En Haute-Garonne jeudi 7 mai, Sébastien Lecornu a déclaré que le projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse est « désormais irréversible ».Ces travaux de longue date devraient donc enfin voir le jour, malgré de nombreuses résistances. »La volonté politique est là ! Et ce n’est pas la première fois qu’on en parle », rappelle l’éditorialiste économie.
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C’est « désormais irréversible », selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, en déplacement dans le sud-ouest de la France jeudi 7 mai. La ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse qui fait grincer les dents devrait donc voir le jour.
« C’est quand même concret comme message », lance Nicolas Doze, éditorialiste économie pour LCI. D’autant que Lecornu a signé un accord avec les élus locaux, jeudi, et a promis « 410 millions d’euros d’argent public pour lancer les appels d’offres ». « On parle d’un projet de 14 milliards d’euros tout de même pour relier Paris à Toulouse en 2032 en 3h10, soit une heure de moins qu’aujourd’hui. Et également prolonger la ligne Paris-Bordeaux jusqu’à Dax pour gagner 20 minutes. »
Et comment ce chantier sera-t-il financé ? « Le Premier ministre a été un peu vague », juge Nicolas Doze. Cela devrait en tout cas se jouer entre l’État, les régions et l’UE. Pour la date, il faudra repasser, rien n’a encore été annoncé, même si la volonté politique est bien là.
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« C’est un projet pharaonique. Il y a des résistances de toutes parts, des coûts astronomiques, évidemment. Tout comme les résistances locales, par exemple les vignes de Sauternes qui refusent en raison du tracé qui passe par la vallée du Ciron. Vous avez des débats environnementaux, comme pour l’A69 par exemple, des désaccords politiques ou des recours juridiques. C’est très long. »
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Emilien DECELLE
