{"id":68097,"date":"2026-04-07T02:12:12","date_gmt":"2026-04-07T02:12:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/68097\/"},"modified":"2026-04-07T02:12:12","modified_gmt":"2026-04-07T02:12:12","slug":"casablanca-settat-la-srm-renforce-le-bouclier-hydrique-avec-27-stations-monoblocs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/68097\/","title":{"rendered":"Casablanca-Settat : la SRM renforce le bouclier hydrique avec 27 stations monoblocs"},"content":{"rendered":"<p>Confront\u00e9e \u00e0 une pression hydrique durable, la r\u00e9gion Casablanca-Settat acc\u00e9l\u00e8re la mise en place de solutions de proximit\u00e9 pour s\u00e9curiser l\u2019alimentation en eau potable. Avec 27 stations monoblocs de dessalement et de d\u00e9min\u00e9ralisation, la SRM d\u00e9ploie un dispositif de 400 millions de DH destin\u00e9 \u00e0 renforcer la r\u00e9silience de plusieurs territoires, notamment les zones les plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>Dans une r\u00e9gion soumise \u00e0 une pression croissante sur les ressources en eau, la s\u00e9curisation de l\u2019alimentation en eau potable n\u2019est plus seulement un enjeu d\u2019infrastructure. Elle devient un imp\u00e9ratif de continuit\u00e9 territoriale, de coh\u00e9sion sociale et de r\u00e9silience. C\u2019est dans cette logique que la SRM Casablanca-Settat supervise un programme de d\u00e9ploiement de 27 stations monoblocs de dessalement de l\u2019eau de mer et de d\u00e9min\u00e9ralisation des eaux saum\u00e2tres, pour une capacit\u00e9 annuelle pr\u00e9visionnelle de 8,19 millions de m\u00b3.<\/p>\n<p>Dot\u00e9 d\u2019un budget global de 400 millions de dirhams, financ\u00e9 par le minist\u00e8re de l\u2019Int\u00e9rieur et le Conseil de la R\u00e9gion Casablanca-Settat, ce programme vise d\u2019abord \u00e0 r\u00e9duire la vuln\u00e9rabilit\u00e9 hydrique de plusieurs territoires expos\u00e9s \u00e0 des tensions r\u00e9currentes sur l\u2019approvisionnement. Au-del\u00e0 de la r\u00e9ponse technique, il traduit surtout une mont\u00e9e en puissance d\u2019une approche plus souple, plus rapide et plus territorialis\u00e9e de la gestion de l\u2019eau.<\/p>\n<p>Une r\u00e9ponse d\u00e9centralis\u00e9e \u00e0 l\u2019urgence hydrique<br \/>Face \u00e0 l\u2019installation durable du stress hydrique, les grands projets structurants ne suffisent plus \u00e0 eux seuls. Ils restent indispensables, mais ils doivent d\u00e9sormais \u00eatre compl\u00e9t\u00e9s par des solutions interm\u00e9diaires, capables d\u2019\u00eatre d\u00e9ploy\u00e9es rapidement l\u00e0 o\u00f9 les besoins sont les plus pressants. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019int\u00e9r\u00eat de ces stations monoblocs, pens\u00e9es comme des unit\u00e9s compactes, mobilisables dans des d\u00e9lais plus courts et adapt\u00e9es \u00e0 des contextes locaux tr\u00e8s diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Selon la SRM Casablanca-Settat, les travaux ont atteint un stade avanc\u00e9, avec un taux d\u2019avancement d\u00e9passant 80%. Le responsable du projet, Mouhcine Moursli, souligne que cette forte mobilisation des \u00e9quipes \u00e0 travers l\u2019ensemble des provinces et pr\u00e9fectures doit permettre de s\u00e9curiser l\u2019alimentation en eau potable de toute la r\u00e9gion. En filigrane, l\u2019enjeu est clair. Il s\u2019agit de limiter les risques de rupture, de mieux r\u00e9partir la ressource disponible et de renforcer la capacit\u00e9 de r\u00e9action face \u00e0 d\u2019\u00e9ventuelles crises.<\/p>\n<p>Cette orientation n\u2019est pas anodine pour une r\u00e9gion aussi vaste et contrast\u00e9e que Casablanca-Settat, o\u00f9 coexistent de grandes centralit\u00e9s urbaines, des zones p\u00e9riurbaines en forte croissance et des communes rurales. Dans ce type d\u2019espace, la r\u00e9silience passe aussi par la multiplication des points d\u2019appui locaux.<\/p>\n<p>19 stations d\u00e9j\u00e0 op\u00e9rationnelles<br \/>Le programme n\u2019est plus au stade de la promesse. \u00c0 ce jour, 19 stations sont d\u00e9j\u00e0 en service. Elles sont r\u00e9parties entre plusieurs provinces, avec huit unit\u00e9s \u00e0 Settat, cinq \u00e0 El-Jadida, deux \u00e0 Berrechid, deux \u00e0 Nouaceur et deux \u00e0 Sidi Bennour. Depuis le lancement du dispositif, le volume d\u2019eau potable produit d\u00e9passe 2,1 millions de m\u00b3.<\/p>\n<p>Ce chiffre donne d\u00e9j\u00e0 une mesure de l\u2019utilit\u00e9 concr\u00e8te du programme. Dans un contexte marqu\u00e9 par la rar\u00e9faction de la ressource conventionnelle, chaque m\u00e8tre cube additionnel devient strat\u00e9gique. