{"id":95663,"date":"2026-05-07T12:45:15","date_gmt":"2026-05-07T12:45:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/95663\/"},"modified":"2026-05-07T12:45:15","modified_gmt":"2026-05-07T12:45:15","slug":"peche-en-mediterranee-le-maroc-face-au-defi-de-la-reconstitution-des-stocks","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/95663\/","title":{"rendered":"P\u00eache en M\u00e9diterran\u00e9e : le Maroc face au d\u00e9fi de la reconstitution des stocks"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 Nicosie, l\u2019Union europ\u00e9enne et les seize pays m\u00e9diterran\u00e9ens signataires de la d\u00e9claration de 2017, dont le Maroc, se sont engag\u00e9s \u00e0 adopter d\u2019ici 2027 un nouveau plan d\u2019action pour sauver des stocks halieutiques toujours surexploit\u00e9s. Mais pendant que les diplomates fixent des priorit\u00e9s, les chiffres de l\u2019Office national des p\u00eaches livrent un diagnostic implacable pour le Royaume. Au-del\u00e0 des chiffres, ce sont 18.000 emplois directs en M\u00e9diterran\u00e9e et des centaines de familles de p\u00eacheurs artisans qui attendent des actes.<\/p>\n<p>L\u2019Union europ\u00e9enne et les seize pays signataires de la d\u00e9claration m\u00e9diterran\u00e9enne de 2017, dont le Maroc, se sont engag\u00e9s, mardi 5 mai \u00e0 Nicosie, \u00e0 adopter une nouvelle feuille de route d\u2019ici 2027 pour pr\u00e9server les ressources halieutiques d\u2019un bassin parmi les plus surexploit\u00e9s du monde. Au-del\u00e0 de ce volontarisme diplomatique, les chiffres officiels marocains dressent un tableau contrast\u00e9 mais alarmant, dans la mesure o\u00f9 les captures s\u2019effondrent, la ressource se rar\u00e9fie et la pression sur les p\u00eacheurs artisans ne cesse de cro\u00eetre.<\/p>\n<p>Nicosie 2026 : une conf\u00e9rence pour sauver les stocks<br \/>La conf\u00e9rence minist\u00e9rielle de haut niveau organis\u00e9e \u00e0 Nicosie, \u00e0 l\u2019initiative de la Commission europ\u00e9enne et de la R\u00e9publique de Chypre qui assure la pr\u00e9sidence tournante de l\u2019UE, avait deux objectifs principaux. Le premier \u00e9tait de faire le point sur les progr\u00e8s accomplis depuis l\u2019adoption de la d\u00e9claration de 2017, texte fondateur sign\u00e9 par 16 pays m\u00e9diterran\u00e9ens et la Commission europ\u00e9enne. Le second \u00e9tait de fixer le cap pour la prochaine d\u00e9cennie, avec l\u2019adoption pr\u00e9vue d\u2019une nouvelle d\u00e9claration en 2017.<\/p>\n<p>Selon la Direction g\u00e9n\u00e9rale des affaires maritimes et de la p\u00eache de la Commission europ\u00e9enne (DG MARE), le bilan de ces huit ann\u00e9es est en demi-teinte. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, la moiti\u00e9 des stocks de poissons en M\u00e9diterran\u00e9e a commenc\u00e9 \u00e0 se reconstituer, en particulier l\u00e0 o\u00f9 une gestion fond\u00e9e sur des donn\u00e9es scientifiques a \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e. Les r\u00e9sultats sont jug\u00e9s concrets, avec une am\u00e9lioration mesurable de certaines ressources embl\u00e9matiques. De l\u2019autre, plus de la moiti\u00e9 des stocks \u00e9valu\u00e9s demeurent surexploit\u00e9s, et la pression de p\u00eache reste trop \u00e9lev\u00e9e sur de nombreuses esp\u00e8ces. Les travaux de la conf\u00e9rence ont \u00e9galement mis en lumi\u00e8re trois fl\u00e9aux persistants.<\/p>\n<p>La p\u00eache ill\u00e9gale, non d\u00e9clar\u00e9e et non r\u00e9glement\u00e9e, continue de s\u00e9vir, faussant la concurrence et an\u00e9antissant les efforts de gestion durable. La surcapacit\u00e9 des flottes, h\u00e9ritage de d\u00e9cennies de subventions mal orient\u00e9es, maintient un d\u00e9s\u00e9quilibre structurel entre la ressource disponible et la capacit\u00e9 de capture.