{"id":90899,"date":"2026-05-02T05:46:24","date_gmt":"2026-05-02T05:46:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/90899\/"},"modified":"2026-05-02T05:46:24","modified_gmt":"2026-05-02T05:46:24","slug":"lafrique-face-a-une-dette-souveraine-record-2026-lannee-des-tensions-financiere-securitaire-et-sociale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/90899\/","title":{"rendered":"L\u2019Afrique face \u00e0 une dette souveraine record: 2026, l\u2019ann\u00e9e des tensions financi\u00e8re, s\u00e9curitaire et sociale"},"content":{"rendered":"<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\"> \u00c0 l\u2019or\u00e9e de 2026, le diagnostic dress\u00e9 par <a href=\"https:\/\/www.spglobal.com\/ratings\/en\/regulatory\/article\/african-sovereign-ratings-outlook-2026-positive-momentum-stabilizing-s101667563?utm\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/www.spglobal.com\/ratings\/en\/regulatory\/article\/african-sovereign-ratings-outlook-2026-positive-momentum-stabilizing-s101667563?utm\">S&amp;P Global Ratings<\/a> dessine une Afrique \u00e0 deux vitesses. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, une dynamique de notation encore globalement positive, port\u00e9e par des perspectives de croissance solides et des r\u00e9formes budg\u00e9taires engag\u00e9es dans plusieurs pays. De l\u2019autre, un mur de dette ext\u00e9rieure qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve rapidement, exposant de nombreux \u00c9tats \u00e0 des arbitrages budg\u00e9taires d\u00e9licats, dans un environnement international fragment\u00e9 et politiquement instable.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Selon l\u2019agence de notation am\u00e9ricaine, la r\u00e9gion conserve une perspective globale positive en ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2026, bien que moins marqu\u00e9e qu\u2019au d\u00e9but de 2025. Cette am\u00e9lioration relative s\u2019explique principalement par le redressement des perspectives de croissance et par la poursuite de r\u00e9formes \u00e9conomiques jug\u00e9es cr\u00e9dibles, qui ont conduit \u00e0 sept rel\u00e8vements de notation souveraine en Afrique au cours de l\u2019ann\u00e9e 2025. L\u2019assainissement progressif des finances publiques, l\u2019att\u00e9nuation des tensions sur les liquidit\u00e9s et la r\u00e9solution de restructurations complexes dans le cadre commun du G20, notamment au Ghana et en Zambie, ont \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 renforcer les profils de cr\u00e9dit de plusieurs \u00c9tats.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Dans ce contexte, S&amp;P Global Ratings a relev\u00e9 la notation du Maroc \u00e0 \u00abBBB-\u00bb, le faisant entrer dans le cercle restreint des souverains africains b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une notation de qualit\u00e9 investissement, d\u00e9sormais au nombre de quatre. Les perspectives positives restent par ailleurs plus nombreuses que les n\u00e9gatives, comme en t\u00e9moigne la r\u00e9cente r\u00e9vision \u00e0 la hausse des perspectives de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, confirm\u00e9e \u00e0 \u00abB-\/B\u00bb, en raison de progr\u00e8s budg\u00e9taires et ext\u00e9rieurs jug\u00e9s significatifs. Pour autant, l\u2019agence souligne que les am\u00e9liorations structurelles, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une croissance durable ou d\u2019une r\u00e9duction tangible du fardeau de la dette publique et ext\u00e9rieure, s\u2019inscrivent dans un horizon de long terme et ne sauraient neutraliser \u00e0 court terme les vuln\u00e9rabilit\u00e9s accumul\u00e9es.