Concernant les faits évoqués dans l’article, allant d’une voiture incendiée à des pétards jetés dans des boîtes aux lettres, ainsi que des menaces proférées envers le voisinage, « ceux-ci ont déjà été pris en charge dans un cadre judiciaire et éducatif adapté », précise-t-il, tout en affirmant ne pas minimiser les inquiétudes des riverains. Pour rappel, le jeune homme a déjà passé un séjour en IPPJ après avoir été jugé comme un mineur malgré ses 18 ans.
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De nombreux centres ne peuvent accueillir le profil spécifique de mon fils
« Je tiens également à souligner que les perceptions au sein du quartier sont partagées : certaines personnes ont un regard très critique, tandis que d’autres connaissent mon fils et portent une appréciation différente », ajoute Frédéric.
Plus largement, il estime que son cas n’est pas isolé en Belgique et met en lumière un manque de structures adaptées. « Les délais pour trouver un établissement adéquat sont extrêmement longs. De nombreux centres ne peuvent accueillir le profil spécifique de mon fils, pourtant reconnu comme personne en situation de handicap. À ce jour, nous ne parvenons pas à lui trouver une formation, faute de places disponibles. »
Dix mineurs interpellés pour faits graves relâchés faute de place dans les IPPJ: « Les déclarations politiques ne sont plus audibles », tonne le parquet« Il n’est pas en mesure d’évaluer les conséquences de ses actes »
« Mon fils ne pourra probablement jamais exercer un emploi classique. Il présente des difficultés importantes de perception de la réalité et n’est pas en mesure d’évaluer les conséquences de ses actes. C’est pourquoi il ne relève pas du système de l’Onem, mais dépend de la Vierge Noire », conclut Frédéric, qui espère qu’une solution pourra être trouvée rapidement avec l’Aviq, l’organisme public compétent en santé, bien-être, handicap et familles.
Pour rappel, les riverains à bout de nerfs face aux agissements du jeune homme ont décidé de passer à l’acte. Une plainte a été déposée auprès de la zone de police de Flémalle le 30 avril dernier. Un procès-verbal a été transmis au parquet du procureur du Roi de Liège. Simultanément, une mise en demeure pour non-assistance a été adressée à la bourgmestre et au chef de corps.