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019impact croissant du changement climatique bouscule les mod\u00e8les de pr\u00e9vision et rend la gestion encore plus al\u00e9atoire. Les d\u00e9l\u00e9gations pr\u00e9sentes \u00e0 Nicosie ont \u00e9galement soulign\u00e9 la fragilit\u00e9 sociale du secteur. Les communaut\u00e9s de p\u00eache artisanale, qui repr\u00e9sentent l\u2019immense majorit\u00e9 des emplois directs en M\u00e9diterran\u00e9e, font face \u00e0 des difficult\u00e9s \u00e9conomiques croissantes. Dans un contexte de d\u00e9sint\u00e9r\u00eat des jeunes pour ces m\u00e9tiers, la transmission des savoir-faire est menac\u00e9e, tout comme la viabilit\u00e9 \u00e0 long terme de centaines de petits ports.<\/p>\n<p>Cinq priorit\u00e9s pour la prochaine d\u00e9cennie<br \/>\u00c0 l\u2019issue des d\u00e9bats, cinq priorit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es pour structurer le futur plan d\u2019action qui sera formellement adopt\u00e9 en 2017. La premi\u00e8re priorit\u00e9 est le renforcement de la gouvernance r\u00e9gionale. Les participants ont soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de mieux coordonner les politiques nationales, de renforcer les m\u00e9canismes de contr\u00f4le et de sanction, et d\u2019associer plus \u00e9troitement l\u2019ensemble des parties prenantes, y compris les organisations professionnelles et la soci\u00e9t\u00e9 civile.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me priorit\u00e9 est une gestion fond\u00e9e sur la science. Il s\u2019agit de g\u00e9n\u00e9raliser les approches qui ont fait leurs preuves, en particulier la fixation de quotas bas\u00e9s sur des avis scientifiques ind\u00e9pendants, la mise en place de plans de gestion pluriannuels et le d\u00e9veloppement des aires marines prot\u00e9g\u00e9es.<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me priorit\u00e9, sans doute la plus novatrice, est celle d\u2019une transition \u00e9quitable. Les participants ont reconnu que la reconstitution des stocks ne saurait se faire au d\u00e9triment des communaut\u00e9s c\u00f4ti\u00e8res les plus vuln\u00e9rables. Des m\u00e9canismes d\u2019accompagnement social et de reconversion professionnelle devront donc \u00eatre pr\u00e9vus, afin que la p\u00eache durable ne rime pas avec l\u2019asphyxie des petits m\u00e9tiers.<\/p>\n<p>La quatri\u00e8me priorit\u00e9 est l\u2019adaptation au changement climatique. Face \u00e0 des \u00e9cosyst\u00e8mes en pleine mutation, les politiques de gestion doivent int\u00e9grer des marges d\u2019incertitude et des sc\u00e9narios prospectifs. Cela suppose des investissements dans la recherche et dans le suivi environnemental.<\/p>\n<p>La cinqui\u00e8me et derni\u00e8re priorit\u00e9 est le renforcement de la solidarit\u00e9 r\u00e9gionale. Les participants ont insist\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une coop\u00e9ration renforc\u00e9e entre les deux rives de la M\u00e9diterran\u00e9e, en particulier en mati\u00e8re de lutte contre la p\u00eache ill\u00e9gale, d\u2019\u00e9change de donn\u00e9es et de mise en \u0153uvre coordonn\u00e9e des mesures de gestion.<\/p>\n<p>Le Maroc, un acteur central mais vuln\u00e9rable<br \/>Si la moiti\u00e9 des stocks en M\u00e9diterran\u00e9e ont commenc\u00e9 \u00e0 se reconstituer depuis 2017, la tendance est moins favorable pour le Maroc. Le royaume demeure pourtant un maillon essentiel de la coop\u00e9ration r\u00e9gionale. Il participe activement aux plans de gestion pluriannuels, notamment pour des esp\u00e8ces tr\u00e8s migratrices comme la dorade rose en mer d\u2019Alboran, une p\u00eacherie strat\u00e9gique g\u00e9r\u00e9e conjointement avec l\u2019Espagne. Il est \u00e9galement engag\u00e9 dans des \u00e9tudes visant \u00e0 mieux encadrer la r\u00e9colte du corail rouge, une ressource embl\u00e9matique mais fragile.