{"id":98837,"date":"2026-05-11T01:38:37","date_gmt":"2026-05-11T01:38:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/98837\/"},"modified":"2026-05-11T01:38:37","modified_gmt":"2026-05-11T01:38:37","slug":"a-marrakech-nizar-baraka-erige-la-justice-territoriale-en-doctrine-detat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/98837\/","title":{"rendered":"\u00c0 Marrakech, Nizar Baraka \u00e9rige la justice territoriale en doctrine d&rsquo;\u00c9tat"},"content":{"rendered":"<p>                    C&rsquo;est \u00e0 Marrakech, au Mus\u00e9e de l\u2019Eau, que l&rsquo;Alliance des \u00e9conomistes istiqlaliens (AEI) a choisi de poser, samedi 9 mai 2026, la question de la justice territoriale. Un lieu hautement symbolique, \u00abl&rsquo;eau \u00e9tant le fondement m\u00eame de toute vie\u00bb, a rappel\u00e9 Abdellatif Ma\u00e2zouz en ouvrant les travaux. Trois mois apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9tape de Casablanca, qui avait d\u00e9battu de la jeunesse et de l&#8217;emploi, et apr\u00e8s celle de F\u00e8s, o\u00f9 la rencontre avait scrut\u00e9 la question du pouvoir d&rsquo;achat des m\u00e9nages, l&rsquo;AEI signe sa troisi\u00e8me escale par un sujet \u00e0 la fois structurel et br\u00fblant d&rsquo;actualit\u00e9, qui figurait \u00e0 l&rsquo;ordre du jour du dernier Conseil des ministres pr\u00e9sid\u00e9 par S.M. le Roi. Devant un parterre d&rsquo;\u00e9lus, de parlementaires et d&rsquo;experts, parmi lesquels les universitaires Abdellatif Komat et Youssef Tazi, ainsi que l&rsquo;experte en d\u00e9veloppement durable Nadia Zeddou, Nizar Baraka a ouvert le d\u00e9bat par une formule concise : la r\u00e9gionalisation avanc\u00e9e n&rsquo;est plus un sujet administratif, mais une \u00abquestion nationale\u00bb qui engage la forme m\u00eame du Maroc \u00e0 venir.<\/p>\n<p>                    <a href=\"https:\/\/lematin.ma\/nation\/nizar-baraka-defend-laction-du-gouvernement-et-le-bilan-de-listiqlal\/344722\" title=\"Nizar Baraka d\u00e9fend l&#039;action du gouvernement et le bilan de l&#039;Istiqlal\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\"><\/p>\n<p>                                                    <img decoding=\"async\" class=\"lazy\" style=\"\" bad-src=\"https:\/\/lematin.ma\/lematin\/uploads\/images\/2026\/05\/08\/521600.jpg\" src=\"https:\/\/lematin.ma\/lematin\/uploads\/images\/2026\/05\/08\/521600.webp\" alt=\"Nizar Baraka d\u00e9fend l'action du gouvernement et le bilan de l'Istiqlal\" onerror=\"this.src=\" https:=\"\"\/><\/p>\n<p>                    <\/a><\/p>\n<p>\u00abPas de place pour un Maroc \u00e0 deux vitesses\u00bb<\/p>\n<p>Dans son allocution, Nizar Baraka a fait sienne une formule extraite du Discours du Tr\u00f4ne de 2025 : \u00abPas de place, aujourd&rsquo;hui ni demain, pour un Maroc qui marche \u00e0 deux vitesses\u00bb. Cette phrase, a-t-il insist\u00e9, \u00abn&rsquo;est pas une simple ambition, mais une doctrine d&rsquo;\u00c9tat, une boussole nationale et une nouvelle m\u00e9thode de gouvernance publique\u00bb. D\u00e9sormais, la r\u00e9ussite de chaque loi, de chaque budget, de chaque projet d&rsquo;investissement, de chaque march\u00e9 public devra se mesurer \u00e0 l&rsquo;aune de sa contribution \u00e0 la r\u00e9duction des fractures spatiales et sociales.<\/p>\n<p>Le constat dress\u00e9 par le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Istiqlal est implacable : trois r\u00e9gions seulement produisent plus de la moiti\u00e9 du PIB national, des \u00e9carts b\u00e9ants subsistent \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur m\u00eame des r\u00e9gions, et les zones de montagne concentrent la part la plus \u00e9lev\u00e9e des poches de pauvret\u00e9. Il rappelle au passage que le rapport du Programme des Nations unies pour le d\u00e9veloppement (PNUD) sur le d\u00e9veloppement humain \u00e9value \u00e0 plus du quart la perte d&rsquo;indicateurs de d\u00e9veloppement humain imputable \u00e0 ces in\u00e9galit\u00e9s. \u00abLe probl\u00e8me, en r\u00e9alit\u00e9, n&rsquo;est ni dans les moyens ni dans les programmes. Il est dans la mani\u00e8re dont le d\u00e9veloppement est distribu\u00e9 dans le pays\u00bb, a-t-il martel\u00e9, d\u00e9non\u00e7ant la \u00abfissure interne silencieuse\u00bb qui s&rsquo;est creus\u00e9e entre m\u00e9tropoles r\u00e9gionales et arri\u00e8re-pays ruraux ou montagneux.