{"id":84498,"date":"2026-04-24T13:08:20","date_gmt":"2026-04-24T13:08:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/84498\/"},"modified":"2026-04-24T13:08:20","modified_gmt":"2026-04-24T13:08:20","slug":"letat-reel-de-la-biodiversite-en-afrique-subsaharienne-actualites-cordis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/84498\/","title":{"rendered":"L\u2019\u00e9tat r\u00e9el de la biodiversit\u00e9 en Afrique subsaharienne | Actualit\u00e9s | CORDIS"},"content":{"rendered":"<p class=\"c-teaser\">Selon une nouvelle \u00e9tude, l\u2019Afrique subsaharienne a perdu pr\u00e8s d\u2019un quart de sa biodiversit\u00e9. Les r\u00e9sultats r\u00e9v\u00e8lent la n\u00e9cessit\u00e9 de changer notre fa\u00e7on d\u2019envisager la conservation de la biodiversit\u00e9 en Afrique.<\/p>\n<p>                            <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"c-hero-image__img\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/462652.jpg\" alt=\"\" width=\"688\" height=\"516\"\/><\/p>\n<p>                    \u00a9\u00a0Joao Vieira\/stock.adobe.com<\/p>\n<p class=\"c-article__text \">La biodiversit\u00e9 est essentielle au d\u00e9veloppement durable, d\u00e8s lors pourquoi les d\u00e9cideurs n\u2019int\u00e8grent-ils pas la gestion de la biodiversit\u00e9 dans les politiques et la planification en Afrique subsaharienne? L\u2019une des raisons est le manque d\u2019informations contextuelles concernant la biodiversit\u00e9 des pays au sud du Sahara. Cette lacune vient d\u2019\u00eatre combl\u00e9e par une nouvelle <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41586-025-09781-7\" class=\"link--external\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\">\u00e9tude(s\u2019ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/a> soutenue en partie par le projet BIOBANG financ\u00e9 par l\u2019UE. L\u2019\u00e9tude s\u2019est appuy\u00e9e sur les connaissances locales de 200\u00a0experts de la faune et de la flore africaines pour d\u00e9terminer l\u2019\u00e9tat de la biodiversit\u00e9 dans cette r\u00e9gion peu \u00e9tudi\u00e9e du monde.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\u00c9largir la d\u00e9finition de l\u2019expertise<\/p>\n<p class=\"c-article__text \">L\u2019\u00e9tude a recrut\u00e9 des experts issus diff\u00e9rentes professions \u2013 chercheurs, guides de terrain, gardes forestiers, praticiens de la conservation et conservateurs de mus\u00e9e \u2013 en privil\u00e9giant les experts africains, afin de surmonter les pr\u00e9jug\u00e9s persistants \u00e0 l\u2019\u00e9gard des experts du Nord dans ce type de recherche. Cela a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 une image beaucoup plus pr\u00e9cise de la mani\u00e8re dont l\u2019utilisation des terres par l\u2019humain affecte les esp\u00e8ces subsahariennes, concr\u00e9tis\u00e9e en une <a href=\"https:\/\/geethensingh.users.earthengine.app\/view\/bii\" class=\"link--external\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\">carte(s\u2019ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/a> en ligne qui permet aux utilisateurs d\u2019explorer les statistiques relatives \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la biodiversit\u00e9 et \u00e0 l\u2019utilisation des terres dans diff\u00e9rents pays subsahariens.<\/p>\n<p>\u00abCette \u00e9valuation comble une importante lacune pour les pays africains, qui manquent souvent d\u2019informations sur la biodiversit\u00e9 n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de politiques, \u00e0 la r\u00e9daction de rapports et \u00e0 la planification de l\u2019utilisation des terres\u00bb, d\u00e9clare Reinette Biggs, coauteure de l\u2019\u00e9tude et professeure au Stockholm Resilience Centre de l\u2019universit\u00e9 de Stockholm, dans un <a href=\"https:\/\/www.stockholmresilience.org\/research\/research-stories\/2025-12-09-sub-saharan-africa-has-lost-nearly-a-quarter-of-its-biodiversity.html\" class=\"link--external\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\">article(s\u2019ouvre dans une nouvelle fen\u00eatre)<\/a> publi\u00e9 sur le site. \u00abNous disposons d\u00e9sormais d\u2019une base de donn\u00e9es plus cr\u00e9dible pour \u00e9tayer les strat\u00e9gies de d\u00e9veloppement qui pr\u00e9servent \u00e0 la fois la nature et les populations.