{"id":9083,"date":"2026-02-10T08:23:26","date_gmt":"2026-02-10T08:23:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/9083\/"},"modified":"2026-02-10T08:23:26","modified_gmt":"2026-02-10T08:23:26","slug":"si-leurope-ne-prend-pas-les-bonnes-decisions-en-afrique-elle-pourrait-etre-la-grande-perdante-de-cette-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/9083\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Si l\u2019Europe ne prend pas les bonnes d\u00e9cisions en Afrique, elle pourrait \u00eatre la grande perdante de cette guerre\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9e au lendemain de la seconde guerre mondiale (ex Compagnie fran\u00e7aise pour le d\u00e9veloppement des fibres textiles CFDT puis Dagris) \u00e0 l&rsquo;initiative du G\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, pour fournir du coton aux filateurs du nord de la France, d\u00e8s que l&rsquo;Indochine commen\u00e7a \u00e0 transformer son propre coton, Advens Geocoton fut privatis\u00e9 en 2008. Le groupe \u00e9pousa ensuite toutes les circonvolutions de son temps, s&rsquo;\u00e9loignant de son pass\u00e9 originel. \u00ab Nous portons un discours pro-Afrique et m\u00eame afroptimiste depuis un quart de si\u00e8cle \u00bb affirme Abbas Jaber, franco-s\u00e9n\u00e9galais d&rsquo;origine libanaise et pr\u00e9sident du groupe fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>\u00ab Au moment o\u00f9 nous avons achet\u00e9 Geocoton, personne ne croyait ni au coton, ni \u00e0 l&rsquo;agriculture en Afrique \u00bb explique t-il, dans un sourire r\u00e9trospectif. Aujourd&rsquo;hui, le groupe pr\u00e9sent dans 15 pays, qui enregistrait un chiffre d&rsquo;affaires consolid\u00e9 de 320 millions d&rsquo;euros en 2019 et employait pr\u00e8s de 2.700 collaborateurs, est devenu le principal producteur priv\u00e9 de coton en Afrique subsaharienne (ASS). Ses activit\u00e9s de meunerie et de coton le placent au c\u0153ur de l&rsquo;actualit\u00e9 internationale, sur fond de d\u00e9fi alimentaire. En 2020, plus de 800 millions de personnes \u00e9taient en situation d&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire chronique selon l&rsquo;ONU, dont plus d&rsquo;une personne sur cinq en Afrique. \u00ab Comment le continent en est-il arriv\u00e9 l\u00e0 ? \u00bb s&rsquo;interroge l&rsquo;homme d&rsquo;affaires.<\/p>\n<p>Au lendemain de la guerre, l&rsquo;Europe qui avait souffert de p\u00e9nurie alimentaire chercha \u00e0 s&rsquo;extraire de sa d\u00e9pendance ext\u00e9rieure (vis-\u00e0-vis de l&rsquo;Argentine en particulier, qui \u00e9tait alors le grenier du vieux continent, ndr). Partout, la m\u00eame logique s&rsquo;est propag\u00e9e, Am\u00e9ricains et Asiatiques commenc\u00e8rent \u00e0 surproduire (notamment du riz et de l&rsquo;huile de palme) ou du sucre au Br\u00e9sil. Partout, sauf en Afrique. La surproduction mondiale a conduit les Etats \u00e0 subventionner tous azimuts. Il n&rsquo;y avait alors plus qu&rsquo;un seul d\u00e9bouch\u00e9 possible pour l&rsquo;Asie, l&rsquo;Europe et le continent am\u00e9ricain, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;Afrique.<\/p>\n<p>Le continent qui produisait ses propres cultures vivri\u00e8res comme le mil, le sorgho, ou le manioc, a soudainement vu ses modes de consommation se modifier, avec l&rsquo;arriv\u00e9e de nouvelles offres alimentaires nutritives et \u00e0 des tarifs tr\u00e8s comp\u00e9titifs. La monoculture (caf\u00e9, cacao ou arachide, ndr) s&rsquo;est progressivement impos\u00e9e, encourag\u00e9e par les bailleurs multilat\u00e9raux et par les grands comptoirs commerciaux qui particip\u00e8rent notamment \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e de la brisure de riz d&rsquo;Asie (que l&rsquo;on retrouve dans le fameux thi\u00e9boudienne s\u00e9n\u00e9galais, ndr). Pour Abbas Jaber, ce mod\u00e8le d&rsquo;une \u00e9conomie africaine extravertie et d\u00e9pendante de l&rsquo;ext\u00e9rieur pour se nourrir, ne pouvait pas tenir. \u00ab Nous \u00e9tions 2,5 milliards d&rsquo;habitants en 1940 et nous serons 10 milliards en 2040, dont 4 milliards au sein de la classe moyenne. Or, les terres europ\u00e9ennes, asiatiques et am\u00e9ricaines sont surexploit\u00e9es et ne peuvent plus r\u00e9pondre \u00e0 la demande mondiale \u00bb explique t-il.