<\/p>\n<p>210 milliards de dirhams et un changement de paradigme<\/p>\n<p>Un panorama financier sans pr\u00e9c\u00e9dent accompagne l&rsquo;ambition. La nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de programmes de d\u00e9veloppement territorial int\u00e9gr\u00e9, valid\u00e9e par le Conseil des ministres du 9 avril dernier, mobilise 210 milliards de dirhams sur huit ans. \u00c0 cela s&rsquo;ajoutent 55 milliards de dirhams d\u00e9di\u00e9s au monde rural, soit \u00abquatre fois ce qui \u00e9tait programm\u00e9 auparavant\u00bb, a soulign\u00e9 M. Baraka, ainsi qu&rsquo;une revalorisation de 20% du budget annuel des r\u00e9gions. M. Ma\u00e2zouz, dans son introduction, avait rappel\u00e9 qu&rsquo;une nouvelle soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution des projets r\u00e9gionaux, appel\u00e9e \u00e0 se substituer aux anciennes agences r\u00e9gionales d\u2019ex\u00e9cution des projets, verrait le jour avec \u00abune marge de souplesse plus large\u00bb pour gagner en efficacit\u00e9.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;inflexion, a insist\u00e9 le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Istiqlal, est avant tout philosophique. Le Maroc, dit-il, sort d&rsquo;une logique de financement de projets \u00e9pars pour entrer dans une logique de \u00abvision territoriale int\u00e9gr\u00e9e\u00bb, o\u00f9 chaque secteur cesse de travailler en silo. Cinq priorit\u00e9s structurent les nouveaux programmes : l&#8217;emploi et l&rsquo;investissement local, la sant\u00e9 et l&rsquo;\u00e9ducation, l&rsquo;eau et les infrastructures hydriques, le d\u00e9veloppement int\u00e9gr\u00e9 comme r\u00e8gle, et l&rsquo;attention privil\u00e9gi\u00e9e aux zones fragiles. Plus jamais, a pr\u00e9venu M. Baraka, il ne sera acceptable de \u00abconstruire une \u00e9cole sans la raccorder \u00e0 l&rsquo;eau et \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9\u00bb, ni de \u00abtracer une route dans une r\u00e9gion et d&rsquo;\u00e9lever une \u00e9cole dans une autre\u00bb sans coh\u00e9rence d&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p>La d\u00e9concentration, \u00abvrai goulet d&rsquo;\u00e9tranglement\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 ce volontarisme financier, le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Istiqlal oppose un constat lucide : sans r\u00e9forme profonde de la gouvernance, l&rsquo;\u00e9lan se brisera. Il rappelle les sept d\u00e9fis fix\u00e9s par la Lettre Royale adress\u00e9e \u00e0 la deuxi\u00e8me Conf\u00e9rence nationale sur la r\u00e9gionalisation avanc\u00e9e tenue \u00e0 Tanger en 2024 : activation de la d\u00e9concentration administrative, mise en \u0153uvre effective des comp\u00e9tences des collectivit\u00e9s territoriales, d\u00e9mocratie participative, articulation entre responsabilit\u00e9 et reddition des comptes, attractivit\u00e9 des territoires, m\u00e9canismes de financement innovants, capacit\u00e9 \u00e0 affronter les crises, notamment climatiques. Mais c&rsquo;est sur le premier de ces d\u00e9fis que sa charge est la plus directe. \u00abComment une r\u00e9gion peut-elle exercer ses comp\u00e9tences si la d\u00e9cision r\u00e9elle reste \u00e0 Rabat ?\u00bb, s&rsquo;est-il interrog\u00e9, rappelant que les rapports de la Cour des comptes d\u00e9montraient qu&rsquo;une part tr\u00e8s limit\u00e9e des comp\u00e9tences en mati\u00e8re d&rsquo;investissement avait \u00e9t\u00e9 effectivement transf\u00e9r\u00e9e au niveau territorial. Il pointe un paradoxe historique : \u00abLa d\u00e9concentration aurait d\u00fb \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e avant le lancement de la r\u00e9gionalisation avanc\u00e9e\u00bb.