{"id":8587,"date":"2026-02-09T19:46:32","date_gmt":"2026-02-09T19:46:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/8587\/"},"modified":"2026-02-09T19:46:32","modified_gmt":"2026-02-09T19:46:32","slug":"pourquoi-shell-veut-investir-1-milliard-de-dollars-dans-de-nouveaux-blocs-petroliers-en-angola","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/8587\/","title":{"rendered":"Pourquoi Shell veut investir 1 milliard de dollars dans de nouveaux blocs p\u00e9troliers en Angola"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9but novembre, l\u2019Agence nationale du p\u00e9trole, du gaz et des biocarburants d\u2019Angola (ANPG) a sign\u00e9 un accord d\u2019exclusivit\u00e9 avec Shell pour l\u2019exploration de plusieurs blocs offshore du pays. Dans le d\u00e9tail, l\u2019accord couvre les blocs 19, 34 et 35, ainsi que quatorze blocs additionnels en eaux ultra-profondes. Il accorde \u00e0 la compagnie un droit de n\u00e9gociation prioritaire avant la signature \u00e9ventuelle d\u2019un contrat de partage de production. Aucun calendrier op\u00e9rationnel n\u2019a \u00e9t\u00e9 rendu public \u00e0 ce stade.<\/p>\n<p>Selon Bloomberg, qui cite Paulino Jer\u00f3nimo, le pr\u00e9sident de l\u2019ANPG, Shell pr\u00e9voit d\u2019investir environ 1 milliard USD (environ 854 millions d&rsquo;euros) dans des \u00e9tudes sismiques et des op\u00e9rations de forage exploratoires. Le ministre angolais des Ressources min\u00e9rales et du P\u00e9trole, Diamantino Azevedo, a rappel\u00e9 que cette initiative s\u2019inscrit dans la strat\u00e9gie nationale visant \u00e0 maintenir la production au-dessus du seuil symbolique de 1 million de barils par jour dans les prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9veloppement confirme le retour progressif de Shell dans l\u2019offshore angolais, apr\u00e8s plusieurs ann\u00e9es d\u2019absence. En septembre, la compagnie avait d\u00e9j\u00e0 sign\u00e9 un accord avec Chevron et Sonangol pour le bloc 33 dans le bassin du Bas-Congo.<\/p>\n<p>Pour Shell, consolider un positionnement \u00e9nerg\u00e9tique global&#13;\n<\/p>\n<p>Pour Shell, ces nouveaux plans entrent dans le cadre d&rsquo;une strat\u00e9gie plus large de repositionnement de son portefeuille africain autour de projets \u00e0 forte valeur technique, et \u00e0 potentiel g\u00e9ologique confirm\u00e9. La compagnie a r\u00e9cemment renforc\u00e9 sa pr\u00e9sence dans les eaux profondes du Nigeria en rachetant \u00e0 TotalEnergies 12,5% de parts dans le permis OML 118, une transaction de 510 millions USD. Ce permis abrite le champ p\u00e9trolier Bonga et son extension Bonga North, op\u00e9r\u00e9s par la filiale locale SNEPCo. L&rsquo;op\u00e9ration porte la participation de Shell \u00e0 67,5% dans cet actif, consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des plus importants du pays.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, Shell maintient une pr\u00e9sence active dans l\u2019amont africain, avec des projets d\u2019exploration en Libye o\u00f9 elle a sign\u00e9 un protocole d\u2019accord pour la relance d\u2019un champ terrestre, et en Afrique du Sud o\u00f9 elle cherche \u00e0 d\u00e9velopper des activit\u00e9s dans le bassin offshore d\u2019Orange. Au-del\u00e0 de l\u2019exploration p\u00e9troli\u00e8re, elle mise aussi sur le gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 (GNL), qui occupe une place centrale dans sa strat\u00e9gie \u00e9nerg\u00e9tique mondiale.<\/p>\n<p>Selon son rapport LNG Outlook 2025, la demande mondiale de GNL pourrait cro\u00eetre de pr\u00e8s de 60% d\u2019ici 2040, port\u00e9e par la hausse de la consommation asiatique et europ\u00e9enne. Le groupe, qui a livr\u00e9 environ 65 millions de tonnes de GNL en 2024, pr\u00e9voit d\u2019ajouter jusqu\u2019\u00e0 12 millions de tonnes de nouvelles capacit\u00e9s d\u2019ici 2030, \u00e0 travers des projets au Canada, au Qatar, aux \u00c9mirats arabes unis et au Nigeria.<\/p>\n<p>Pour Luanda, un levier pour soutenir la relance p\u00e9troli\u00e8re&#13;\n<\/p>\n<p>Pour le gouvernement angolais, cette collaboration s\u2019inscrit dans une strat\u00e9gie engag\u00e9e depuis plusieurs mois pour stimuler la production nationale. Depuis son retrait de l\u2019OPEP en d\u00e9cembre 2023, Luanda entend reprendre la ma\u00eetrise de sa politique \u00e9nerg\u00e9tique et attirer de nouveaux capitaux \u00e9trangers. Selon l\u2019ANPG, environ 71 milliards USD d\u2019investissements sont attendus dans le secteur p\u00e9trolier entre 2024 et 2028, \u00ab\u00a0sans compter les investissements dans l\u2019augmentation de la production des gisements existants\u00a0\u00bb. En comparaison, les investissements dans le secteur ont totalis\u00e9 50 milliards USD entre 2019 et 2023.<\/p>\n<p>La production nationale, qui oscille actuellement autour de 1 million de barils par jour, reste d\u00e9pendante des grands op\u00e9rateurs internationaux. Les autorit\u00e9s misent sur de nouveaux forages, la r\u00e9habilitation des champs matures et la mise en service de gisements satellites pour stabiliser la production. Avant Shell, d\u2019autres acteurs connus dans le secteur comme TotalEnergies, ExxonMobil, BP, Eni ou encore Chevron, ont d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9 des programmes d\u2019investissement dans cette perspective. Le pays a \u00e9galement lanc\u00e9 un nouveau cycle d\u2019octroi de licences, avec comme objectif de porter \u00e0 60 le nombre de concessions attribu\u00e9es d\u2019ici fin 2025.<\/p>\n<p>Le d\u00e9fi pour l\u2019Angola, deuxi\u00e8me producteur de brut d\u2019Afrique subsaharienne, concerne sa capacit\u00e9 \u00e0 maintenir l\u2019attractivit\u00e9 du secteur tout en assurant la soutenabilit\u00e9 budg\u00e9taire et la transparence dans la gestion des ressources. Le p\u00e9trole repr\u00e9sente toujours plus de 90 % de ses exportations, 28,9 % de son PIB et environ 70 % de ses recettes publiques, selon les estimations de la Banque mondiale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"D\u00e9but novembre, l\u2019Agence nationale du p\u00e9trole, du gaz et des biocarburants d\u2019Angola (ANPG) a sign\u00e9 un accord d\u2019exclusivit\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8588,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[143],"tags":[1192,390,237,869,546,595,59,1194,4817,865,1159],"class_list":{"0":"post-8587","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-angola","8":"tag-1192","9":"tag-390","10":"tag-angola","11":"tag-blocs","12":"tag-dollars","13":"tag-investir","14":"tag-la-tribune-afrique","15":"tag-milliard","16":"tag-petroliers","17":"tag-shell","18":"tag-veut"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116042398635905015","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8587","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8587"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8587\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8588"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8587"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8587"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8587"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}