<\/p>\n<p>Le coton, une\u00ab culture locomotive \u00bb<\/p>\n<p>Suite \u00e0 la guerre en Ukraine, les cours du coton n&rsquo;ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9s, attirant ainsi de nouveaux acteurs et boostant au passage, de nouvelles cultures. \u00ab Il existe un effet naturel. Lorsque le producteur est correctement r\u00e9mun\u00e9r\u00e9, il augmente sa production et arbitre entre le coton et d&rsquo;autres cultures de c\u00e9r\u00e9ales ou de l\u00e9gumineuses \u00bb explique Karim Ait-Talb, le directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 d&rsquo;Advens Geocoton qui pr\u00e9cise que, selon la FAO, il existerait une corr\u00e9lation directe entre productions de coton et de c\u00e9r\u00e9ales, le coton \u00e9tant une \u00ab culture locomotive \u00bb entra\u00eenant d&rsquo;autres cultures dans son sillage.<\/p>\n<p>\u00ab Environ 30 millions de tonnes de bl\u00e9 tendre sont consomm\u00e9es chaque ann\u00e9e en Afrique, donc import\u00e9es essentiellement d&rsquo;Ukraine qui pratique les tarifs les plus comp\u00e9titifs du march\u00e9. Si la situation de crise devait perdurer, il y aurait une tension alimentaire accrue en raison d&rsquo;une disponibilit\u00e9 moindre et d&rsquo;un prix plus \u00e9lev\u00e9 \u00bb pr\u00e9vient-il. Par ailleurs, le manque de disponibilit\u00e9 des engrais pour l&rsquo;Afrique o\u00f9 la fertilisation reste extr\u00eamement faible, devrait s&rsquo;accompagner d&rsquo;une flamb\u00e9e des prix. Se posera alors la question de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire pour la prochaine r\u00e9colte. \u00ab Je consid\u00e8re que le bl\u00e9 est une arme qui peut faire plus de d\u00e9g\u00e2ts que les bombes. Je pense notamment aux famines qui ont\u00a0 un effet imm\u00e9diat sur la recrudescence du terrorisme et sur les d\u00e9placements de populations africaines vers l&rsquo;Europe notamment \u00bb, conclue Abbas Jaber.<\/p>\n<p>La disponibilit\u00e9 des engrais est un sujet majeur pour Advens Geocoton car le coton compte parmi les plus gros consommateurs d&rsquo;engrais d&rsquo;Afrique. Une difficult\u00e9 d&rsquo;acc\u00e8s aux engrais d\u00e9r\u00e8glerait toute la cha\u00eene de valeur. \u00ab Nous pr\u00e9finan\u00e7ons les engrais des paysans qu&rsquo;ils ne pourraient pas acheter seuls. \u00c7a leur permet de d\u00e9velopper des cultures vivri\u00e8res. Or actuellement, nous faisons d\u00e9j\u00e0 face \u00e0 un manque de disponibilit\u00e9 au champ, car nous n&rsquo;arrivons pas \u00e0 les sourcer au bon prix, ni dans les bonnes quantit\u00e9s \u00bb pr\u00e9vient Karim Ait-Talb. Pr\u00e9cisant que 56% de la production c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re du Mali et du Burkina Faso, proviennent des zones cotonni\u00e8res, il ajoute que la baisse de la production de coton s&rsquo;accompagnerait m\u00e9caniquement d&rsquo;une baisse des productions c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res. \u00ab Afroptimiste \u00bb convaincu, il constate n\u00e9anmoins que la conjoncture internationale a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 de nouvelles opportunit\u00e9s mais aussi \u00ab un nouvel engouement pour le coton \u00bb.<\/p>\n<p>Le mythe du grenier africain ?<\/p>\n<p>\u00ab Il est temps d&rsquo;\u0153uvrer pour l&rsquo;agriculture africaine et pas uniquement pour le continent mais aussi pour l&rsquo;Europe (&#8230;), Si l&rsquo;Europe ne prend pas les bonnes d\u00e9cisions en Afrique, elle pourrait \u00eatre la grande perdante de cette guerre. Techniquement, l&rsquo;Afrique peut \u00eatre une source d&rsquo;approvisionnement en c\u00e9r\u00e9ales, en prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales et animales, qui vont se rar\u00e9fier \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale, en particulier en Europe. Seule l&rsquo;Afrique peut y faire face mais il faut agir d\u00e8s maintenant, en lui en donnant les moyens \u00bb pr\u00e9vient Abbas Jaber pour qui \u00ab le temps de l&rsquo;action \u00bb est venu.