{"id":98057,"date":"2026-05-10T03:11:15","date_gmt":"2026-05-10T03:11:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/98057\/"},"modified":"2026-05-10T03:11:15","modified_gmt":"2026-05-10T03:11:15","slug":"kenya-le-fantome-de-la-foret-fait-son-retour-avec-la-reintroduction-dune-antilope","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/98057\/","title":{"rendered":"Kenya: le \u00abfant\u00f4me de la for\u00eat\u00bb fait son retour avec la r\u00e9introduction d&rsquo;une antilope"},"content":{"rendered":"<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le bongo des montagnes est devenu le \u00abfant\u00f4me de la for\u00eat\u00bb, difficile \u00e0 rep\u00e9rer au milieu des denses arbustes gr\u00e2ce \u00e0 son camouflage exceptionnel.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Esp\u00e8ce en danger critique d&rsquo;extinction, l&rsquo;animal est progressivement r\u00e9introduit dans son milieu naturel par des d\u00e9fenseurs de l&rsquo;environnement afin d&rsquo;accro\u00eetre la population de cette antilope rare, indig\u00e8ne des for\u00eats kenyanes.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le bongo des montagnes est une antilope rare reconnaissable \u00e0 sa robe brune et \u00e0 ses rayures blanches caract\u00e9ristiques. Avec moins de 100 individus restants \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage, une r\u00e9serve naturelle bas\u00e9e au Kenya les \u00e9l\u00e8ve et les r\u00e9introduit progressivement dans la nature, avec pour objectif d&rsquo;atteindre 750 bongos sauvages d&rsquo;ici 2050.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Situ\u00e9e sur les pentes brumeuses du mont Kenya, le plus haut sommet du Kenya, en bordure de for\u00eat, la r\u00e9serve de faune sauvage du mont Kenya, d&rsquo;une superficie de 506 hectares, dans la r\u00e9gion de Nanyuki, s&#8217;emploie \u00e0 restaurer les instincts de survie des bongos n\u00e9s en captivit\u00e9. L&rsquo;objectif est de garantir que ces animaux puissent se nourrir sans intervention humaine, \u00e9chapper aux pr\u00e9dateurs et d\u00e9velopper une forte immunit\u00e9 contre les maladies \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">La semaine derni\u00e8re, la r\u00e9serve a import\u00e9 quatre nouveaux bongos m\u00e2les de l&rsquo;Association europ\u00e9enne des zoos et aquariums (EAZA), via la R\u00e9publique tch\u00e8que. Ces nouveaux arrivants, actuellement en quarantaine et en observation constante, seront crois\u00e9s avec les descendants de 18 bongos arriv\u00e9s des \u00c9tats-Unis en 2004, afin d&rsquo;assurer une plus grande diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le responsable de la r\u00e9serve, le Dr Robert Aruho, explique que la consanguinit\u00e9 entre bongos aux g\u00e8nes similaires est d\u00e9courag\u00e9e dans le cadre de la reconstitution de la population de cette esp\u00e8ce en danger critique d&rsquo;extinction.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00abNous voulons des bongos non seulement robustes physiquement, mais aussi porteurs de g\u00e8nes forts pour la g\u00e9n\u00e9ration suivante\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Les bongos sont originaires des for\u00eats du mont Kenya, d&rsquo;Aberdare, d&rsquo;Eburu et de Mau, au Kenya, qui jouent un r\u00f4le essentiel dans la protection des for\u00eats vitales pour l&rsquo;approvisionnement en eau du pays.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Le dernier bongo sauvage a \u00e9t\u00e9 aper\u00e7u dans la for\u00eat du mont Kenya en 1994, avant que la r\u00e9serve ne r\u00e9introduise les dix premiers bongos dans la nature en 2022. Aujourd&rsquo;hui, ils \u00e9voluent parmi les lianes et les arbustes orang\u00e9s qui constituent une partie de leur v\u00e9g\u00e9tation pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">La population de bongos a fortement diminu\u00e9 apr\u00e8s la mort de milliers d&rsquo;entre eux lors d&rsquo;\u00e9pid\u00e9mies dans les ann\u00e9es 1960. Dans les ann\u00e9es 1980, le d\u00e9fenseur de l&rsquo;environnement Don Hunt a export\u00e9 36 bongos aux \u00c9tats-Unis afin de les \u00e9lever en captivit\u00e9, dans l&rsquo;optique de les r\u00e9introduire dans leur milieu naturel une fois les conditions am\u00e9lior\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Lors de l&rsquo;ouverture de la r\u00e9serve faunique du mont Kenya en 2004, 18 descendants de ces bongos ont \u00e9t\u00e9 import\u00e9s et se sont depuis crois\u00e9s avec d&rsquo;autres esp\u00e8ces, portant la population de la r\u00e9serve \u00e0 102 individus.