<\/p>\n<p>Pourtant, les tout derniers rapports statistiques de l\u2019Office national des p\u00eaches (ONP), couvrant les trois premiers mois de 2026, livrent un diagnostic inqui\u00e9tant pour la fa\u00e7ade m\u00e9diterran\u00e9enne. Sur cette p\u00e9riode, les produits commercialis\u00e9s par la p\u00eache c\u00f4ti\u00e8re et artisanale ont atteint 4.460 tonnes pour une valeur de 208,5 millions de dirhams. C\u2019est 4% de moins en volume par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode en 2025. Sur l\u2019ensemble de l\u2019ann\u00e9e 2025, la mer M\u00e9diterran\u00e9e avait d\u00e9j\u00e0 vu ses d\u00e9barquements reculer de 3% par rapport \u00e0 2024, passant de 14.105 \u00e0 15.069 tonnes selon les donn\u00e9es provisoires. L\u2019ann\u00e9e 2026 commence donc sur une tendance plus d\u00e9favorable encore.<\/p>\n<p>Cette \u00e9rosion est particuli\u00e8rement nette pour certaines esp\u00e8ces nobles, \u00e0 l\u2019image des c\u00e9phalopodes (poulpes, seiches, encornets) qui ont vu leurs d\u00e9barquements m\u00e9diterran\u00e9ens chuter de 26% sur les trois premiers mois de 2026, passant de 2.801 \u00e0 2.066 tonnes. La baisse est de 33% pour la seule esp\u00e8ce poulpe, pass\u00e9e de 1.168 \u00e0 785 tonnes sur la m\u00eame p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Une p\u00eache artisanale sous pression<br \/>Le rapport de l\u2019ONP confirme \u00e9galement la pr\u00e9pond\u00e9rance de la petite p\u00eache dans ce bassin. La flotte m\u00e9diterran\u00e9enne, majoritairement artisanale, g\u00e9n\u00e8re des revenus modestes mais essentiels pour des centaines de familles du littoral. \u00c0 Tanger, par exemple, les d\u00e9barquements ont augment\u00e9 de 63% en volume sur les trois premiers mois de 2026 (passant de 908 \u00e0 1.479 tonnes) mais la valeur n\u2019a progress\u00e9 que de 13%, signe que ce sont des esp\u00e8ces \u00e0 moindre valeur qui ont tir\u00e9 cette hausse.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, des ports historiques comme M\u2019Diq voient leurs volumes reculer de 33% mais leur valeur de seulement 6%, indice que les p\u00eacheurs se reportent sur des esp\u00e8ces mieux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es. M\u00eame constat \u00e0 Hoce\u00efma, o\u00f9 la baisse des volumes atteint 18% et celle de la valeur 21%, illustrant une certaine r\u00e9sistance des prix. Le port de Cala Iris, lui, perd 43% de ses d\u00e9barquements, mais seulement 35% de sa valeur. \u00c0 Fnideq, la baisse des volumes est de 20% et celle de la valeur de 21%, signe d\u2019un march\u00e9 tendu.<\/p>\n<p>La c\u00f4te atlantique, miroir grossi des difficult\u00e9s<br \/>Si la situation est pr\u00e9occupante en M\u00e9diterran\u00e9e, l\u2019Atlantique concentre l\u2019essentiel de la p\u00eache marocaine et subit la contraction la plus brutale. Sur les trois premiers mois de 2026, les d\u00e9barquements y ont chut\u00e9 de 35% par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode en 2025, passant de 132.228 \u00e0 85.435 tonnes. Rapport\u00e9 \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pleine 2025, le recul \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 de 15% par rapport \u00e0 2024, avec 1,117 million de tonnes d\u00e9barqu\u00e9es contre 1,321 million l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>Ce recul est tr\u00e8s marqu\u00e9 pour les poissons p\u00e9lagiques (sardines, maquereaux) qui fondent l\u2019essentiel des conserveries et de l\u2019export. Ils ont perdu 49% de leurs volumes en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e 2026, passant de 80.713 \u00e0 41.237 tonnes, pour une valeur divis\u00e9e par presque deux (413 \u00e0 237 millions de dirhams). \u00c0 Dakhla, la baisse atteint 57% en volume, et \u00e0 La\u00e2youne, elle est de 33% sur les trois premiers mois de l\u2019ann\u00e9e. \u00c0 Tantan, l\u2019un des principaux ports du sud atlantique, les d\u00e9barquements s\u2019effondrent de 50% en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Les c\u00e9phalopodes, fili\u00e8re d\u2019exception mais sous tension<br \/>Seuls les c\u00e9phalopodes tirent leur \u00e9pingle du jeu. Sur le plan national, ce groupe d\u2019esp\u00e8ces a vu ses d\u00e9barquements l\u00e9g\u00e8rement augmenter de 3% sur les trois premiers mois de 2026 (de 25.073 \u00e0 