<\/p>\n<p>La FAO estime que l&rsquo;Afrique disposerait de pr\u00e8s de 60% des terres cultivables inexploit\u00e9es au monde. \u00ab Inexploit\u00e9es \u00bb ne signifie pas pour autant, \u00ab non habit\u00e9es \u00bb, non \u00ab bois\u00e9es \u00bb, \u00ab vierges de p\u00e2turages \u00bb (pour des \u00e9leveurs bas\u00e9s sur des terres sans cadastre), non \u00ab sacr\u00e9es \u00bb, ou \u00ab non d\u00e9grad\u00e9es \u00bb par l&rsquo;effet du climat. De fait, se pose la question des surfaces r\u00e9ellement exploitables et sur ce point, les avis divergent. Selon la FAO (2015), la surface agricole potentielle en Afrique subsaharienne atteindrait 1.050 millions d&rsquo;hectares, un chiffre contest\u00e9 qui pourrait \u00eatre divis\u00e9 par 4, selon certains experts.<\/p>\n<p>Par ailleurs, pour relever le d\u00e9fi de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, il faudra renforcer les comp\u00e9tences locales. Selon le NEPAD, le nombre de travailleurs agricoles a progress\u00e9 fortement sur la derni\u00e8re d\u00e9cennie, alors que la productivit\u00e9 par travailleur n&rsquo;a augment\u00e9 que de 1.6 % en Afrique au cours des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es, contre 2.5 % en Asie (OCDE\/FAO. \u00ab L&rsquo;agriculture en Afrique subsaharienne : Perspectives et enjeux de la d\u00e9cennie \u00e0 venir \u00bb, dans Perspectives agricoles de l&rsquo;OCDE et de la FAO 2016-2025, \u00c9ditions OCDE, Paris).<\/p>\n<p>\u00ab Comment l&rsquo;Afrique peut-elle s&rsquo;inscrire dans une strat\u00e9gie globale de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire ? \u00bb ; \u00ab Qui d\u00e9cidera des priorit\u00e9s pour l&rsquo;Afrique ? \u00bb ; \u00ab Quels mod\u00e8les agricoles seront choisis ? Avec quels intrants ? A destination de quels march\u00e9s? \u00bb, telles sont quelques-unes des interrogations partag\u00e9es par les acteurs du secteur agricole en Afrique, qui entendent diversifier leurs productions, tout en structurant leurs cha\u00eenes de valeur dans le respect des normes environnementales.<\/p>\n<p>\u00ab Tout ce qui est fait pour moi sans moi, est fait contre moi \u00bb, rappelle Karim Ait Talb, citant Nelson Mandela, pour mieux souligner le fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Afrique entend d\u00e9cider de son avenir agricole par elle-m\u00eame. Mais \u00e0 quel co\u00fbt ?<\/p>\n<p>Le secteur priv\u00e9 agricole face au d\u00e9fi de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire<\/p>\n<p>Fin mars, la France annon\u00e7ait le lancement de l&rsquo;initiative FARM (Food and Agricultural Resilience Mission), pour appr\u00e9hender les risques de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de fa\u00e7on coordonn\u00e9e, en s&rsquo;appuyant sur 3 piliers : \u00ab la transparence \u00bb sur les march\u00e9s agricoles pour \u00e9viter l&rsquo;envol\u00e9e des prix, la \u00ab solidarit\u00e9 \u00bb envers les pays les plus durement touch\u00e9s par les effets de la guerre en Ukraine et le soutien \u00e0 la \u00ab production \u00bb dans les pays cibles. Soutenue par l&rsquo;Union europ\u00e9enne (UE), l&rsquo;Union africaine (UA) et le G7, FARM est mise en \u0153uvre avec l&rsquo;Organisation mondiale du commerce (OMC), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international de d\u00e9veloppement agricole (FIDA).<\/p>\n<p>Le 22 juin, Catherine Colonna, la ministre fran\u00e7aise de l&rsquo;Europe et des Affaires \u00e9trang\u00e8res, r\u00e9unissait les leaders de l&rsquo;agrobusiness fran\u00e7ais pour former la coalition, \u00ab Global Business for Food Security \u00bb (GBFS) afin d&rsquo;assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des pays les plus vuln\u00e9rables d&rsquo;une part, et de permettre \u00e0 l&rsquo;Afrique d&rsquo;augmenter ses capacit\u00e9s de production, d&rsquo;autre part.