{"id":6913,"date":"2026-02-08T09:54:08","date_gmt":"2026-02-08T09:54:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/6913\/"},"modified":"2026-02-08T09:54:08","modified_gmt":"2026-02-08T09:54:08","slug":"dans-un-village-senegalais-le-surf-pour-inciter-les-filles-a-retourner-a-lecole-actualites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/6913\/","title":{"rendered":"Dans un village s\u00e9n\u00e9galais, le surf pour inciter les filles \u00e0 retourner \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole : Actualit\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p class=\"lead \">Issue d&rsquo;une famille de p\u00eacheurs de Dakar, Seynabou Tall a d\u00fb quitter les bancs de l&rsquo;\u00e9cole il y a pr\u00e8s de quatre ans. Mais la jeune fille de 14 ans a pu reprendre une scolarit\u00e9 gr\u00e2ce&#8230; au surf et \u00e0 un nouveau programme d&rsquo;apprentissage de ce sport de glisse au S\u00e9n\u00e9gal incitant des jeunes filles \u00e0 se scolariser.<\/p>\n<p class=\"lead \">Vingt-trois filles de 7 \u00e0 17 ans et qui vivent pr\u00e8s de l&rsquo;oc\u00e9an &#8211; parmi lesquelles 17 n&rsquo;\u00e9taient pas scolaris\u00e9es &#8211; ont particip\u00e9 \u00e0 cette premi\u00e8re \u00e9dition du programme \u00ab\u00a0Surf Academy\u00a0\u00bb, d&rsquo;octobre \u00e0 janvier, et qui impose aux participantes de suivre des cours.<\/p>\n<p class=\"lead \">Originaires de la petite communaut\u00e9 de Xataxely, un village de p\u00eacheurs aux rues \u00e9troites dans le quartier de Ngor dans la capitale s\u00e9n\u00e9galaise, la plupart de ces jeunes filles avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9scolaris\u00e9es \u00e0 un jeune \u00e2ge, ou n&rsquo;avaient m\u00eame jamais \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole.<\/p>\n<p class=\"lead \">Ce village est un des fiefs des L\u00e9bous, un peuple de p\u00eacheurs qui entretient des liens \u00e9troits avec l&rsquo;oc\u00e9an, vivant dans la r\u00e9gion de Dakar. Ces filles ont toutes grandi face \u00e0 la mythique \u00ab\u00a0droite de Ngor\u00a0\u00bb, une vague pris\u00e9e des surfeurs du monde entier. <\/p>\n<p class=\"lead \">Le programme Surf Academy est une initiative de l&rsquo;organisme am\u00e9ricain \u00ab\u00a0Black Girls Surf\u00a0\u00bb, qui souhaite permettre \u00e0 plus de femmes noires de pratiquer le surf, sport largement domin\u00e9 par des hommes, souvent blancs.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; Estime de soi &#8211;<\/p>\n<p class=\"lead \">Codirig\u00e9 par la premi\u00e8re surfeuse professionnelle du S\u00e9n\u00e9gal, Khadjou Sambe, ce programme de quatre mois incite non seulement les filles \u00e0 reprendre leurs \u00e9tudes, mais aussi \u00e0 d\u00e9velopper leur estime de soi.<\/p>\n<p class=\"lead \">Dans le cadre de ce programme, Seynabou Tall, a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 gratuitement de le\u00e7ons de surf, et de cours du soir cinq jours par semaine pour rattraper ses lacunes scolaires.<\/p>\n<p class=\"lead \">Les cours de surf se sont termin\u00e9s fin janvier, mais le programme scolaire se poursuivra jusqu&rsquo;en juillet.<\/p>\n<p class=\"lead \">Comme de nombreux L\u00e9bous, le p\u00e8re de Seynabou est un plongeur, qui p\u00eache des poissons devenus de plus en plus rares \u00e0 cause de la surp\u00eache de chalutiers \u00e9trangers dans les eaux s\u00e9n\u00e9galaises.<\/p>\n<p class=\"lead \">Apr\u00e8s qu&rsquo;elle ait quitt\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole, Seynabou \u00e9tait \u00ab\u00a0rest\u00e9e \u00e0 la maison\u00a0\u00bb seulement, t\u00e9moigne aupr\u00e8s de l&rsquo;AFP sa m\u00e8re, Mari\u00e8me Wade, 43 ans. Elle qui n&rsquo;a pu aller qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9cole primaire a conseill\u00e9 \u00e0 sa fille de \u00ab\u00a0continuer le surf\u00a0\u00bb, esp\u00e9rant que \u00e7a lui ouvrirait \u00ab\u00a0peut-\u00eatre des portes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Nous n&rsquo;avons pas les moyens de payer ses \u00e9tudes&#8230;\u00a0\u00bb, confie Mari\u00e8me depuis la cour familiale o\u00f9 de jeunes enfants jouent.<\/p>\n<p class=\"lead \">Selon l&rsquo;Institut international de l&rsquo;Unesco pour le renforcement des capacit\u00e9s en Afrique, le taux d&rsquo;ach\u00e8vement du cycle primaire au S\u00e9n\u00e9gal n&rsquo;\u00e9tait que de 60% pour les filles et de 55% pour les gar\u00e7ons en 2022.