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces installations r\u00e9side justement dans leur capacit\u00e9 \u00e0 produire rapidement une eau trait\u00e9e destin\u00e9e \u00e0 soulager les r\u00e9seaux d\u2019approvisionnement, en particulier dans des communes o\u00f9 la pression sur l\u2019eau potable peut devenir critique.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience engag\u00e9e montre aussi qu\u2019il ne s\u2019agit pas uniquement d\u2019un projet centr\u00e9 sur les grands p\u00f4les urbains. La logique de couverture englobe des territoires souvent moins visibles dans les grands sch\u00e9mas d\u2019investissement, mais tout aussi expos\u00e9s aux tensions hydriques. C\u2019est notamment le cas de communes vuln\u00e9rables, en particulier rurales, comme Ouled Ghanem et Ouled A\u00efssa dans la province d\u2019El-Jadida.<\/p>\n<p>Une deuxi\u00e8me vague attendue d\u00e8s le printemps<br \/>La dynamique se poursuit avec huit autres stations actuellement en cours de travaux. Cinq d\u2019entre elles sont en phase d\u2019ach\u00e8vement et doivent entrer en service d\u2019ici fin avril 2026. Elles concernent Sidi Rahal avec une capacit\u00e9 de 40 litres par seconde, Mohamm\u00e9dia avec 10 litres par seconde, Deroua avec 3 litres par seconde, ainsi que Sidi-Hajjaj, o\u00f9 deux stations sont pr\u00e9vues pour une capacit\u00e9 totale de 8 litres par seconde. \u00c0 elles seules, ces futures mises en service montrent que le programme avance selon un calendrier resserr\u00e9. Elles doivent permettre d\u2019\u00e9tendre rapidement la couverture et d\u2019ajouter de nouvelles capacit\u00e9s dans des points de tension identifi\u00e9s. Trois autres stations sont par ailleurs en cours de construction dans la province de Benslimane, plus pr\u00e9cis\u00e9ment dans la commune de Mansouria.<\/p>\n<p>Avec une capacit\u00e9 totale de 60 litres par seconde, ce site constitue la plus grande station du programme. Sa mise en service est pr\u00e9vue pour fin mai 2026. Cette mont\u00e9e en charge progressive devrait renforcer de mani\u00e8re sensible la capacit\u00e9 de s\u00e9curisation r\u00e9gionale.<\/p>\n<p>Une technologie adapt\u00e9e \u00e0 la pression sur la ressource<br \/>Le choix technologique n\u2019est pas secondaire. Bas\u00e9es sur l\u2019osmose inverse, ces stations permettent de traiter l\u2019eau de mer ou les eaux saum\u00e2tres afin d\u2019obtenir une eau de haute qualit\u00e9. Ce proc\u00e9d\u00e9 s\u2019impose de plus en plus comme une r\u00e9ponse cr\u00e9dible dans les r\u00e9gions confront\u00e9es \u00e0 la contraction des ressources superficielles et souterraines.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces unit\u00e9s tient aussi \u00e0 leur dimension op\u00e9rationnelle. Elles offrent une r\u00e9ponse plus agile que des infrastructures lourdes n\u00e9cessitant des ann\u00e9es de r\u00e9alisation. Dans les territoires o\u00f9 l\u2019urgence domine, cette capacit\u00e9 de d\u00e9ploiement rapide devient un avantage d\u00e9cisif. Elle permet d\u2019intervenir l\u00e0 o\u00f9 les besoins sont imm\u00e9diats, tout en maintenant un niveau de qualit\u00e9 compatible avec les exigences de l\u2019alimentation en eau potable.<\/p>\n<p>La SRM Casablanca-Settat met d\u2019ailleurs en avant le caract\u00e8re \u00e9cologique et innovant de ces installations. Dans un pays o\u00f9 la question de l\u2019eau s\u2019inscrit d\u00e9sormais au c\u0153ur des priorit\u00e9s publiques, cette combinaison entre efficacit\u00e9 technique, rapidit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution et adaptation territoriale prend une valeur particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>S.N. \/ Les Inspirations \u00c9CO<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Confront\u00e9e \u00e0 une pression hydrique durable, la r\u00e9gion Casablanca-Settat acc\u00e9l\u00e8re la mise en place de solutions de proximit\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":68098,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[83],"tags":[13219,86,25760,15982],"class_list":["post-68097","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-maroc","tag-casablanca-settat","tag-maroc","tag-srm","tag-srm-casablanca-settat"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116361005738731899","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68097","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68097"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68097\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/68098"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68097"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68097"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68097"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}