\u00bb<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tUn tableau complet<\/p>\n<p class=\"c-article__text \">L\u2019\u00e9tude fournit une \u00e9valuation compl\u00e8te de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la biodiversit\u00e9 en Afrique subsaharienne. Elle r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement une inqui\u00e9tante r\u00e9alit\u00e9: la r\u00e9gion a perdu environ 24\u00a0% de sa biodiversit\u00e9 pr\u00e9coloniale et pr\u00e9industrielle, les vert\u00e9br\u00e9s \u00e9tant g\u00e9n\u00e9ralement plus touch\u00e9s que les populations v\u00e9g\u00e9tales.<\/p>\n<p>Parmi les mammif\u00e8res, ce sont les grands herbivores et les carnivores qui ont connu les plus fortes baisses d\u2019abondance, avec des pertes allant jusqu\u2019\u00e0 80\u00a0%, suivis par les primates, avec des pertes allant jusqu\u2019\u00e0 54\u00a0%. Les vert\u00e9br\u00e9s les moins touch\u00e9s sont les petits rongeurs et les oiseaux des prairies (jusqu\u2019\u00e0 18\u00a0%). L\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la biodiversit\u00e9 des groupes v\u00e9g\u00e9taux variait entre 55\u00a0% et 91\u00a0%, les arbres et arbustes des for\u00eats et des mar\u00e9cages ayant subi les pertes les plus importantes, tandis que les plantes herbac\u00e9es se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9es les plus r\u00e9sistantes.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la biodiversit\u00e9 variait consid\u00e9rablement d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre et d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me \u00e0 l\u2019autre. Le Rwanda et le Nigeria \u00e9taient les moins pr\u00e9serv\u00e9s, avec respectivement 48\u00a0% et 53\u00a0%, tandis que la Namibie et le Botswana \u00e9taient les plus intacts, avec 87\u00a0%. Les biomes de fynbos et de prairies ont \u00e9t\u00e9 plus touch\u00e9s que les biomes plus arides, tels que les d\u00e9serts.<\/p>\n<p>Fait important: la plupart des populations sauvages de plantes et d\u2019animaux qui subsistent se trouvent dans des zones non prot\u00e9g\u00e9es, telles que les for\u00eats et les p\u00e2turages, o\u00f9 l\u2019humain et la nature coexistent. Les pertes de biodiversit\u00e9 dans les biomes les plus touch\u00e9s sont dues \u00e0 la transformation des sols en terres cultiv\u00e9es dans le cas des prairies et des fynbos, \u00e0 la d\u00e9gradation non agricole dans le cas des for\u00eats et \u00e0 une combinaison de ces deux facteurs dans les savanes.<\/p>\n<p>\u00abCela change fondamentalement la fa\u00e7on dont nous envisageons la conservation de la biodiversit\u00e9 en Afrique\u00bb, rapporte dans le m\u00eame article l\u2019auteure principale de l\u2019\u00e9tude, Hayley Clements, de l\u2019universit\u00e9 de Stellenbosch, en Afrique du Sud. \u00abLes zones prot\u00e9g\u00e9es demeurent essentielles, en particulier pour les grands mammif\u00e8res d\u2019Afrique, mais elles ne suffisent pas \u00e0 elles seules \u00e0 enrayer la perte de biodiversit\u00e9. La gestion durable des paysages de travail partag\u00e9s est essentielle au maintien de la biodiversit\u00e9 et au soutien des moyens de subsistance.\u00bb Le projet BIOBANG (Investigating opportunities for transformative change in biodiversity conservation: from Big Data analytics to Gamification.) prend fin en\u00a02030.<\/p>\n<p>Pour plus d\u2019informations, veuillez consulter:<br \/>\n<a href=\"https:\/\/cordis.europa.eu\/project\/id\/101171602\/fr\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">projet BIOBANG<\/a><\/p>\n<p>                D\u00e9couvrez d\u2019autres articles similaires<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Selon une nouvelle \u00e9tude, l\u2019Afrique subsaharienne a perdu pr\u00e8s d\u2019un quart de sa biodiversit\u00e9. 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