<\/p>\n<p class=\"lead \">La plupart des filles de l&rsquo;acad\u00e9mie d\u00e9butent le surf: \u00ab\u00a0je n&rsquo;avais jamais surf\u00e9 avant ce programme\u00a0\u00bb, raconte Seynabou.<\/p>\n<p class=\"lead \">Plus qu&rsquo;un enseignement acad\u00e9mique, l&rsquo;acad\u00e9mie offre un \u00ab\u00a0programme de d\u00e9veloppement personnel\u00a0\u00bb, explique \u00e0 l&rsquo;AFP Rhonda Harper, fondatrice et directrice de \u00ab\u00a0Black Girl Surf\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">Soukeye Ndoye, 16 ans, qui entra\u00eene \u00e0 son tour des filles, se f\u00e9licite \u00ab\u00a0d&rsquo;occuper une place importante qu'(elle) ne croyait pouvoir assumer un jour\u00a0\u00bb. <\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Au d\u00e9but, je savais rien du surf&#8230; je tombais toujours et me blessais souvent. Mais maintenant, j&rsquo;y vais seule et j&rsquo;ai de bon appuis\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p class=\"lead \">&#8211; \u00ab\u00a0Ma passion\u00a0\u00bb <\/p>\n<p class=\"lead \">Elle a aussi vaincu la r\u00e9ticence de ses parents, qui esp\u00e8rent qu&rsquo;elle pourra \u00e9voluer professionnellement dans ce sport. \u00ab\u00a0Le surf a chang\u00e9 beaucoup de choses dans ma vie. \u00c7a me permet d&rsquo;oublier les probl\u00e8mes familiaux&#8230; J&rsquo;oublie tout d\u00e8s que j&rsquo;entre dans l&rsquo;eau\u00a0\u00bb, lance Soukeye.<\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Quand je suis dans l&rsquo;eau, c&rsquo;est comme si j&rsquo;\u00e9tais un dauphin. J&rsquo;oublie tous les probl\u00e8mes et je me concentre sur la mer&#8230;\u00a0\u00bb, rench\u00e9rit Khady Mbemgue, 17 ans, qui est \u00e9galement coach et a d\u00e9j\u00e0 particip\u00e9 \u00e0 plusieurs comp\u00e9titions. Elle esp\u00e8re voyager \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger et gagner un jour sa vie avec ce sport. <\/p>\n<p class=\"lead \">\u00ab\u00a0Au d\u00e9but, mes parents disaient que le surf est un sport pour les hommes&#8230; Mais ils ont finalement compris que c&rsquo;est ma passion\u00a0\u00bb, lance-t-elle.<\/p>\n<p class=\"lead \">Khadjou Sambe, 30 ans, qui a grandi \u00e0 quelques m\u00e8tres de l&rsquo;oc\u00e9an, commencera bient\u00f4t l&rsquo;entra\u00eenement avec l&rsquo;espoir de participer aux Jeux Olympiques qui auront lieu \u00e0 Los Angeles en 2028.<\/p>\n<p class=\"lead \">Enfant, ses parents lui interdisaient d&rsquo;aller surfer, un sport qu&rsquo;ils consid\u00e9raient r\u00e9serv\u00e9 aux hommes. Pour retrouver les vagues, Khadjou Sambe raconte qu&rsquo;elle devait faire le mur, ou quitter la maison en habits de tous les jours pour qu&rsquo;on ne devine pas qu&rsquo;elle allait \u00e0 la plage&#8230;<\/p>\n<p class=\"lead \">Mais la tendance change, note-t-elle. <\/p>\n<p class=\"lead \">Plusieurs filles qui ont suivi des cours avec Black Girls Surf ces derni\u00e8res ann\u00e9es rejoignent d\u00e9sormais les comp\u00e9titions nationales.<\/p>\n<p class=\"lead \">Parmi les femmes de la communaut\u00e9 de Xataxely, le surf pourrait bien enfin devenir populaire.<\/p>\n<p class=\"small font-weight-bold text-gray3 \"> publi\u00e9 le 8 f\u00e9vrier \u00e0 09h59, AFP<\/p>\n<p>                             Partager<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Issue d&rsquo;une famille de p\u00eacheurs de Dakar, Seynabou Tall a d\u00fb quitter les bancs de l&rsquo;\u00e9cole il y&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":6914,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[84],"tags":[3695,4087,11,4088,14,1279],"class_list":{"0":"post-6913","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-senegal","8":"tag-femmes","9":"tag-sngal","10":"tag-senegal","11":"tag-socit","12":"tag-social","13":"tag-usa"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116034408523182514","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6913","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6913"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6913\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6914"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6913"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6913"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6913"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}