{"id":60506,"date":"2026-03-30T16:08:07","date_gmt":"2026-03-30T16:08:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/60506\/"},"modified":"2026-03-30T16:08:07","modified_gmt":"2026-03-30T16:08:07","slug":"le-pari-gagnant-de-yassine-khelifi-bioheat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/60506\/","title":{"rendered":"le pari gagnant de Yassine Khelifi (Bioheat)"},"content":{"rendered":"<p>R\u00e9v\u00e9l\u00e9 en 2024 par le Prix Orange de l\u2019Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM), Yassine Khelifi incarne une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d\u2019entrepreneurs engag\u00e9s. Le Tunisien a confirm\u00e9 tout son potentiel en se hissant parmi les finalistes de la toute premi\u00e8re \u00e9dition du concours panafricain \u00ab Les Nouveaux Boss \u00bb, le 24 janvier 2026, o\u00f9 il s\u2019est distingu\u00e9 par la constance et la qualit\u00e9 de son parcours.\u00a0<\/p>\n<p>Le fondateur de la start-up Bioheat a en effet marqu\u00e9 les esprits par\u00a0la pertinence et l\u2019impact de son entreprise de biocombustible, n\u00e9e d\u2019une incoh\u00e9rence nationale constat\u00e9e au fil des ans.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En Tunisie, nous produisons d\u2019importantes quantit\u00e9s de grignons d\u2019olive chaque ann\u00e9e, souvent mal valoris\u00e9s, alors que nous importons une grande partie de notre \u00e9nergie. J\u2019ai vu l\u00e0 une incoh\u00e9rence \u00e9conomique et environnementale. Mon parcours entrepreneurial et mon int\u00e9r\u00eat pour les solutions \u00e9nerg\u00e9tiques locales m\u2019ont conduit \u00e0 d\u00e9velopper une r\u00e9ponse concr\u00e8te et industrialisable \u00e0 ce probl\u00e8me\u00a0\u00bb, explique-t-il. Titulaire d\u2019un dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nierie en g\u00e9omatique terre et am\u00e9nagement, obtenu en 2012 \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences de l\u2019Universit\u00e9 de Tunis, il fonde Bioheat en 2022 dans le village de Sanhaja, pr\u00e8s de Manouba.<\/p>\n<p>La Start-up nait dans un contexte marqu\u00e9 par de nombreux d\u00e9fis quotidiens en Tunisie\u00a0: hausse des prix du bois et des \u00e9nergies fossiles, d\u00e9pendance aux importations, pollution li\u00e9e au br\u00fblage sauvage des d\u00e9chets agricoles, acc\u00e8s in\u00e9gal \u00e0 une \u00e9nergie abordable dans les zones rurales. Les m\u00e9nages modestes, les artisans et certaines entreprises agroalimentaires vivent ces tensions comme une addition qui grimpe.\u00a0<\/p>\n<p>4 GWh d\u2019\u00e9nergie par an&#13;\n<\/p>\n<p>Bioheat s\u2019adresse d\u2019abord \u00e0 ce besoin thermique constant, notamment dans les m\u00e9tiers o\u00f9 la chaleur est une n\u00e9cessit\u00e9, comme les boulangeries. Le proc\u00e9d\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 par Bioheat se veut industrialisable. Il est brevet\u00e9 et couvre une m\u00e9thode d\u2019optimisation du s\u00e9chage, un contr\u00f4le du taux d\u2019humidit\u00e9 et de la compression haute densit\u00e9, permettant une meilleure performance \u00e9nerg\u00e9tique, une combustion plus longue et plus stable, une r\u00e9duction du taux de cendres et de fum\u00e9e, une homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 industrielle du produit. In fine, Bioheat impacte toute la cha\u00eene de valeur \u00e0 travers une r\u00e9duction des co\u00fbts li\u00e9s \u00e0 la gestion des d\u00e9chets pour les ol\u00e9iculteurs, la valorisation \u00e9conomique d\u2019un sous-produit, la protection de l\u2019environnement, la r\u00e9duction de la facture \u00e9nerg\u00e9tique des tunisiens. \u00ab\u00a0Nous s\u00e9curisons ainsi un approvisionnement r\u00e9gulier inscrit dans une logique d\u2019\u00e9conomie circulaire\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit le fondateur.<\/p>\n<p>Les preuves de valeur de Bioheat se jouent dans l\u2019usage. \u00ab\u00a0Les clients parlent d\u2019un allumage facile, d\u2019une dur\u00e9e de chauffe satisfaisante, d\u2019un environnement plus propre, et d\u2019un co\u00fbt \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9duit\u00a0\u00bb, d\u00e9clare Yassine Khelifi dont la client\u00e8le principale est aujourd\u2019hui B2B (artisans, agroalimentaire, petites industries), en raison de leurs besoins thermiques constants. L\u2019offre de la startup comprend la vente en sacs ou palettes, des contrats d\u2019approvisionnement ou la distribution via partenaires. Aujourd\u2019hui, Bioheat est une unit\u00e9 valorisant annuellement 1 000 tonnes de grignons d\u2019olives, g\u00e9n\u00e9rateur d\u2019environ 4 GWh d\u2019\u00e9nergie thermique permettant d\u2019\u00e9viter pr\u00e8s de 800 tonnes de CO\u2082 par an. L\u2019entreprise contribue \u00e0 r\u00e9duire la pression sur le bois de chauffe, tout en cr\u00e9ant des emplois locaux.