Après une année 2025 record, l’or et l’argent débutent la nouvelle année en hausse

Le nom de cette pièce a été choisi en hommage au Belga, une unité monétaire introduite en 1926 aux côtés du franc belge, et disparue en 1946.

Cent ans plus tard, ce retour symbolique semble avoir trouvé son public, dépassant largement les attentes : « Il y a effectivement eu une très forte demande pour les pièces d’une once de Belga Gold au cours des premières semaines suivant le lancement, nous répond le SPF Finances. Il a dès lors été décidé de rendre temporairement la pièce d’une once indisponible sur le site, afin d’éviter un écart trop important entre la commande et le paiement des pièces, d’une part, et leur livraison, d’autre part, avec un risque d’inquiétude et de plaintes à la clé. »

Les prix de l’or et de l’argent poursuivent leur chute, après une forte baisse vendredi

Cette rupture de stock ne concerne cependant pas le quart d’once. Le SPF Finances explique que sa fabrication nécessite en effet une quantité plus limitée d’or, et qu’un volume de production plus important avait été anticipé pour répondre à la demande.

Une reprise de la production à court terme

Le retour à la normale est toutefois annoncé à très court terme pour la pièce d’une once. « Le sous-traitant KNM indique que la production et le conditionnement sont à nouveau à niveau, et que la pièce d’une once sera disponible sur le site au début de la semaine prochaine, soit à partir du lundi 11 mai », précise encore l’administration.

Notons enfin que le Belga Gold est une pièce d’investissement sans tirage fixé à l’avance. La production n’est donc pas limitée et s’adapte à la demande… a priori plutôt élevée des investisseurs.

Investir dans l’or, toujours une bonne idée ?

En janvier 2026, l’or battait son record historique à près de 5 600 dollars l’once avant de dégringoler fin mars, pour ensuite légèrement remonter autour de 4 700 dollars début mai. Une évolution qui peut surprendre, dans la mesure où les périodes d’incertitude sont généralement favorables au métal jaune.

Plusieurs facteurs expliquent toutefois ce mouvement. Dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, » beaucoup de personnes originaires des pays du Golfe, et qui détiennent beaucoup d’or, ont dû le revendre », détaille Charlotte de Montpellier, économiste chez ING. Certaines banques centrales, comme la banque centrale turque, ont également adopté cette logique pour faire face à un environnement difficile.  » Évidemment, avec autant de gros vendeurs, cela fait baisser les prix de l’or. »

Une chute mais pas de scénario catastrophe

Précisons encore que ce métal précieux ne génère pas d’intérêts et devient, par conséquent, moins attractif dans le cadre d’une hausse des taux. « Je dirais que cet épisode nous rappelle que l’or est un actif volatil, et non une valeur refuge, soutient notre interlocutrice. Cette chute observée en début d’année ne change toutefois pas le cours de l’histoire. On est loin du scénario catastrophe. Il est donc intéressant de détenir un peu d’or, mais cela ne peut jamais représenter l’ensemble de son patrimoine. L’or représente en effet une seule classe d’actifs, alors qu’il faut plutôt avoir un portefeuille diversifié. »

Le Belga Gold s’inscrit dans le même raisonnement : « Il suit le cours de l’or et correspond au prix d’une once », sans valeur intrinsèque supplémentaire.