{"id":92751,"date":"2026-05-04T14:44:14","date_gmt":"2026-05-04T14:44:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/92751\/"},"modified":"2026-05-04T14:44:14","modified_gmt":"2026-05-04T14:44:14","slug":"tony-elumelu-sauve-le-bilan-2025-duba-grace-a-ses-filiales-situees-en-zone-franc-cfa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/92751\/","title":{"rendered":"Tony Elumelu sauve le bilan 2025 d&rsquo;UBA gr\u00e2ce \u00e0 ses filiales situ\u00e9es en zone franc CFA"},"content":{"rendered":"<p>D\u00e9sign\u00e9 par le pr\u00e9sident Macron en mars dernier pour piloter la nouvelle Coalition Afrique-France, Tony Elumeu voit son groupe UBA traverser une ann\u00e9e de r\u00e9ajustement au Nigeria, son principal march\u00e9. Les filiales africaines, notamment celles de la zone du franc CFA, ont sauv\u00e9 les comptes. Une \u00e9quation \u00e0 suivre alors que le milliardaire nig\u00e9rian incarne d\u00e9sormais le visage priv\u00e9 d&rsquo;une nouvelle relation \u00e9conomique entre Paris et le continent.<\/p>\n<p>Le 17 mars 2026, Emmanuel Macron a confi\u00e9 \u00e0 Tony Elumelu la pr\u00e9sidence de l&rsquo;Africa France Impact Coalition, une plateforme in\u00e9dite qui doit r\u00e9unir des dirigeants politiques fran\u00e7ais et de grands entrepreneurs africains autour d&rsquo;une question : comment reb\u00e2tir une coop\u00e9ration \u00e9conomique entre Paris et le continent, \u00e0 un moment o\u00f9 plusieurs grandes entreprises fran\u00e7aises se retirent de leurs positions historiques.<\/p>\n<p>Le milliardaire nig\u00e9rian, fondateur du groupe Heirs Holdings et pr\u00e9sident de United Bank for Africa, sera la figure centrale du sommet Africa Forward de Nairobi, pr\u00e9vu les 11 et 12 mai 2026, le premier sommet de ce format jamais organis\u00e9 dans un pays anglophone d\u2019Afrique.<\/p>\n<p>Phase de restructuration&#13;\n<\/p>\n<p>Cette nomination n&rsquo;est pas anodine. Elle prolonge un rapprochement amorc\u00e9 un an plus t\u00f4t. Le 28 novembre 2024, en marge de la visite d&rsquo;\u00c9tat du pr\u00e9sident nig\u00e9rian Bola Ahmed Tinubu en France, Tony Elumelu avait sign\u00e9 avec Antoine Armand, alors ministre fran\u00e7ais de l&rsquo;\u00c9conomie et des Finances, un accord de coop\u00e9ration commerciale ouvrant \u00e0 UBA l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 une licence bancaire compl\u00e8te en France. L&rsquo;objectif affich\u00e9 \u00e9tait double : permettre \u00e0 la banque nig\u00e9riane de servir ses clients fran\u00e7ais et europ\u00e9ens qui font des affaires avec l&rsquo;Afrique et faire de Paris la plaque tournante europ\u00e9enne du groupe, aux c\u00f4t\u00e9s de Londres, New York et Duba\u00ef. Quatorze mois plus tard, c&rsquo;est tout le r\u00e9seau africain d&rsquo;UBA qui se trouve, par la voix de son pr\u00e9sident, adoss\u00e9 \u00e0 une initiative diplomatique fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Mais cette ascension diplomatique se d\u00e9roule sur fond bancaire troubl\u00e9. Les comptes audit\u00e9s du groupe pour 2025, publi\u00e9s en avril 2026, racontent une histoire moins lumineuse que les communiqu\u00e9s officiels. Sur son march\u00e9 historique et le plus important du continent, UBA traverse une phase de restructuration co\u00fbteuse.<\/p>\n<p>Une ann\u00e9e de remise \u00e0 plat au Nigeria&#13;\n<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat avant imp\u00f4t de la maison-m\u00e8re nig\u00e9riane s&rsquo;est effondr\u00e9 de pr\u00e8s de 90\u00a0% entre 2024 et 2025, passant de 487 milliards de nairas (environ 307 millions d\u2019euros au taux de change actuel) \u00e0 50 milliards (environ 31 millions d\u2019euros).