\u00a0<\/p>\n<p>Se renforcer en local, s\u2019ouvrir \u00e0 l\u2019\u00e9tranger&#13;\n<\/p>\n<p>La cr\u00e9dibilit\u00e9 de Bioheat, Yassine Khelifi l\u2019a construite avant les cam\u00e9ras. Le Prix Orange de l\u2019Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM) en Tunisie lui a permis de mieux structurer le d\u00e9veloppement de l\u2019entreprise qui avait d\u00e9j\u00e0 attir\u00e9 l\u2019attention de potentiels investisseurs en d\u00e9cembre 2023. La Start-up avait re\u00e7u le prix \u00ab Coup de c\u0153ur du jury \u00bb lors du Med Innovant Africa organis\u00e9 \u00e0 Marseille en France lors de la 6e \u00e9dition d\u2019Emerging Valley.<\/p>\n<p>Sa pr\u00e9sence parmi les dix finalistes de la comp\u00e9tition Les Nouveaux Boss, n\u2019est finalement que la preuve suppl\u00e9mentaire de la valeur r\u00e9elle de l\u2019entreprise dont les ambitions s\u2019alignent avec celles du gouvernement tunisien sur la transition \u00e9nerg\u00e9tique. Tunis s\u2019est fix\u00e9 pour objectif d\u2019atteindre la neutralit\u00e9 carbone d&rsquo;ici 2050. Objectif : 35 % d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 renouvelable (solaire\/\u00e9olien) d&rsquo;ici 2030, 50% \u00e0 l\u2019horizon 2035 contre moins de 5% actuellement, en r\u00e9duisant les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Le pays cible aussi la r\u00e9duction de la d\u00e9pendance au gaz naturel (97 % de la production actuelle). Cette strat\u00e9gie mise sur l&rsquo;efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, le d\u00e9veloppement de l&rsquo;hydrog\u00e8ne vert et les partenariats public-priv\u00e9\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019actualit\u00e9 de Yassine Khelifi se joue d\u00e9sormais dans l\u2019apr\u00e8s concours. \u00ab\u00a0Dans notre d\u00e9veloppement, nous faisons face \u00e0 trois d\u00e9fis majeurs. Le premier concerne le financement, indispensable pour acc\u00e9l\u00e9rer notre industrialisation et passer \u00e0 une \u00e9chelle de production plus importante. Le second d\u00e9fi porte sur la structuration de la distribution, afin d\u2019assurer un d\u00e9ploiement plus efficace et une meilleure couverture des march\u00e9s. Enfin, la mont\u00e9e en capacit\u00e9 repr\u00e9sente un enjeu cl\u00e9. Elle implique de renforcer nos moyens humains, techniques et op\u00e9rationnels pour soutenir notre croissance\u00a0\u00bb, affirme Yassine Khelifi. Pour limiter les risques li\u00e9s \u00e0 ces d\u00e9fis, Bioheat privil\u00e9gie une approche prudente et progressive. \u00ab\u00a0Nous misons notamment sur la diversification des intrants, la s\u00e9curisation de partenariats strat\u00e9giques, ainsi qu\u2019une croissance ma\u00eetris\u00e9e, pens\u00e9e \u00e9tape par \u00e9tape\u00a0\u00bb, indique le fondateur de Bioheat.<\/p>\n<p>Pour 2026, Yassine Khelifi affiche des priorit\u00e9s nettes : consolider le march\u00e9 tunisien, acc\u00e9l\u00e9rer le d\u00e9ploiement en France, industrialiser \u00e0 plus grande \u00e9chelle et d\u00e9velopper de nouvelles solutions biomasse. Tout ceci requiert du financement suppl\u00e9mentaire pour continuer \u00e0 faire d\u2019un r\u00e9sidu de culture une mati\u00e8re de valeur.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"R\u00e9v\u00e9l\u00e9 en 2024 par le Prix Orange de l\u2019Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM), Yassine Khelifi&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":60507,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[120],"tags":[23045,58,23042,23041,4544,8419,23044,1132,423,124,23043],"class_list":{"0":"post-60506","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-tunisie","8":"tag-bioheat","9":"tag-58","10":"tag-chauffer","11":"tag-dolive","12":"tag-dechets","13":"tag-gagnant","14":"tag-khelifi","15":"tag-pari","16":"tag-partenaires","17":"tag-tunisie","18":"tag-yassine"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116318994755169102","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60506","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=60506"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60506\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/60507"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60506"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=60506"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=60506"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}