{"id":99843,"date":"2026-05-11T21:21:25","date_gmt":"2026-05-11T21:21:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/99843\/"},"modified":"2026-05-11T21:21:25","modified_gmt":"2026-05-11T21:21:25","slug":"sante-numerique-la-telemedecine-bientot-operationnelle-en-cote-divoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/99843\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9 num\u00e9rique : la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine bient\u00f4t op\u00e9rationnelle en C\u00f4te d\u2019Ivoire"},"content":{"rendered":"<p>Une\u00a0plateforme digitale de sant\u00e9\u00a0dans le secteur de\u00a0t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine\u00a0sera\u00a0officiellement\u00a0op\u00e9rationnelle \u00e0 partir du\u00a008 juin2026.\u00a0\u00a0L&rsquo;information a\u00a0\u00e9t\u00e9 rendue au terme\u00a0d\u2019une conf\u00e9rence de presse organis\u00e9e au Gohou H\u00f4tel,\u00a0le mercredi 6 mai 2026 \u00e0 Abidjan,\u00a0\u00e0 Cocody Angr\u00e9. \u00c0 travers cette innovation, les promoteurs entendent rapprocher davantage les professionnels de sant\u00e9 des populations, notamment celles vivant dans les zones les plus recul\u00e9es du pays.<\/p>\n<p>Prenant la parole au cours de cette rencontre, le Directeur g\u00e9n\u00e9ral de D\u00e9veloppement Solution Institute (DSI), Gaston Gohou, a pr\u00e9sent\u00e9 les ambitions de cette plateforme num\u00e9rique qui sera accessible sur les appareils mobiles. Selon lui, cette solution vise \u00e0 r\u00e9duire les difficult\u00e9s li\u00e9es aux d\u00e9placements et aux d\u00e9lais d\u2019acc\u00e8s aux soins.\u00a0\u00ab Notre objectif est de r\u00e9duire le temps que le patient et le m\u00e9decin perdent dans leur rencontre, entre les d\u00e9placements et la prise de d\u00e9cision. Nous voulons m\u00eame permettre \u00e0 un paysan vivant dans un village recul\u00e9 d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 un m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou sp\u00e9cialiste reconnu par l\u2019Ordre des m\u00e9decins de C\u00f4te d\u2019Ivoire \u00bb, a-t-il expliqu\u00e9.<\/p>\n<p>Cette initiative s\u2019inscrit dans un contexte o\u00f9 les questions d\u2019accessibilit\u00e9 aux soins demeurent un d\u00e9fi majeur pour de nombreuses populations, notamment en raison des contraintes g\u00e9ographiques et des difficult\u00e9s de mobilit\u00e9 dans les grandes agglom\u00e9rations.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sent \u00e0 cette c\u00e9r\u00e9monie, le Professeur Paul-\u00c9ric Bohoussou a rappel\u00e9 que le num\u00e9rique occupe d\u00e9sormais une place importante dans le secteur m\u00e9dical, particuli\u00e8rement depuis la pand\u00e9mie de Covid-19 qui a acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 l\u2019adoption des outils digitaux dans plusieurs sp\u00e9cialit\u00e9s m\u00e9dicales.\u00a0\u00ab Le num\u00e9rique s\u2019est introduit depuis longtemps dans notre sp\u00e9cialit\u00e9. Il a connu un bond avec la crise du Covid-19. Nous avons d\u00fb nous adapter \u00e0 la situation. L\u2019un des grands d\u00e9fis de notre pratique, c\u2019est l\u2019inaccessibilit\u00e9 g\u00e9ographique li\u00e9e notamment aux embouteillages \u00bb, a-t-il indiqu\u00e9.<\/p>\n<p>Pour le sp\u00e9cialiste, cette innovation permettra de fluidifier les prises de rendez-vous et de faciliter les \u00e9changes entre m\u00e9decins et patients. Toutefois, il a tenu \u00e0 rappeler que la t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine ne saurait remplacer totalement les consultations physiques.<\/p>\n<p>\u00ab La t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine ne peut pas remplacer l\u2019examen physique ni les urgences m\u00e9dicales. Tout comme une consultation \u00e0 distance ne peut remplacer totalement une consultation en pr\u00e9sentiel \u00bb, a-t-il insist\u00e9.<\/p>\n<p>Le Professeur Paul-\u00c9ric Bohoussou estime n\u00e9anmoins que cette solution num\u00e9rique constitue un compl\u00e9ment important au syst\u00e8me sanitaire classique, notamment pour le suivi des maladies chroniques, les conseils de pr\u00e9vention et l\u2019accompagnement post-traitement.<\/p>\n<p>La question de la confiance dans les outils num\u00e9riques de sant\u00e9 a \u00e9galement occup\u00e9 une place importante dans les \u00e9changes. Ancien ministre rwandais de la Jeunesse et des TIC, Jean-Philbert Nsengimana\u00a0a insist\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 de b\u00e2tir des plateformes fiables et s\u00e9curis\u00e9es afin de rassurer aussi bien les patients que les professionnels de sant\u00e9.\u00a0\u00ab En sant\u00e9 digitale, la confiance est un point central. Les patients doivent avoir confiance dans la protection de leurs donn\u00e9es, les professionnels de sant\u00e9 doivent croire en la s\u00e9curit\u00e9 et \u00e0 la fiabilit\u00e9 de la plateforme, et les institutions doivent avoir confiance dans la gouvernance et la responsabilit\u00e9 du syst\u00e8me num\u00e9rique \u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n<p>Selon lui, l\u2019Afrique dispose aujourd\u2019hui d\u2019une opportunit\u00e9 strat\u00e9gique pour d\u00e9velopper des solutions technologiques adapt\u00e9es aux r\u00e9alit\u00e9s locales, gr\u00e2ce \u00e0 une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d\u2019entrepreneurs africains engag\u00e9s dans l\u2019innovation.<\/p>\n<p>Intervenant \u00e9galement lors de cette conf\u00e9rence, la pharmacienne Michelle Lohoues, exer\u00e7ant \u00e0 Adzop\u00e9, a rassur\u00e9 sur l\u2019encadrement l\u00e9gal du secteur pharmaceutique ivoirien. Elle a expliqu\u00e9 que des m\u00e9canismes de contr\u00f4le existent d\u00e9j\u00e0 au niveau des pharmacies afin de garantir le respect des normes en vigueur.<\/p>\n<p>\u00ab Les pharmacies sont r\u00e9gies par des textes de loi ivoiriens qui encadrent ce secteur \u00e0 travers l\u2019Ordre des pharmaciens \u00bb, a-t-elle soulign\u00e9.<\/p>\n<p>Cyprien K.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Une\u00a0plateforme digitale de sant\u00e9\u00a0dans le secteur de\u00a0t\u00e9l\u00e9m\u00e9decine\u00a0sera\u00a0officiellement\u00a0op\u00e9rationnelle \u00e0 partir du\u00a008 juin2026.\u00a0\u00a0L&rsquo;information a\u00a0\u00e9t\u00e9 rendue au terme\u00a0d\u2019une conf\u00e9rence de presse&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":99844,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[154],"tags":[611,613,614,216,612],"class_list":{"0":"post-99843","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-cote-divoire","8":"tag-article-actualite","9":"tag-article-actualite-abidjan","10":"tag-article-actualite-cote-d","11":"tag-cote-divoire","12":"tag-reportage-article"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@afrique\/116558042433364786","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99843","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=99843"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/99843\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/99844"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=99843"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=99843"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/afrique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=99843"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}