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Caroline Makena, 33 ans, a grandi dans la r\u00e9gion du mont Kenya et se souvient des r\u00e9cits de sa grand-m\u00e8re sur les bongos, qui affirmait que c&rsquo;\u00e9tait la viande de brousse pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de sa communaut\u00e9. Pourtant, elle n&rsquo;en avait jamais vu avant de venir travailler comme jardini\u00e8re dans la r\u00e9serve.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">\u00abJe ne savais pas que les bongos \u00e9taient aussi beaux, et je pense que ma communaut\u00e9 les appr\u00e9ciait non seulement pour leur viande, mais aussi pour leur beaut\u00e9\u00bb, a-t-elle comment\u00e9.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Les bongos sont timides et savent se camoufler malgr\u00e9 leurs rayures blanches distinctives. Ces atouts sont essentiels \u00e0 leur survie \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage. Andrew Mulani, assistant du programme de conservation des bongos au sein de la r\u00e9serve, explique que les bongos sont suivis pendant des mois avant d&rsquo;\u00eatre r\u00e9introduits dans la nature afin de s\u00e9lectionner les individus les plus timides, car les animaux dociles seraient des proies faciles pour les pr\u00e9dateurs.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Son plus grand moment de satisfaction a \u00e9t\u00e9 la naissance du quatri\u00e8me bongo \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat sauvage l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, signe que les bongos prosp\u00e8rent dans leur habitat naturel et que leur population est appel\u00e9e \u00e0 cro\u00eetre.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">La gestation des bongos dure neuf mois, un facteur qui a frein\u00e9 la croissance de leur population. Ils sont \u00e9galement plus sensibles \u00e0 certaines plantes et conditions m\u00e9t\u00e9orologiques que d&rsquo;autres esp\u00e8ces d&rsquo;antilopes vivant dans le m\u00eame \u00e9cosyst\u00e8me.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Alors que l&rsquo;\u00e9quipe de conservationnistes du mont Kenya s&rsquo;efforce de sauver cette esp\u00e8ce en danger critique d&rsquo;extinction, en compl\u00e9tant le r\u00e9gime alimentaire des bongos, compos\u00e9 d&rsquo;arbustes, par des granul\u00e9s nutritifs sp\u00e9ciaux, des milliers de touristes qui visitent chaque ann\u00e9e la r\u00e9serve s&rsquo;\u00e9merveillent devant leurs cornes spiral\u00e9es, esp\u00e9rant que ce \u00abfant\u00f4me de la for\u00eat\u00bb deviendra une vision plus commune dans les for\u00eats kenyanes.<\/p>\n<p class=\"mb-4 text-lg md:leading-8 break-words\">Evelyne Musambi, The Associated Press<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le bongo des montagnes est devenu le \u00abfant\u00f4me de la for\u00eat\u00bb, difficile \u00e0 rep\u00e9rer au milieu des denses&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":98058,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[165],"tags":[230,17008,8456,35139,35140],"class_list":{"0":"post-98057","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-kenya","8":"tag-kenya","9":"tag-la-foret","10":"tag-la-population","11":"tag-la-reserve","12":"tag-mont-kenya"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116548094017473533","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98057","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98057"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98057\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/98058"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98057"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98057"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98057"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}