<\/p>\n<p>La r\u00e9volution verte en Afrique suppose \u00e9galement des fonds pour moderniser les infrastructures agricoles, financer la recherche, structurer les cha\u00eenes de valeur et assurer le renforcement des comp\u00e9tences locales. Consid\u00e9rant que \u00ab les bailleurs de fonds ont eu un impact extr\u00eamement faible sur la productivit\u00e9 agricole africaine \u00bb et que \u00ab les Etats n&rsquo;ont pas les moyens seuls de r\u00e9pondre au d\u00e9fi de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire \u00bb, Karim Ait Talb explique qu&rsquo;il faut d\u00e9sormais trouver une \u00ab voie de transition \u00bb, en y int\u00e9grant le secteur priv\u00e9. C&rsquo;est aussi dans cet objectif que la coalition ALFA (Agriculture Livestock &amp; Fisheries Africa) avait vu le jour lors du dernier Sommet Afrique France de Montpellier. Elle r\u00e9unit aujourd&rsquo;hui, une centaine d&rsquo;entreprises pr\u00eates \u00e0 valoriser les best-practices fran\u00e7aises sur le continent, dans le cadre d&rsquo;un partenariat \u00ab gagnant-gagnant \u00bb.<\/p>\n<p>Alors que la surestimation du risque en Afrique freine encore consid\u00e9rablement les investissements \u00e9trangers et que les m\u00e9canismes de financement existants sont al\u00e9atoirement adapt\u00e9s aux r\u00e9alit\u00e9s locales, le directeur g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de Advens Geocoton plaide pour un mix des fonds (pr\u00eats concessionnels, subventions et investissements priv\u00e9s), tout en accompagnant les entreprises agricoles fran\u00e7aises \u00e0 se lancer sur le march\u00e9 africain, \u00e0 travers ALFA. \u00ab Il existe de nombreux projets entre 1 et 10 millions d&rsquo;euros qui n&rsquo;ont pas acc\u00e8s au financement ou bien cela leur co\u00fbte extr\u00eamement cher. Quand G\u00e9ocoton a voulu construire l&rsquo;usine d&rsquo;\u00e9grenage \u00e0 Ouargaye (Burkina Faso), les bailleurs de fonds ont \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9s mais compte-tenu des conditions propos\u00e9es, nous nous sommes orient\u00e9s vers des banques commerciales locales qui pratiquent des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat de 8 \u00e0 9 %, ce qui est \u00e9norme si l&rsquo;on compare avec la France \u00bb explique Karim Ait-Talb.<\/p>\n<p>\u00ab Les discours sur l&rsquo;aide \u00e0 l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est bien mais il faut des solutions. Elles existent et elles sont simples. Il faut du cash et nous en avons \u00bb d\u00e9clare Abbas Jaber, pragmatique. \u00ab Le monde a r\u00e9cemment d\u00e9montr\u00e9 sa capacit\u00e9 \u00e9norme \u00e0 mobiliser de l&rsquo;argent pour la crise sanitaire puis ukrainienne. Nous ne demandons pas autant. Un petit v\u00e9hicule de financement de 50 millions d&rsquo;euros permettrait de cr\u00e9er jusqu&rsquo;\u00e0 500 entreprises par an en Afrique, dans le secteur agricole. A l&rsquo;\u00e9chelle continentale, ce sont quelques milliards qu&rsquo;il faudrait mobiliser mais que repr\u00e9sentent ces quelques milliards face aux milliers de milliards mobilis\u00e9s depuis 2 ans ? \u00bb interroge t-il.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"N\u00e9e au lendemain de la seconde guerre mondiale (ex Compagnie fran\u00e7aise pour le d\u00e9veloppement des fibres textiles CFDT&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":9084,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[5061,5057,5059,6,5063,5064,5058,52,51,5065,1394,5060,61,5066,2040,5062],"class_list":{"0":"post-9083","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-si","9":"tag-5057","10":"tag-abbas","11":"tag-afrique","12":"tag-bonnes","13":"tag-decisions","14":"tag-entreprises-la-tribune-afrique","15":"tag-europe-africa","16":"tag-europe-afrique","17":"tag-grande","18":"tag-guerre","19":"tag-jaber","20":"tag-leurope","21":"tag-perdante","22":"tag-pourrait","23":"tag-prend"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116045375430373000","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9083","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9083"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9083\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9084"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9083"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9083"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9083"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}