<\/p>\n<p>M. Ma\u00e2zouz, de son c\u00f4t\u00e9, a pr\u00e9cis\u00e9 que les comp\u00e9tences des r\u00e9gions ne sont nullement r\u00e9duites par la nouvelle loi, contrairement \u00e0 une lecture qui a circul\u00e9, mais sont \u00abplus claires et plus pr\u00e9cises\u00bb, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des attributions propres, partag\u00e9es ou transf\u00e9r\u00e9es. M. Baraka peut, lui, s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;exp\u00e9rience de son propre d\u00e9partement, le minist\u00e8re de l&rsquo;\u00c9quipement et de l&rsquo;eau : 90% des march\u00e9s publics y sont aujourd&rsquo;hui d\u00e9cid\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s au niveau des directions r\u00e9gionales. Un mod\u00e8le qu&rsquo;il appelle \u00e0 g\u00e9n\u00e9raliser.<\/p>\n<p>\u00abSortir du Maroc des textes pour entrer dans le Maroc de la r\u00e9alisation\u00bb<\/p>\n<p>Le co\u00fbt politique du retard est, pour M. Baraka, consid\u00e9rable. Il rappelle que le taux de r\u00e9alisation des plans de d\u00e9veloppement r\u00e9gional n&rsquo;a pas d\u00e9pass\u00e9 15% lors de la premi\u00e8re phase de la r\u00e9gionalisation avanc\u00e9e. \u00abNous avons cr\u00e9\u00e9 d&rsquo;immenses attentes chez les citoyens, nous leur avons promis, et \u00e0 la fin peu de choses se sont faites comme il le fallait. La cons\u00e9quence, c&rsquo;est qu&rsquo;ils ont perdu confiance dans l&rsquo;action politique et dans la r\u00e9gion elle-m\u00eame\u00bb, a-t-il regrett\u00e9, reconnaissant n\u00e9anmoins que le mandat en cours avait permis d&rsquo;amorcer un redressement.<\/p>\n<p>Pour le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Istiqlal, l&rsquo;enjeu d\u00e9sormais consiste \u00e0 passer du \u00abMaroc des textes juridiques au Maroc de la r\u00e9alisation\u00bb. Ce passage exige une budg\u00e9tisation sensible \u00e0 la justice territoriale, sur le mod\u00e8le de la budg\u00e9tisation sensible au genre, qui obligerait chaque minist\u00e8re \u00e0 d\u00e9montrer dans sa propre maquette l&rsquo;impact attendu de ses choix sur la r\u00e9sorption des \u00e9carts spatiaux. Il pr\u00e9conise par ailleurs un dispositif d&rsquo;appui structur\u00e9 : observatoire \u00e9conomique et social dans chaque r\u00e9gion en partenariat avec le Haut-Commissariat au Plan, pour combler l&rsquo;absence de comptes r\u00e9gionaux fiables ; int\u00e9gration des universit\u00e9s \u00e0 la fabrique des politiques publiques ; forums de projets associant la jeunesse ; task-forces d\u00e9di\u00e9es aux r\u00e9gions \u00e0 faibles capacit\u00e9s ; et fonction publique r\u00e9gionale \u00e0 m\u00eame d&rsquo;attirer les comp\u00e9tences requises pour le pilotage des projets et l&rsquo;ing\u00e9nierie financi\u00e8re.<\/p>\n<p>Une autonomie financi\u00e8re \u00e0 inventer<\/p>\n<p>M. Ma\u00e2zouz l&rsquo;avait d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9 en ouverture : la question des moyens financiers reste indissociable de celle de leur gestion et de leur tra\u00e7abilit\u00e9. M. Baraka enfonce le clou. Aujourd&rsquo;hui, pr\u00e8s de 90% des ressources des r\u00e9gions proviennent encore de taxes transf\u00e9r\u00e9es par l&rsquo;\u00c9tat ou de dotations budg\u00e9taires. Il plaide pour une r\u00e9vision de la fiscalit\u00e9 territoriale, voire de certains pans de la fiscalit\u00e9 nationale, et pour le partage avec les r\u00e9gions d&rsquo;une part des recettes issues de l&rsquo;exploitation des ressources naturelles pr\u00e9sentes sur leurs territoires. Le d\u00e9veloppement de partenariats public-priv\u00e9 doit, selon lui, prendre le relais de l&rsquo;endettement, qui a atteint chez \u00abla majorit\u00e9 des r\u00e9gions du Royaume\u00bb des niveaux d\u00e9passant leurs capacit\u00e9s r\u00e9elles de remboursement. Il d\u00e9nonce sans m\u00e9nagement la pratique consistant \u00e0 signer des conventions sans disposer des fonds pour les honorer, \u00abdans une logique du \u201con verra plus tard\u201d\u00bb, source m\u00e9canique de d\u00e9sillusions citoyennes.