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"c-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/https:\/\/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com\/le360\/YSLEYI2MBFCBXC6KU3BT4QJM6E.png\" width=\"768\" height=\"100%\"\/><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Sur le plan macro\u00e9conomique, S&amp;P Global Ratings anticipe pour 2026 une croissance moyenne du PIB r\u00e9el africain d\u2019environ 4,5%, malgr\u00e9 de fortes disparit\u00e9s entre pays et sous-r\u00e9gions. Les soldes budg\u00e9taires devraient, dans l\u2019ensemble, rester relativement stables, avec une l\u00e9g\u00e8re consolidation des d\u00e9ficits, attendus en moyenne \u00e0 3,5% du PIB en 2026, contre 3,7% en 2025. Cette trajectoire masque toutefois des situations contrast\u00e9es. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Selon le rapport, les pays exportateurs de p\u00e9trole, tels que l\u2019Angola, le Tchad, le Congo-Brazzaville et le Nig\u00e9ria, apparaissent expos\u00e9s \u00e0 la baisse attendue des cours. S&amp;P Global Ratings table sur un prix moyen du baril de 60 dollars en 2026. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019inverse, la vigueur persistante des prix de certaines mati\u00e8res premi\u00e8res, notamment l\u2019or et le cuivre, devrait soutenir les recettes publiques et les entr\u00e9es de capitaux dans plusieurs \u00e9conomies, parmi lesquelles l\u2019Afrique du Sud, la Zambie, la Guin\u00e9e, l\u2019Ouganda, l\u2019\u00c9thiopie, la RDC, le Ghana et le Rwanda. Cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 sectorielle, selon le rapport continue de structurer les trajectoires de cr\u00e9dit sur le continent, renfor\u00e7ant les \u00e9carts entre \u00e9conomies diversifi\u00e9es et pays d\u00e9pendants d\u2019un nombre limit\u00e9 de ressources.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/afrique-du-nord-le-regard-du-fmi-sur-une-decennie-de-resilience-budgetaire_PMSXXKB3MBHXTKF2UUDFUUVRZI\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Afrique du Nord: le regard du FMI sur une d\u00e9cennie de r\u00e9silience budg\u00e9taire<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Par ailleurs, l\u2019\u00e9volution de l\u2019inflation constitue un autre param\u00e8tre cl\u00e9 du sc\u00e9nario 2026. Selon S&amp;P Global Ratings, la combinaison d\u2019une politique mon\u00e9taire toujours restrictive, de la relative stabilit\u00e9 des taux de change \u2013 soutenue par la perspective d\u2019un dollar am\u00e9ricain plus faible \u2013 et du recul des prix mondiaux de l\u2019\u00e9nergie devrait contribuer \u00e0 une d\u00e9crue de l\u2019inflation par rapport aux sommets r\u00e9cents. Cette normalisation progressive pourrait, \u00e0 terme, mod\u00e9rer les co\u00fbts de financement en monnaie locale pour de nombreux gouvernements et cr\u00e9er un environnement plus favorable \u00e0 la mise en \u0153uvre de r\u00e9formes fiscales, notamment en mati\u00e8re d\u2019\u00e9largissement de l\u2019assiette et d\u2019am\u00e9lioration du recouvrement des recettes. L\u2019agence note toutefois que ces efforts demeurent complexes dans les pays o\u00f9 la pauvret\u00e9 est plus aigu\u00eb et o\u00f9 l\u2019\u00e9conomie informelle occupe une place pr\u00e9pond\u00e9rante.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"c-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/https:\/\/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com\/le360\/GVWDV4GEWNF3RD3U67QOWLKRUA.png\" width=\"768\" height=\"100%\"\/><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Malgr\u00e9 ce contexte macro\u00e9conomique relativement porteur, le risque d\u2019accumulation de la dette publique reste central. Les d\u00e9passements budg\u00e9taires persistants observ\u00e9s au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies ont contribu\u00e9 \u00e0 une d\u00e9gradation progressive des profils de cr\u00e9dit de nombreux \u00c9tats africains. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Cette dynamique a \u00e9t\u00e9 aggrav\u00e9e par une cr\u00e9dibilit\u00e9 parfois limit\u00e9e des politiques publiques et par une faible pr\u00e9visibilit\u00e9 institutionnelle, rendant les \u00e9conomies plus vuln\u00e9rables \u00e0 des chocs exog\u00e8nes majeurs, tels que l\u2019effondrement des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res en 2014-2015, la pand\u00e9mie de Covid-19 ou encore des \u00e9pisodes r\u00e9currents d\u2019instabilit\u00e9 politique. Il en r\u00e9sulte une croissance inf\u00e9rieure au potentiel, des recettes fiscales faibles et concentr\u00e9es, ainsi que des structures de d\u00e9penses rigides, compliquant le d\u00e9sendettement. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">S&amp;P Global Ratings pr\u00e9voit ainsi que la dette publique moyenne des \u00c9tats africains not\u00e9s restera stable en 2026, autour de 61% du PIB, un niveau \u00e9lev\u00e9 au regard des capacit\u00e9s de financement domestiques.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/financement-de-la-tech-lafrique-fait-face-a-une-dette-de-16-milliard-de-dollars_357U4GEYZFGP3AOEECZ4G4Y27E\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Financement de la tech: l\u2019Afrique fait face \u00e0 une dette de 1,6 milliard de dollars<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">C\u2019est toutefois sur le front de la dette ext\u00e9rieure que les tensions apparaissent les plus aigu\u00ebs. L\u2019agence estime les remboursements du principal de la dette ext\u00e9rieure des \u00c9tats africains not\u00e9s \u00e0 environ 90 milliards de dollars en 2026, un montant proche d\u2019un record historique. Pr\u00e8s d\u2019un tiers de cette somme est imputable \u00e0 l\u2019\u00c9gypte, dont les remboursements atteindraient environ 27 milliards de dollars, loin devant l\u2019Angola, l\u2019Afrique du Sud et le Nig\u00e9ria. La part de la dette dans le service annuel total varie fortement d\u2019un pays \u00e0 l\u2019autre, refl\u00e9tant des situations budg\u00e9taires tr\u00e8s contrast\u00e9es. Une hausse marqu\u00e9e de cette part signale g\u00e9n\u00e9ralement des d\u00e9ficits persistants et une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue face aux risques de refinancement et aux fluctuations des march\u00e9s. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Dans ce contexte, S&amp;P Global Ratings anticipe un recours accru aux op\u00e9rations de gestion du passif, notamment sous la forme d\u2019\u00e9changes de titres. L\u2019agence consid\u00e8re ces op\u00e9rations comme des \u00e9changes forc\u00e9s lorsque les investisseurs re\u00e7oivent moins que ce qui \u00e9tait initialement pr\u00e9vu et qu\u2019un d\u00e9faut de paiement aurait \u00e9t\u00e9 probable en l\u2019absence de restructuration. Des pays tels que la C\u00f4te d\u2019Ivoire, le B\u00e9nin, l\u2019Angola, l\u2019Ouganda, le Congo-Brazzaville, l\u2019Afrique du Sud, le Mozambique et le Kenya ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement actifs dans ce domaine. Si ces strat\u00e9gies peuvent r\u00e9duire les risques de refinancement \u00e0 court terme, elles traduisent aussi la persistance de fragilit\u00e9s structurelles.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les risques ne sont pas uniquement financiers. S&amp;P Global Ratings met en avant la mont\u00e9e des tensions s\u00e9curitaires et du m\u00e9contentement populaire comme facteurs de perturbation majeurs. <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"\" class=\"c-image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/https:\/\/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com\/le360\/HA57ML5OLNAMXBQL76KRKEVG6Q.png\" width=\"768\" height=\"100%\"\/><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">En Afrique de l\u2019Ouest et centrale, la d\u00e9gradation de la situation s\u00e9curitaire, li\u00e9e \u00e0 l\u2019expansion des insurrections islamistes, notamment au Sahel, p\u00e8se lourdement sur les