, fait abstraction des autres types de traite humaine qui existait aussi \u00e0 cette \u00e9poque sur le continent: la traite des esclaves dans l&rsquo;oc\u00e9an Indien aurait concern\u00e9, selon les historiens, pr\u00e8s de 17 millions de personnes entre le Xe et le XIXe si\u00e8cle, tandis que la traite orientale et transsaharienne (vers la p\u00e9ninsule arabique, l&rsquo;Afrique du Nord et le Moyen-Orient) aurait fait de huit \u00e0 12 millions de victimes entre le VIIe et le XXe si\u00e8cle.\n<\/p>\n<p>\n La question des r\u00e9parations et d&rsquo;\u00e9ventuelles compensations aux descendants des victimes de la traite n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9e par la r\u00e9solution de l&rsquo;ONU, qui se contente d'\u00a0\u00bbencourager\u00a0\u00bb les \u00c9tats membres \u00ab\u00a0\u00e0 soutenir les initiatives visant \u00e0 instaurer une justice r\u00e9paratrice\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/fdce2fa2feff4d494e6f8eaa7e6b787e-760x507.jpg\" alt=\"(Photo archives) Vue g\u00e9n\u00e9rale de la &quot;Porte du non-retour&quot;, un m\u00e9morial de la traite transatlantique des esclaves africains, \u00e0 Cape Coast, au Ghana, le 28 mars 2023 ( AFP \/ Nipah Dennis )\" loading=\"eager\" fetchpriority=\"high\" width=\"760\" height=\"507\" style=\"max-width: 100%!important; height: auto;\"\/><\/p>\n<p class=\"c-image-news__legend\">(Photo archives) Vue g\u00e9n\u00e9rale de la \u00ab\u00a0Porte du non-retour\u00a0\u00bb, un m\u00e9morial de la traite transatlantique des esclaves africains, \u00e0 Cape Coast, au Ghana, le 28 mars 2023 ( AFP \/ Nipah Dennis )<\/p>\n<p>\n \u00ab\u00a0Qui va payer pour tous les d\u00e9sagr\u00e9ments que cela a d\u00fb causer ? L&rsquo;Afrique a subi malheureusement les deux plus grands fl\u00e9aux de l&rsquo;histoire : l&rsquo;esclavage et la colonisation\u00a0\u00bb, a lanc\u00e9 le B\u00e9ninois Franck Ogou, directeur de l&rsquo;\u00e9cole du patrimoine africain de Porto-Novo.\n<\/p>\n<p>\n Un avis partag\u00e9 par sa compatriote Larissa Adjivon, entrepreneuse de 42 ans, qui a affirm\u00e9 se sentir \u00e0 la fois \u00ab\u00a0soulag\u00e9e\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0frustr\u00e9e\u00a0\u00bb: \u00ab\u00a0Reconna\u00eetre, c\u2019est bien, mais cela doit \u00eatre suivi d\u2019actions concr\u00e8tes. On parle souvent de r\u00e9paration ou de restitution. Pour moi, la vraie question est : qu\u2019est-ce que cela change aujourd\u2019hui pour l\u2019Afrique ?\u00a0\u00bb\n<\/p>\n<p> &#8211; Rapatriement &#8211;<\/p>\n<p>\n Pour Obadele Bakari Kambon, Afro-am\u00e9ricain qui a obtenu la citoyennet\u00e9 ghan\u00e9enne en 2016, \u00ab\u00a0la gu\u00e9rison passe par le rapatriement\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>\n Il pr\u00f4ne, dans le sillage des autorit\u00e9s ghan\u00e9ennes, le \u00ab\u00a0retour\u00a0\u00bb des descendants d&rsquo;esclaves arrach\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Afrique.\n<\/p>\n<p>\n Le Ghana s&rsquo;est positionn\u00e9 comme une porte d&rsquo;entr\u00e9e pour le retour de la diaspora depuis le lancement de l&rsquo;initiative \u00ab\u00a0Year of Return\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Ann\u00e9e du retour\u00a0\u00bb) en 2019, qui comm\u00e9morait les 400 ans depuis que les Africains r\u00e9duits en esclavage ont \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9s pour la premi\u00e8re fois en Am\u00e9rique du Nord.\n<\/p>\n<p>\n Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, plus de 1.000 membres de la diaspora africaine ont obtenu la citoyennet\u00e9 ghan\u00e9enne.\n<\/p>\n<p>\n Depuis la fin de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, le B\u00e9nin a \u00e9galement lanc\u00e9 une plateforme qui permet aux afro-descendants de demander la nationalit\u00e9 b\u00e9ninoise pour 100 dollars (86,70 euros).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"(Photo archives) Vue g\u00e9n\u00e9rale de la \u00ab\u00a0Porte du non-retour\u00a0\u00bb, un m\u00e9morial de la traite transatlantique des esclaves africains,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":58710,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[593,6,591,601,598,596,595,592,597,594,599,600],"class_list":{"0":"post-58709","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-afrique","8":"tag-action-cac-40","9":"tag-afrique","10":"tag-bourse-de-paris","11":"tag-boursorama","12":"tag-cotations","13":"tag-indices-devises","14":"tag-investir","15":"tag-investissement","16":"tag-marche-boursier","17":"tag-sicav","18":"tag-trackers","19":"tag-warrants"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58709","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58709"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58709\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/58710"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58709"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}