<\/p>\n<p>NewsletterMa Tribune<\/p>\n<p class=\"text-2xl mb-8\">L\u2019actualit\u00e9 qui compte pour vous, chaque jour dans votre bo\u00eete mail.<\/p>\n<p>S&rsquo;inscrireS&rsquo;inscrireS&rsquo;inscrire<img alt=\"Illustration de la newsletter Ma Tribune\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-nimg=\"fill\" class=\"relative! rounded-xl\" style=\"position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;object-fit:cover;color:transparent\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/1775746687_775_ma-tribune.png\"\/><\/p>\n<p>Au niveau du segment Nigeria consolid\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire les op\u00e9rations bancaires nig\u00e9rianes prises isol\u00e9ment, sans les dividendes vers\u00e9s par les filiales \u00e9trang\u00e8res \u00e0 la maison-m\u00e8re, le r\u00e9sultat avant imp\u00f4t est m\u00eame devenu n\u00e9gatif en 2025, un fait in\u00e9dit dans l&rsquo;histoire r\u00e9cente du groupe. La banque n&rsquo;a \u00e9vit\u00e9 d&rsquo;afficher une perte au niveau standalone que gr\u00e2ce \u00e0 un cr\u00e9dit d&rsquo;imp\u00f4t de 115 milliards de nairas (72 millions d\u2019euros) et aux dividendes remont\u00e9s de ses filiales africaines.<\/p>\n<p>Trois forces ont converg\u00e9 pour conduire \u00e0 ce r\u00e9sultat. D&rsquo;abord, la sortie du r\u00e9gime dit \u00ab de tol\u00e9rance prudentielle \u00bb impos\u00e9 par la Banque centrale du Nigeria \u00e0 toutes les grandes banques du pays. Pendant plusieurs ann\u00e9es, les autorit\u00e9s avaient permis aux \u00e9tablissements de diff\u00e9rer le classement de certains pr\u00eats en cr\u00e9ances douteuses. En juin 2025, la Banque centrale a mis fin \u00e0 ce dispositif, contraignant chaque banque \u00e0 reclasser les dossiers concern\u00e9s et \u00e0 constituer des provisions pour risques. UBA a ainsi constitu\u00e9 une provision exceptionnelle de 331 milliards de nairas (208 millions d\u2019euros), faisant tripler son ratio de pr\u00eats non performants qui d\u00e9passe d\u00e9sormais 9 % au niveau de la maison-m\u00e8re, contre environ 3 % un an plus t\u00f4t.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me facteur, l&rsquo;\u00e9vaporation des gains de change. En 2024, la forte d\u00e9valuation du naira avait gonfl\u00e9 artificiellement les r\u00e9sultats des banques nig\u00e9rianes, dont les bilans affichaient d&rsquo;importantes positions en devises \u00e9trang\u00e8res. En 2025, avec un naira plus stable, ces gains ont disparu et se sont m\u00eame retourn\u00e9s. UBA a inscrit une perte de change de 231 milliards de nairas au niveau de la maison-m\u00e8re, contre un gain de 78 milliards l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Troisi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment, la recapitalisation impos\u00e9e par la Banque centrale. Pour conserver leur licence bancaire internationale, les grandes banques nig\u00e9rianes ont d\u00fb porter leur capital social au minimum de 500 milliards de nairas (315 millions d\u2019euros) avant le 31 mars 2026. UBA a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 deux augmentations de capital successives en 2025, levant 395 milliards de nairas (249 millions d\u2019euros) aupr\u00e8s de ses actionnaires. L&rsquo;op\u00e9ration a r\u00e9ussi \u00e0 franchir le seuil r\u00e9glementaire, mais elle a dilu\u00e9 les actionnaires existants et limit\u00e9 la capacit\u00e9 de la banque \u00e0 distribuer des dividendes : le versement annuel par action est pass\u00e9 de 5,00 nairas en 2024 \u00e0 0,25 naira en 2025, soit une baisse de 95%. \u00c0 l&rsquo;annonce des r\u00e9sultats, l&rsquo;action UBA a perdu pr\u00e8s de 19 % en deux s\u00e9ances.