{"id":68116,"date":"2026-04-07T02:53:11","date_gmt":"2026-04-07T02:53:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/68116\/"},"modified":"2026-04-07T02:53:11","modified_gmt":"2026-04-07T02:53:11","slug":"secteur-le-phosphate-en-tunisie-richesse-historique-filiere-sous-tension-potentiel-toujours-majeur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/68116\/","title":{"rendered":"SECTEUR | Le phosphate en Tunisie : richesse historique, fili\u00e8re sous tension, potentiel toujours majeur"},"content":{"rendered":"<p data-start=\"234\" data-end=\"765\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-433365 size-full\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" alt=\"Phosphate\" width=\"680\" height=\"400\" data-lazy- data-lazy- data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/mine-phosphate.jpg\"\/><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-433365 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/mine-phosphate.jpg\" alt=\"Phosphate\" width=\"680\" height=\"400\"  \/>Le phosphate reste l\u2019un des actifs miniers les plus strat\u00e9giques de la Tunisie. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, il conserve une importance critique, car il n\u2019existe pas de substitut au phosphore pour l\u2019agriculture, alors m\u00eame que la demande mondiale en engrais phosphat\u00e9s continue de progresser. En 2025, l\u2019USGS estime la production mondiale de roche phosphat\u00e9e \u00e0 250 millions de tonnes, contre 239 millions en 2024, avec une consommation d\u2019engrais phosphat\u00e9s appel\u00e9e \u00e0 continuer d\u2019augmenter d\u2019ici 2029.<\/p>\n<p>Pourquoi le phosphate est strat\u00e9gique pour la Tunisie<\/p>\n<p data-start=\"828\" data-end=\"1403\">Le phosphate n\u2019est pas seulement une mati\u00e8re premi\u00e8re mini\u00e8re. En Tunisie, il est au c\u0153ur d\u2019une cha\u00eene de valeur industrielle compl\u00e8te : extraction dans le bassin minier de Gafsa, transport ferroviaire, transformation chimique par le Groupe Chimique Tunisien (GCT), puis exportation sous forme de phosphate brut, d\u2019acide phosphorique et d\u2019engrais. Le GCT rappelle d\u2019ailleurs que l\u2019extraction est assur\u00e9e par la CPG et que la production nominale de cette derni\u00e8re est historiquement calibr\u00e9e autour de 8 millions de tonnes par an.<\/p>\n<p data-start=\"1405\" data-end=\"1688\">Cette fili\u00e8re a longtemps constitu\u00e9 un pilier de l\u2019\u00e9conomie nationale. Le minist\u00e8re tunisien de l\u2019Industrie et des Mines indique que la production de phosphate a atteint 8,131 millions de tonnes en 2010, avant de chuter fortement apr\u00e8s 2011.<\/p>\n<p>Les ressources tunisiennes : un poids r\u00e9el, mais tr\u00e8s loin du Maroc<\/p>\n<p data-start=\"1765\" data-end=\"2175\">D\u2019apr\u00e8s l\u2019USGS, la Tunisie a produit 3,3 millions de tonnes de phosphate en 2025, contre 3,28 millions en 2024, et dispose de 2,5 milliards de tonnes de r\u00e9serves. Cela la place encore parmi les producteurs significatifs \u00e0 l\u2019\u00e9chelle internationale, m\u00eame si elle reste tr\u00e8s loin derri\u00e8re le Maroc, qui concentre \u00e0 lui seul 50 milliards de tonnes de r\u00e9serves.<\/p>\n<p data-start=\"2177\" data-end=\"2565\">Autrement dit, la Tunisie n\u2019est plus un g\u00e9ant dominant du march\u00e9 mondial, mais elle conserve une place s\u00e9rieuse gr\u00e2ce \u00e0 ses r\u00e9serves, \u00e0 la qualit\u00e9 de son minerai et \u00e0 son appareil industriel h\u00e9rit\u00e9 d\u2019une longue histoire mini\u00e8re. Le site officiel de la CPG rappelle d\u2019ailleurs que l\u2019entreprise a longtemps figur\u00e9 parmi les grands producteurs mondiaux.<\/p>\n<p>Une fili\u00e8re en trois blocs : mine, logistique, chimie<\/p>\n<p data-start=\"2628\" data-end=\"2684\">Le syst\u00e8me phosphate tunisien repose sur trois maillons.