finances publiques. Le Burkina Faso et le nord-est du Nig\u00e9ria sont les zones les plus touch\u00e9es, mais des risques existent \u00e9galement au B\u00e9nin, au Togo, au Cameroun, au Tchad, en C\u00f4te d\u2019Ivoire, au Ghana et au Mozambique. Ces pressions s\u00e9curitaires repr\u00e9sentent un co\u00fbt budg\u00e9taire significatif et peuvent accentuer des d\u00e9s\u00e9quilibres d\u00e9j\u00e0 prononc\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Parall\u00e8lement, la multiplication des tentatives de coup d\u2019\u00c9tat et des mouvements de contestation sociale complique la conduite des politiques \u00e9conomiques. S&amp;P Global Ratings rel\u00e8ve notamment des tentatives de coup d\u2019\u00c9tat au Burkina Faso et au B\u00e9nin, ainsi que des \u00e9pisodes d\u2019instabilit\u00e9 en Guin\u00e9e-Bissau et \u00e0 Madagascar. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 Madagascar, le renversement du gouvernement, sur fond de m\u00e9contentement li\u00e9 au co\u00fbt de la vie, a illustr\u00e9 le poids croissant des revendications sociales, notamment port\u00e9es par une jeunesse urbaine confront\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9. Des manifestations similaires ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es au Kenya en 2024, en r\u00e9action \u00e0 des hausses d\u2019imp\u00f4ts pr\u00e9vues par la loi de finances. Selon l\u2019agence, ces pics de tensions internes peuvent infl\u00e9chir les orientations budg\u00e9taires, en particulier lorsque les gouvernements cherchent \u00e0 accro\u00eetre leurs recettes dans un contexte inflationniste.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/economie-numerique-les-cyberattaques-ont-coute-35-milliards-de-dollars-a-lafrique_DQP3DST2ZNC5ZEMFAGJDIZZPN4\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00c9conomie num\u00e9rique: les cyberattaques ont co\u00fbt\u00e9 3,5 milliards de dollars \u00e0 l\u2019Afrique<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les disparit\u00e9s r\u00e9gionales demeurent enfin un \u00e9l\u00e9ment structurant de l\u2019analyse. D\u2019apr\u00e8s S&amp;P Global Ratings, les pays de l\u2019Union \u00e9conomique et mon\u00e9taire ouest-africaine affichent globalement des profils de cr\u00e9dit \u00e0 long terme plus solides que ceux de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique et mon\u00e9taire de l\u2019Afrique centrale, plus expos\u00e9e \u00e0 la volatilit\u00e9 durable des prix du p\u00e9trole. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Toutefois, la perspective d\u2019un r\u00e9\u00e9chelonnement de la dette r\u00e9gionale du S\u00e9n\u00e9gal constitue un risque pour l\u2019ensemble de l\u2019UEMOA, en raison des interconnexions financi\u00e8res et de l\u2019exposition des banques r\u00e9gionales aux titres publics s\u00e9n\u00e9galais. L\u2019agence estime n\u00e9anmoins que les \u00e9tablissements bancaires de l\u2019UEMOA, notamment en C\u00f4te d\u2019Ivoire, demeurent globalement bien capitalis\u00e9s et capables d\u2019absorber un choc mod\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019horizon 2026, le continent africain se trouve ainsi \u00e0 la crois\u00e9e des chemins. La solidit\u00e9 relative de la croissance et l\u2019am\u00e9lioration graduelle des cadres macro\u00e9conomiques offrent des leviers de r\u00e9silience. Mais l\u2019ampleur des remboursements de dette ext\u00e9rieure, en plus des risques s\u00e9curitaires et politiques, pose une question centrale, celle de la dynamique positive des notations souveraines sur comment r\u00e9sister \u00e0 un choc de liquidit\u00e9 externe d\u2019une telle magnitude ? <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 l\u2019or\u00e9e de 2026, le diagnostic dress\u00e9 par S&amp;P Global Ratings dessine une Afrique \u00e0 deux vitesses. 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