<\/p>\n<p>Les filiales africaines en bou\u00e9e de sauvetage&#13;\n<\/p>\n<p>C&rsquo;est ici que la g\u00e9ographie du groupe prend toute son importance. UBA est pr\u00e9sente dans 20 pays africains \u2014 le Nigeria compris \u2014 auxquels s&rsquo;ajoutent une banque au Royaume-Uni, une succursale aux \u00c9tats-Unis, une filiale en France et une pr\u00e9sence aux \u00c9mirats arabes unis. Dix de ces pays africains se situent dans la zone franc CFA : B\u00e9nin, Burkina Faso, Cameroun, Congo-Brazzaville, C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, Gabon, Guin\u00e9e, Mali, S\u00e9n\u00e9gal et Tchad. \u00c0 cet ensemble CFA s&rsquo;ajoutent des op\u00e9rations majeures en RDC, au Ghana, au Kenya, en Tanzanie, au Mozambique, en Zambie, en Sierra Leone, au Liberia et en Ouganda.<\/p>\n<p>En 2025, ce r\u00e9seau hors du Nigeria a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9quivalent de 426 millions d\u2019euros de profit avant imp\u00f4t, soit la quasi-totalit\u00e9 du r\u00e9sultat consolid\u00e9 du groupe. Les op\u00e9rations d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest francophone ont vu leur b\u00e9n\u00e9fice progresser de 53 %, et celles d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et d&rsquo;Afrique centrale de 61 %. Pour la premi\u00e8re fois depuis que Tony Elumelu a engag\u00e9 la strat\u00e9gie de panafricanisation du groupe au tournant des ann\u00e9es 2010, les filiales hors du Nigeria p\u00e8sent aujourd&rsquo;hui environ 51 % des actifs totaux du groupe, l\u00e9g\u00e8rement plus que le march\u00e9 nig\u00e9rian historique. Au niveau du chiffre d&rsquo;affaires, l&rsquo;Afrique hors du Nigeria a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 environ 1,06 milliard d\u2019euros de revenus contre 987 millions d\u2019euros pour le Nigeria.<\/p>\n<p>Le calcul est simple, et il \u00e9claire une d\u00e9cennie d&rsquo;investissements : sans la diversification panafricaine, UBA aurait probablement publi\u00e9 des comptes tr\u00e8s proches de l&rsquo;\u00e9quilibre, voire n\u00e9gatifs, au titre de l&rsquo;exercice 2025. La part la plus solide de cette contribution vient des pays de la zone franc, o\u00f9 la stabilit\u00e9 mon\u00e9taire (parit\u00e9 fixe avec l&rsquo;euro), la pr\u00e9visibilit\u00e9 r\u00e9glementaire et la croissance du cr\u00e9dit aux entreprises offrent un environnement plus lisible que le march\u00e9 nig\u00e9rian. Le profit panafricain n&rsquo;est pas un compl\u00e9ment : il est devenu, en 2025, la colonne vert\u00e9brale du r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>La diplomatie d&rsquo;un banquier en pleine restructuration&#13;\n<\/p>\n<p>Tony Elumelu n&rsquo;est pas le premier dirigeant africain \u00e0 coordonner un cadre de r\u00e9flexion impliquant la France. Plusieurs personnalit\u00e9s l&rsquo;ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 sur des initiatives ponctuelles, sectorielles ou bilat\u00e9rales. Mais il est probablement le premier \u00e0 le faire \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;une plateforme r\u00e9gionale ouverte \u00e0 l&rsquo;ensemble du continent, et adoss\u00e9e \u00e0 un groupe bancaire dont l&#8217;empreinte couvre vingt pays africains. Cette l\u00e9gitimit\u00e9 op\u00e9rationnelle distingue la nouvelle Coalition de plusieurs cercles ant\u00e9rieurs, souvent purement consultatifs.<\/p>\n<p>Le calendrier politique \u00e9claire la dimension de l&rsquo;enjeu pour Paris. Plusieurs grandes banques fran\u00e7aises ont, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, c\u00e9d\u00e9 leurs filiales en Afrique subsaharienne ou r\u00e9duit leur pr\u00e9sence sur le continent. Les contraintes de r\u00e9glementation prudentielle, la rentabilit\u00e9 jug\u00e9e insuffisante et la complexit\u00e9 des juridictions locales ont pr\u00e9cipit\u00e9 ces d\u00e9sengagements. Le vide ainsi cr\u00e9\u00e9 a \u00e9t\u00e9 combl\u00e9 en partie par des acteurs marocains et nig\u00e9rians, UBA en figurant parmi les premiers b\u00e9n\u00e9ficiaires, et par des banques r\u00e9gionales africaines.