<\/p>\n<p data-start=\"2686\" data-end=\"3098\">Le premier est la CPG, concentr\u00e9e sur l\u2019extraction dans le bassin de Gafsa. Le second est le transport, historiquement ferroviaire, indispensable pour acheminer le minerai vers les sites industriels et les ports. Le troisi\u00e8me est le GCT, qui transforme le minerai en produits \u00e0 plus forte valeur ajout\u00e9e, notamment en acide phosphorique et en engrais phosphat\u00e9s.<\/p>\n<p data-start=\"3100\" data-end=\"3548\">Le GCT exploite plusieurs unit\u00e9s industrielles. Sur son site, il d\u00e9taille des capacit\u00e9s install\u00e9es pour diff\u00e9rentes usines, par exemple \u00e0 Gab\u00e8s, Skhira ou M\u2019dhilla, avec production d\u2019acide phosphorique, de DAP, de TSP et d\u2019autres d\u00e9riv\u00e9s. Les documents techniques publi\u00e9s par le groupe montrent que la Tunisie ne se limite pas \u00e0 vendre du minerai brut : elle poss\u00e8de une vraie infrastructure de transformation.<\/p>\n<p>Le d\u00e9crochage depuis 2011 : le vrai tournant<\/p>\n<p data-start=\"3602\" data-end=\"4142\">Le point de rupture est net. Selon les donn\u00e9es officielles du minist\u00e8re, la production est pass\u00e9e de 8,131 millions de tonnes en 2010 \u00e0 2,281 millions en 2011, puis est rest\u00e9e durablement inf\u00e9rieure \u00e0 son niveau d\u2019avant-crise, oscillant le plus souvent entre 2,8 et 3,9 millions de tonnes sur la p\u00e9riode r\u00e9cente. En 2023, elle s\u2019\u00e9levait \u00e0 2,911 millions de tonnes. Le minist\u00e8re indiquait ensuite 3,04 millions de tonnes en 2024, ce qui traduit une am\u00e9lioration, mais encore modeste.<\/p>\n<p data-start=\"4144\" data-end=\"4435\">Reuters rappelait en mars 2025 que la Tunisie produisait alors \u201cmoins de 3 millions de tonnes par an\u201d, contre environ 8,2 millions en 2010, soulignant ainsi la persistance d\u2019un \u00e9cart consid\u00e9rable entre le potentiel historique et la r\u00e9alit\u00e9 actuelle.<\/p>\n<p>O\u00f9 se situe aujourd\u2019hui la performance du secteur<\/p>\n<p data-start=\"4494\" data-end=\"4526\">Deux signaux r\u00e9cents ressortent.<\/p>\n<p data-start=\"4528\" data-end=\"4845\">Le premier est plut\u00f4t positif : l\u2019INS a indiqu\u00e9 qu\u2019en 2025, les exportations tunisiennes du secteur mines, phosphates et d\u00e9riv\u00e9s ont progress\u00e9 de 15 %. Cela sugg\u00e8re un redressement partiel de la fili\u00e8re et un meilleur apport en devises sur l\u2019ensemble de l\u2019ann\u00e9e 2025.<\/p>\n<p data-start=\"4847\" data-end=\"5213\">Le second signal appelle \u00e0 la prudence : sur les deux premiers mois de 2026, l\u2019INS a signal\u00e9 une baisse de 24,6 % des exportations du secteur mines, phosphates et d\u00e9riv\u00e9s. Cela rappelle que le redressement n\u2019est ni lin\u00e9aire ni s\u00e9curis\u00e9, et qu\u2019il reste tr\u00e8s sensible aux al\u00e9as de production, de logistique et de march\u00e9.<\/p>\n<p>Les handicaps structurels<\/p>\n<p data-start=\"5248\" data-end=\"5358\">Le principal probl\u00e8me n\u2019est pas g\u00e9ologique. Il est organisationnel, social, logistique et environnemental.<\/p>\n<p data-start=\"5360\" data-end=\"5661\">D\u2019abord, le secteur est p\u00e9nalis\u00e9 depuis des ann\u00e9es par les blocages sociaux, les arr\u00eats de production et les perturbations de transport. Reuters notait en mars 2025 que les protestations localis\u00e9es et les gr\u00e8ves ont amput\u00e9 durablement la production depuis 2011.<\/p>\n<p data-start=\"5663\" data-end=\"5977\">Ensuite, la logistique constitue un goulot d\u2019\u00e9tranglement majeur. Les projets de relance mis en avant par l\u2019\u00c9tat portent explicitement sur la production et le transport pour la p\u00e9riode 2025-2030, ce qui montre bien que le probl\u00e8me ne se limite pas aux mines elles-m\u00eames.