<\/p>\n<p>\u00c0 cette autonomie financi\u00e8re s&rsquo;ajoute, dans son raisonnement, l&rsquo;exigence d&rsquo;une v\u00e9ritable int\u00e9gration entre niveaux de gouvernance : \u00c9tat, r\u00e9gions, provinces, communes, ainsi que la relance des groupements de communes, vid\u00e9s de leur substance op\u00e9rationnelle. La m\u00e9taphore r\u00e9sume sa th\u00e8se : \u00abImaginez une bonne locomotive, puissante, qui remorque des wagons d\u00e9croch\u00e9s. Quelle que soit sa puissance, elle ne fera pas avancer les wagons. Si nous voulons que le train circule \u00e0 la m\u00eame vitesse, comme l&rsquo;a voulu Sa Majest\u00e9, il faut accrocher les wagons \u00e0 la locomotive\u00bb.<\/p>\n<p>La justice territoriale, pierre angulaire de la dignit\u00e9<\/p>\n<p>Le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Istiqlal a referm\u00e9 son propos sur une note hautement politique. Il rappelle que le Programme Royal d&rsquo;aide sociale directe b\u00e9n\u00e9ficie aujourd&rsquo;hui \u00e0 environ 42% des familles marocaines, qui per\u00e7oivent entre 500 et 1.300 dirhams mensuels, contre une cinquantaine de dirhams sous l&rsquo;ancien syst\u00e8me de la Caisse de compensation, pour un effort budg\u00e9taire de 26 milliards de dirhams par an. \u00abMais si nous ne r\u00e9unissons pas en parall\u00e8le les conditions d&rsquo;une vraie ascension sociale, nous ne ferons que traiter la pauvret\u00e9 de fa\u00e7on conjoncturelle, sans solution durable\u00bb, a-t-il averti.<\/p>\n<p>\u00c0 cela s&rsquo;ajoute l&rsquo;imp\u00e9ratif climatique, qui impose \u00e0 chaque r\u00e9gion de se doter de plans d\u00e9di\u00e9s. Car les \u00e9ch\u00e9ances du climat d\u00e9passent les mandats : six ans pour les r\u00e9gions, cinq pour les gouvernements. Sans vision longue, le Royaume n&rsquo;amortira ni les s\u00e9cheresses prolong\u00e9es ni les inondations qui s&rsquo;annoncent. La nouveaut\u00e9 annonc\u00e9e : une plateforme nationale de mesure d&rsquo;impact citoyen, pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 S.M. le Roi par le ministre de l&rsquo;Int\u00e9rieur, boucle la d\u00e9monstration : la transparence devient elle-m\u00eame une exigence de gouvernance. \u00c0 Marrakech, M. Baraka aura formul\u00e9 sa conviction sans d\u00e9tours. Le Maroc n&rsquo;a pas un probl\u00e8me de moyens, ni de programmes ; il a un probl\u00e8me de circulation du pouvoir, de la d\u00e9cision et des ressources. Y r\u00e9pondre, ce n&rsquo;est pas seulement r\u00e9former une administration. C&rsquo;est, selon ses mots, livrer \u00abla bataille de la dignit\u00e9 de chaque citoyen et de chaque citoyenne, et celle de l&rsquo;unit\u00e9 nationale\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"C&rsquo;est \u00e0 Marrakech, au Mus\u00e9e de l\u2019Eau, que l&rsquo;Alliance des \u00e9conomistes istiqlaliens (AEI) a choisi de poser, samedi&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":98838,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[83],"tags":[86,35326],"class_list":{"0":"post-98837","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-maroc","9":"tag-nizar-baraka-justice-territoriale"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116553390764619380","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98837","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=98837"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/98837\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/98838"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=98837"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=98837"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=98837"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}