À Rome, une exposition inédite met en lumière le vide que laissa la mort prématurée de Jacques de Bascher pour le couturier. Y sont exposées les lettres qu’il écrivit à la mère de son ami décédé.
« Jamais on n’avait vu une part aussi intime de Karl », dit Sébastien Jondeau, l’assistant personnel du styliste allemand jusqu’à sa mort en février 2019, présent au vernissage de l’exposition « C’était bien » qui vient de s’ouvrir, près de la Piazza del popolo, à Rome. Lorsque en 1989, Karl Lagerfeld perd son compagnon Jacques de Bascher, mort du sida à l’âge de 38 ans, après avoir partagé dix-neuf années de sa vie, c’est à la mère de ce dernier, Armelle, qu’il dira sa douleur. Et ce, dans les quelque 600 lettres écrites sur 25 ans, qui révèlent un dialogue avec Jacques par-delà la mort.
Jamais cette relation épistolaire de l’homme n’avait été rendue publique, jusqu’à ce que la nièce de Jacques, Emily Grangié, décide de révéler un aspect méconnu de Karl. L’intimité, la douleur, la vérité de l’homme. C’est à Richard Mogni, un ami qui a vécu le même déchirement, qu’elle confie le soin de raconter cette intimité de Karl au travers d’un livre, et d’une exposition d’une trentaine de ses…
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