« La saison des naissances a explosé avec la douceur du printemps, et on va dans le mur. Sans renforts, notre refuge ne pourra pas accueillir toutes les portées qui arrivent », alerte la SPA La Louvière qui a douze boxes en nursery.
Comme d’autres refuges, elle lance un avis de recherche un peu particulier. Pour ne pas laisser les chatons abandonnés livrés à eux-mêmes, la SPA a besoin de familles d’accueil. « Il faut disposer d’une petite pièce au calme, avoir du temps, être motorisé pour les visites chez le vétérinaire et pouvoir offrir de l’attention. L’objectif est de sociabiliser le chaton différemment qu’en cage chez nous », décrit Gaëtan Sgualdino, président de la SPA. « On prend tout à charge : les frais vétérinaires, la nourriture, le lait maternisé, les vaccins, les antiparasitaires, etc. » Le minou reste, avec sa maman, dans ce foyer jusqu’à l’adoption.
Abandon d’animaux à cause du prix de la nourriture : « On craint le pire pour l’année prochaine »Trop peu de stérilisation de chats
Bien qu’il soit obligatoire de stériliser son chat, trop peu de maîtres le font. Et quand ils se retrouvent avec une portée de chats qu’ils n’avaient pas prévue, ils optent pour l’abandon ou pour un refuge. « Il y a un sentiment d’impunité. Beaucoup pensent que ce n’est pas important de stériliser son chat et que ça n’a pas de conséquence », déplore Gaëtan Sgualdino. « Une chatte non stérilisée a un risque de développer une maladie à cause de ses règles, les chaleurs ne sont pas agréables et les portées à répétition présentent des risques. »
De plus en plus de chatons sont abandonnés à cette période de l’année: « Si vous voyez un sac en plastique fermé, ouvrez-le »Que faire si vous trouvez des bébés chats?
Pour rappel, une portée peut comporter quatre à huit chatons. Si vous découvrez des chatons, la SPA recommande de ne pas approcher la portée. « Une chatte qui a mis bas dans de bonnes conditions lui foutre la paix et lui donner à boire et de la nourriture adaptée pendant trois à quatre semaines sinon la mère risque d’abandonner ses petits », précise le président.
Faute de familles d’accueil en suffisance, la SPA doit se tourner vers les personnes qui amènent les chatons trouvés. « On leur demande de faire le nécessaire eux-mêmes et on fournit, dans la mesure du possible, ce qu’il faut », ajoute Gaëtan Sgualdino qui cherche aussi des bénévoles pour biberonner les chatons apportés sans la maman.
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