<\/p>\n<p data-start=\"5979\" data-end=\"6399\">Enfin, le co\u00fbt environnemental est devenu central, surtout \u00e0 Gab\u00e8s. Les audits environnementaux du GCT et la couverture de Reuters en 2025 montrent que les activit\u00e9s chimiques sont au c\u0153ur d\u2019une contestation sociale forte li\u00e9e \u00e0 la pollution atmosph\u00e9rique, marine et sanitaire. Cette dimension n\u2019est plus p\u00e9riph\u00e9rique : elle conditionne d\u00e9sormais la l\u00e9gitimit\u00e9 m\u00eame de la fili\u00e8re.<\/p>\n<p>Le d\u00e9fi environnemental : le grand test de cr\u00e9dibilit\u00e9<\/p>\n<p data-start=\"6463\" data-end=\"6877\">Le phosphate tunisien souffre aujourd\u2019hui d\u2019un paradoxe : il est \u00e0 la fois une source de devises et un foyer de conflictualit\u00e9 \u00e9cologique. Les mobilisations \u00e0 Gab\u00e8s en 2025 ont illustr\u00e9 ce basculement. Reuters a document\u00e9 des manifestations massives contre la pollution du complexe chimique, au moment m\u00eame o\u00f9 l\u2019\u00c9tat affichait sa volont\u00e9 de relancer fortement la production.<\/p>\n<p data-start=\"6879\" data-end=\"7252\">Cela signifie qu\u2019une strat\u00e9gie purement quantitative ne suffit plus. Relancer le phosphate sans r\u00e9soudre les passifs \u00e9cologiques et sanitaires exposerait la Tunisie \u00e0 un double risque : un risque social interne et un risque de r\u00e9putation externe, surtout sur des march\u00e9s o\u00f9 les exigences ESG deviennent de plus en plus structurantes.<\/p>\n<p>L\u2019objectif 2030 : ambitieux, mais tr\u00e8s exigeant<\/p>\n<p data-start=\"7309\" data-end=\"7533\">Le gouvernement tunisien a annonc\u00e9 en mars 2025 un objectif de 14 millions de tonnes en 2030. Reuters le qualifie de rel\u00e8vement \u201cd\u2019environ cinq fois\u201d par rapport au niveau courant.<\/p>\n<p data-start=\"7535\" data-end=\"8173\">Cet objectif a une port\u00e9e politique forte, mais il appara\u00eet, en l\u2019\u00e9tat, tr\u00e8s ambitieux. Passer d\u2019environ 3 millions de tonnes \u00e0 14 millions suppose non seulement de restaurer la paix sociale, mais aussi de moderniser les \u00e9quipements, fiabiliser le rail, r\u00e9duire les pertes logistiques, am\u00e9liorer la gouvernance des entreprises publiques et s\u00e9curiser l\u2019acceptabilit\u00e9 environnementale. C\u2019est donc moins un simple objectif minier qu\u2019un projet de refondation industrielle. Cette lecture est coh\u00e9rente avec la d\u00e9cision gouvernementale de cibler \u00e0 la fois la production et le transport sur 2025-2030.<\/p>\n<p>Diagnostic synth\u00e9tique : forces, faiblesses, opportunit\u00e9s, menaces<\/p>\n<p>Forces : r\u00e9serves importantes, tradition mini\u00e8re ancienne, int\u00e9gration partielle de la cha\u00eene de valeur, pr\u00e9sence d\u2019unit\u00e9s chimiques capables de produire des d\u00e9riv\u00e9s \u00e0 plus forte valeur.<br \/>\nFaiblesses : sous-production chronique depuis 2011, d\u00e9pendance \u00e0 une logistique fragile, gouvernance publique lourde, conflictualit\u00e9 sociale r\u00e9currente, retard d\u2019investissement.<br \/>\nOpportunit\u00e9s : demande mondiale soutenue en engrais, caract\u00e8re strat\u00e9gique du phosphore, possibilit\u00e9 de remonter en gamme via les d\u00e9riv\u00e9s, potentiel de d\u00e9carbonation partielle de la chimie phosphati\u00e8re \u00e0 moyen terme. L\u2019USGS souligne d\u2019ailleurs que la demande mondiale d\u2019engrais phosphat\u00e9s devrait encore cro\u00eetre d\u2019ici 2029.<br \/>\nMenaces : concurrence marocaine et moyen-orientale, pression environnementale croissante, volatilit\u00e9 des exportations, tension sociale persistante dans les r\u00e9gions de production et de transformation.