Nicolas Ullens doit rester en prison : son avocat se demande si c’est « par crainte d’offusquer l’opinion »Divers critères
Il existe plusieurs critères pour décider du maintien, ou non, de la détention préventive. « S’il y a un risque de récidive, de soustraction, de collusion, à savoir le fait d’aller discuter avec d’autres personnes impliquées, ou s’il y a un risque de disparition des preuves, alors on peut maintenir quelqu’un en détention préventive », explique Michel Degrève.
Ce qui n’est sans doute plus le cas de Nicolas Ullens, ce qui expliquerait sa remise en liberté. « Il a déjà passé trois années en détention. Une en prison et deux sous bracelet électronique – ce qui compte tout de même comme de la détention. Durant ces trois années, l’enquête a avancé donc le risque de collusion ou de disparition de preuves est moindre ».
Le profil du détenu entre également en ligne de compte dans de telles décisions, comme les éventuels antécédents judiciaires. « Nicolas Ullens bénéficie d’un certain statut. Cela joue au moment d’apprécier une telle décision. Mais surtout, après les faits, il s’est rendu spontanément à la police pour avouer et demander à être arrêté. Si la personne se rend compte que ce qu’elle a fait est grave, il y a moins de chance de récidive ». La dangerosité que représente Nicolas Ullens pour la société a également été prise en compte, précise Michel Degrève.
Meurtre de Myriam Ullens : voici les explications données par Nicolas Ullens lors de son interrogatoireProcès imminent
Nicolas Ullens a été libéré sous conditions. « Nous savons par la presse qu’il a l’interdiction de quitter le territoire et une interdiction d’entrer en contact avec les parties civiles. Il est très probable qu’il soit soumis à d’autres conditions. Les risques ont dû être analysés rigoureusement. »
Avant un procès devant les assises, la chambre des mises en accusation peut prendre une ordonnance de prise de corps, c’est-à-dire décider de faire incarcérer l’accusé.
Le procès de Nicolas Ullens devant la cour d’assises du Brabant wallon, à Nivelles, démarrera le 3 septembre par l’audience préliminaire. La composition du jury aura lieu le 21 septembre à 14 heures. Le 24 septembre, ce sera le début du procès proprement dit. On entrera alors dans le vif du sujet.