Solvay chute

Le groupe des baisses parmi les valeurs de l’indice a été mené par Solvay, qui a chuté de 7,35 % à 26,74 euros. Le chiffre d’affaires du groupe chimique a reculé de 8,5 % au premier trimestre pour atteindre 997 millions d’euros, en raison d’une combinaison de volumes plus faibles et d’une pression sur les prix du carbonate de sodium, des adhésifs et des solvants. L’excédent brut de trésorerie de l’entreprise a également diminué de 10,1 % à 219 millions d’euros.

Grosse chute pour Solvay à la Bourse de Bruxelles

Pour l’ensemble de l’année, le groupe vise un flux de trésorerie compris entre 770 et 850 millions d’euros. Les analystes financiers craignent toutefois que ce niveau de trésorerie ne soit pas suffisant pour maintenir la politique actuelle de dividende.

Panique sur les marchés européens

« La séance boursière d’aujourd’hui à Francfort a montré que les investisseurs ne considèrent pas encore les événements actuels au Moyen-Orient comme un feu vert pour permettre au DAX d’atteindre à nouveau son record historique », résume l’analyste de CMC Markets Andreas Lipkow.

« Les dégâts sont trop importants et les effets à moyen et long terme de la guerre sur l’économie restent totalement incertains », ajoute-t-il.

A Francfort, le premier groupe d’armement allemand Rheinmetall a fortement reculé (-6,94%) après avoir annoncé une croissance nettement en dessous de ses objectifs annuels au premier trimestre 2026.

Prudents après l’euphorie de la veille, les marchés boursiers attendent la réponse de l’Iran à la dernière proposition des Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d’Ormuz.

Donald Trump a jugé mercredi « très possible » un accord de paix avec l’Iran, même s’il a de nouveau agité la menace d’une reprise des bombardements.

Les revirements de Donald Trump sur la guerre en Iran sèment la panique à Washington

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a estimé que Washington cherchait à forcer la « reddition » de Téhéran par une « nouvelle stratégie » visant à « détruire la cohésion du pays ».

Le pétrole parie sur la paix

Plus que les marchés boursiers, les marchés pétroliers semblent parier sur la réouverture du détroit d’Ormuz et l’augmentation de l’offre.

Peu avant 16H00 GMT, le baril de Brent de la mer du nord s’échangeait à 96,56 dollars (-4,65%). Le WTI enregistrait le même recul de près de 5% (-4,75% à 90,56 dollars).

« Les marchés pétroliers restent donc partagés entre le soulagement de voir émerger une voie diplomatique et la prudence face à un choc d’approvisionnement qui n’est pas encore terminé », estime Matt Britzman, analyste senior du marché des actions chez Hargreaves Lansdown.