<\/p>\n<p>Ce que devrait \u00eatre, selon moi, une strat\u00e9gie cr\u00e9dible pour la Tunisie<\/p>\n<p data-start=\"9397\" data-end=\"9521\">La Tunisie devrait \u00e9viter de raisonner uniquement en tonnes extraites. La priorit\u00e9 devrait \u00eatre une strat\u00e9gie en cinq axes :<\/p>\n<p>Stabiliser socialement le bassin minier par un pacte local durable, plut\u00f4t qu\u2019une gestion au coup par coup.<br \/>\nR\u00e9habiliter la logistique ferroviaire et portuaire, car une mine sans transport fiable d\u00e9truit sa propre comp\u00e9titivit\u00e9.<br \/>\nFavoriser la transformation locale au lieu de privil\u00e9gier le brut, afin d\u2019augmenter la valeur capt\u00e9e.<br \/>\nTraiter s\u00e9rieusement le passif environnemental de Gab\u00e8s, non comme une contrainte secondaire mais comme une condition de survie du secteur.<br \/>\nAm\u00e9liorer la gouvernance industrielle, avec des objectifs de productivit\u00e9, de maintenance et de transparence mesurables.<\/p>\n<p data-start=\"10158\" data-end=\"10413\">Cette orientation est coh\u00e9rente avec les donn\u00e9es disponibles : la Tunisie dispose encore d\u2019un socle de r\u00e9serves et d\u2019installations, mais son probl\u00e8me central est la conversion de ce potentiel en performance durable.<\/p>\n<p>Conclusion<\/p>\n<p data-start=\"10429\" data-end=\"10859\">Le phosphate tunisien n\u2019est ni un secteur condamn\u00e9, ni une rente facile. C\u2019est une richesse strat\u00e9gique inachev\u00e9e. Le pays a encore des r\u00e9serves significatives, une tradition industrielle r\u00e9elle et un march\u00e9 mondial porteur. Mais il lui manque ce qui fait aujourd\u2019hui la diff\u00e9rence : r\u00e9gularit\u00e9 de production, ma\u00eetrise logistique, gouvernance efficace et soutenabilit\u00e9 environnementale.<\/p>\n<p data-start=\"10861\" data-end=\"11139\">En clair, la question n\u2019est plus seulement : combien de phosphate la Tunisie peut extraire ? La vraie question est : peut-elle reconstruire une fili\u00e8re rentable, acceptable socialement et d\u00e9fendable \u00e9cologiquement ? C\u2019est l\u00e0 que se jouera l\u2019avenir du phosphate tunisien.<\/p>\n<p>EN BREF<\/p>\n<p>R\u00e9serves : 2,5 milliards de tonnes disponibles, un socle de souverainet\u00e9 majeur.<br \/>\nProduction : 3,3 millions de tonnes en 2025, encore loin du record de 2010 (8,1 MT).<br \/>\nExportations : Progression de +15 % en 2025, mais fragilit\u00e9 persistante d\u00e9but 2026 (-24,6 %).<br \/>\nGoulot Logistique : Le transport ferroviaire reste le frein principal \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9.<br \/>\nHorizon 2030 : Objectif ambitieux de 14 millions de tonnes, n\u00e9cessitant une refonte totale du mod\u00e8le.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le phosphate reste l\u2019un des actifs miniers les plus strat\u00e9giques de la Tunisie. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, il conserve&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":68117,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[120],"tags":[25732,25765,25766,124],"class_list":["post-68116","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-tunisie","tag-cpg","tag-groupe-chimique-tunisien-gct","tag-phosphate-tunisie","tag-tunisie"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116361167074431299","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68116","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=68116"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/68116\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/68117"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=68116"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=68116"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=68116"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}