<\/p>\n<p>La Coalition port\u00e9e par Tony Elumelu offre \u00e0 Paris un canal pour r\u00e9investir \u00e9conomiquement le continent par le secteur priv\u00e9, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 l&rsquo;\u00e9puisement de l&rsquo;ancien mod\u00e8le de coop\u00e9ration \u00e9tatique.<\/p>\n<p>Sur le papier, le banquier nig\u00e9rian est bien plac\u00e9 pour mener ces discussions. UBA dispose d&rsquo;une connaissance fine des march\u00e9s africains, d&rsquo;un r\u00e9seau de 6,5 millions de clients dans les pays francophones et d&rsquo;une licence compl\u00e8te en France, obtenue fin 2024. Mais cette l\u00e9gitimit\u00e9 s&rsquo;accompagne d\u00e9sormais d&rsquo;une question pratique : un groupe en phase de restructuration est-il en mesure de jouer simultan\u00e9ment le r\u00f4le de pivot d&rsquo;une coop\u00e9ration \u00e9conomique r\u00e9gionale et celui de banque universelle pour le secteur priv\u00e9 africain ? La r\u00e9ponse d\u00e9pendra largement de la capacit\u00e9 d&rsquo;UBA \u00e0 ex\u00e9cuter, en 2026, le redressement promis par sa direction\u00a0: recouvrement des pr\u00eats douteux, retour \u00e0 un dividende digne de ce nom et stabilisation de la rentabilit\u00e9 au Nigeria.<\/p>\n<p>Le sommet de Nairobi, en mai 2026, sera la premi\u00e8re occasion publique de mesurer l&rsquo;\u00e9cart entre l&rsquo;ambition diplomatique affich\u00e9e et la r\u00e9alit\u00e9 op\u00e9rationnelle d&rsquo;un groupe qui vient de conna\u00eetre son ann\u00e9e la plus d\u00e9licate depuis plus d&rsquo;une d\u00e9cennie.<\/p>\n<p>Pour Emmanuel Macron, qui a explicitement d\u00e9plor\u00e9 le retrait de plusieurs banques fran\u00e7aises du continent et appel\u00e9 \u00e0 un nouveau mod\u00e8le d&rsquo;engagement, le pari consiste \u00e0 transformer une figure du capitalisme nig\u00e9rian en partenaire structurant d&rsquo;une politique africaine en qu\u00eate de reconfiguration. Pour Tony Elumelu, l&rsquo;enjeu est de prouver que les vingt ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 construire un groupe panafricain n&rsquo;ont pas seulement permis d&rsquo;absorber le choc d&rsquo;une mauvaise ann\u00e9e \u00e0 Lagos, mais aussi de porter une voix entrepreneuriale africaine dans les capitales du Nord.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"D\u00e9sign\u00e9 par le pr\u00e9sident Macron en mars dernier pour piloter la nouvelle Coalition Afrique-France, Tony Elumeu voit son&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":92752,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[176],"tags":[390,58,6681,4779,33630,3151,33631,4778,13423,59,192,33629,33632,3150,13858],"class_list":{"0":"post-92751","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nigeria","8":"tag-390","9":"tag-58","10":"tag-bilan","11":"tag-cfa","12":"tag-duba","13":"tag-elumelu","14":"tag-filiales","15":"tag-franc","16":"tag-grace","17":"tag-la-tribune-afrique","18":"tag-nigeria","19":"tag-sauve","20":"tag-situees","21":"tag-tony","22":"tag-zone"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116516845304670723","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/92751","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=92751"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/92751\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/92752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=92751"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=92751"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=92751"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}