25.841 tonnes), et leur valeur a cr\u00fb de 8%, passant de 2,138 \u00e0 2,300 milliards de dirhams. C\u2019est la seule cat\u00e9gorie qui r\u00e9siste \u00e0 la contraction g\u00e9n\u00e9rale, port\u00e9e par la forte demande internationale et des cours \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>Le poulpe, notamment, reste une ressource tr\u00e8s pris\u00e9e sur les march\u00e9s asiatiques et europ\u00e9ens. Sur le seul mois de mars 2026, les c\u00e9phalopodes ont m\u00eame connu un bond spectaculaire des d\u00e9barquements, de 134% par rapport \u00e0 f\u00e9vrier, pour une hausse de valeur de 49%. Ce dynamisme, toutefois, ne suffit pas \u00e0 compenser l\u2019effondrement des autres segments, et la pression sur cette ressource hautement valorisable est de plus en plus forte, ce qui inqui\u00e8te les experts.<\/p>\n<p>L\u2019enjeu social : 18.000 emplois directs en M\u00e9diterran\u00e9e<br \/>Au-del\u00e0 des seuls enjeux environnementaux, la p\u00eache m\u00e9diterran\u00e9enne est un pilier de l\u2019\u00e9conomie locale au Maroc. Selon les rapports de la FAO, on d\u00e9nombre 18.251 emplois directs \u00e0 bord des navires en M\u00e9diterran\u00e9e, ce qui place le Royaume parmi les six premiers employeurs de la r\u00e9gion. La p\u00eache artisanale, compos\u00e9e de 3.302 navires, domine largement cette flotte et g\u00e9n\u00e8re \u00e0 elle seule 44% des revenus du secteur. Ces chiffres rappellent que derri\u00e8re chaque stock de poissons se joue le quotidien de milliers de familles. Les communaut\u00e9s de p\u00eache artisanale, souvent les plus vuln\u00e9rables, sont en premi\u00e8re ligne face \u00e0 la rar\u00e9faction des ressources et aux restrictions de p\u00eache.<\/p>\n<p>L\u2019aquaculture, une solution d\u2019avenir \u00e9voqu\u00e9e \u00e0 Nicosie<br \/>Face \u00e0 la rar\u00e9faction des ressources et \u00e0 la stagnation des volumes de certaines esp\u00e8ces, le Maroc mise de plus en plus sur l\u2019aquaculture. Le d\u00e9veloppement des fermes aquacoles appara\u00eet comme un levier strat\u00e9gique pour s\u00e9curiser l\u2019approvisionnement, cr\u00e9er de nouveaux emplois et r\u00e9duire la pression sur les stocks naturels. Cette orientation s\u2019inscrit dans une vision plus large de diversification \u00e9conomique et de r\u00e9silience face au changement climatique.<\/p>\n<p>La conf\u00e9rence de Nicosie a d\u2019ailleurs consacr\u00e9 une session \u00e0 l\u2019aquaculture durable, les participants soulignant son potentiel pour all\u00e9ger la pression sur les stocks sauvages tout en cr\u00e9ant des emplois locaux. Reste que cette transition ne se fera pas sans heurts. L\u2019aquaculture n\u00e9cessite des investissements lourds, des comp\u00e9tences techniques pointues et une acceptabilit\u00e9 sociale qui n\u2019est pas toujours acquise, notamment de la part des p\u00eacheurs artisans qui y voient une concurrence potentielle.<\/p>\n<p>H.K. \/ Les Inspirations \u00c9CO<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 Nicosie, l\u2019Union europ\u00e9enne et les seize pays m\u00e9diterran\u00e9ens signataires de la d\u00e9claration de 2017, dont le Maroc,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":95664,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[83],"tags":[6738,86,34,34393],"class_list":{"0":"post-95663","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-fao","9":"tag-maroc","10":"tag-peche","11":"tag-peche-en-mediterranee"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116533364157826064","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/95663","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=95663"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/95663\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/95664"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=95663"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=95663"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=95663"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}