La situation est telle que l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers a été reporté en Belgique, comme dans d’autres pays, sur décision des ministres de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) et de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA). Un contrôle accru a toutefois encore lieu.

Grève et files aux contrôles de police, la patronne de Brussels Airlines hausse le ton : « Cela donne une mauvaise image de la Belgique »

Le ministre libéral avait qualifié les files d' »inacceptables pour les passagers et pour l’image de notre capitale ».

« Un problème de sécurité »

Brussels Airport ne dit pas autre chose. « Ces files représentent un problème de sécurité, par exemple si des passagers font des malaises, et entachent l’image de la Belgique », déplore Arnaud Feist.

« Cela fait pourtant plusieurs années qu’on prévient qu’on va droit dans le mur », développe-t-il. La police fédérale, chargée de ces contrôles, fait le maximum avec ses moyens, à l’entendre. Mais il lui manque 25% d’agents à l’aéroport, constate-t-il. « On ne peut donc pas leur jeter la pierre. »

Zaventem, l’autre honte de la Belgique

D’après le CEO, l’utilisation accrue des portiques automatiques (e-gates) de contrôle des passeports pour les non-Européens, en plus des ressortissants de l’UE qui peuvent déjà y recourir, devrait atténuer le problème. Il devrait aussi y avoir un renfort policier d’ici l’été, selon les décisions prises par le gouvernement fédéral.

« Mais il faut un suivi et s’assurer que cela sera mis en place, afin d’éviter que l’été se passe de manière dramatique. Sinon, ce sera le chaos absolu », met en garde le patron de Brussels Airport.