Violence
« Les réseaux sociaux, j’évite. Mes amis me le déconseillent. Mais on n’échappe pas aux médias traditionnels : la radio, la télévision, la presse écrite. Et je trouve parfois que c’est violent. La violence verbale, c’est déjà difficile à supporter. Mais la violence physique, comme ce qui s’est passé à Liège en septembre dernier, quand je l’ai vu se faire harceler par des manifestants… À quelques secondes près, on aurait pu avoir quelque chose de très grave. Ce n’est pas acceptable. En Belgique, on ne peut pas en arriver là. »
Rosalie n’a pas été surprise de voir son fils unique emprunter le chemin de la politique. À la maison, Maman Bouchez s’intéressait beaucoup à la politique et à l’actualité. « On regardait régulièrement le journal télévisé, les documentaires… Georges-Louis était souvent avec nous et il a vite accroché. Il a toujours aimé écouter les gens. »
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À 6 ans, une scène est révélatrice de sa passion naissante pour la politique. C’était en 1992, aux Journées du Patrimoine à Mons. « Une belle journée ensoleillée ». Rosalie, son mari et leur fils se promenaient tous les trois sur la Grand-Place. « Georges-Louis donnait une main à son papa, une main à moi », raconte Rosalie avant d’hésiter. « Je ne sais pas si je devrais vous raconter ça. » Le futur président du MR avait six ans. Et soudain, il s’est écrié : « Elio Di Rupo ! » Il l’avait reconnu dans la foule. Il s’est approché et Elio Di Rupo s’est mis à sa hauteur, « lui a parlé gentiment », lui a demandé son âge, où il allait à l’école…
« Ce qui me fait sourire aujourd’hui, avec le recul, c’est que Georges-Louis savait déjà qui il était à six ans. Et que, vingt ans plus tard, il siégerait dans le même collège que lui. C’était son tout premier contact avec la politique, sans le savoir. »
Aujourd’hui, Rosalie voit encore son fils. Comme toutes les mamans d’adulte, elle trouve qu’elle ne le voit pas assez. Il lui arrive de ne pas être d’accord avec son fils et de lui dire. « Mais à chaque fois, il démonte mon argument et je finis par être d’accord avec lui. »
Retrouvez la confidence des autres mamans de président(e) s de parti :
– Sophie Rohonyi (DéFI)
– Yvan Verougstraete (Les Engagés)
– Marie-Colline Leroy Van Moer (Ecolo)